L'Hydre


 
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 [RP] Logistique d'une installation Hydrique

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Barramine

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Compétences
Force: de l'âge
Capitaine: Non
Fonctions: Jambe de Bois

MessageSujet: [RP] Logistique d'une installation Hydrique   Dim 20 Mai - 3:41

Elvy_lee a écrit:
Ils n'avaient jamais pensé à la Normandie...
Quelle bande de couillons !
Ils l'avaient traversée sans même s'y intéresser.
Un coup de dés, un coup de hasard et cette arrivé intempestive leur permettait de reconsidérer la chose.
La région possédait un potentiel insoupçonné.

A froce de procès, d'insinuation, de provocations, de tentatives d'intimidation, les Normands avaient réussi à faire naître le projet :

Et pourquoi pas la Normandie ???

Quelques uns avaient déjà pris les devants.

On en avait discuté un soir, calmement au campement.

Et pourquoi la Normandie ?
Et pourquoi pas ?
Sont tortueux, procéduriers, pas marrants...
Justement !

On avait rapidement pris les choses en mains.
On analysait la topographie toute particulière des lieux, on métrait, on comptait les pas vers l'est, vers l'ouest, coté plage, coté ville...
Parce qu'il ne s'agissait pas d'une installation à la va-vite mais bien d'une installation, sinon définitive, du moins très prolongée.

Des arbres à couper, un peu de terre à déménager, quelques bicoques à lourder et ça devait pouvoir tenir.

Faudra raser celle là aussi.
Celle du maire ?
Elle gêne !
Ouep, pas d'problème !


Parce que l'Hydre au complet, ça faisait quasi la taille de la ville
Et le miracle s'opérait. Les roulottes brillaient comme des sous neufs, on faisait de la place, on envoyait les pigeons aux copains qui acceptaient de partout par le royaume de changer leurs plans initiaux pour rejoindre cette chère Normandie, pour prendre racine dans la charmante bourgade de Fécamp.
La taverne était prête à les accueillir. Ne restait qu'à préparer banderoles et banderilles, à faire macérer l'alcool de cailloux et à organiser la réception de bienvenue.
[/rp]

Mahaud a écrit:
[ Fécamp - J - 23 ] Quelque part, non loin de l'emplacement du nouveau campement.


Mahaud s’est installée devant la masure où elle est hébergée moyennant une cinquantaine d’écus par semaine. Du vol ! Purement et simplement. Pour le grabat sur lequel elle couchait et la soupe pisseuse qu’elle avalait. Pour dix écus de plus, la vieille garce qui la logeait allait lui chercher de l’eau. Mahaud, heureusement, parvenait à se traîner jusqu’à sa taverne où elle passait du coup le plus clair de son temps.
Ses plaies avaient recommencé à la faire souffrir. La nuit avait été affreuse, passée à se tourner et se retourner sur la paillasse, à tenter vainement de trouver une position un peu moins inconfortable que les autres. Ce matin-là, elle avait les nerfs en pelote.
Le ciel était clair, le soleil chaud. La matinée s’annonçait belle. Assise sur un tabouret bourré d’échardes qui lui piquent le cul, Mahaud est courbée sur sa jambe la plus amochée et elle a entrepris de défaire les bandages, que les plaies respirent, pour y appliquer une décoction réputée cicatrisante et désinfectante à base de thym et de gentiane. Une ombre s’interpose entre le soleil et elle ; deux petits sabots grossiers de paysan entrent dans son champ de vision. Mahaud leve une main, les doigts fouettent l’air avec impatience.


- Dégage !

Les sabots restent plantés au même endroit.
Mahaud releve la tête et dans le même temps, tend le bras en direction de la canne histoire d’en appliquer quelques coups sur l’échine du porteur de sabots. Qui saisit sans doute l’intention puisqu’il recule aussitôt d’un pas. Il se tient à contre-jour et Mahaud doit cligner des yeux pour distinguer davantage que sa silhouette noire. C’est une fille. Quatorze ans à peu près. Seize à tout casser. Crasseuse comme une ribaude. Couverte de poussière de la tête aux pieds. Des tresses hérissées de cheveux bruns mal peignés qui pendent de part et d’autre de son visage long comme un jour sans fin. Pommettes saillantes, joues creuses. Maigre comme un clou. Son estomac devait être aussi vide que la caboche de la douanière de Lisieux. Mais ses yeux ! Bon sang ! Deux lames bleues, dures, au regard tranchant. Rien de frêle ni de fragile dans ces yeux-là.


- Qui es-tu ?

- Sarrazine. Mon nom c’est Sarrazine. Fille de Jeanne la bâtarde et de Niels pieds plats.

- Hum … fit Mahaud à qui ces noms ne disent rien du tout. Et tu veux quoi ? Si ce sont des écus tu peux aller te faire voir. Si c’est pour autre chose, il n’y a pas écrit…

- Je suis venue te voir. interrompt-elle. Air buté.

- « Me » voir ? Mahaud fronce un sourcil dubitatif. On se connaît ?

- Non...

Mahaud sent sa patience fondre au soleil face à cette gamine revêche.

- Hé bien, Sarrazine fille de je ne sais plus qui, va t’en ! Tu es venue pour me voir ? Tu m’as vue. Maintenant, dégage.

La gamine avance son cou et son vilain petit museau vers Mahaud.


- Tu fais quoi ?

- Si on te le demande, tu diras que tu sais pas !


- C'est le Saltimbanque qui m'envoie. Dis, c'est vrai qu'il mange des rats ?

Mahaud se fige, gratte machinalement quelques croûtes pendant que ses idées essayent de se mettre un peu en place.
Fernand lui avait envoyé cette ... cette ... cette quoi ? Recrue ? Admettons que cette trousse-pète devienne un futur Cavalier. A former. D'accord. Le Dodécalogue avait souvent des idées et des plans géniaux, auxquels il était plus accroché qu'une tique à une mamelle, mais toujours très obscurs car jamais révélés ni expliqués à qui que ce soit. Sarrazine faisait de toute évidence partie d'un de ces plans maraboutés.

Mahaud ferme un instant les yeux et inspire profondément ce qui signifie chez elle " Je suis un roc inébranlable ! J'ai été un peu déstabilisée mais maintenant ça va chier ... " Quand elle les rouvre, Sarrazine n'a pas bougé d'un pouce et fait des cercles dans la terre avec le bout de son sabot.


- Comment savais-tu que j'étais Mahaud ? Nous ne nous sommes jamais vues. Tu as demandé à quelqu'un dans le village ?

- Je savais. C'est tout.

- Ah ... "Tu savais, c'est tout"

- J'ai marché un peu dans le village. L'est pas bien grand, Fécamp. Et puis quand je suis arrivée devant la chaumière, là
- elle montre du menton la masure derrière Mahaud - avec toi devant, j'ai entendu sa voix dans ma tête. " C'est elle !" qu'elle a dit la voix.

Mahaud hoche la tête.

- Pour répondre à ta question, non, il ne mange pas de rats.

Mahaud croit déceler de la déception sur le visage de Sarrazine. Elle observe la frêle silhouette debout devant elle, la fine chemise ravaudée flottant sur une poitrine maigrichonne, les coudes et les genoux osseux. Son dernier repas n'est sans doute plus qu'un vague souvenir.

- Tu viens d'où comme ça ?

- Honfleur.

- Tu as marché longtemps ?

La gamine haussa les épaules.

- J'sais pas .. Cinq, six jours. Y'a un pays qui m'a avancée un bout dans sa charrette.

- Il a dit quoi Fernand ?

- Qu'ils arrivent. Et que vous devez installer le campement.

Rien que ça. Mahaud renifle et fronce le nez.

- Tu pues la crotte et la sueur rance ... File te laver ! Ensuite, va dans la première taverne que tu trouveras : commande-toi une bonne écuelle de soupe. Deux, si tu as encore faim. Avec de la viande. Et reviens. Je t'attends ici.

Mahaud farfouille dans sa bourse pour en sortir quelques écus qu'elle tend à la fille. Sarrazine prend l'argent qu'elle contemple un moment avant de refermer sa main. Elle hésite un peu avant de tourner les talons.

Mahaud suit des yeux le dos voûté, au-dessus duquel se balance un minuscule baluchon que la gamine a fixé au bout d'une branche pour le porter. Le Saltimbanque a de multiples talents mais le plus grand d'entre eux était très certainement de dénicher les espèces les plus rares et les plus improbables des créatures de ce monde.

Barramine a écrit:
Après un procès en bonnet difforme, le vieux Lieutenant retrouvait l'endroit qu'il chérissait le plus après la taverne d'une ville ... Les geôles ... Sauf qu'une fois n'était pas coutume, il n'était pas du bon coté des barreaux ...

Alors qu'il entendait frapper et refrapper le marteau du Juge, il ne pouvait s'empêcher de sourire à la tournure prise par les événements ...

Un procès fictif, un réquisitoire bancale, une défense honorable et un verdict abusif ...

Il se repassait dans sa tête le réquisitoire du Proc' et sa plaidoirie ...


[rp]Réquisitoire de l'accusation
Votre honneur encore quelqu'un qui se moque de nous. Cette personne connait Gertrude. qui est elle aussi accusée d'être entrée sans LP et elle a elle-même reconnue être passé à Lisieux, sans s'y être arrêté je vous l'accorde, mais elle y est belle et bien passé et c'est à cette occasion que notre chef douanière à pu tous les voir passé.
Alors comment ce fait il que ce messire n'y soit pas passé ?

J'ajoute qu'il affirme avoir été blessé en voulant quitter la Normandie, c'est tout à fait possible. Cependant, cette blessure lui a été infligé alors qu'il se dirigeait vers l'Artois ce qui signifie qu'il continuait son chemin et non qu'il faisait demi tour comme cela lui avait été demandé par la douane et la maréchaussée.

Aussi, je demande à ce que cette personne soit envoyé quelques jours en prison pour lui passer l'envie de mentir et de se moquer de nous.[/rp]

[rp]Le vieux soldat était bien ulcéré de toute cette mauvaise foi ... Fallait dire qu'il n'en était pas dépourvu ... Mais la on frisait le pâté de tête ...

*Ton réquisitoire est bien faiblard mon bon ami ...

Chui po chien, j'vais t'présenter la chose sous deux angles et son Horreur choisira c'lui qui lui sierra le mieux ... Ou pas ...


L'angle conditionnel:

L'accusé connait Gertrude ... Ouuuuuuulalala ... Y s'trouve que j'connais Esmica la Mairesse d'Rieux et aussi la Franc Comtesse pour l'avoir estafilée avec ma guibole d'bois ... ( juste pour étayer le fait que je connais des brigands et aussi du gratin nobliau ... )
Bref au conditionnel j'connais Gertrude, au conditionnel, elle s'promène avec moi d'temps à autres ... Mais bon passons ... Vous z'aurez compris l'comique d'la chose ...

L'enchainement qui suit a failli me faire tomber l'oeil d'verre d'son orbite tellement j'me gaussais ...

J'récapépéte: L'accusé (moi) connait Gertrude (c'est un fait acquis) DONC notre chef douanière à pu tous vous voir passer ... Alors dans mon codex, ça s'appelle soit un acquittement pour faute de preuve, soit un manque à la présomption d'innocence ...

J'ai l'impression qu'vous commencez à comprendre ... Que je la connaisse la Gerprude ou pas, que je fusse avec elle ou pas, que j'y sois passé ou po dans vot' bled moisi ... Il n'y a la que des interprétation, des auto-suggestion dont mon bon ami le Procureur ci-présent cherche à s'convaincre ... Par contre ... Pas l'ombre d'une preuve irréfutable à produire ...


L'angle Géographique:

J'pars toujours de l'argument massue d'mon bon ami l'Procureur ... J'connais Gertrude ... Ben j'ai une confession à vous faire ... C'est vrai j'la connais c'te bonne à rien et j'reconnais en ça le travail extraordinaire du fin limier ci-présent ...
Donc j'use du raccourci en vogue dans cette audience, je la connais, donc je me trimballe avec elle ... C'est vrai qu'on est que deux à l'hydre et pas 100 et qu'on voyage tout le temps ensemble, pas en groupes disparates et surtout qu'on oublie jamais de monter dans un groupe ou dans la charrette quand elle part ...

Donc encore une supputation non étayée ... Que je sois arrivé chez vous par le sud ou par le Nord, par l'ouest ou par l'est, que la douanière m'ait ou pas vu, mon seul crime, en fait, est de connaître Gertrude ...

J'ose autant vous dire que si c'est l'motif de ma condamnation, je suis assez fier de cette forfaitude, l'ayant personnellement déformée ...

Cependant et vous en conviendrez, entre âmes un peu plus élevées que la moyenne, votre Honneur, que toute cette mascarade est à peu près aussi bancale que votre serviteur juché sur sa jambe de bois ...


En Conclusion:

Pour terminer cette brillante démonstration, j'avais quelques mots à vous dire plus "personnels" ... J'ai bien compris la manœuvre du Procureur qui brille par sa haute compétence ce soir ... Cette manœuvre qui consiste à essayer de nous retenir le plus longtemps possible sur ces terres en pensant que nous abandonnerons et que nous nous laisserons peut-être mourir ... Soyez assurés que nous partageons le même objectif ... A savoir voir l'hydre sous d'autres cieux ... Cette Hydre qui d'ailleurs regarde de loin ... pour l'instant ... la situation quelque peu "emberlificotée" de quelques unes de ses brebis ... égarées ... Sachez que rien ne nous détournera de notre objectif ...

Je ne saurais que vous encourager à ne pas tirer sur cette ficelle ténue ... Les Francs Comtois notamment et d'autres Duchés l'ont appris à leur dépends et nous ont finalement supplié de partir ... Mieux vaut laisser tomber quelques pommes véreuses du panier qu'à force de secouer se prendre le pommier sur la tête ....

A bon entendeur ...[/rp]

La défense était pourtant claire ... De plus il avait bien demandé un avocat, mais il n'en avait jamais vu la couleur ... De la à croire que la justice est partiale dans ce bled, il n'y avait qu'un pas ...

L'avertissement était également clair ...
Mieux vaut laisser tomber quelques pommes véreuses du panier qu'à force de secouer se prendre le pommier sur la tête ...

Malheureusement, le mollusque qui leur sert de cerveau ne devait pas être entrainé à analyser les métaphores ... Faut dire que niveau stimulation intellectuelle, le bled était plus proche d'une bonne bourgade de consanguin que d'une ville "dynamique et éclairée" ...

Juste d'avant d'être emmené au gnouf par les gardes, il avait eu le temps d'adresser un coup d'oeil (le bon cette fois-ci) à Elvy, Gertrude et Mahaud ... Elles savaient quoi faire ...

Dans 2 jours, il sortira de geôle ... Il tira un bout de parchemin de sous ses braies, prit un morceau de charbon par terre et commença un rédiger une missive à l'intention de ses camarades ....

Ceci fait, il la relu, le message était clair, sans équivoque. Il souriait à l'idée de la tête que feraient, dans grosse vingtaine de jours, les notables de ce village ...

A défaut d'un pommier ... Ils auront le verger ....
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Elvy_lee

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MessageSujet: Re: [RP] Logistique d'une installation Hydrique   Mar 22 Mai - 2:02

Maitre_aupyl a écrit:
Au large de la Normandie.

Presque une semaine en mer. Le passage du cap de Land's end fut assez difficile. Les vents y tourbillonnent, changeant de direction en permanence. Plusieurs fois, il fallut affaler les voiles pour garder le cap. Mais dès que le navire n'avait plus de surface de voiles, c'étaient les courants qui le faisait dériver. Bref, une horreur. La prochaine fois, il essaierait de passer un peu au large de ce cap.

Une fois en Manche, cela allait mieux, les vents portaient tranquillement. Bien peu de manoeuvre de louvoiement furent nécessaires. Il avait bloqué la barre, et le bateau rentrait à la maison.
Passé le Cotentin, les derniers carrés nautiques devenaient long.
Les enfants à bord n'arrêtaient pas de brailler, car l y en avait des enfants, les siens et ceux de Kerdwin que sa femme en avaient la garde. et quand est ce qu'on arrive? et c'est encore loin? et je veux faire pipi. et quand est ce qu'on descend? et j'ai faim, et pourquoi maman dit que tu es un gros radin?
Pour s'isoler, il montait au hunier et cherchait à voir au loin, avec sa longue vue.

Il vit enfin les falaises d'Etretat, si caractéristiques. Il s'assied en tailleur, le long du mât pour parfaire son assise, et chercha à distinguer sa maison.
Le paysage paraissait différent.
C'est quoi ces roulottes, là bas?Qu'est ce que c'est que ce bordel?
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Elvy_lee

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MessageSujet: Re: [RP] Logistique d'une installation Hydrique   Mar 22 Mai - 2:04

Il fallait élargir l'espace, élargir, élargir encore... Le camp s'étirait lentement vers la mer, mais aussi vers la terre. Les arbres tombaient, les masures disparaissaient à vue d'œil, à coup de hache, de masse et de pelle.
On évitait de brûler.

Mais pourquoi bordel n'avaient-ils pas commencé par là ?
Ah oui, c'est vrai, ils n'avaient pas compté s'attarder. Une halte qu'ils avaient dit. Seulement la donne avait changé.
Il était temps de monter le mât hydrique !

Par contre, on avait rangé la roue. La cérémonie de la roue, au cours d'un rituel déjanté et immodéré, compliqué pour le profane, avait pour but de leur indiquer la direction à prendre. Elle n'aurait plus lieu d'être avant longtemps. L'Hydre, par un étrange hasard, devenait sédentaire.

On s'activait ferme au campement qui ressemblait à une fourmilière.

Tout d'abord, il convenait d'en trouver le centre exact. Chacun y allait de sa technique. On traçait avec les chevaux des cercles de plus en plus petits, on faisait des pas qu'on comptait vers le nord, le sud, l'est, l'ouest. On se bousculait, mais l'atmosphère était bon enfant.

Ensuite, il fallait construire le mât. Il était constitué d'un assemblage hétéroclite. Le but était simple, le faire le plus long possible. Pour cela, il convenait d'amasser tout ce qui se trouvait être en bois. Les jours de construction du mât, les Hydreux se promenaient les yeux rivés au sol.

Tout était bon pour leur entreprise.
Il n'était pas rare d'entendre :


Qu'tu fous couché là ?

Rien, j'roupille.
T's'rais pas en train d'démonter les roues d'la chariote ?

Le problème était donc d'amasser la matière première. Mais ici, la chose était autrement simple. Les arbres tombaient par poignées et les masures démontées fournissaient tout ce dont ils avaient besoin.

Alors Bébert, t'as trouvé quoi ?
Piqué la charpente de l'église.
Et toi ?
Les bancs de l'école.
Et toi Max ?
Bah !

Max était ferrailleur. Il n'aimait pas cette agitation autour du mât.

Le problème consistait ensuite à assembler le tout et, à force de « hue » et de « dia », de hisser l'édifice hasardeux.
Puis il fallait maintenir en place ce p'tain de mât. Et les Hydreux, quand ils ne causaient pas stratégie de combat, n'étaient pas très coordonnés.

L'instant était solennel.
Fécamp devenait centre du monde !!!


Elvy avait vidé sa roulotte. Nettoyage de printemps !
Elle comptait se rendre au cadastre, qu'on lui file un p'tit coin agréable pour y emménager quelques jours...
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