L'Hydre


 
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 [RP] Massacre hydrique en roue libre

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MessageSujet: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Mer 11 Aoû - 7:40

Bourru a écrit:


Bourru se réveilla d’humeur joyeuse ce matin là, ce qui chez lui se manifesta par un rictus abominable de ses lèvres minces comme un couperet et de ses mauvaises dents jaunâtres et disparates. Si on rajoute la plissure de ses petits yeux vicieux et la grosseur dans ses braies, on commencera à peine à toucher l’état du bonhomme à l’instant où il sortit de sa cahute nauséabonde en se grattant avec insistance le fondement. Car Bourru mangeait très épicé, à vrai dire, pour lui l’épice était le met principal, le reste n’étant que l’accompagnement. Il était de ses drogués qui chaque jour augmentaient la dose, toujours insatisfaits, toujours frustrés de ne pouvoir atteindre ce degré de nirvana tant espéré, cette plénitude utopique qui effacerait d’un revers de manche une existence gâchée. A sa décharge, Bourru n’avait pas été gâté. Il était d’une laideur, mais d’une laideur, qui n’avait d’égal que son odeur. Même sa mère avait refusé de lui donner le sein, ne sachant trop si c’était ses yeux ou son nez qui le repoussaient en premier. Il serait vain de le décrire tout à fait, la langue n’a pas prévu le vocabulaire adéquat pour réaliser cette tâche ardue, sachez simplement qu’il inspirait le dégoût le plus vivace qui soit et qu’il suffisait qu’il apparaisse quelque part pour créer un grand vide abyssal autour de lui.

Les autorités du Rouergue avaient fini par se pencher sur son cas, à distance respectable quand même, n’oublions pas que les dentelés sont gens délicats. Un tel individu, forcément, ce devait bien être utile à quelque chose. On avait pensé tout d’abord à l’utiliser pour vider les tavernes le soir, à l’heure du couvre-feu. Il s’était révélé d’une efficacité redoutable, il fallait voir détaler les soulards, renversant tables et chaises et décuitant instantanément quand il pointait le bout de son mufle grumeleux. Efficace, oui, seulement son odeur pestilentielle s’imprégnait dans les murs, les boiseries, les sols, les tapisseries, et les tavernes restaient désertes du matin au soir, ce qui valut assez vite une belle révolte des tenanciers et de leurs clients. Alors, on pensa à lui comme éclaireur des armées, toujours loin devant évidemment, idée lumineuse, le Rouergue commença à gagner toutes les guerres, et sans combattre s’il vous plaît. On se frotta les mains au château. On s’imagina conquérir sans peine tout le royaume. Sauf que rapidement, les ambassadeurs se succédèrent devant le conseil, criant au scandale, et les règles de l’art, et celles de la noblesse, et les accords de Genève, c’est pas du jeu, vraiment, on boude, sans parler de l’inquisition qui voulut sans mêler, accusant le comté des pires tendances, sorcellerie et diablerie que tout cela, si bien qu’il fallut renoncer.

Or donc, on le vit un matin, alors qu’on prenait soin de contourner sa propriété de plusieurs hectomètres, aller aux clapiers et saisir un lapin. On s’approcha, pris d’une curiosité malsaine, un mouchoir brodé et imprégné de lavande sous le nez, et on regarda la scène avec des yeux horrifiés. Là encore, le vocabulaire me manque pour bien saisir le tableau, je vous promets d’étudier la question d’arrache-pied pour les prochains épisodes. Sachez cependant que le on en question dégobilla les neuf mètres de ses intestins et renonça à vivre avec un tel poids sur la conscience. Il eut quand même le temps sur son lit de mourant d’en informer quelque ami haut placé, ne trouvant pas plus que moi les mots pour expliquer la chose mais réussissant assez à interpeller son compère pour qu’il décidât d’aller au Castel en courant comme ce pauvre léporidé avant son supplice afin d’alerter la comtesse.

Ainsi, on comprit ce pour quoi il était fait. Bourru serait bourreau. Le bourreau du Comté. Ne manquait plus qu’à lui trouver matière à exprimer son talent. Heureusement pour lui, il y avait juge actuel en tribunal du Rouergue qui faisait parfaitement son pendant, enfin, façon de parler, disons qu’il se démena pour lui trouver clientèle. Bourru put donc assez vite se mettre à la tâche. Mais les premiers suppliciés, aussi nombreux que les sept doigts de ses mains, se révélèrent décevants, se prêtant au jeu de mauvaise grâce et surtout refusant de passer l’arme à gauche, ce qui pour un bourreau était, vous en conviendrez, le comble de l’humiliation.

Et voilà qu’on lui proposait de s’occuper de Garance, l’Hydresse, celle qui avait bouté dans les douves la fière Harpège qui créait tant d’émoi dans ses pantalons. Un morceau de choix. Une promesse de réussir enfin son coup, de finir le travail, sans omettre avant de s’en donner à cœur joie, de la faire passer par toutes les atrocités, de laisser libre court à son imagination tortueuse et criminelle. On lui proposait la roue ? Ce sera donc la roue.

Pas regardant, Bourru.

Pour l’heure, il s’agissait d’aller cueillir chez elle son assistante, la seule personne sur cette terre qui pouvait le sentir sans toute fois pouvoir le blairer, puis d’aller en place public de Rodez installer son matériel.


Dernière édition par Garance le Dim 15 Aoû - 23:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Mer 11 Aoû - 11:25

--Cruelita
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Posté le: 11 Aoû 2010 22:07 Sujet du message:

Cruelita, trop grande pour le commun des mortels, une chevelure de feu descendant jusqu’au bas des reins, ondulé à souhait. Un visage de celles qui en ont vu des mètres… Enfin des mètres… vu que c’était pour la plupart des noblios..
Des jambes à n’en plus finir, une paire de fesse à faire damner un curé.. Quand à sa poitrine.. aussi énorme que tombante. Dur loi de la gravité..

Oui Cruelita est une chaudasse une vrai comme jamais vu auparavant. Elle est passé par la cour du roi dans les bras même de celui ci en passant par les noblios du Limousin à l’Artois en passant par la Bretagne..

Des noms ?? bien sûre voyons mais ça se paye cher, très cher.. tout comme son corps maintenant car il à prit beaucoup de valeur.. à force.. Tellement de valeur que tout le monde la crains. Les confessions sur l’oreiller, elle en a entendu un paquet.

Mais voilà son problème, si elle en a tellement entendu, c’est qu’il n’y à que le bourru qui ne lui est pas passé dessus.. Aucune crainte avec lui, elle ne risquait rien et vice versa . Un seul accessoire avec lui, une pince pour se boucher le nez quand elle s’approché de trop prêt.

Elle ne pouvait pas le blairer mais il lui avait tout appris.. L’art de la torture, plus jouissif que certains actes qu’elle devait accomplir pour subvenir à ses besoins. Mais le plaisir remplace vite le besoin, elle aime çà et y prend de plus en plus plaisir.

Installé dans une maison close où elle pouvait s’adonner à son plaisir sans retenue elle avait suivit le bourru entendant au loin les BAM BAM de plus en plus fréquents ce qui signifié qu’elle allait s’amuser.. enfin.

Au petit matin on frappe à la porte de la maison close . En petite tenue, Cruelita descend pour ouvrir et voit l’bourru planté là lui faisant signe qu’il était temps d’y aller.

Elle remonta rapidement enfiler sa tenue de cuir de vachette toute neuve, un trait noir sur les yeux ses escarpins haut perchés. Et hop direction la place public pour installer le matériel avec sans oublier ses propres outils qui n’attendaient que ca depuis un petit moment.

Le supplice de la roue.. un vrai régale ce début de journée
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Jeu 12 Aoû - 0:26

Citation :



Geôle première classe. Pas d’ouverture vers l’extérieur. Le noir absolu. Adossée à un mur suintant, Garance caressait d’une main négligente les quelques rats qui y avaient trouvé refuge.

Emiettant le pain rassis que les gardes lui avaient jeté à la figure, Garance leur donnait à manger. Une cruche d’eau pour étancher sa soif et les pensées vers le dernier jour avant le supplice.

Elle entendait vaguement les préparatifs de son exécution . Coups de marteau, ahannement des ouvriers pour monter une estrade sans doute et la foule. Ivre de sang pour se défouler de son apathie.

Elle s’était battue contre des armées, mais là, il ne lui restait que son esprit.


Petit scarabée, enfin !
Vous êtes bien joyeuse vous ou joyeux. Je ne sais jamais si vous êtes homme ou femme ?
Toujours ces interrogations stupides.
On fait ce qu’on peut.
Allons, allons, réjouis-toi.
J’ai un peu de mal, vais vous dire.
Le passage de la douleur ultime
Merci pour le renseignement, ça me réconforte.
Cesse de parler comme une humaine de bas étage.
Hum..
C’est ta chance.

Garance de soupirer.
Qui sait si le Dode t’apparaîtra ?
Ah oui, le Dode. Depuis le temps qu’on m’en parle.
Mets son existence en doute et tu seras rejetée sur terre comme une pauvre hère.
Mwoui..


Récalcitrante, réticente, elle l’avait toujours été d’une manière ou de l’autre. Déjà en Bourgogne, ses dents n’avaient pas repoussé après le choc contre l’armée de la Frimeuse. Fernand, taciturne et froid. « Tout repousse chez une hydre ». Il avait fallu la bataille contre l’armée du Languedoc pour vérifier le bien-fondé de l’enseignement du Dode. Fausses dents disparues. Entière. Et toujours un fond de scepticisme accroché comme la chair à ses os.

Plongée dans ses réflexions, elle attendait que la porte s’ouvre et qu’on l’emmène.
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Ven 13 Aoû - 22:02

Citation :

Bourru descendait la grand rue qui menait à la place publique de Rodez comme Moïse ouvrant la Mer Rouge, c'est-à-dire qu’il refoulait les villageois devant lui, des vieillards qui retrouvaient des jambes de vingt ans pour courir dans les maisons, des mômes pétrifiés sur le pavé, braillant, hurlant, et que des bras saisissaient à la volée pour les faire entrer précipitamment, des portes, des volets qui claquaient, avec les coups de marteaux qu’on entendait au loin en échos, tout ceci créait un joyeux tintamarre, du moins aux oreilles avertis de bourru, et la grimace horrible de son sourire s’accentua encore, comme si elle avait décidé de déchirer les chairs molles de son visage malsain pour faire le tour de sa tête.

-Holà, Cruelita ! On n’attend que toi, céans !

Il était obligé de s’arrêter régulièrement, laissant stagné son gros nuage de putréfaction, au grand damne des habitants calfeutrés derrière les fenêtres et pestant qu’on n’ait pas encore à cette époque amélioré les systèmes d’isolation. C’est que la Cruelita, si haut perchée sur ce qui lui servait de chaussures se tordait les chevilles tous les trois pas, jurant comme un conducteur de mules, et ils n’avançaient pas.

-Je sais pas si t’es au jus, la vilaine, mais on a l’hydresse à torturer pour l’apéro ! J’ai fait affaire avec la gente aubergiste, dix pour cent sur les boissons, ça te parle ? Alors, ramène tes grosses miches.

Ils finirent quand même par arriver à destination et contemplèrent le spectacle avec ravissement. L’échafaud était terminé et il trônait fièrement au milieu de la place. On était justement en train de fixer la roue sur un essieu pendant que d’autres montaient par l’échelle tout le matériel du Bourru et de la Cruelita, et il y en avait, à tel point qu’on faisait la chaîne. Evidemment, l’odeur précédent la vue, l’arrivée des deux loustics créa un vent de panique et les ouvriers saisis soudainement d’effrois laissèrent tout tomber et prirent leurs jambes à leur cou, on les retrouverait sans doute en Languedoc ou en Espagne le soir même.

-Putain, les gars, faut pas déconner, c’est pas à nous de finir le travail, c’est pas dans le contrat, ça !

Il soupira, ce qui chez lui était fort risqué puisque qu’il aspira son haleine pestilentielle, tourna de l’œil avant de se reprendre et commença à monter sur l’estrade son kit du parfait tortureur délaissé par les froussards. Il y avait de tout : des pinces, des couteaux, des scalpels, des marteaux, des crochets, des entonnoirs, des cordes, des ficelles, des vrilles, des pics, des barres et des mâchoires de fer… ah, il fallait être bien organisé pour s’y retrouver, heureusement, Bourru était un méticuleux et il disposa le tout dans un ordre bien précis sur une longue planche entre deux tréteaux qu’on avait prévu pour lui, répétant mentalement et se délectant par avance de la façon dont il allait cuisiner la belle brigande.

Puis il s’approcha de la roue en se fourrageant les parties de contentement, vérifia qu’elle était solidement fixée pour finalement se tourner vers son assistante :


-Bon, ben je crois qu’on est prêts, Cruelita, il ne te reste plus qu’à aller préparer la vedette, hein ?

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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 6:06

Garance a écrit:
La lumière aveuglante assaillit Garance.
Main devant les yeux, elle tâcha de se faire une idée des bourreaux.
Une gueuse vulgaire à souhaits et au sourire mauvais l'arracha à l'attente des trois derniers jours.


Ah! Une femme en plus!
La dévisageant des pieds à la tête.
Vous êtes parfaite pour votre métier.

Sans ménagement, les fesses tremblantes de la gueuse comme horizon, des gardes la traînèrent jusqu'à une estrade au milieu de la place.

Faites attention à ma chemise voyons, vous ne voudriez quand même pas que je finisse nue. Morte sans doute mais pas dans le plus simple appareil.

Plus loin les tribunes avec le gratin de courgettes rouerguates et autour la foule. des rictus grimaçants, des sourires édentés.

Ses yeux s'adaptaient au soleil et comme dans un mirage, elle le vit.. Lui.. Nu comme un ver devant la Régente et ses sbires.
Garance pila net au risque de représailles des gardes.
Est-ce donc les préliminaires? Le supplice avant le supplice? Lui montrer son amant nu et ne pas pouvoir le toucher avant de mourir?
Garance aurait voulu hurler pour qu'il s'approche et se retint en se mordant les lèvres. Il viendrait. Levant la tête , son regard croisa celui du bourreau. Torve et jaune comme un des moutons fous de Diab. Une odeur d'égoût et de vomi l'assaillit.


Mauvaise digestion l'ami?


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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 6:07

--Bourru a écrit:
Bourru regarda la fière brigande libérée de l’emprise des deux gardes qui tombèrent inanimés sur l’estrade. Les pauvres, ils avaient le nez délicat. Pourtant, depuis le temps qu’on remuait toute cette fiente en Rouergue, ils auraient dû s’habituer. Curiosité de la nature humaine.

-Ah ! Tu veux faire la maline, l’hydresse !

Il se pencha vers elle et lui rota à la face bruyamment. Maintenant que vous connaissez un peu le bonhomme, vous pouvez sans peine imaginer quel effluve de soupe de cadavres s’échappa de sa gueule ignominieuse. Il était comme ça, Bourru, un supplice à lui tout seul, et on pouvait raisonnablement se demander à quoi lui servait tout son matériel.

-Bon, Cruelita, tu me réveilles ces deux crétins ? Improvise, tu leur mets des baffes à coups de mamelles, ou tu les chevauches gaillardement, aux grands maux les grands remèdes ! Moi, je m’occupe de madame…

Il saisit Garance par le bras et sans ménagement la tira vers la roue. Et c’est là qu’il hésita. Il avait tout prévu, sauf comment il fallait procéder, ben oui, c’était sa première, jusqu’à ce jour, le juge avait été timoré, d’un classicisme redoutable, sept pendus, facile ! Alors que là….

-Un instant s’il vous plaît…

C’est alors qu’on put assister à une scène remarquable : le supplice du Rouergue qui suppliait des yeux en regardant la foule amassée, qui réclamait éperdument de l’aide sans oser le formuler autrement que par sa figure immonde déformée par une grimace qui tentait de dessiner un point d’interrogation.

Heureusement pour lui, on comprit son émoi et on lui tendit un parchemin qu’il s’empressa de dérouler :


Citation :

Le supplice de la roue procède de la façon suivante :

le condamné est attaché sur une croix de Saint-André pourvue d'encoches sur la longueur. À ces endroits, le bourreau frappe les membres avec une barre de fer pour les briser. Puis il défonce la poitrine d'un grand coup. Il attache alors le supplicié, bras et jambes repliés sous lui, sur une roue montée sur un essieu et le laisse ainsi exposé jusqu'à ce que mort s'ensuive.



Il lut le texte, il regarda l’image, il inspecta la roue, il chercha les encoches, il chercha la croix, il se gratta son cuir chevelu huileux, il fronça ses sourcils en poils de putois, il faillit renoncer à la carrière. Finalement, il rejeta le parchemin puis fit un signe à son assistante.

-Bon, on va faire simple, hein ? Cruelita, laisse tomber la garde et viens m’aider.
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 16:59

Garance a écrit:
C'est la consécration, Garance
Bien la première fois que je vous sens si enthousiaste
Ah! les mirages de ce monde vont craquer à chacun de tes os.
On pourrait pas le faire sans ?
.......................


Bon, elle en menait pas large, faut bien le dire. La roue lui paraissait déjà bien grande et le bourreau , à part une haleine de moribond, bien inexpérimenté.

Au lieu de demander de l'aide à celle qui vous sert d'assistante et qui serait plus à l'aise avec les joyaux d'un gueux, , prenez un peu connaissance de vos outils, que Diable!
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 17:00

--Bourru a écrit:
Saisi au vif, le bourru. Cette garce de Garance le provoquait, et en fait de provocation, la grosseur qui pointait le bout de son… euh nez dans ses braies prenait des proportions inquiétantes. Ah, l’ivresse de l’hydresse, il se pencha un peu et la renifla de sa grosse truffe suintante d’une mauvaise humeur, puis l’empoigna violemment, la souleva de terre et la jeta sur la roue.

-Tu vas voir, raclure, tu vas tâter de mes outils, je te le dis …

Il prit les cordons sur son étale et fixa ses pieds et ses mains solidement, surpris quand même que la dangereuse ne se débatte pas, pour un peu, il en serait presque déçu. Il prit le temps de regarder l’ensemble, consulta une dernière fois la gravure sur le parchemin et eut l’air satisfait.

-Bien ! Nous y voilà…..

Il se frotta les mains et alla vers ses outils, prit une première barre de fer, puis une autre, et encore une autre, testant chacune dans la paume de sa main, exécutant des mouvements explicites, et jeta finalement son dévolu sur la plus grosse, on s’en serait douté.

-Alors ma belle, on commence par quoi, les mimines ou les petons ?
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 17:02

Garance a écrit:
Y a rien qui ressemble plus à un mâle qu'un autre. Provoquez-le et immédiatement une enflure de l'ego le prend comme une mauvaise toux.

A voir le degré d'évolution crânienne du bourreau, l'enflure devait se passer au plus bas, et Garance n'avait aucune envie d'y jeter un oeil. A vrai dire, elle retenait sa respiration pour ne pas sentir les odeurs pestilentielles de l'homme et crut compter une vingtaine de comédons purulents lorsqu'il approcha son visage du sien.

Il se décida enfin à l'attacher sur la roue. Grimaçant quelque peu, les bouts de cordes éraflaient sa peau, garance ne put se retenir de le provoquer.


Je me souviens d'une nuit.. un amant...Il y a longtemps. Un de ses passe-temps favoris était de m'attacher..

Sourire en coin, elle l'observa une barre de fer en main et ferma les yeux.

Ca va faire mal
Oui
Très mal?
Oui
Pire qu'un coup d'épée?
Oui
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 17:03

--Bllaanncchheeee a écrit:



Quelle vie de chèvre, seule dans son enclos !

Mes maitres sont partis assister à je ne sais quelle représentation et ils n'ont même pas pensé à me nourrir, saletés d'humain... Après avoir ruminé ma rancoeur , à défaut de foin, en grattant du sabot ... Que vois-je ? La porte de l'enclos mal refermée ... Quel bonheur !
Je pars toute guillerette à la recherche d'herbe fraiche...

Je m'aventure bien sagement dans le près du voisin, mmhhh quelle bonne herbe bien grasse, bien verte, un régal. Tout à ma dégustation je ne m'aperçois pas qu'une bestiole bizarre à 4 pattes qui dresse ses oreilles s'approche de moi. D'un coup elle me hurle dessus en poussant de gros "WOOOF". Abandonnant mon festin je prends les pattes à ma barbiche et je m'enfuis à toute allure, foncant au hasard droit devant moi ! BEêêêêêêêê !!! Je fonce tant et si bien qu'après une longue course je bouscule quelques humains sur mon passage. BEEEEêêêêêêê !!!! La peur ayant eu le dessus sur ma raison je ne vois l'estrade que trop tard ,et je finis ma course folle assomée par ma brutale rencontre avec le mur en bois... Bb..
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 17:04

--floricella a écrit:
Sagement installée à califourchon sur une branche de prunier, (pour ne rien manquer du spectacle et être aux premières loges…) à voler les prunes dans le jardin du Bourru ….oui … SEULEMENT A VOLER LES PRUNES et pas autre chose… Floricella. suit la scène avec amusement…

Bon, faut vraiment avoir la dalle pour oser approcher de la masure.du Bourreau, mais lorsque l’on a faim .. on ose….pis des prunes à cette hauteur, risque pas la contamination olfactive et gustative…Il va pas pisser en l'air le Bourru..pas dans l’état qu’y se manie depuis le jour ou y sait que l’hydreuse est à lui.
Donc question purin les prunes risquent rien…..et Floricella non plus…

Manque de tomber de l’arbre, lorsqu’elle le voit attraper au vol un parchemin et en déchiffrer les lettres,,, mais il a appris ou le type ? chez le Seigneur (Ga) Rance d’Epoisses pour sur…elle manque de gerber quand il se mouille le doigt pour suivre les lignes d’écriture…mais elle se retient…les prunes , c’est bon et pis c’est dur à voler…mais rien qu’à la couleur du doigt… elle se rend compte ou il l’avait mis avant de le mettre dans sa bouche… Beurkkkkkkkkkk…. BeurKKKKKKKKK… c’est plus des prunes qu’elle a dans l’estomac,,, mais de la Prune !

Et tout a coup, elle pense que si il brise les membres( espèce de nase ! Messire, le Bedeau les veut pour faire de reliques) et éventre la belle Hydre( Hic… ça remonte…y a pas que de l’eau dans le sous sol.)…ben pour récupérer la peau et en faire des parchemins c’est râpé….

Oui, c’est son travail à la jeune Floricella… voler les peaux des condamnés pour les apporter aux tanneurs….ben quoi on fait les meilleurs livres d’églises avec ça,,, Non vraiment vous saviez pas ?... mieux que des vélins… et surtout avec de la peau douce couleur de sang….Garance…quoi !

Et puis surtout parfois , elle peut aussi faire des bourses avec… et les revendre aux belles dames…
Les sécrétions des pendus vont chez la sorcière du coin, ainsi que la mandragore… ( non j’ai pas dit la madrague, on est pas à Saint trop… c’est pas d’époque encore… quoique… certaines habitantes du coin peuvent jouer le rôle de la méchante) qu’elle ramasse au pied de Mont-faucon….C’est’y point parce qu’on a p’être onze , douze ans qu’on se débrouille point !

Alors lorsqu’elle voit le Bourru empoigner la barre de fer…son sang bout ( pas de contrepèterie s’il vous plaît… c’est pas elle, Bourru)…elle tire de sa ceinture sa fronde qui ne la quitte jamais…glisse dans la poche de cuir des petits galets ronds qu’elle trimbale dans sa besace,,, et va viser les parties érectiles du tortionnaire ….lorsque surgit de nulle part, arrive chevrette fine et blanche………qui a pas vu le loup depuis longtemps…
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 17:06



Toni_montana a écrit:
Voilà une animation que le comte ne pouvait manquer. le spectacle finissait en apothéose.

Il approche pour ne rien manquer de la scene.


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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 17:07




Brockanteur a écrit:
Brock , qui traversait la place à cheval , n'est pas dans son assiette...

lui qui , d'habitude , est un fervent défenseur de la justice , il a plus envie , aujourd'hui , de tuer le bourreau que la condamnée...

Ce spectacle répugnant , ce bourreau monstrueux qui semble sorti droit de l'enfer , cette foule malsaine qui se bouscule pour se repaître du spectacle de la mort d'une femme en public...
tout ça lui donne la nausée , il a envie de foncer sur l'estrade et d'achever la pauvre fille d'un coup d'épée , franc , définitif , qui stopperait enfin cette cérémonie honteusement humiliante !

Il entend des rires , voit des gens s'esclaffer , certains , même , qui s'impatientent , ayant hâte que le "spectacle" commence...

Il se demande ce qu'il fait là...comment peut-on se réjouir ainsi de la souffrance d'un être humain ?
Comment peut-on condamner quelqu'un à subir ce genre de traitement au nom de la "justice" ?
Il sait qu'aucun de ses amis n'est présent , pas besoin de regarder , il les connait assez pour savoir que , comme lui , ils n'approuvent pas cette barbarie gratuite et , sentant une envie de vomir , il s'éloigne de la place et lance son cheval au galop vers la sortie de la ville , pressé d'échapper à cette hystérie collective malsaine !
Il ne peut s'empêcher de prier à voix basse...


mon dieu , faites que cette femme perde connaissance dés le début , je vous en supplie !

Il évite de justesse une petite chèvre qui lui coupe la route , galoppant tête baissée , sans doute effrayée par quelque chose , et perd l'équilibre , manquant de peu de chuter de son cheval ...

il se rattrape in extremis et , attrapant sa gourde , boit une gorgée d'armagnac pour enlever son envie de vomir...


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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 17:08



--Bourru a écrit:
En entendant l’hydresse le provoquer une nouvelle fois, le sang de Bourru ne fit qu’un tour, et croyez-moi, faire un tour de Bourru, même pour du sang, ce n’était pas rien. Soyons clair, son sang tourna, comme le lait, il se cailla, il s’épaissit, si on l’avait saigné comme un gros porc qu’il était –euh… excusez moi les porcs, je ne voulais pas vous insulter – donc, si on avait planté une lame dans une de ses artères – solide, la lame, hein ? Du cuir de vieux pachyderme, la peau de Bourru, quant à trouver une artère, pffff – on aurait obtenu un jus épais, brun, genre kaki, et évidemment nauséabond. Donc, des pieds à la tête, rouge violacé et vert bleuté, un brin jaunâtre, le Bourru, remonté comme pas deux – et il en vaut dix dans son genre, bien qu’étant le seul de son espèce – surtout que la Garance évoquait des ébats nocturnes, à lui, le puceau, le frustré, le chantre du plaisir solitaire ! Il leva la barre de fer au dessus de sa tête, suant, dégoulinant, râlant, pétant, hors de lui –hum, hors de lui, encore un de ces trucs, là... euh… comment vous expliquer… et si on m’expliquait un peu à moi, pour changer, hein ? – et, au moment même ou il allait écraser la dite barre sur une des chevilles nouées à la roue, on entendit un grand choc qui fit presque chavirer l’estrade, envoyant le bourreau s’étaler de tout son long sur sa victime.

-Tudieu !

Bon, il mit un certain temps à se relever, le coquin, profitant d’être ainsi calé entre les formes rebondies de la belle. Il laissa même trainer ses mains poisseuses sur le corps encore intact et toujours aussi voluptueux de la brigande, mouillant d’une sueur crasse le tissu de sa chemise de condamnée. Enfin, il se releva, tout chose, tout retourné, décidemment, une manie, rougissant comme un jeune écolier –imaginez la couleur que ça donne sans moi, je ne sais plus, là – et alla se pencher au bord de l’estrade.

Une chèvre.

Une biquette blanche, assommée et gisant au pied de l’édifice en bois.


-Qu’on me l’amène !

Eh, Bourru, ce n’est pas l’heure du casse-croûte, ou d’un verre de lait ! C’est l’apéro ! Euh… dis, tu ne vas pas torturer la bestiole, n’est-ce pas ? Occupe toi d’abord de l’autre, là, qui n’est pas chèvre, d’ailleurs, juste un peu provocante !

-Allez, les gars, du nerf !!

C’est qu’une idée saugrenue venait de germer dans l’esprit torve du bourreau. Alors, quand on lui passa enfin la biquette par l’échelle, il la tira par les cornes jusqu’aux pieds nus de la dame, essaya de la motiver en plaquant son museau contre une des plantes, puis, comme elle restait stoïque, têtue comme un âne, quoi, au lieu de crier à la forfaiture, à la contrefaçon, enlevez-moi cet âne de chèvre et donnez moi un vrai caprin, il préféra joindre le geste à la parole, s’accroupissant et léchant lui-même sous les petons.

Chleurp… Chleurp…. Chleurp

L’animal pourtant domestique resta toujours sourd à son dessein et le regarda faire, un brin courroucé. Puis il se décida enfin au bout de quelques minutes, mais pour lécher la mauvaise sueur qui dégoulinait sur son visage infâme. Sans doute lui rappelait-il un de ces boucs puants, des lieux à la ronde, dans l’attente impatiente d’un troupeau de femelles à couvrir.

Chleurp… Chleurp…. Chleurp

C’est donc ainsi que commença cette curieuse séance de torture, un bourreau léchant goulument les pieds de sa suppliciée, et, il faut bien l’admettre, y prenant goût, puisqu’il passa soigneusement sa grosse langue pâteuse entre chaque orteil, plus une chèvre occupée elle-même à nettoyer la gueule pustulente du vilain bonhomme.


Chleurp… Chleurp…. Chleurp


Dernière édition par rix le Dim 15 Aoû - 23:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 23:19


Serph51 a ecrit :

Citation :
Serph lui passait d'un coté de la foule pour aller a un autre,il ne
faisait que sa depuis un moment

Il finissa par trouver un coin en hauteur avec une belle vue sur le
susnommé spectacle qu'il regarda avec une légére flemme

Bah oui,ici il n'y avait pas de télé ont faisait avec les moyens du bore

Pour lui,cela n'avait rien de si choquant,touchant peut etre ?

Pauvre enfant pouvait il dire mais cela lui aurait donner que trop
l'envie d'agir,ce don il ce retain

Serph ce dit a lui meme qu'il aurait aimé voir un exorciste du vaticant
ce ramener,cela aurait été curieux certe mais utile,du moin c'est ce
qu'il penssait

C'est plus ou moin a ce moment qu'une idée vint a son esprit

Oh fait,quesqu'ont mange ce midi ?!

C'est avec flemme qu'il resta la a regarder,aller savoir peut etre cela deviendrait il interressant

Citation :
C’est donc ainsi que commença cette curieuse séance de
torture, un bourreau léchant goulument les pieds de sa suppliciée et
il faut bien l’admettre, y prenant goût, puisqu’il passa soigneusement
sa grosse langue pâteuse entre chaque orteil, plus une chèvre occupée
elle-même à nettoyer la gueule pustulente du vilain bonhomme.

Décidement cela devenait de plus en plus interressant ce dit il

Bon,avec tous ce qu'il a ramené ce bourreau,il va bien
finir par commencer sérieusement quand meme


Regardant son voisin qu'il ne connait point et qui commence aussi a s'ennuyer

Regardé moi sa !

Si il continue il va la défloré devant tout le monde,je ne savais pas que
la torture était pour nous


Ce a quoi les deux hommes riérent ainssi que d'autre qui semblaient
avoir écouter

A lala,c'est pas en armagnac que je reverrais sa !

Le voisin lui demande si il n'y en a pas la bas,ce a quoi serph repondit

Non pas a ma connaissance mais c'est fort dommage,enfin
je crois,oh et puis il faut vivre avec son temps ...!


Un léger sourir s'empara des deux hommes qui regardérent cela de pret
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 15 Aoû - 23:21

--Bllaanncchheeee a ecrit :



un peu la tête dans les étoiles je sens qu'on me soulève, qu'on m'attrappe pas les cornes et qu'on me repose... Un tantinet timide je regarde toute cette foule à mes sabots qui me regarde avec attention, si je pouvais je deviendrais rouge ...

Une espece de chose qui ressemble à un humain mais qui n'en a pas l'odeur me met le museau sur des pieds tout propres
mais que me veut-il celui-là ?
je le regarde avec mes grands yeux sans comprendre pas encore bien reveillée il faut avouer

tout à coup il se met à lecher les petons

chleurp... chleurp... chleurp ...


voulant l'encourager je le leche à mon tour, il a un p'tit gout salé pas deplaisant du tout, j'y mets tout mon coeur... Il ne me repousse pas, il doit surement apprecier ...


chleurp... chleurp... chleurp ...

il me plait cet humain là, je lui leche le cou, je fini par poser mes deux sabots sur son épaule. Je le veux rien qu'à moi, il faut qu'il arrete de lecher l'autre... J'y vais de plus belle, m'appuyant sur lui de toutes mes forces et le lechant avec conviction, le nez, les joues le cou, les oreilles, le front...


chleurp... chleurp... chleurp ...


Comme il ne cesse de lecher les petons de l'autre, je viens l'y aider, puis un peu agacée, et toujours affamée je croque un bout d'orteil avant de lecher à nouveau mon futur maitre ...

chleurp... chleurp... chleurp ...
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Lun 16 Aoû - 5:54

Citation :



"Garde les yeux fermés garance." Comme un rituel pour conjurer la douleur qui allait s’abattre sur elle. Dix secondes, un rot et trois pets plus tard ou quatre enfin bref, ce n’est pas une barre qui s’abattit sur ses chevilles si déliées mais un poids suant et puant les remugles de fruits pourris sur elle.

Ouvrant les yeux stupéfaite, le bourreau niché entre ses seins comme un oiseau dans son nid. Attachée fermement, elle dut endurer les pattes baladeuses du rustaud. Remuant quelque peu :

Mais enlevez vos sales pattes de là !

Ce qui, vous le conviendrez, est assez cocasse de la part d’une suppliciée. Trop loin du visage du bonhomme pour le mordre et assez près pour observer la vermine grouillante dans sa chevelure graisseuse,

Ôtez votre virilité grotesque de mon ventre !

Un incident accourut à son secours . et un bruit de chute lui offrit de nouveau une vue dégagée sur ses pieds toujours entiers, le :

Qu’on me l’amène ne lui dit rien qui vaille.

Elle distinguait à peine la tignasse qui servait de coiffure au bourreau et sentit comme un effleurement au niveau des plantes de pieds.

Vous n’allez pas me les brûler !
Et même si il le faisait
C’est pas dans le contrat

Soupir de la voix intérieure.

Garance rejeta la tête en arrière, les cordes entaillaient sa peau et horreur sans nom, elle sentit comme un chatouillement mouillé lui courir du talon aux orteils. Ce que personne ne savait, sauf ses amants bien entendu, c’est que Garance était chatouilleuse au point d’en perdre la respiration et de s’évanouir d’extase suprême de chatouillis.


Gnihiii.. gnihiiiii.. arrê.. gnihiii.. teeeeeeeeeeeeezzzzzzzz.

La torture était ignoble, elle sentait une masse visqueuse se faufiler comme un lézard entre ses orteils. S ‘arcqueboutant sur la roue, les liens s’enfonçaient davantage. Pleurant de rire mêlé de douleur, elle chercha dans l’assemblée une aide quelconque et aperçut Montana assez près.

Mon..gnihiiii… tanaaaaaaaaaaaaaa
Vous êtes un gnihiiii.. porc.. une .. engeance.. de bouc Gnihiiiiii.. dégé..gnihiiii.. néré..
M’infli.. gnihiiiii.. ger… un .. bou.. gnihiiiii..rreau.. aussi incom…gnihiiiii.. pétent.. gnihiiiii.. que vous !

Elle s’essoufflait de rire et les lèchements se faisaient plus insidieux.

Ordo… gnihiiiiii...nnez- lui.. de .. gnihiiiii.. cesser.

Criant de la sorte, elle dut vexer son tortionnaire. Une douleur aiguë la saisit au gros orteil

Aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeeeeeuuuuhhhhhhh ! Bougre d’abruti !
Je ne suis pas encore morte que vous deviez vérifier maintenant !

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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Mar 17 Aoû - 16:12







Mais c’est qu’il y prendrai son pied ( de veau) le Bourru…
il va se salir les baies. le cochon… enfin si c’est possible
? Regarde un peu plus,,, mais c’est qu’il la
boufferait… le malotrou. Le Felon de pute estrac (1)….il n'este pas esclanchier…
(2).


Floricella , hurle de rire sur sa branche…épique le combat
de la Belle blanchette et du bouc Bourelle ! Pour un peu ..le vieux
Croutelevée (3) ne va plus savoir qui biscotter(4)… c’est qu’elles ont toute deux
belles nénailles………..de quoi faire pâlir
de jalousie et rendre tripes à la Cruellita !





Elle rit … à s’en faire péter la panse… pleine de pommes
vertes…(pomme de reinette et pomme d’api. Tapis, tapis, tapis rouge…etc…. etc….
parce que l’on est en automne aujourd’hui)


Manque de dégringoler de l’arbre… et…. et….et….à cet
instant.l’esprit de la connaissance tombe sur la jeune fille… (ben oui , elle
est dans un pommier non…si, elle a changer d’arbre de puis le début… c’est pas
pour des prunes non ?) et elle a la révélation de ce qu’est l’acte
d’amour….enfin foin de mes tergiversations et revenons à notre récit. Les états
d’âme de Floricella tout le monde sur la place s’en fout….






Elle remarque les gens qui s’agglutine de plus en plus
devant la roue … voit un homme de forte carrure poussif, qui tousse pas mal..
jouer des coudes pour arriver plus près… encore un qui veut jouir à crédit du
spectacle.. pas de ça mon Compère, que le chancre te puisse venir aux
moustaches (5)!



Tu pense quoi Corbineur (6),,, Croque-lardon(7),,, Coterel,,(Cool, que t’es
coquardeau,(9) que tu t’amalis(10),,,, que tu vas t’en tirer à si bon compte……C’est
vrai que le bonhomme à une certaine prestance … celle des bourses… bien
garnies….





Alors elle range sa fronde.. se disant qu’au train ou vont
les choses elle a


bien le temps de revenir dans son perchoir. les poches
pleines et le messire allégé… des biens de ce monde …….





Se laisse glisser contre le tronc rugueux… et s’enfonce
entre les jambes des chalands rassemblés….



1:rejeton mâle de péripatéticienne
2:ne pas y aller de main morte
3:Vérolé, lépreux
4:faire l'amour
5: que le chancre puisse te venir aux moustaches ( sans commentaires)
6:Voleur, escroc
7: Pique assiette
8:Pillard
9:Vaniteux. imbu de toi-même
10:faire le méchant

1-7 http://beaujarret.fiftiz.fr/blog/173,injures-et-jurons-du-moyen-age.html?cok#c9021

8-10 http://raf.lesroyaumes.com/index.php/Amalir

Merci a ces deux sites... la joueuse du PNJ de Floricella
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Mar 17 Aoû - 16:13



-Aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeeeeeuuuuhhhhhhh !

Piqué au vif, le Bourru. Saisi d’effroi. Pris de panique. Il se rejeta violement en arrière et se retrouva sur le plancher, les quatre fers en l’air, la biquette suivant le mouvement et continuant obstinément à le léchouiller. Vous l’aurez compris, pour effrayer un bourreau de cet acabit, faites souffrir vous-même sa victime, ou demandez à une chèvre de le faire, plus difficile, pas sûr qu’elle réponde à vos attentes, les chances sont grandes qu’elle n’en fasse qu’à sa tête. Car une scène touchante se déroula à cet instant, la bête à cornes si têtue jusqu’alors se révéla aussi très entreprenante et commença une exploration minutieuse de son anatomie de sa langue fort bien pendue.

Il n’y a pas de mauvaises unions. Seulement de piètres amants. Et dans le cas qui nous occupe, Bourru ne se montra pas à la hauteur. Pire, il repoussa sa Blanchette et se tira tant bien que mal de l’étreinte à quatre pattes. C’est que le public, pour le moins circonspect depuis le début, ne sachant trop si l’on pouvait qualifier cette séance torturée de nulle ou de sans intérêt, décida que finalement c’était très mauvais. Ainsi, on commença à gronder, à rouspéter, à huer, à siffler…

-Remboursez !!!
-T’as payé toi ?
-Ben non…
-Ah !
-Payez-nous si vous voulez qu’on reste !!!


Puis on fouilla les besaces pour trouver quelques fruits pourris à jeter sur l’estrade, on se précipita au marché pour quérir les invendus du poissonnier, on proposa ses services en remplacement du bourreau, j’vais m’la faire à mains nues, ou avec ma hachette, ou avec mon cure-dent, disait-on, on s’échauffa, on se provoqua, on en vint aux poings, et le spectacle se déplaça au pied de l’échafaudage en bois.

Paf ! Pif !! Ploc !!! Aïeuhhh !!!! Vlan !!!!! Splatch !!!!!! Oh !!!!!!! Crac !!!!!!!! Boum !!!!!!!!! Hu !!!!!!!!!! Maman !!!!!!!!!!! Bamm !!!!!!!!!!!! Clash !!!!!!!!!!!!! Oups !!!!!!!!!!!!!! Eh, ça va pas, non????????????????

Bourru n’en menait pas large. Il arpentait l’estrade, suivi comme son ombre par la fidèle Blanchette, ne sachant trop quoi faire, oubliant même ce pour quoi il était là, évitant de regarder la bataille rangée qui se dessinait dans la foule. Il croisa le regard de Montana. Une vague de honte le submergea des pieds au sommet du crâne. Il chercha sur le parterre un trou de souris pour s’y engouffrer, mais Rodez était ville de bois et le plancher de premier choix. Quant à l’échelle, on s’attrapait par le col, on s’étranglait, on cherchait le coup bas, même les mégères se crêpaient le chignon pour se disputer la place et pouvoir monter en premier.

Non, aucune issue, pas moyen de se défiler.

Alors, dans un accès de lucidité soudaine, il traîna savates, les bras ballants, la tête rentrée de moitié dans les épaules, et alla ramasser sa barre de fer. Puis, sans conviction, il la leva sur la brigande, une barre qui tout à coup pesa trois tonnes, tendant ses muscles à les rompre, lui qui voulait tant brûler les planches en ce jour qui devait être de gloire, il lui sembla qu’il s’y enfonçait peu à peu, bientôt au rez-de-chaussée, à la merci de son public hystérique.

Chloc !

Elle s’abattit une première fois, mollement, au hasard, sur une jambe. Suffisamment pour laisser courir une onde de choc sur l’assemblée tout autour. Les voix qui se taisent. Les mains qui freinent et s’arrêtent, qui regagnent les poches. Les chignons qu’on redresse. Les braies qu’on rajuste. Le silence, lourd. Et tous les yeux braqués sur cette barre qui se soulève encore, plus haute, plus ferme, avant de fondre sur la suppliciée.

[hrp]La suite au coin des arpenteurs, sur le forum secondaire....[/hrp]
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Mer 18 Aoû - 7:45



Garance a écrit:
Son gros orteil était-il toujours entier ? Question stupide pour une suppliciée qui s’apprête à avoir les membres brisé un à un. Interrogation salvatrice pour qui veut éloigner le spectre des os broyés.
Larmes aux yeux de rire et de souffrance, et réduite au simple mouvement des extrémités encore rosies de ses bras et jambes, Garance remua ses orteils et soupira de soulagement.
Certains auraient voulu la voir grave devant un destin aussi horrible et elle s’y refusait de tout son être. Orgueil mal placé, les mauvaises langues pariaient sur ce défaut chez elle ou une rage qui la maintenait vivante ou encore ce détachement du monde que la Voix tentait de lui inculquer depuis qu’elle était cavalier de l’Hydre ?

Ça repousse
Faites pas votre Fernand vous !
Ça repousse te dis-je
Après avoir été cassé et écrasé
Oui
Bah, on y est là


Sauf qu’on y était pas encore. Un charivari indescriptible montait de la foule. Fruits et légumes pourris, poisson à ne pas donner à un chat pleuvaient sur l’estrade essayant d’atteindre celui qui devait officier la torture.

Il était grand, énervé et arpentait l’estrade comme un fauve pris au piège. Jetant des œillades de pucelle effarouchée vers son maître , le vil Montana. Toujours aussi froid.

Espèce d’étron de pestiféré ! Vas-tu te décider enfin ? Ton maître ne te sera d’aucune aide. Tu es là pour accomplir ses basses besognes. Tu lui ressembles, espèce de couard ! Appeler ta mère, la pauvre ! En voyant ta trogne sortir de son ventre, elle a du te laisser moisir dans un coin du marché !

La rage l’envahissait soudain ou la peur et cette attente qui s’étirait comme le fil décousu d’une chemise. Elle s’était battue contre des soldats en face à face, armés chacun , et le combat était inégal cette fois-ci. Cette impuissance , elle la toucha du doigt à la vision de la barre de fer qui s’abattait sur elle. Comme un marteau sur une enclume. Bandant ses muscles pour amortir le choc inéluctable.

Chloc !

C’est quoi ce bruit ?
Mmmm….Ta jambe
Gnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !
Tsssss…


Yeux crispés et dents serrées à se les déchausser... 5.. 6.. 7.. secondes, le sang battait dans ses veines et lui remontait au cœur comme pour l’étouffer.

C’est fini ?
Le meilleur est à venir. Tu vas quitter ce monde factice.
Et après ?
Tu verras. Tu es trop impatiente Garance.
Ah tiens ! vous m’appelez par mon prénom ?


8.. 9.. 10.. cueillir des ceri…. C’est un coup plus violent qui la cueillit. Sec. Porté par toute la masse de son bourreau.

Un craquement intérieur la figea sur la roue. Digues ouvertes à la douleur , le flux remonta dans ses poumons.. sa gorge et coinça un hurlement trop grand à éructer.
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Ven 20 Aoû - 1:40

--Cruelita a écrit:
L'œil vif, pas en perdre une miette surtout, un filet de bave sur la commissure des lèvres, qu'elle récupère avec la langue, pas en perdre une miette non plus, battement de cœur qui s'emballe, ce bruit de fer, contre la peau, les os, elle attend l'ouverture de la chair, c'est quand les os se brisent, et que le sang bouillonne que ca gicle, pus haut toujours plus haut, bon sang ce qu'il cogne mal le bourru, elle l'a connu plus ardent dans leurs ébats enflammés, elle l'a connu plus homme, il tape comme une donzelle, parlant de femelle, elle l'ouvre en puissance et de trop a son gout.

Et la tête!!!alouette
et le ventre!! hahahahaha


Des coups, cela est guère plus que banal, et si ca se trouve, elle va aimer ca! la suppliciée, le Bourru la joue pas dans l'original, faut la jouer cruel, sadiquement bon, elle divague dans son esprit, repense a toutes les souffrances passées, vla que le filet de bave ressort.

Les badauds veulent du spectacle , faut leur en donner, peut être que ils fileront la pièce après, sinon aura toujours de quoi réclamer au Montana une part de la caissette , alors cruelita s'abandonne a penser et si elle était elle..... la roue , gambettes écartelées, hum...songeuse, la.Les coups le fouets les bras attachées,....slurp....Merdouille toute la bave au sol la.


Et pourtant, il existe bien un truc répugnant a souhait,l'affrosité de la chose, de bordels immondes en buissons ardents, elle le sait bien, elle qui a connu tous les petits coins de traverses et testé toutes les tavernes de cambrai, lui....Bourru.

Elle s'approche de lui, dandinette, le regard vicelard, le toise en passant sa main le long de sa cuisse, midinette les lèvres mi ouvertes, se plaque tout contre lui,sa tête dans le cou, grisâtre, lui chuchote...


Embrasse, la...fourre lui ta grosse langue dans sa bouche, qu'elle arrête de jacter

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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Ven 20 Aoû - 1:40

--Bourru a écrit:


Shcreeeuch…..Shcraaaaccc….Shcrouuuuchh…Crrrrrrraaac…

Hummm, s’en donne à cœur joie, le Bourru, douce musique, sonate en os majeure, une partition de percussionniste, car pas question de faire le bœuf, on suit la portée, on respecte à la note près, on adopte la ligne rythmique, objectif, hacher menu, membre après membre.

Crochtttt….Chrruuucc…Rrreucrrr… Chhhaarcl… rroiiicrrch...

Le public écoute d’une oreille attentive, émerveillé par le panel des craquements ossuaires, posture de mélomane pour certains, l’œil averti, tiens, écoute, ça, c’est le tibia, et là, la rotule, ah non, pardon, le fémur, suis-je bête, ahaha… Des vocations naissent, quel bel instrument que le squelette humain, on s’imagine troubadour, on se voit récupérer sur les chemins quelques restes de poutrés et animer les marchés, vive la musique contemporaine, c’est la fortune assurée.

Shcreeeuch…..Shcraaaaccc….Shcrouuuuchh…Crrrrrrraaac…

Oooh, il soigne aussi la gestuelle, Bourru, le geste se fait ample, puis se raccourcit, tantôt vertical, tantôt en oblique, du revers, ou du coup droit, variation sur l’intensité, l’image rejoint le son, belle chorégraphie que voilà.

Crochtttt….Chrruuucc…Rreucrrr… Chhhaarcl… Rroiiicrrch...

Bah, finalement, ça devient répétitif, cette affaire, on commence à s’ennuyer ferme, les percussions, ça finit toujours par taper sur les nerfs, alors on s’énerve du côté des érudits, mais non, je te dis que c’est le radius, pfff, débouche-toi les oreilles, mon vieux, c’est le cubitus, quelques yeux qui se ferment, des bouches qui baillent, des nourrissons qui braillent et les taverniers ravis de voir leur terrasse se remplir, on discute à bâton rompu sur les dernières exécutions, les pendus, au moins, ça a de la gueule, si bien que le brouhaha finit par couvrir le concert sur l’estrade.

Chuuuut ! On n’entend plus rien !

De toute façon, il fatigue, le bourreau, il sue à grosse goute, il a les bras en feu et le dos qui coince, remarquez, si la foule était un peu plus attentive, elle aurait pu entendre les craquements de ses propres os en accompagnement. Cruelita a dû le sentir puisqu’elle s’approche de lui et se frotte, la garce, la coquine, pas le moment de lui voler son pucelage, il en profite pour décréter la pause, un dernier roulement de tambour sur le ventre et il range sa baguette.

-Embrasse, la...fourre lui ta grosse langue dans sa bouche, qu'elle arrête de jacter.

Tiens, c’est une idée. Il regarde la brigande, sérieusement amochée il faut bien le dire, les chairs écrasées, la peau en camaïeux de rouges et bleus, il porte sa grosse main calleuse au visage, presse sur les joues, la bouche, tire sur les paupières et le rejette en faisant la moue.

-Tu décale, ma cruelle, l’est dans les pommes, complet. Trouve-moi un moyen de la réveiller plutôt, j’vais pas continuer pour des prunes, hein ?
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 22 Aoû - 5:39

--Floricella a écrit:
http://nsa18.casimages.com/img/2010/08/20/mini_100820104742129832.jpg (A)


Floricella se faufile entre les jambes des bourgeois en mal de spectacle….
Par les couilles de Lucifer…ça pisse de partout…c’est plus Garance, mais la Duchesse Rouge avant l’heure (encore des satanées visions… qu’est ce que Luisa Alvarez de Toledo, Duchesse de Medina Sidonia vient foutre dans cette histoire) Bon pour le Bourru, c’est plus Garance… mais Byzance……
Il scroutchhhh et scrapchhhhhhhhhhh les nonos avec acharnement….. *MonToni*, clébard de première va pas y retrouver ses petits……

Et, Floricella de lui crier d’arrêter …… :Hé..... Le Vioque, le putride, le tue-amour range ta canne…. Et barre toi, tu z’ieutes pas, Bigleux vérolé, que tu gâche la marchandise !
Ravagé des braies, restant de souillasse… Cesses ,,,,mais cesses donc……y aura plus rien à récupérer !


Et te voila l’autre vicelarde qui l’astique, le bas du cervelet…. Mais elle a la vis d'apaupariz(1)… la mégère….y va y rester l’Bourru de bourrin de bourré à te le taquenasser(b) pareil… et pour rien !

Elle va se redresser pour mieux faire porter sa voix…. Lorsqu’elle remarque tout près d’elle l’escarcelle bien garnie d’un taille-lard (2)….les doigts agiles grimpent sur le fermoir et uhmmmmmmm. ni une, ni deux…. Les écus changent de poche….. tellement simple que pas le temps d’en avoir du plaisir…..le maujoint (3) en reste tout frustré……


A se glisser comme cela de jambes en fesses, de panses en culs…. Elle se retrouve face à des chausses et des braies de hautes qualités…..du vrai cuir, de la belle ouvrage… Messire…et des bas de laine, c’est pas rien…. !
Elle se glisse vers les jupes d’une commère pansue, nénailleuse© et rougeaude qui prend toute la place entre elle et le Sieur… elle essaie de passer la tête pour mieux y voir…. C’est à lui que Garance doit le traitement de faveur qu’elle subit… !


Une idée folle, lui traverse l’esprit en même temps que le ventre…..elle se réacroupit encore plus bas et vide sa vessie sur les chausses du Sieur….puis, jeune feu follet, s’esquive en riant à travers braies et jupons !

1-3 http://beaujarret.fiftiz.fr/blog/173,injures-et-jurons-du-moyen-age.html?cok#c9021
(b) mot suisse français qui veut dire exciter dans cette phrase.
© mot de Moi qui veut dire avec des seins énormes
(A) Merci à la compagnie ou j'ai emprunté la photo et bravo pour le réalisme


Image supprimée, règles d'or pour en connaître la raison.

M.

--cruelita a écrit:

Et la foule en délire qui en réclame toujours plus, ce sont des coriaces, faut leur en donner,toujours plus du beau spectacle qui dure.

Une harpie dans le public, une au moins qui apprécie et balance des mots doux, en réponse elle lui fait un signe de la main en sautillant sur place, s'emballe, s'agite, oublie la roue et le bellâtre, ressent la chaleur de la célébrité, celle qui dans sa prime jeunesse la faisait se déhancher autour des poutres de taverne, quand les culottes et bustier volaient encore, trop tard pour se ressaisir, la frénésie la prend, se dandinant elle se fourre devant l'empallée a la roue, écartant ses bras et ses jambes pour l'imiter en tirant la langue , tête penchée sur le coté, gros clin d'œil a la fan hystérique, et se retourne pour voir la tête de bourru...erff pas le délire lui, ferait mieux de se faire petite et de rentrer dans les rangs, si elle ne veut pas y passer a son tour, il est pas foutu de la faire grimper au ciel, mais il serait bien capable de la faire monter sur un échafaud.


De l'eau, faut de l'eau déjà ca va la réveiller, puis si ca se trouve, ca va l'achever, forcément les pilleurs de château, ca doit puer, jurer comme une charretière, et boire que du chouchen, elle l'est d'ou, soit angevin soit bretonne, mauvaise graine ca!


Joignant le geste a la parole, elle crache sur le sol, et apporte le baquet d'eau a son homme qu'elle n'aura jamais.

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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Dim 22 Aoû - 5:40



Garance a écrit:
]Faut y croire quand même.]

Dans l’arrière salle sombre d’une arrière boutique de « colifichets et souvenirs du septième ciel » en tout genre, un trio se réunit pour jacqueter de leur sujet favori autour de la table de poker: les touristes crédules qui pressent leur nez contre la vitrine.

Au fil des mois, la réunion est devenue hebdomadaire si pas quotidienne. Sauf que la foule se fait pressante ces jours-ci. .

Avec une mine dégoûtée, un vieux, tunique à fleurs et barbe fleurie, et lunettes Atoll penche la tête vers la vitrine.


Pouah ! Y en a une de vraiment très abîmée, là !
Tu fais trop dans le classique Toto ! Elle est pour moi. J’ai bien aimé le coup de la roue .


Elle ricanait sec la carcasse désséchée. Même tunique à fleurs que Toto, on les aurait dit jumeaux, sauf que le second fricotait avec Lucie dans le Ciel avec des Diamants* depuis belle lurette. Et que la garce lui avait rongé le cerveau jusqu’à l’os. Râclant la moindre parcelle d’empathie.

Il s’était recyclé dans le chaos, le Dode. Lueur atone et vide dans le regard noir, il se frottait les mains. « Les affaires reprennent ». Il avait bien fait de choisir le créneau des perdus et irrécupérables. Florissant depuis quelques semaines.
Les deux autres le dédaignaient et le toléraient . Ils pouvaient se garder la belle image proprette du commerçant honnête.


Je fais dans le Néant Toto. Chacun son fond de commerce.

Toto faisait la moue. Vrai qu’il ramassait les morts tout comme il faut, tombés en héros, pleurés par leur rombière sur les champs de batailles. Ca lui faisait quand même mal de laisser les invendus au Dode.

Le dernier du trio ouvrit les yeux ronds.

Hombre ! qué ye la reconnais aussi.
Tu t’ocuppes des Lions de Judas toi, non mais oh ! Ils ont oublié Averros mais pas de notre faute non plus. .

Chamaillerie divine qui se partageait le marché des âmes comme un gros gâteau d’anniversaire. Et justement, ça faisait un bail qu’aucun d’entre eux ne le fêtait plus.

Mwoui. Mais j’ai quand même un droit de regard.

La clique à Rome avait de qui tenir. Pas content de se faire piquer la marchandise, Toto négociait et le Dode, avait appris à manipuler le Vieux Rêveur. Il avait filé ses faiblesses à ses créatures.

Le plus près du cochonnet,
Trop facile de tricher là.
Pierre, papier, ciseaux ?
Je ne suis plus un gamin.
La courte paille?
Tu m’as déjà eu le mois dernier
Je te sens aigri Toto. Les dés ?
Pipés
On se décide. Elle va pas tenir longtemps.
La carte la plus forte ?


Sourires des deux autres.
Prenant le paquet tout neuf sorti de l’emballage de cellophane. Le poker , c’est sacré. Le Dode mit en application ce qu’il avait vu au Montecito de Las Vegas
Frrrrrrrrrrrrrrr
Et les étala devant lui.

On retourne tout de suite la carte. Pas de tour de passe-passe.
A toi hermano !


Un petit privilège, ça fait pas de mal pour appaiser la frustration de l’Espagnol.

Sept
Mwoui, y en a qui croient aux chiffres magiques. On tire ensemble Dode.
Roi de cœur

Roi de pique
On est ex-aequo alors.
Bien essayé vieux grigou. T’as oublié ton b-a ba. J’ai gagné. Je vais un peu la retaper.
Eh là ! Non, elle doit souffrir longtemps.
Toto, vais pas te rappeler notre marché à chaque fois quand même ? Tout repousse chez ceux que je reprends . Et toi, tu sèmes la culpabilité, le pardon , le repentir, la vertu, le Bien. T’es gagnant pour le moment. Tu vas pas chipoter.

Sauf que Toto est du genre mauvais joueur.
Bon, disons une semaine pour lui faire la totale. Faut juste que je trouve un couillon qui va la sortir de la roue.


[En bas, c’est pas la joie]

Une loque humaine, brisée et sanguinolente, Garance n’entendait plus rien, ne sentait plus rien et ne pensait plus rien. Ils avaient épargné sa tête qui gisait inerte.

Petit scarabée
……………….



( * Lucy in the Sky with Diamonds)
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Mer 25 Aoû - 23:21

--Bourru a écrit:


Splatch !!!

La meilleure façon de tenir un public en haleine, c’est de le faire participer, non ?

Splatch !!!

Un spectacle interactif. Une nouveauté en ces temps obscurs et médiévaux.

Splatch !!!

Cruelita s’était vite fatiguée, à force d’aller et venir entre la fontaine et l’estrade, en passant par l’échelle, tenant à bout de bras un baquet plein d’eau, manque d’endurance, la garce, sauf au plumard, elle était devenue elle-même liquide, demandant grâce à son bourreau, achève moi tout de suite et qu’on en finisse, mais pas avant d’avoir chevauché une dernière fois un glorieux étalon !

Splatch !!!

Evidemment, Bourru, devant son visage ruisselant, ses lèvres entrouvertes et son regard sans équivoque dut rapidement trouver une solution. Pas question de passer maintenant à la casserole, en ce lieu, c’était un spectacle tout public, il y avait des gosses nom d’une pipe, il fallait que la chose reste bonne enfant pour ne pas choquer de chastes yeux !

Splatch !!!

Donc, il avait pris les choses en mains, le bourreau… euh, pas ce que vous croyez, hein ? De toute manière, deux mains n’auraient pas suffi à envelopper les formes généreuses de la cruelle, n’est-ce pas ? Bref, il avait organisé le truc, faites donc la chaîne, mes agneaux, et plus vite que ça !

Splatch !!!

On avait obtempéré, personne n’aurait pris le risque de se mettre le Bourru à dos, la roue on laisse ça à l’autre, on sera donc porteur d’eau. Et ce fut un joli tableau en vérité de voir cette chaîne humaine se tendre de la fontaine à l’échafaud, et tous ces gens se précipitant dans les maisons en quête du moindre récipient pouvant faire l’affaire, des seaux, des bacs, des bassines, des marmites, des cuvettes, des gamelles, des cruches, des vases, des pots de nuit qu’on avait même pas pris la peine de nettoyer avant…

Splatch !!!

Malheureusement, on avait fini par tarir la source, l’été était à la sécheresse et Bourru à la hardiesse, mais on ne s’était pas démonté pour autant, la file s’était allongée encore, jusqu’à Espalion, jusqu’au lac, et le maire qui était comme tout un chacun dans le rang regarda avec inquiétude le niveau baisser dangereusement en même temps que les futurs revenus de sa commune. Alors, il s’était mis en bout de file, le mesquin, pour ne remplir les récipients qu’à moitié, toujours ça de gagné.

Splatch !!!

Mais pourquoi ce déluge, pourquoi cette déferlante, pourquoi ce gaspillage d’une ressource élémentaire d’un Comté qui était déjà fort mal en point ? Simple, pour maintenir éveillé la principale intéressée, tiens, en lui jetant la flotte en travers la gueule ! Elle avait droit d’assister à son propre supplice, tout de même, on a beau être bourreau, on n’est pas forcément chien ! Et puis, déjà que tout le monde était occupé à se passer l’eau, si en plus il avait fallu se passer de la seule qui se roulait les pouces, hein… enfin, les pouces, les pouces, la pauvre, elle n’avait plus grand-chose à se rouler, disons-le tout net, même un ponte en anatomie humaine aurait eu le plus grand mal à distinguer les pouces ou quoi que ce soit d’autre sur la roue, une masse informe, sanguinolente, une plaie unique, un quartier de viande qu’on avait travaillé furieusement en vue de nourrir un vieillard édenté. Car Bourru s’était mis dans la tête de passer en revue son matériel qu’il avait si soigneusement disposés sur son établi. Et donc, il avait exploré toutes les possibilités de ses instruments, tabassant, cognant, cassant, éclatant, pourfendant, tailladant, découpant, lacérant, écorchant, grattant, piquant, trouant, perforant, éraflant, griffant, lardant, labourant, fourrageant, déchirant, écharpant, hachant, déchiquetant, estropiant, mortifiant, mutilant, épluchant, dépiautant, disséquant, dépeçant, équarrissant, hachant, excisant, sectionnant, morcelant… Il n’avait épargné que les yeux pour qu’elle puisse se réjouir de le voir à l’ouvrage, son nez pour qu’elle sente l’odeur acre de ses chairs meurtries, sa bouche pour qu’elle goûte son sang qui giclait dru jusqu’à son visage et ses oreilles pour qu’elle entende la cacophonie instrumentale.

Il ne laissait rien au hasard, Bourru, c’était un pro.


-M’sieur, m’sieur, dites, ça va durer longtemps ? On fatigue….
-Pour sûr, on fatigue !
-Et puis c’est une exécution, non ?
-Il a raison !
-Une condamnation à mort….
-Exact, c’est marqué sur le programme !
-Achevez, bourreau, qu’on en finisse…
-Oui, qu’elle meurt !
-Qu’elle trépasse !
-Qu’elle expire !
-Qu’elle périsse !
-Bah, qu’elle décède, quoi…


Bourru regarde la file des visages, des regards tournés ver lui, dans l’attente d’une conclusion digne de cette belle représentation. A vrai dire, lui-même en a marre, il a fini par épuiser son imagination de tortionnaire, et la brigande refuse toujours de passer l’arme à gauche. Qu’on ne s’y trompe pas, s’il a souhaité qu’elle reste consciente, il n’est pas contre l’idée qu’elle crève, bien au contraire, il n’y a rien de plus beau à ses yeux qu’un être qui se voit mourir ! Alors, il scrute l’hydresse, il interroge ses pupilles, il supplie presque, en silence, allez, déconne pas ma belle, tu as été forte, tu as été grande, tu m’as donné du fil à retordre, maintenant, rideau, terminé, c’est leur du dîner, tu meurs et tout le monde rentre chez soi ! Mais rien a faire, la vie reste accrochée à ses yeux, elle danse sur la rétine, lumineuse, impassible et agile, et Bourru comprend, Bourru comprend que c’est peine perdue, il sait qu’il n’y arrivera pas, c’est pas du jeu, c’est comme tous ces pendus, pourquoi personne ne veut mourir gentiment chez ces gens ?

Or donc, à la surprise générale et au désespoir du juge qui trépigne en bas de l’estrade, il renonce, le bourreau, il rend les armes, vaincu, il pose l’écorcheur qu’il a encore en main et va s’assoir à l’écart, dans un coin de l’estrade, anéanti, évitant tous ces regards braqués sur lui.
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Ven 27 Aoû - 21:49



Debrinska a écrit:
La-haut… tout en haut !

Les derniers éclats du soleil réchauffent les murs de la cathédrale…léger tressaillement du côté des pierres…. Le grès, le calcaire, le granit, commencent à bouger lentement….
Par.ci , une vague légère sur l’arrête de marbre rose, plus loin ondule dans le crépuscule une dentelle de grise taillée dans le roc. Un souffle de vie, un frémissement, un soupir semble animé les statues immobiles accrochées aux murs extérieurs du lieu Saint…(punaise… ajustez vos bésicles 3D…clic, clac zoom sur cœur de pierre…trop beau ! vachement puissant ! merci M’sire Kodak)
Plissement d’une narine, la paupière d’un masque se soulève façon Bélphégor…La-haut. les hirondelles lancent de stridents sifflements d’avertissement ! Attention…ça gargouille dans la molasse !


La haut… face nord… !

Agrippées aux saillies des moellons….Stryges et autres chimères commencent leur descente vers le lieu des festivités… On fait bombance sans elles ! Pas contentes, les bestioles !
C’est le cas de le dire…. Elles s’extirpent de leur cercueil, s’arrachent à la pierre qui les rattachent encore aux murs…Sous les premiers rayons de lune luit le granit de leurs échines !


Sur la place du supplice :

Vaincu…le Bourru..il est vain cul le Bourru ! joie et déception dans les âmes simples des manants qui jouissaient du spectacle…..Patience, Compère, patience, Commère ...c’t’y peut-être point fini….
Et toi le mouflet, arrête de jeter des cailloux a Montana ou je te donne à Cruelita... hou..hou … HOUUUUUUUUU… le Bourru , l’trou du c….., hou hou le Bourru…t’es point couill………..u……….tu la veux….Frelou, ta mornifle?…. Je te dis de pas j’ter des gravillons à M’sire MontANA….et à not’e Dame .aussi, laissez les pleurer tous leurs sous (ceux qu’ils ont donné au Bourru)
Un grand silence se fait soudain sur la place…un murmure monte près de la Roue…une mélopée…une complainte …une voix de femme s’élève vers les nues , berceuse pour la suppliciée
: Oh Mères, ne laissez jamais vos filles, seules la nuit trainer dans les rues…..elles iront tout droit au Bourru….. ! »

Un immense cri jaillit des poitrines…les jupons se rassemblent autour des hanches de femmes, restent dans les pognes des hommes qui les soulevaient! Une seule chose compte fuir, fuir…les hommes se rengainent et essaient de dégainer….(enfin pour les courageux…) c'est-à-dire que la place est vide en moins de temps qu’il faut pour l’écrire… sauf Harpège clouée sur son fauteuil par le poids du juge qui pleure beaucoup et qui crie maman comme l’homme à qui le jour même il avait fait coupé le cou . gare à la Stryge… y…y…y geeeeeeee !


La.bas de l'arrière de la place, venues du fond des cathédrales surgissent en un long défilé des gargouilles de tout bord…Elles se dressent immenses, menaçantes, arrivent près de l’estrade,,, dévisagent le Bourru et Cruelita….La Stryge s’approche des deux acolytes, de son doigts griffu leurs soulève le menton a tour de rôle, les dévisage de ses yeux de gemme et dit….(imaginez une voix de pierre) Crissssss Vous deux … sgratchcrsii qui vous a autorisé à descendre crtssiisrrrrrrsrrrrra avant moi de ncrrisssiis notre srcattgrrrrr demeure ?

Une autre voix claque derrière la Stryge : « Suffit Cerbère…. par le Styx et l’Euphrate suffit je te dis…. Tu régleras tes comptes après…. »Un étrange petit homme surgit d’entre les gargouilles qui s’écartent obséquieusement sur son passage….il est de noir vêtu, enveloppé dans une cape de nuit à l’extérieur, mais couleur d’enfer à l’intérieur…Il sourit…. Bizarre le sourire ! Style « Baron Paul En squille » lors de son bal….il a des dents de loups , les canines très développées…Il sort de sa poche des morceaux de pains qu’il distribue aux gargouilles serviles…. : « Saucez bien le sang par terre et mettez les morceaux dans la besace de Cerbère…ce sera pour les périodes de disette sans guerre….. et on ne se lèche pas les doigts…Quasimodetta….je t’ai vu…tu seras privée de dernier étage… tu resteras accrochée vers les cloches pendant un siècle.Compris… pas de rab ! les autres vont te pisser dessus …pas grave c’est bon pour ce que tu as fait…. Me priver de l’essence de ma vie ..non mais…. »
A son tour …très grand Seigneur, s’approche de Garance, dans une envolée de cape , genre J’en se marais dans Fantomas…il s’incline frôle ses lèvres, se redresse en se léchant les babines… Uhmmm voyons c’est du goutu cela---voyons je dirais année 1440….n’est ce pas Damoiselle ? et puis tirant de son aumônière un morceau de sucre….il lui demande poliment. : « Belle Dame, vous permettez que je fasse un canard ? »
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MessageSujet: Re: [RP] Massacre hydrique en roue libre   Mar 7 Sep - 2:48



Rix a écrit:
Pas vraiment la nuit. Pas vraiment le jour non plus. Un entre deux, entre jaune et bleu, sans être vert pour autant. Un ciel de moutons, tantôt groupés, s’effilochant, puis fuyant les rayons de lune. Un vent frais, un chahut inquiétant. Des ombres qui s’écartent, des sifflements, des craquements suspects. Puis un chat. Puis un rat. Puis rien.

La place fait toujours salle comble. La foule muette des récipients, abandonnés là. Et des chausses, et des bottes, et des chapeaux, des cols de chemises, des fonds de culotte, des bâtons brisés, des épées émoussées, des boucliers éventrés…. On s’est disputé les seaux, les bassines, les pots de chambres, et on a perdu plus encore, dans un souci louable de relancer l’économie du comté. Les artisans sont déjà à pied d’œuvre, ils ne fermeront pas l’œil de la nuit.

L’homme se décide, se fraye un passage dans ce capharnaüm et se dirige vers l’échelle de l’estrade. Depuis le début, il est là, depuis le début il vit son calvaire. Il a sondé son désespoir, il a mesuré son impuissance, il a apprivoisé sa colère. Il a tenu bon. Dans les méandres de l’absurde de cette journée effroyable, il a compris une chose, il faut qu’il soit là quant tout sera fini, quand la bêtise humaine aura regagné son nid.

Enfin, il reste encore sur l’estrade un bel échantillon. Bourru n’a pas bougé. Il git toujours dans son coin, dans la pénombre, seuls ses petits yeux malsains donnent encore signe de vie. L’homme s’arrête en face de lui et le regarde longuement. Deux yeux qui interpelèrent deux autres en silence, au-delà de la haine, au-delà du mépris, au delà du comprendre, la volonté de reconnaître celui qui a causé tant de souffrance à sa belle, un avertissement aussi, une invitation à ne surtout pas bouger, à ne pas se mettre en travers de son chemin.

Rix se détourne enfin du bourreau et prend son courage à deux mains pour s’approcher de la roue. Il évite le corps mutilé pour se concentrer sur le visage, le beau visage de Garance intact et inerte, souillé par le sang séché, il déchire un pan de sa chemise, le trempe dans l’eau d’un seau laissé là et l’essuie soigneusement. Puis il défait les liens. Cette fois, il ne se dérobe pas, il examine ses bras, ses jambes estropiés, son ventre, son buste massacré, il contempla la gorge nouée ce corps qu’il a tant caressé, ce corps qui s’est abandonné entre ses mains, cet être qu’il a su si bien aimer. Il hésite un instant puis enlève sa chemise, il l’étale sur le plancher, il plonge les mains dans ses chairs, dans son sang, pas question de laisser un seul morceau d’elle, il enveloppe les lambeaux de Garance dans le tissu, place le tout sur son ventre et glisse ses bras sous elle pour l’emporter.

Un dernier regard au Bourru, entre défi et résolution, et il descend l’échelle, et il traverse la place pour disparaître dans une ruelle.
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