L'Hydre


 
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 Journal d'un purificateur Hydrique

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Arsene

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MessageSujet: Journal d'un purificateur Hydrique   Sam 11 Aoû - 14:52

Parce qu'un peu d'obscurité ne fait pas de mal  jocolor

Citation :
L’Arsène se baladait avec les siens en campagne. Le cœur noir, il avance. Alors que ses amis s’arrêtent pour camper, l’Arsène va à la découverte des environs. Perdu au milieu de nulle part, il tombe sur une ferme. Elle est habitée. L’Arsène a besoin de lait. 
Assez amicalement d’abord, il s’approche. La discussion est courte. Le paysan est un ivrogne. Son regard est livide, son teint bouffi, ses mains gonflées et son ventre ballant. 
«Pourquoi l’humanité m’offre t’elle autant de décadence en spectacle » se demande l’Arsène. 
Celle qui occupe les lieux avec le fermier n’est remarque pas mieux. Elle est grosse, hideuse et une voix irritante comme on en fait rarement. Seul l’enfant qui les accompagne semble pour l’instant être l’épargné de cette honte humaine. Il faudra cependant peu de temps avant que celui-ci soit parti intégrante de cet immonde spectacle. Quel gâchis. 
L’Arsène décide de rebrousser chemin. L’image de ces hommes lui reste cependant tellement profondément dans la gorge qu’il est à deux doigts d’avoir la gerbe. 

Au moment du couché, l’Arsène ne trouve pas le sommeil. Il est parcouru de questions existentielles. Ces hommes ne méritent pas la vie. Ils font honte à ce qui constitue l’humanité. Un fardeau que la Terre ne devrait pas porter. 

Vers le milieu de la nuit, le blond retourne à la ferme. Discrètement il fait le tour des lieux. L’Homme est à l’intérieur, la tête entre ses coudes, devant lui la bouteille coupable de cet état. 
L’Arsène ouvre lentement la porte et se dirige derrière lui. D’un coup sec il le tire vers l’arrière. L’Homme gémit, il émerge. L’Arsène attrape la bouteille, retire avec ses dents le bouchon, puis vient se placer à califourchon sur l’ivrogne. D’une main il vient maintenir la bouteille à moitié vide (ou pleine, selon les goûts) à la verticale dans la gueule du paysan et de l’autre il lui bloque la tête et lui bouche le nez. 
Le misérable pousse des cris dont la sonorité est très particulière. Le son réveille le reste de la famille. 
L’Arsène garde le visage impassible, les mâchoires serrées de haine. Il est très concentré à ne laisser aucune chance à cet ivrogne. Il n’entend même pas sa femme pousser des cris à ses côtés, réveillée par le boucan provoqué. Ce n’est que lorsqu’elle lui jette un pot en terre à la figure qu’il plonge son regard dans le sien. 
« Elle aussi elle en veut, la truie! » se dit l’Arsène. Le Blond a l’arcade explosée. Il relâche la pression exercée sur le visage bouffi et tétanisé de l’homme et se relève d’un coup sec, s’essuyant le visage maculé de sang. 
Les yeux noirs, il lance le mouvement de son bassin, l’accompagne dans son épaule, et le termine dans son poing qui vient s’écraser sur la mâchoire de la femme. Celle-ci craque, la chair se déforme, la tête vacille et le corps lourd de la femme tombe à son tour. Du sang coule de sa bouche, elle semble inconsciente. 

L’Arsène peut retourner se concentrer sur le vaurien. L’Homme au sol a d’ailleurs profité de cet interlude pour venir voler quelques inspirations de vie en plus, entrecoupées de spasmes. Il est au sol, plié en deux, poussant de légers gémissements. La rage à l’intérieur du blond atteint alors son paroxysme. L’Arsène revient à la position initiale, puis place ses deux mains sur la gorge de l’Homme. Il plonge ses yeux noirs dans ceux injectés de sang du fermier. Il maintiendra ferme ses deux mains jusqu’à la disparition de la lueur de vie dans les orbites de l’ivrogne. 
De longues secondes s’écoulent, les jambes gigotent, puis s’arrêtent. L’ivrogne n’est plus. L’Arsène ne quitte pas des yeux le visage de l’Homme. Après avoir la certitude d’avoir accompli son œuvre, il se relève et s’essuie le front. 
Le travail n’est cependant pas terminé. Il reste ce petit morceau de vie caché au fond de la masure. L’Arsène récupère un bout de charbon et un morceau de cuir posé sur le coin de table. Il y inscrit son nom, et se dirige vers le gamin terrorisé. 
L’enfant semble en état de choc. Il est recroquevillé dans un coin, le regard vide, bougeant d’avant en arrière à répétition. 
Il ne comprend pas. Il ne peut pas comprendre. 
Ils n’avaient en effet pas commis de faute, leur simple existence était aux yeux du blond une insulte. 
Le temps fera son travail. 
L’Arsène dépose à ses pieds le morceau de cuir, il fallait lui accorder une chance. Deux choix possibles de futur pour lui. Soit la haine dans son cœur se transformera en vengeance, soit il arrivera à faire de cette haine une force. Il pourra alors devenir un enfant du Chaos et de la Destruction. Son avenir était entre ses mains. Le Blond ne pouvait rien faire de plus pour lui. Il espérait au fond de lui que le futur l'amènerait à recroiser sa route. 

L’Arsène jette un dernier regard au gamin, puis sort calmement. La lumière de la lune éclaire son visage souillé de quelques coulées de sang. La nuit est extrêmement calme, visiblement reconnaissante de la purification effectuée. 
Il prend une grande respiration. Il se sent soulagé. Un fardeau en moins pour le reste de l’Humanité. 
L’Arsène passe à côté d’un ruisseau, se nettoie le visage puis se couche sous un arbre proche de ceux qui l’accompagnent. Le reste de la nuit est calme. 
Le purificateur en lui était né. 
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Raoul le glabre

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MessageSujet: Re: Journal d'un purificateur Hydrique   Lun 13 Aoû - 8:00

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Arsene

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MessageSujet: Re: Journal d'un purificateur Hydrique   Mar 14 Aoû - 18:42

Citation :
Quelques jours à peine s’étaient écoulés depuis sa dernière pulsion et pourtant la soif de sang n’était pas comblée. L’Arsène vivait sa vie, buvait ses coups,  souriait, riait, mais ne pouvait chasser en lui ses pensées noires. 
Si on lui demandait ce qu’il voulait, il aurait sans doute répondu qu’à l’instant «t » il souhaitait simplement détruire quelque chose de beau*. 


Après quelques errances dans la ville, l’Arsène arrêta son regard sur une jeune fille d’une quinzaine d’années entrain d’aider sa mère. Elle était indignement rayonnante. 
C’est fascinant d’un jour avoir ce visage angélique et quelques années après de se réveiller vieille ménagère dont le seul intérêt est d’avoir possédé cette faculté d’apporter un autre être à la vie afin de répéter le cycle. 
L’Arsène pouvait l’interrompre, ce cycle. Il pouvait à jamais laisser la mémoire de l’adolescente intacte. Il pouvait lui épargner cette existence qui ne mènerait qu’à une série d’épreuves la transformant finalement en une chose ni souhaitable ni souhaitée. 


 Tout ce qu’il lui fallait, c’était un coin sombre, et ses deux mains. Une peut être suffira. Il faut s’adapter, le cou est fin. 
Parce que oui, aux yeux du blond seule la strangulation avait une forme de noblesse dans l’exécution.
La beauté de l’œuvre est dans le partage. Voir la lumière s’éteindre dans les yeux de sa victime donne chez le purificateur une sensation de toute puissance. Cet acte lui donnait une sensation de pouvoir divin, capable par son touché de retirer la vie. 
Et cela lui apportait beaucoup, contrairement à la misérable existence d’une gamine. C’était finalement lui offrir une nouvelle vie.


Il fallait néanmoins trouver le lieu. Tout le monde n’accepte pas les gens comme l’Arsène. Très vite on pourrait l’accuser de tous les maux, de tous les viols, de toutes les atrocités commises par des vauriens des alentours. Lui n’était pas là pour violer, ni même pour voler. Il était là pour l’acte, la symbolique, la purification. 
C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il gardait cet aspect de sa vie secret. Si de nombreux compagnons tirent l’épée à ses côtés, peu comprendraient l’acte qu’il s’apprêtait à commettre. 


L’Arsène suivait de loin l’avancée de la jeune fille, un air dans la tête. 

"Viens petite fille dans mon comic strip, viens faire des bulles, viens faire des WIP! Des CLIP! CRAP! des BANG! des VLOP! et des ZIP! SHEBAM! POW! BLOP! WIZZ!"[

Un sourire macabre éclaira son visage quand il la vit s’aventurer seule dans une petite ruelle sombre de la ville.
 
Quelle idée. A croire qu’elle réclamerait, se dit-il. 


L’Arsène se rapprochait de plus en plus qu’elle s’avançait dans la légère obscurité de la ruelle. 
A peine senti t’elle le danger qu’il avait déjà une main devant sa bouche et l’autre lui tenant fermement les long cheveux pour la forcer à avancer. 

Heureusement que tu n’es pas de celles qui adoptent le look garçonne, lui souffla-t-il.
  
Il la traine jusqu’au coin le plus sombre, la tourne et la plaque contre le mur d’une masure. L’excitation était palpable dans les gestes du blond qui prenait son temps et son pied à placer lentement sa main gauche autour de la jugulaire de sa future victime.
Elle ne bougeait plus, la respiration accélérée par la panique. Même si elle le voulait, elle semblait bien trop tétanisée pour crier. Les yeux de la petite cherchaient une explication. Il n’y en avait pas. 
L’Arsène savourait l’instant. Il sentait son pouls sous ses doigts. Son cœur battait encore, pour un petit moment du moins. 
Chaque seconde remplissait son vide intérieur, il s’osa même à fermer les yeux quelques instants pour profiter au maximum de la sensation. 


Grosse erreur. La jeune, pas bête pour autant, en profita pour armer un genou direct dans ses valseuses. 
Le Blond lâcha prise, plié en deux. Le temps qu’il reprenne ses esprits elle s’était enfuie. 
Une erreur qu’il allait se promettre de ne plus jamais commettre. Toujours garder les yeux sur sa proie. Celle-ci pouvait vivre ; après tout elle l’avait mérité. L’Arsène se mit en direction de son campement, la démarche légèrement boiteuse.


*Référence à Fight club
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Arsene

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MessageSujet: Re: Journal d'un purificateur Hydrique   Mar 14 Aoû - 18:46

Citation :
Avec beaucoup plus de légèreté maintenant  jocolor

L’Arsène, à l’origine, il est comme Orson Welles. Il n'aime pas trop les voleurs et les fils de pute
Si son avis avait largement changé sur la première catégorie, il faut s’avouer qu’il n’aime toujours pas les fils de pute. 
L’avantage de cette dernière catégorie, c’est qu’on y intègre un peu ce qu’on veut. 


Alors qu’il sortait de taverne, l’Arsène tomba nez à nez avec un religieux. La pire des espèces, selon lui. 
Alors que celui-ci l’appelle « Mon frère » pour lui demander un renseignement, l’Arsène s’arrête net et tique. 
"J'suis pas ton pote, mon gars" qu'il lui répondit


Les religieux, au delà de vouloir t’apprendre comment tu dois mener ta vie (fait déjà qui a tendance à faire naitre des pulsions chez notre blond), ils participent activement au mouvement de régression de l’humanité et à la non progression de la connaissance humaine. C’est souvent le problème, chez ceux qui prétendent détenir LA vérité.  
Mais soit. Chacun voyant midi à sa porte et l’envie d’être rassuré étant très présente chez certains de ses congénères, il fallait accepter cet état de fait. 

L’alcool n’aidant pas, la discussion avec ce-dit religieux s’envenime. Hérétique fût le nom qu’il attribua à notre blond. Ce n’était pas si désagréable comme nom, pour quelqu’un qui se prétendait purificateur. 
L’Arsène était perturbé, les rues étaient bien trop pleines pour lui offrir la vie éternelle. Les yeux dans les coin suivaient l’échange. La règle dans l’œuvre d’un type comme le blond est de n’avoir aucun témoin. Jamais.

Une simple balayette suffit à faire tomber le prêcheur d’une cinquantaine d’années. 
Une fois au sol, l’Arsène le regarda de sa hauteur, et dans un sourire machiavélique baissa légèrement ses braies. 
Il ferma les yeux, se concentra. Dur d’uriner, quand on se sent observer. Le fluide fit néanmoins rapidement son apparition, la bière aidant. Une fois le larcin effectuée et la gougoutte tombée, l’Arsène offrit un dernier coup de botte dans l'abdomen de son interlocuteur avant de retourner du côté des siens. 
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