L'Hydre


 
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 L'Hydre dans la presse.

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MessageSujet: L'Hydre dans la presse.   Jeu 28 Jan - 15:35

14 janvier 1458 [2010-01-14 17:10:43]
AAP - L'Hydre sort de l'ombre en Gascogne



Mont-de-Marsan
(AAP)- Le 8 janvier dernier, le château de Mont-de-Marsan fut pris, après que le fut la mairie, à la surprise générale. Le lendemain, le nouveau porte-parole gascon s'adressait au peuple en ces termes:



"Fiers Gascons!

En tout premier lieu nous tenons à adresser toutes nos félicitations à tous les Gascons aimant en recevoir sans raison. Un simple bonjour suffira pour les autres.

Pour votre plus grand bonheur, votre soutien sans faille et unanime a été récompensé aujourd'hui, puisque votre apathie collective et générale a été l'unique outil de notre victoire. Votre victoire! Certes, vous n'avez pas voté pour nous, pas plus pour les autres d'ailleurs. Mais nous oui! Nous l'avons fait pour vous! Premier symbole fort de notre dévouement total pour une Gascogne nouvelle et ses citoyens.

Nous tenons à féliciter aussi nos prédécesseurs pour leur travail. Certes, leur mandat n'a accouché d'aucune avancée, d'aucun fait majeur, d'ailleurs personne ne saurait dire qui occupait quel poste durant ces... oui, ces 3 jours de mandat.
Mais ils n'ont pas non plus trop détérioré la situation... pas eu le temps.
Et pour cela nous les remercions en notre nom à tous. Merci !

Venons-en au programme fort ambitieux que nous allons mettre en place, et ce sans perdre de temps, comme si notre mandat se limitait à une journée, peut-être renouvelable, mais peut-être pas. L'efficacité et la réactivité, voilà le credo de la réussite!

Les conseils précédents l'ont avoué eux-même, la morosité gagne nos villes, et notre
capitale en première ligne. Pourquoi? messieurs dames, pourquoi? je vous le demande...
Parce que nos marchés sont moroses, les prix élevés, les denrées éparses, les vêtements meublant le vide des étales de produits frais.
Mais on ne se nourrit pas l'esprit sans se nourrir soi-même en premier lieu! Et on ne se nourrit pas avec de la fourrure ni du tissu!
Aussi notre tâche première consistera à éliminer ces bêtes qui mangent le pain et surtout le maïs de nos enfants. Qui saccagent nos champignons, qui croquent nos fruits.
Ils veulent manger ? qu'ils aillent le faire chez nos voisins, les porcs, les dindes et les ânes dans le même pré!

Mais la panse bien remplie ne suffit pas, il faudra aussi libérer nos têtes de cette obsession du gain et de la richesse matérielle qui appauvrit tout le reste. Aussi nous libérerons les caisses de tout cet or qui corrompt les âmes.

Encore une fois, le travail ne sera pas fini pour autant. L'or aboli, tel une souche brûlée, il faudra encore abattre l'arbre du bien matériel, branche après branche pour s'assurer
qu'il ne reprendra pas vie. Nous viderons pour cela aussi ces stocks qui pourrissent dans d'immenses salles dans lesquelles nous pourrons festoyons dans la misère matérielle mais heureux et unis. Ou bien construire le premier port en intérieur afin de préserver nos futurs bateaux des caprices de l'océan.

Dans un même soucis de bien être et de confort, ainsi que dans l'optique d'une communication poussée sur la beauté de notre terre, son charme, sa tranquillité, sa sécurité et son hospitalité, nous interdirons toute arme en terre gasconne, bannirons toute production militaire, toute armée, tout groupe ou ordre militaire qui menacent la veuve et l'orphelin et tuent le père de famille, et nous enlèverons évidemment toute arme du château pour montrer l'exemple.

L'élévation de l'âme ne pouvant s'effectuer en s'enfonçant sous le sol, les mines seront délaissées afin de privilégier la cueillette ou la pêche, activités plus proches de la Nature et plus propice à la méditation.
Afin de limiter l'impact sur notre environnement, les mines ne seront pas détruites mais laissées à leur douce mort. Ainsi, les plus férus auront tout loisir d'assouvir leur soif de souffre durant les quelques jours restants avant effondrement.

Nous mettrons l'accent sur l'acceptation de l'autre en accueillant tout un chacun non plus avec un douanier ou un agent du guet pour peu que sa tête nous soit inconnue,
mais avec la diligence qu'on accorde à notre ami le plus cher.
Ainsi, toute douane sera fermée, toute loi ou décret limitant les droits de chacun sera abrogée et tous les étales seront à disposition de quiconque s'en approchera.
Ainsi nous ne verrons plus l'étranger comme un intrus ou un nuisible mais comme un vent de fraicheur et d'exotisme.

Dans le même esprit, et puisque tout bien matériel communautaire sera proscrit, les défenses des institutions seront obsolètes et de toutes façons illégales de par l'interdiction de porter une arme.

Enfin, chacun sera invité à franchir le palier de cette nouvelle Gascogne, terre de liberté et de vie, en se libérant de tous ses vices passés afin de faire peau et âme neuves lors d'une confession. La liberté de culte restant un pilier essentiel de notre terre, cette confession sera publique et laïque, sous la houlette du procureur et conclue par l'absolution du Juge. Chacun recevra par courrier son invitation à venir se confesser afin d'éviter les bousculades.

Nous savons que ce programme est ambitieux et emprunt d'initiative, mais nous aurons à cœur de le mener à bien durant le temps qui nous est imparti.
Nous tiendrons nos engagements et nous montrerons digne de la confiance que vous nous avez accordé.


Pour l'Hydre, et pour la Gascogne au nom de son porte-parole hydrique."




Ainsi donc, il semble que l'organisation à l'origine de l'assaut se dénomme l'Hydre. Après enquête approfondie, j'ai pu prendre contact avec ses membres.

Bravant tous les dangers, votre serviteur à pu se glisser dans un convoi bariolé, en direction d’on ne sait où. En effet, il semblait primordial pour l’AAP de faire connaître à ses lecteurs ceux qui ont renversé il y a quelques jours le château de Gascogne. Des rumeurs commençaient à émerger dans les poulaillers d’acajou à propos de cette attaque, il s’avérait urgent d’établir la vérité.

Sans arrêter leur marche, les membres de l’Hydre –puisque tel est le nom de ce groupe- ont daigné accorder quelques réponses, pour vous lecteurs. Nous circulons donc dans leurs rangs, en notant au fur et à mesure leurs paroles parfois laconiques, souvent ironiques, mais jamais dénuées de sens.

Il est difficile s’y retrouver, tant le désordre et la confusion apparentes semblent régner ici. Aucun chef n’étant identifiable, les questions sont lancées à la cantonade, et chacun d’y répondre ou pas, dans un joyeux chaos.

AAP- Comment qualifier votre groupe: une bande de joyeux drilles, des mercenaires, une compagnie franche?

Sybille-Nous sommes les annonciateurs de l'Apocalypse, nous annonçons le renouveau du monde dans le sang et la bonne humeur

Fernand-Comme il vous plaira. Nous sommes des saltimbanques, nous sommes la mort en marche. La joie est dans nos cœurs, l'argent ne nous est rien. Nul ne nous commande, nul ne nous engage. Regardez autour de vous. (fait un large geste du bras.) Je vous défie de trouver un ordre ou une constante parmi nous. Tirez-en les conclusions qu'il vous plaira. Elles resteront inexactes.

AAP-Quelles sont vos motivations: politiques, religieuses, matérielles, juste le plaisir du désordre?

F-Rien de tout cela et tout cela à la fois.

AAP-Avez-vous des valeurs, une façon de voir qui vous unit, et qui fait que vos membres sont dans votre organisation plutôt que dans une autre?

F-Oui.La compassion nous anime.

Demerzel-Des valeurs? depuis qu'on a pris celles que contenaient les caisses Gasconnes, on en a pas centaines de millier des valeurs...

AAP-Etes-vous rattachés à un territoire?

D-Tout à fait, nous nous rattachons au territoire qui s'étend des mers de l'est à l'océan de l'ouest. Il serait plus juste de dire que ce territoire nous est rattaché d'ailleurs.

F-Notre territoire est là où nos pieds foulent le sol.

AAP-Avez-vous une histoire ou sortez-vous de nulle part?

F-Nous ne sortons pas de nulle part, nous sortons de partout! Nous nous sommes éveillés. Nous avons toujours été là.

AAP-Les rumeurs courent déjà à votre sujet, on dit que vos avez des liens avec la Réforme et le Lion de Juda, que certains de vos membres ont été aperçus à Pontarlier, à Genève, et plus récemment en Béarn. Vous confirmez?

D-de la neige a été aperçu à Genève aussi, pourtant personne n'a songé à lui coller l'étiquette du Lion!

F-Cette question n'a pas de sens pour nous. Nous sillonnons le chemin du désastre. Les tours en feu nous attirent. Je ne vous l'expliquerai pas, mais l'Hydre ne peut avoir de lien avec quiconque. En combattant l'Eglise, un réformé ne fait jamais que la moitié du chemin qui mène jusqu'à nous. Le carcan de sa foi l'incite s'arrêter au pieds de la montagne. Cela explique sans doute pourquoi il n'y a ni réformé, ni lion parmi nous. Le fait est qu'il ne peut y en avoir, quelque soit la sympathie que certains d'entre nous leurs portent.

AAP-On dit aussi que vous n'hésitez pas à faire combattre des animaux et des enfants, en menaçant les uns à l'aide des autres, et que vous vous nourrissez exclusivement de sang de vierge. C'est vrai?

S-Il n'y a plus assez de vierge, malheureusement et la seule de la troupe refuse la saignée.

D-Si on se nourrissait exclusivement du sang de vierge, c'est à Lourdes qu'on se serait posé, pas à Mont-de-Marsan. Un peu de logique voyons!

F-Vous êtes mal informé, nous buvons aussi le sang des vieillards

AAP-Pourquoi avoir choisi la Gascogne comme cible?

F-Un groupe des nôtres ralliait Pau car nous avions besoin de finances... Ne pouvant passer, l'hydre a tourné ses yeux plus au Nord. Que l'amertume gasconne remercie le Béarn!

AAP-Avez-vous un message à faire passer aux dirigeants et au peuple gascons? Aux autorités du royaume? A ceux qui voudraient vous rejoindre?

D-Fichtre, vous êtes vraiment journaliste? Jusqu'à preuve du contraire, les dirigeants gascons c'est nous! Quant aux autorités du Royaume... ben on leur dit: "à bientôt".

F-Aux dirigeants gascons déchus, il est bien imprudent de dormir sur un tas d'or acquis sans effort. Vous êtes le symbole de l'entropie et de l'immobilisme. Comptez sur nous pour injecter ce trésor dans l'économie des royaumes.

Au peuple Gascon, nous ne t'avons rien pris, un petit comité de tes larrons en foire le gardait pour lui. Te voilà plus riche par la sagesse et libre de te consacrer aux autres valeurs de ce monde. Enlève tes ornières et viens nous aider à triompher de l'apathie des peuples et l'oppression des égoïstes.

Aux autorités du royaume : Patience... votre tour viendra.

A ceux qui nous rejoignent : Abandonnez vos terres, vos échoppes et partez sur les chemins. La richesse n'est rien. Au hasard de la route, vous trouverez l'Hydre. Nous sommes un peu partout. Un curé, un voleur, une duchesse, un baron, un évêque, un tavernier peut-être? Votre tribun, votre maire? un passant dans la rue? Nos biens seront les vôtres et nous serons frères dans la liberté.

AAP-Avez-vous des projets qui pourraient être révélés au lecteur?

D-Euh bien sûr... là, de suite, je vais aller aux latrines parce que ça urge vraiment.

Dran - Manger des nobles à la sauce gasconne, il paraît que c'est bon.

F-Le Chaos nous inspire, le Hasard nous gouverne. Nul ne peut prévoir.( pose une caisse de pigeons devant le journaliste : ) -Qu'ils demandent, il leur sera répondu.

Il est temps de se retirer et de laisser marcher l’Hydre vers son destin. La bande baroque s’éloigner et nous n’en savons guère plus, si ce n’est qu’apparemment, ils sont nomades, entretiennent un rapport ambigu avec le gain matériel, ne sont pas structurés par une hiérarchie, ne sont pas liés au Lion de Juda, et aiment à entretenir une certaine confusion. Et qu’il y a une vierge parmi eux.

Sans discours clair, ni attache territoriale (mais après tout, qui sait ?), ni valeur fédératrice, ni commandement, il semble difficile de survivre dans cette vallée de larmes. Pourtant, une certaine détermination, un détachement étrange, émanent de la troupe et me font dire que l’on entendra sûrement bientôt entendre de nouveau
parler de l’Hydre.



Zarathoustra, pour l'AAP

Sources:

Conversation avec les concernés
Discours du porte-parole:
http://hydre.forumactif.com/rp-nos-histoires-en-gargotes-f30/annonces-ducales-gascogne-t325.htm
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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Mar 22 Juin - 1:29

20-06-2010 Le Rouergue au cœur de la tourmente ?


Millau (AAP) - Enclavé dans l'alliance des deux fleuves, voisin de l'alliance du Ponant et de l'alliance pyrénéenne, carrefour de voies terrestres, le Rouergue a l'habitude d'être traversé par des groupes de toutes sortes. Début juin, plusieurs d'entre eux se sont arrêtés, à Millau et Rodez. Millavois et Ruthénois ont vu leurs tavernes se remplir et leurs marchés se vider, les autres Rouergats ont découvert l'existence de ces groupes par une proclamation comtale, interdisant la formation d'une armée à Millau, le 6 juin, puis d'une autre le 8 juin. Dans ces deux proclamations, le conseil n'a pas donné de précisions sur l'origine des dits groupes. Il semblerait qu'il s'agisse de bandes de brigands, réfugiés d'une attaque en Languedoc fin mai, ce que parait confirmer le positionnement d'une armée auvergnate et d'une guyennaise aux frontières du comté.

Millau, où s'est installé un campement de l'Hydre, apparait comme le centre du rassemblement. La proclamation de la fermeture des frontières, le 14 juin, deux jours après la disparition des armées suspectes est pour le moment impuissante à empêcher les mouvements des différents groupes. Les membres de l'Hydre semblent décidés à rester un moment, l'un d'eux s'étant même présenté aux élections municipales à Millau.

Le 18 juin, un communiqué du capitaine, donà Linoa, ancienne auvergnate installée récemment en Rouergue, donne un semblant d'explication : lesdits groupes seraient bien venus du Languedoc et le Rouergue n'aurait "eu d'autres choix que de rester neutre". Le capitaine avoue en outre son impuissance à empêcher la formation de ces armées et révèle avoir demandé l'aide des duchés voisins, Bourbonnais-Auvergne, et Guyenne, appuyés par le comté de Toulouse. La polémique monte en taverne, la proclamation officielle du conseil expliquant que les armées brigandes ont été repoussées par une armée languedocienne située à Lodève, alors que les voyageurs molestés dans les échauffourées assurent qu'une seule armée brigande campait en territoire rouergat et a affronté une armée languedocienne sur le nœud Millau-Lodève. Plusieurs échauffourées entre ces armées ajoutent à la confusion et aux rumeurs.

Le Rouergue est immobilisé dans l'attente, enfermé par des armées à toutes ses frontières, y compris languedociennes malgré un accord de paix signé le 8 janvier 1458 stipulant qu'aucune armée ne stationnerait aux abords d'une ville frontalière des deux comtés. Le capitaine rouergat annonce un "nettoyage des nœuds", sans date précise,
immobilisant de fait les voyageurs en ville. Ce qui ne semble pas déranger les brigands, qui, eux, préparent un mariage à Millau.

Harpege, pour l'AAP
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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Dim 4 Juil - 12:15

RODEZ (AAP) - Après la prise de Millau par l'Hydre qui avait eu lieu deux jours avant les élections comtales, Rodez vient de tomber, au quatrième jour du mandat. L'Hydre s'attaque au Comté dans lequel elle s'est réfugiée après sa défaite en Languedoc. Le prétexte avancé est l'emprisonnement sur ordre du juge Ophelya d'un des meneurs de l'Hydre, SieurFernand, au moment où celui-ci participait au tournoi de Genève.

Le 4 juillet matin, le ban est levé en Rouergue et tous les nobles appelés à honorer leur serment de fidélité en venant reprendre le Castel.

Harpège, pour l'AAP
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Fernand
Admin
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Compétences
Force: 255
Capitaine: Non
Fonctions: Monsieur Circus

MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Jeu 15 Juil - 10:20

14-07-2010 Epilogue de la semaine hydrique du Rouergue

RODEZ
(AAP) - Une semaine après la levée de ban auprès des nobles du Rouergue,
l'imbroglio formé au conseil par la reprise du château semble s'éterniser.

Afin de resituer les faits, rappelons que cette levée de ban avait été ordonnée le 4 Juillet dernier par l'éphémère Comtesse du Rouergue, dame Harpège de Broquiès, à la suite de la prise du château de Rodez par une horde à la bannière de la pourtant désormais réputée Hydre, jumelée aux troupes du Jargor. Une prise du château du
Rouergue réalisée semble-t-il sans grande résistance, les défenses de la capitale s'étant retrouvées diminuées par la nécessité d'aller reprendre la ville voisine. En effet, la mairie de Millau venait de faire les frais quelques jours auparavant d'une trop grande bienveillance des services de la prévôté locaux après la récente mise en échec de l'Hydre chez le voisin languedocien.
Passés trois jours de main mise sur le pouvoir du Comté, trois jours essentiellement
concentrés sur le volet judiciaire déjà déclaré motif principal de leur forfait, les assaillants ont libéré d'eux-même les lieux pour aller chercher dans les caisses de la mairie voisine de Villefranche-de-Rouergue les menus écus qu'ils n'avaient pas trouvés
dans les coffres percés du château. Pourtant ce n'est qu'une journée plus tard, la 8ième du mois, que les clés du pouvoir ne reviendra aux mains des autorités légitimes du Rouergue. Encore que cette légitimité demeure âprement discutée par certains Rouergats au regard de la composition du conseil restauré : un régent languedocien, un prévôt venu des lointaines terres irlandaises, une conseillère angloise ainsi qu'un
Guyennois. Surprenante composition pour un conseil pourtant soutenu par la Comtesse déchue sous couvert de son entière confiance en l'Ordre de la Licorne auquel le languedocien Guilhem, meneur de la reprise, appartient. Une légitimité affirmée donc avec cependant la promesse faite à tout un peuple que les résultats des urnes obtenus à la veille de la chute du château seront respectés au plus vite par une
réorganisation du conseil.

Le pire était alors à craindre lorsque 4 jours plus tard, la situation semblait d'avantage s'embrumer encore.
Villefranche-de-Rouergue avait certes été reprise, mais la gestion du comté, elle, restait quasiment gelée avec des postes toujours aux mains d'étrangers bridés dans leurs fonctions par leur volonté louable de ne rien faire sans l'accord préalable du conseil légitime. Un gel confirmé par certains bureaux clés désespérément inoccupés. Ainsi la situation minière inquiétait, la justice était à l'arrêt et la promesse de la Comtesse de redonner au plus vite au pouvoir du Comté le visage souhaité par le peuple, voire à défaut un visage au moins plus rouergat, résonnait encore. En ce 12ième du mois de Juillet, le conseil légitime vient fort heureusement tout juste d'être reformé. Un retour à la normale qui devrait permettre à tout un Comté de retrouver sa relative quiétude après deux semaines pour le moins tumultueuses. Une quiétude toute relative cependant puisqu'il faudra encore s'atteler à relever le Comté après le passage de l'Hydre, engager des poursuites et restaurer avec les voisins toulousains et languedociens une diplomatie sereine dont l'épisode aura montré les limites.

Enfin certains ne manqueront pas de soulever la question de la réelle légitimité du
conseil reformé puisqu'amputé de deux représentants, dont la tête de liste, de la liste opposée à celle de la comtesse retrouvée au profit de deux de ses propres colistiers. Conséquence directe d'une volontaire désinvolture des deux intéressés lors de la restauration du conseil. Un imbroglio qui risque de résonner encore un moment en terre rouergate, presqu'autant que la levée de ban ordonnée huit jours plus tôt et dont
l'absence de réponse d'une partie de la noblesse reste à digérer.

Demerzel,
pour l'AAP
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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Sam 17 Juil - 8:05

A noter qu'il est possible depuis le passage à la KAP d'insérer des illustrations dans les articles maintenant.
Ce qui ouvre la porte des caricatures et autres illustrations amusantes, surtout dans le registre hydrique. A suivre...
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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Lun 13 Sep - 11:16

Citation :
12-09-2010 Vers un embrasement général du Royaume?

Paris - (AAP) Le Royaume de France de Sa Majesté Levan III est actuellement agité de nombreux soubresauts et évènements d'ordres divers, faisant craindre une escalade des conflits et un déchirement, pouvant s'avérer fatal. Le Nord, le Centre, et le Sud du Royaume sont agités par révoltes, conflits et crainte de guerre. Reprenons le fil des évènements.



Dans le Sud du Royaume de France, les provinces vassales à la Couronne de France, étaient en proie depuis un moment avec les organisations brigandes de l'Hydre et du Jargor. Après s'être attaquées à la Gascogne, puis à l'Armagnac et Comminges, affaiblissant considérablement des provinces déjà fragilisés par les querelles internes et les déficits économiques, les deux organisations de brigands, s'étaient tournées dans un premier temps vers le Languedoc.

La défense héroïque du peuple Languedocien, avait réussi à mettre en déroute les armées de brigands, qui s'étaient alors tournées vers le fragile Rouergue, que d'aucun croyait déjà être un "repère de brigands". Après la prise du Castel de Rodez, les pillages, et les difficultés rencontrées entre les provinces alliées du Sud, mirent gravement à mal la petite province. Malgré cela, des actions énergiques, menées avec le concours de force extérieure, permis au Rouergue de désserer l'étau brigand et de retrouver un semblant de calme.

Cet épisode, loin des préoccupations centrales du Royaume, n'en reste pas moins significatif. Les divisions diplomatiques internes ainsi que certaines rancœurs, posèrent au grand jour, les difficultés rencontrées par les provinces du Sud du Royaume, de trouver terrain d'entente et de coopération, même si tout ce qui est ressorti de cette affaire n'est pas en soi négatif. Ce premier rappel sonne comme un avertissement pour l'ensemble du Royaume, et l'affaiblissement des provinces du Sud, risque à la fois de provoquer de nouveaux bouleversements, ainsi que d'affaiblir la Couronne Royale.


Parallèlement, dans toutes les chancelleries de France, se murmurait alors la possibilité grandissante d'une guerre ouverte entre l'Alliance du Ponant, composée de la Bretagne, l'Anjou, l'Artois, le Poitou et la Guyenne, et le Royaume de France. L'épisode de la croisade angevine fait craindre grandement que la prophétie s'accomplisse.

Rappelons d'abord l'élection il y a quelques temps du Duc Aurélien de Penthièvres, reconnu pilleur du Castel de Dôle, Capitale de Franche-Comté, province impériale. Prenant acte de l'absence de certains hauts dignitaires de l'Eglise Aristotélicienne aux postes angevins, le Duc provoqua le schisme, et créa la religion dicte "Angevinisme". Inscrit au sein du Codex de loi d'Anjou, la religion, bien qu'ayant une base aristotélicienne, était déclarée sous peu, hérétique, par les autorités romaines.

Ce n'était là que l'enième épisode des querelles parfois intestines qui secouaient les relations entre Feudataires du Royaume, et Eglise Aristotélicienne, puisque quelques semaines auparavant déjà, la Guyenne, membre de l'alliance du Ponant, prenant acte d'une prime annoncée par l'Evêque de Bazas, Monseigneur Bardieu, portant sur la tête du Sicaire du Lion de Judas, et maire de Montauban Sancte, avait rompu son concordat.
Pour l'Anjou, le peuple, apparaissant loin des préoccupations des hommes du Très Haut, signifia son attachement à son Duc, en réélisant sa liste en première position. Le Conseil choisit de nouveau Aurélien de Penthièvres en tant que Duc d'Anjou. Le Roy, refusa alors l'allégeance de ce dernier, et l'Eglise déclara le Duc, hérétique. Parallèlement, des négociations secrètes avaient été lancé par l'ancien Primat de France, Monseigneur Aurélien Maledent de Feytiat, Archevêque de Bordeaux. Le Cardinal Camerlingue, Monseigneur Tibère de Plantagenêt, dict Rehael, Connétable des Sainctes Armées, décida de passer outre les dites négociations, et fit procéder à la levée des armées saintes. A la mi-août, une armée sainte, commandée par le Capitaine Chevreux d'Entrelacs, se présenta devant la Capitale angevine, et somma les autorités de laisser entrer les hommes d'armes de l'Eglise, afin de rétablir "la vraie foy". La Régente d'Anjou, nommé après la fuite et l'interception par une armée Bourguignonne du Duc hérétique Aurélien, fit réponse cinglante, appuyée par une déclaration de soutien d'une partie de la noblesse angevine. Dès lors, il ne restait qu'un seul chemin, celui des armes.

De violents combats opposèrent les défenseurs d'Angers, aux armées sainctes, mais ces dernières triomphèrent bientôt. La Capitale Angevine tomba alors.
Chaque camps se lança alors dans une surenchère de déclaration. Les autorités angevines accusèrent les autorités des armées saintes d'accueillir des "soudards" en leur sein, craignant qu'ils "semparent du pourtant maigre trésor angevin", et qualifiant la croisade "d'ignominie". Ce à quoi le Capitaine des Saintes armées, Chevreux, riposta, en communiquant sur l'état financier de la ville, accusant l'ancienne mairesse d'avoir "vider les caisses de [la] ville" en "déposant deux mandats à ses complices, Dame Eloman et Sieur Alphacat et ne laissant dans le coffre la somme unique de 80 deniers". Réitérant dans sa déclaration, sa volonté de ne pas "appauvrir le pleuple [...]", il défendit alors sa volonté de "répandre la Vraie Foi en votre ville".

Malgré la surenchère de déclaration la situation resta en suspens. Restait une inconnue, la réaction de l'Alliance du Ponant. Et celle-ci ne se fit pas attendre. Mobilisant de chaque côté de la frontière, des forces bretonnes et poitevines, vinrent prendre campement aux abords de la ville de Saumur. Parallèlement, des déclarations "d'appel à la paix" étaient publiés par les chancelleries des provinces voisines, tandis qu'une seule se démarquait, le Berry, en déclarant son soutien à l'Anjou. D'aucun murmuraient par ailleurs que de nombreux bretons étaient venus s'installer en Berry, et que cette province prévoyait d'agresser ses voisins tourangeaux ou bourguignons.

Nilas, Capitaine des forces de l'Alliance du Ponant, menant une forte armée bretonne sous les murailles de Saumur, lança un ultimatum aux forces de l'Eglise, proposant de "prendre [la] place (de l'armée sainte) en les murs" et menaçant les armées saintes, de représailles en cas de combat. Ce à quoi, le Cardinal Chancelier du Saint Office Romain, Vincent Diftain d'Embussy, riposta en réitérant le fait que "les Angevins n'[avaient] rien à craindre des Saintes Armées", et demandant aux deux armées du ponant, "de faire demi tour et de rentrer chez elles".

La situation vint à son paroxysme, et nul ne connaissait encore l'issu d'un tel affrontement verbal. Combat de papier, ou approche plus "physique"?... L'entrée dans le conflit de l'Alliance du Ponant, fit craindre un embrasement généralisé du Royaume, de part le jeu des alliances.

Enfin, le Maréchal de France pour les provinces du Sud, Enguerrand Louis-Perceval de la Mirandole et de Dublith, dicte Flex, appela, quant à lui, dans une déclaration datant du 31 août, la mobilisation générale de toutes les forces armées du Royaume de France, considérant la venue de l'armée bretonne en terres d'Anjou, comme "une déclaration de guerre".

Aucune réaction officielle ne fut émise par les autorités royales, considérablement affaiblies ces derniers temps, par la démission coup sur coup de la Grande Maitresse de France Dame Armoria, et du Connétable de France Sire Lekaiser, remplacé, il y a peu, par Dame Bess.

La Situation en Anjou sembla se calmer, suite aux déclarations de l'Eglise, en la personne de son Eminence le Cardinal Camerlingue Clodeweck de Montfort-Toxandrie. En effet, dans une annonce datant du Premier Septembre, l'Eglise, par la voie du dit cardinal, apporta réponse positive à l'ultimatum du Capitaine Nilas du Ponant, et déclara les armées bretonnes et poitevines, "armées saintes", mettant en place un plan de retrait et de passage des clés d'Angers. Angers a donc été rendu au Duché d'Anjou, l'armée "Sainte" campant à 10 lieues de la ville, conformément à l'accord passé.Cependant, les armées bretonnes et poitevines, présentes en Anjou dans le cadre de l'Alliance du Ponant, campent toujours à Saumur.


Dans le Centre du Royaume, les tensions se sont exacerbées entre le Berry, la Bourgogne et la Touraine.

Après la déclaration de mobilisation générale de la Duchesse de Bourgogne, suite aux menaces énoncées du Berry, le Berry a répliqué, en fermant ses frontières et en dénonçant, [...] "le choix de la guerre [...]" que fait selon eux, la Bourgogne.
La Touraine , ayant fourni un soutien actif aux armées saintes, a été mis en cause. Selon nos informations, une missive, envoyée par Nilas, Capitaine des armées du Ponant, mis en accusation les autorités Tourangelles, prenant acte de la présence de nombreux étendards sous les murs de Chinon, ville de Touraine, en liaison routière direct avec la ville angevine de Saumur.

De tous les côtés, la mobilisation semble battre son plein, et la tension semble palpable entre les provinces du Cente du Royaume.


La position des armées fait craindre un prochain affrontement, dont l'escalade pourrait s'avérer fatale pour le Royaume de Sa Majesté.
L'affaiblissement des autorités royales, la croisade en Angers, les vélléités prêtées à l'Alliance du Ponant d'attaque du Royaume, les tensions persistantes entre les provinces du Nord du Royaume et certains signes de dissessions au sein même du Domaine du Roy, rendent la situation explosive.
A coup sûr, la position délicate où se trouve les instances du Royaume de France, et le Ponant, augure une escalade du conflit, dès les premiers sangs versés, si tant est qu'il le soit. Le démarrage du conflit par l'une ou l'autre des parties, et ce quelqu'en soit le vainqueur, fait peser sur le Royaume de Sa Majesté, un voile sombre, pouvant concourir à un affaiblissement sans précédent de la puissance royale et de l'ensemble des parties.



Nkhan, pour l'AAP
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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Lun 13 Sep - 18:02

Citation :

13-09-2010 Une "Hydre Noire" suspectée dans l'incendie de Gien

Gien (AAP) - Un incendie spectaculaire, déclaré en début de semaine et maitrisé après plusieurs jours de lutte, suscite la défiance de l'Orléanais vis à vis d'une possible implication criminelle dans le drame.

C'est vraisemblablement au dispensaire de la ville que le feu serait parti à l'aube de la belle et chaude journée de lundi. L'un des premiers habitants à sentir alors la fumée inhabituelle ne fut autre que Dame Hécat, tout fraichement élue maire de la ville et vaquant à ses occupations à l'intérieur même du bâtiment en feu pendant que la plupart dormaient encore. S'en suivit alors une agitation croissante au rythme de la propagation de l'information à grands cris empreints d'affolement. Un vent de panique renforcé par la présence de patients dans les murs du dispensaire en feu, réduisant considérablement la vitesse de son évacuation. On frisa ainsi le drame, avec une femme enceinte de 7 mois sauvée de justesse des flammes grâce à l'intervention de courageux voisins arrivés en courant dès les premiers sons du tocsin.

Une situation qui en serait restée au stade de la grande frayeur si l'incendie ne s'était pas propagé entre temps, bien aidé par une petite brise, touchant notamment la mairie, le bureau de police ainsi que l'herboristerie et s'attaquant aux maisons les plus proches. Le tableau jusque là paisible d'un village s'éveillant au rythme de la routine estivale tourna alors à un paysage sinistre, d'abord clairsemé puis vite submergé par de violentes trainées rougeâtres tracées par les flammes et accompagnées d'une fumée plus noire que les ombres courant d'un feu à un autre dans un chaos transpirant la peur de perdre la partie. Ce n'est que deux jours et des centaines de seaux d'eau transmis au long d'incessantes chaines humaines plus tard que l'incendie fut maitrisé. L'homme avait vaincu le feu et les habitants sauvé leur village. Pourtant, au lieu de se satisfaire du calme revenu et souffler devant le premier constat presque miraculeux qu'aucune perte humaine n'était à déplorer, les autorités ont eut tôt fait d'établir le caractère suspect du départ de feu et d'en chercher les responsables.

Le fait que le feu se soit déclaré à divers endroits de la ville, distants de plusieurs bâtisses, et dans un intervalle de temps qui semble après coup très réduit aura en effet vite éveillé les soupçons. Soupçons confirmés par une broche retrouvée dans les cendres encore fumantes du mobilier du dispensaire et aux contours reconnaissables entre mille : une Hydre, noircie par les flammes. Il n'en aura pas fallu d'avantage pour que la rumeur de la menace d'une "Hydre Noire" se répande dans la ville, puis rapidement dans tout le Duché, sonnant l'amorce d'une chasse aux sorcières pour mettre la main sur les responsables de ce désastre. Preuve en est la déclaration faite par le Duc Bourguignon de Sorel, alors même que le feu dévorait encore Gien, exprimant sa solidarité avec la population et décrétant persona non grata tout membre de cette nouvelle Hydre Noire.

Une déclaration qui soulève déjà des questions alors que les premières arrestations sont en cours. Cette Hydre Noire a-t-elle un lien avec sa tristement célèbre homonyme ? Qu'annonce cet incendie d'une ville tranquille du Domaine royal ? Et surtout, qui compose ce groupe alors qu'aucun incendiaire n'a été aperçu sur les lieux et que le seul individu revendiquant le sinistre semble affirmer avoir agi seul ? Une dernière question à laquelle les autorités orléanaises semblent vite avoir trouvé leur réponse dans les rangs des quelques étrangers transitant actuellement par la ville, récoltant du même coup le statut d'indésirables et de criminels avant même le lancement du premier procès.

Erasme, pour l'AAP
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ahlatete

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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Lun 13 Déc - 3:23

Citation :
12-12-2010 Incurie de la Curia ou humour incompris ?
ARGENTAN (AAP) - Depuis quelques jours, une annonce de la Curia Regis suscite de vives réactions en Alençon. Stupeur, incrédulité, amusement, agacement aussi. En effet, les Grands officiers y expliquent qu'ils n'ont pas pu mettre en place la régence annoncée... à cause d'une prétendue disparition des conseillers légitimement élus dans quelque obscure oubliette.

Pour comprendre, il convient de remonter plusieurs semaines en arrière, lors de la campagne des élections ducales. Au duel prévisible entre les listes CIVES et Héraclès était venu se greffer un troisième groupe, les Douze Salopards, essentiellement composé d'Hydres et mené par Thoros, l'instigateur des assauts qui se brisent régulièrement sur les murailles de la capitale depuis trois mois maintenant. Sans surprise, la duchesse Chrystel de Branson avait décrété l'inéligibilité des délinquants étrangers, conformément à la loi électorale en vigueur. Ceux-ci n'en avaient pas tenu compte. S'était alors posée au conseil ducal la question de la réaction à adopter : fallait-il organiser une révolte, ou ignorer les probables élus de l'Hydre ? Sur un large consensus, il avait été convenu qu'à partir de trois brigands au conseil, une régence serait instaurée, mais qu'en dessous, il serait plus judicieux de laisser courir, comme le dit l'expression consacrée.

Sur ces entrefaites fut transmis un communiqué de la Curia Regis, ordonnant une reprise quels que soient les résultats. Les oppositions furent variées ; qui dénonçant une ingérence de Grands officiers s'étant jusque là bien gardés d'intervenir ; qui mettant en doute la légitimité d'un conseil de régence excluant non seulement les Hydres mais également certains conseillers de l'opposition CIVES ; qui encore arguant qu'il était inutile de répondre aux provocations des brigands. Si les langues se déliaient en privé, il en allait tout autrement sur la place publique : la manifestation organisée en gargote réunit en effet une foule en colère d'une ou deux personnes.

Dès la proclamation des résultats électoraux, l'armée encercla le château. Le conseil ducal légitime s'attendait avec résignation à être mis dehors. Les jours passèrent sans que ce ne soit le cas. La duchesse Chrystel finit par aller renouveler son hommage au Louvre, distribua les postes et commença à organiser le travail. Dehors, les troupes semblaient toujours prêtes à donner l'assaut, et le Grand Maistre de France Marie Alice Alterac annonçait sans cesse la reprise pour le lendemain. Au fil du temps, la grogne gagna les rangs de ceux qui s'étaient soumis de mauvaise grâce à la décision parisienne, et de plus en plus de voix s'élevèrent pour réclamer la fin d'une situation tournant dangereusement au ridicule.

Deux semaines plus tard arrive donc enfin l'annonce mentionnée en introduction. Les Grands officiers y justifient leur inaction par le fait que... le conseil ducal se serait caché. Stupeur dudit conseil, qui vaque à ses occupations dans les locaux habituels depuis les élections. Si la duchesse Chrystel n'a à cette heure pas répondu officiellement à ces assertions mensongères, une plaisanterie circule déjà dans les tavernes alençonnaises : "Combien de Grands officiers faut-il pour ouvrir une porte ? Six au moins, puisque les cinq présents chez nous n'ont pas réussi en quinze jours."

La Curia Regis, n'étant plus à une incohérence près, demande également à ce que le Chancelier de France Grégoire d'Ailhaud puisse assister aux débats du conseil ducal en qualité d'observateur. Ce qu'il fait déjà depuis des mois, comme son statut l'y autorise en Alençon.

McY, pour l'AAP
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Elvy_lee

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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Jeu 17 Avr - 20:09

Citation :
Genève (KAP) - Dans la nuit du 28 Février au 1 mars 1462, par révolte, Genève tombait entre les mains de Starkel. Le lendemain, ce richissime magnat franc comtois remettait la ville entre les mains de Son Éminence le Cardinal Aristokoles pendant que l'Armée franc comtoise "Les Loups de Sarani" arrivait pour assurer le gouvernement militaire dans les remparts et déloger de la cathèdre, Leamance, fonctionnaire en charge de l’application du Simultaneum. Cette loi réglemente l'usage partagé de l'église cathédrale de la ville. La petite République urbaine s'était saisie du siège épiscopal quelques semaines plus tôt afin d’en chasser Honorine, évêque jugée coupable de Crime contre le peuple de Genève, entrave au bon fonctionnement des institutions et à l'ordre moral, rupture de la paix religieuse et troubles à l'ordre public liés à la pratiques de la foi. Le 3 mars, Genève devenait ville franche pendant que six des membres du conseil des XII, le conseil comtal de la Confédération helvétique, parmi lesquels le chancelier, Izaac et le bailli, Nowten, quittaient précipitamment la ville pour rejoindre le siège confédéral de Fribourg afin d'y exercer leur charge.

De l’autre côté du col de la Faucille, à Dole, le Parlement comtois fermente et s’interroge, n’ayant pas été informé au préalable de cette déclaration de guerre à Genève. Le 2 mars, une déclaration de Leif_von_dumb de Sparte, Régent de Lotharingie, légitime la chevauchée. Après une tentative de révolte infructueuse, des genevois commencent à quitter la ville soit pour rejoindre Fribourg soit pour mener des escarmouches en Franche Comté. La situation s’enlise. Les choses semblent en rester là pendant une vingtaine de jour. Le 24 mars, le Canton de Schwyz se range officiellement du côté de Genève dans une proclamation lyrique déclarant hors la loi, « la chienne opprimante Sarani de la Fiole Ébréchée dit «la Folle», maîtresse d’Asmodée, le cochon étranger Starkel l’auto-proclamé Saint dit «le Bizarre», favori du Léviathan,Son Éminence dévoyé Aristokeles de Valyria dit «le Mystifié», intoxiqué de Belial ». Les vallées se militarisent, Grandson, Fribourg et Schwyz se dotent respectivement d’une armée. Le Lieutenant Général de Genève, Maethor mobilise ceux qui veulent en découdre à Fribourg, où deux Oriflammes Genevois sont levés avec l’autorisation du canton hôte : L’armée « Bella Ciao » de la capitaine genevoise Cameliane et l’Armée de « L’Eldorado » de la capitaine fribourgeoise Hidatsa.

Succédant aux échanges de bons mots et noms d’oiseaux, la prise et le pillage de Saint Claude par une alliance entre le clan Corleone et des Cavaliers de L’Hydre, dans la nuit du 31 Mars au 1 Avril réveille les armes. Acte symbolique, les objets trouvés dans les caves de l’Hôtel de Ville sans claudien sont vendus pour une valeur d'environ 2500 écus, valeur des caisses genevoise le matin du 1er mars. Le 3 Avril, c’est Pontarlier qui tombe, la révolte porte Leamance sur le fauteuil municipal. Cette fois, les caisses sont rendues pleines et augmentées à Lecy.anne, élue le 6 Avril. Ce même jour, quittant Saint Claude, quelques membres de la Spiritu Sanguis, un groupe de mercenaires au services des Corleones, se font attaquer et sont laissés pour morts par l’Armée de la capitaine Sarani, sortie des remparts de Genève pour l’occasion. Le 10 Avril au matin, c’est au tour de Luxeuil de tomber, cette fois sous les assauts de Fatum.

Leamance et Coucou Desbois pour la KAP

[KAP] Exclue de la cathédrale, l'évêque de Genève est en prison http://forum2.lesroyaumes.com/viewtopic.php?p=16399597#16399597
[RP] Christos Christos Christoooooos Imperat ! http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2172413&start=0]
[RP] Revendication de la Saint Spiritu Hydrique. http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2178581n
[RP] Les transactions de la mairie http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2178908
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MessageSujet: Re: L'Hydre dans la presse.   Dim 27 Avr - 1:23

Elvy a écrit:
Saint Claude (KAP) - Ce 1er avril, Saint-Claude est tombée !

Revenons deux ans en arrière. Alors que les Corleone tentent de s’emparer d’une ville de Lorraine à la demande d’un commanditaire haut placé, le jeune Maledic Corleone, âgé de quelques années est reconnu parmi les assaillants. Profitant d’un passage du groupe en Franche-Comté au mois de décembre de l’année écoulée, Sarani décide d’éliminer l’enfant qu’elle blesse sérieusement ainsi que ceux qui l’accompagnent. Les Corleone bouillonnent et prennent Poligny en représailles fin janvier 1462. Les caisses sont vides mais ils savourent leur vengeance : entre Sarani et la famille italienne, la hache de guerre vient d'être déterrée.

Ensuite, la Spiritu Sanguis, groupe mené par les Corleone, s'associe à quelques membres de l'Hydre avec lesquels ils se rendent en Artois. Quand ils apprennent la prise de Genève, les Hydres restés en Confédération Helvétique décident de prêter main forte à leurs amis genevois. Quant aux Corleone, ils ont maintes raisons de revenir vers Genève. Il y a ce vieux compte à régler avec Sarani bien sûr mais aussi d’autres motifs plus obscurs, notamment le projet de Vasco et Agnesina, membres de la Spiritu, d'enlever le Cardinal Aristokoles. Les raisons de cet enlèvement sont tout à la fois personnelles et religieuses, Vasco souhaitant obtenir par la force le baptême qui lui a été refusé par un évêque champenois. Forts de ces motivations diverses, Cavaliers de l'Hydres et Spiritu Sanguis s'unissent et préparent leur cible, ce sera Saint-Claude. Le premier avril donc, Saint-Claude, bien que fortement défendue, tombe. L’armée de Draugaran "Guardian Wolves of Saint-Claude Never Die", postée aux abords de la cité, ne peut que regarder impuissante les hors-la-loi s’emparer de leur ville. Saint-Claude reste trois jours durant aux mains de l’envahisseur. Les caisses ont été vidées mais, une fois les mandats récupérés, le butin se monte à plus de 4000 écus.

Pendant ce temps, les armées comtoises sont à Genève et certaines voix s’élèvent pour réclamer leur retour. Après le départ de la Spiritu et de l'Hydre, Starkel reprend la mairie de Saint-Claude par révolte. Le groupe de malfrats se dirige au delà de Genève à l'intérieur de la Confédération. Mais Sarani "la Louve", qui commande l'armée franc-comtoise "les Loups Gardiens de Saint Claude", guette les mouvements des Corleone depuis les murs de Genève. Informée de leur déplacement, elle leur barre la route et assouvit sa vengeance en concentrant ses frappes sur la lance d'Enjoy Corleone. Le lendemain, c'est Agenisina Temperance Corleone, partie seule pour ne pas entrainer ses comparses dans une attaque qu’elle pressent, qui tombe sous ses coups.

Une sorte de folie guerrière s'empare de la Franche Comté et de la Confédération helvétique. L'armée "Guardian Wolves of Saint-Claude Never Die" remonte vers Dole et au delà, et l'armée "Chasseur de Crosey" dirigée par Diraak se dirige vers Pontarlier. Le Général White de Tiallaz avec "l'armée des septs" rejoint les loups de Sarani sur un nœud aux abords de Genève. La Spiritu amputée de sa tête et les Cavaliers de l'Hydre se dirigent vers Grandson où ils sont rejoints par l'armée genevoise "Bella Ciao" du capitaine Cameliane et l'armée "Eldorado" du capitaine Hidatsa.

Elvy pour la KAP

[RP] Revendication de la Saint Spiritu Hydrique http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2178581&postdays=0&postorder=asc&start=0
[RP] Martyr? Et alors? http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2169852&start=0
[RP] Christos Christos Christoooooos Imperat! http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2172413&start=0
[RP]Heureux comme un poisson en avril ... http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2178341
[RP] La vengeance est un plat qui se mange froid. http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2166627&start=0

Hé bé, je ne savais pas que tu écrivais à la KAAP, Elvy, bel article Smile
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L'Hydre dans la presse.
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