L'Hydre


 
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  [RP] la distribution de baffes ... ou pas en fait

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MessageSujet: [RP] la distribution de baffes ... ou pas en fait   Sam 10 Juil - 0:21


Harpege a écrit:
[hrp] début dans la nuit du 9 au 10 juillet, course entre le Rouergue (rouge ou bleu) et les brigands (noir ça ira ?). Pas d'hrp (râler dans le topic de régul). Bon jeu [/hrp]

[Rodez, nuit du 9 au 10 juillet ]

Harpège tira sur les rênes. Le soleil commençait à échauffer hommes et bêtes, l'étalon encensait d'impatience. Fiat lux, elle venait d'identifier le problème. Tellement simple, qu'elle aurait dû y penser avant. Le Rouergue souffrait de nombrilite aigue. Beaucoup trop de Rouergats aimaient leur terre, mais lorsqu'ils baissaient les yeux sur elle, leur regard s'arrêtait à leur propre nombril. Et y restait rivé. C'était tellement flagrant, qu'elle n'y avait tout simplement pas pensé.

Elle jeta un oeil sur l'organisation des campements. Tellement évident … Chacun dans son coin, organisant son petit pique nique nombrilesque. Aider sa terre, oui bien sur, mais surtout, se mettre en avant. Et piquer une crise de nerfs dès qu'on ne vous laisse pas sauver le monde nombril en avant.

Harpège avait réglé depuis longtemps ses soucis de ce coté là en ornant son nombril d'un joli bijou en or représentant une licorne des mers, symbole de sa famille. Le nombril se pavanait avec le joyau, et lui fichait la paix.

Pourtant, la crise révélait de grandes âmes. Elle était reconnaissante de la bénédiction du nouvel évêque, et pestait que les circonstances ne permettent pas de se réjouir comme il eut fallu de cette nomination. Elle estimait chaque jour d'avantage les chevaliers de la Licorne venus aider, tenant bon sans broncher. Et même les Terribles, qui levaient les traitres et les chassaient d'instinct.

L'étalon représentait une autre solution à l'affection qui ravageait le comté. Derrière elle, Brann, monté sur Gotham, présences chaleureuses et réconfortantes, et tout de suite après sa petite Frée d'Erin, véritable âme du Rouergue, elle dont la seule crise de nerf avait jeté à bas un comte. Une baillie en colère, aux prises avec la plus grande crise minière que le comté ait éprouvé, et qui cherchait des solutions désespérées. Cyrielle_, qu'elle avait du gronder hier parce qu'elle voulait se battre sa file dans les bras. Jacques, Espalionais au grand cœur. Le seul et unique forgeur d'épées en tire bouchon de tous les royaumes. Sa fille. Antechristo et Vanya qu'elle ne connaissait pas bien mais espérait apprendre à connaitre. Peu en fait. Mais soutenus de loin par son fils qu'elle apercevait sur les remparts, des maires admirables, des gens silencieux animés d'une immense rage …..

Elle lâcha les rênes et l'étalon partit à bonne allure. Le château attendrait, de toute façon la seule chose à laquelle elle ait pu tenir était le trône, siège de tant de souvenirs si l'on peut dire, qui avait été détruit. Et à un peu de dignité.

L'étalon partit à bonne allure, mais après une nuit de patrouilles, elle dut se rendre à l'évidence : les traces montraient qu'une grande quantité de gens étaient passés, mais ils les avaient ratés. Son nombril lui soufflait de piquer une colère: elle se mit à la recherche d'un moyen de soigner cette affection bizarre.


Garance a écrit:
[ La nuit du 8 au 9 juillet à Villefranche]

Ils étaient nomades soit, mais dire qu'ils n'étaient pas organisés, ça non.
Chacun sa place, les roulottes prêtes à partir au dernier moment.
Un tour dans les tavernes de Villefranche pour un dernier au revoir.
un Jeronimus abattu
Une vieille connaissance de Lisieux ici en Rouergue et venant d'être élu.
Avant la prise de la mairie, ils avaient évoqué ce bon vieux temps ponctué de "Ours, Ours", le signe de ralliement d'un groupe bien connu des anciens de Lisieux.
Et Diab de repartir dans ses vieux fantasmes: faire travailler des enfants dans un atelier de tisserand.
Le temps avait fait son oeuvre.. Et, ils riaient en voyant Jerominus faire tous les préparatifs pour assurer la sécurité de sa toute nouvelle mairie.
Un léger pincement au coeur chez l'Hydre qu'elle était devenue, mais l'attrait du chaos était le plus fort.
Peu importait que la mairie soit riche ou pas.
Le Rouergue, dévoré par ses querelles intestines se décomposait tout seul sous leurs yeux.
Les yeux rougis par le manque de sommeil, Labaiteuh grimpa dans une roulotte pour s'écrouler.
Elle était belle la nouvelle roulotte de Rix et Garance. Un cadeau offert à leur mariage qui n'en était pas un à Millau.
Elle souriait en pensant au casse tête qu'ils donnaient au château et imaginait la scène au Conseil Ducal

Je vous dis qu'ils vont partir par la Guyenne.
Non, par Toulouse, les lâches!
On a quelqu'un pour reprendre Villefranche?
Personne
Comment ça personne? Pas de révolte?
Bah, on sait pas si ils vont rester.
Ah oui..
Excuse me? What are we supposed to do?


Le convoi s'ébranle.. Jargor et Hydre ensemble.
A la cantonnade, elle lança:

Bien, et où va t'on mettre le chaos demain?
Je ne voudrais pas faire de caprices, mais un peu de repos me ferait le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: [RP] la distribution de baffes ... ou pas en fait   Sam 10 Juil - 22:30


Cerdanne a écrit:
A l’aube, 10 Juillet 1458…

Les petits matins se suivent et se ressemblent…Ou presque...
L’important était de les voir se lever.
L’important était de leur rendre leurs couleurs chatoyantes
Elle ne connaissait plus grand monde dans ce Rouergue en sang.
Mais force était de constater que les mêmes regards de braise s’étaient donné rendez-vous ici.

Donc peu de monde au fond.
Avec la même rage. Les tripes, seules qui parlent.
Notre terre, nos cailloux…
Qui que soit ne les soumettrait pas…
Il y juste un an…
Les mêmes frileux, les mêmes vomissures…Jusqu'à en mourir.
Jusqu’à grandir…

La patrouille rentrait.
Les chevaux fatigués, les hommes déçus.
Déçue ? …Elle ne savait plus.
Sa haine doucement s’effilochait et se diluait sous les assauts de ces prétentieux. Leurs frotti en frotta usait sa détermination.
Sa première rage était surtout pour elle.
Sa confiance en la parole donnée.
Paroles hydrique, Jargor non loin.
Voir le chaos, elle, ardente danseuse de la pagaille, ahurie, sans voix. Juste une boule dans le creux de l’estomac.

Son regard chercha la silhouette de la nymphette et de son hérisson. ..
La tignasse de son frère, flambeau de la famille les saluait tout là-haut, sur les remparts.
La seule et unique véritablement raison, au fond de sa venue ici.

Cerdanne, peu à peu, sentait le Rouergue s’éloigner d’elle.
Enfin, pas le Rouergue...
Soyons juste…
La bande de Doryphores qui peu à peu gangrénait sa terre et se targuait de l’aimer.

Forçant légèrement l’allure, elle se rapprocha de sa mère et marmonna
.

Si ça gratte trop….j’ai un remède. Un bain d’eau salé….

Sourire malicieux et elle pencha là tête vers le hérisson.

Tu crois que ca nage bien…Avec tout ces piquants….


Rix a écrit:
La joyeuse caravane était partie de Villefranche dans la nuit. Il avait fallu terminer le pillage, enfin, vider les restes, de quoi couvrir les frais de bouche et de transport. Z’étaient un peu bête dans ce comté. S’ils avaient laissé le château avec des coffres et des caves grassement remplis, peut-être bien que les Jargohydres auraient décidé d’en rester là. Mais non, en Rouergue, on était à la fois dépensier et mesquin. On dilapidait l’argent publique sans vergogne et paradoxalement on usait de sorcellerie pour cacher jalousement ses écus, ses denrées, si bien qu’on pouvait rencontrer en taverne des gars richement mandatés sans pouvoir leur vider les poches pourtant forts gonflés.

Oui, paradoxe d’un monde de fous furieux. Et de dégonflés qui n’étaient pas près d’inventer la chambre à air. Le château avait était repris courageusement une fois qu’il fut vide. Il en serait de même pour la mairie de Villefranche.

Et d’autre encore ?

On avait rien décidé. Pour l’heure, on se la coulait douce sur la route, on laissait faire le cheval de tête et toutes les roulottes suivaient, dans un bel ordonnancement, pour une fois qu’on renonçait au désordre et à la curée ! De temps à autre, on allait zieuter à la fenêtre, zieuter les alentours. En toute logique, un vrai chef d’armée aurait décidé de se placer entre Villefranche et Rodez pour leur barrer la route. Il n’y avait guère de solutions ; soient ils sortaient du comté, direction Toulouse ou la Guyenne, soient ils continuaient leurs actions de grâce en Rouergue !

Il ne se passa rien. Le repos juste perturbé par quelques cahots sur le chemin. Ils étaient prêts, pourtant, l’épée toujours à portée de main. Ils n’auraient pas rouspété et auraient accepté le combat comme une juste récompense, parce que piller sans cesse, passer ses nuits sur le marché, pfffff, c’était du taf !

Méritaient bien de s’amuser un peu.

Alors, dans leur belle roulotte douillette, cadeau inestimable de leurs complices, Garance et Rix s’aimèrent toute la nuit, vigilants, certes, mais à se donner tout le plaisir du monde. Eux, ils ne virent pas le paysage, pas plus que les faibles lumières de Rodez au loin. Et il fallut les réveiller quand le lendemain, on décida d’établir un camp non loin d’Espalion.

Espalion. Le dernier village à prendre.

Demain ?


Garance a écrit:
[Le 9 au petit matin.]

Faites vivre à une femme une nuit qui ne se raconte pas ou alors pour faire verdir de jalousie une ennemie, et la voilà toute chamboulée.
Recoiffant rapidement ses cheveux et enfilant ce qu'elle trouvait sous la main, Garance , les yeux légèrement embrumés, sortit de la roulotte et remonta le convoi arrêté.

Petit scarabée
Pas le temps
C'est quoi ces humeurs chavirées
Eh bien très chère, probable que vous n'y connaissez rien

La voix exaspérée
Reprends-toi

La voix n'avait pas tort, même raison, c'était pas l'heure de l'embêter et quand c'est pas l'heure. Elle se campa devant la première roulotte.

Bon, va falloir faire attention. L'armée d'Harpège doit être dans le coin. On nous l'a signalée.
Garance..
Bien, vous voyez sur la carte, ce petit chemin de traverse? On va le prendre. Même les roulottes pourront passer. Elle ne s'éloignera pas des remparts de Rodez..
Garance? on a passé Rodez.

Y a des mots qui mettent du temps à circuler le matin. Se les répétant pour mieux les intégrer . bah oui.. l'aube.. la nuit folle.. le ventre creux.
Ah oui...oui..
Fallait bien gagner du temps et se donner un vague air de contenance.
Garance?.. c'est quoi ces braies?
Un oeil jeté à la sauvette vers le bas. les braies de Rix . Un grand moment de solitude l'envahit . Prenant un air de circonstance des plus étudiés.
Eh bien! Ce sont des braies.. Un peu larges voilà tout. Pour l'été
Sourires goguenards, elle retourna presqu'en courant vers leurs roulotte , ouvrant la porte d'un grand geste
Riiiiiiiiiixxxx! Qu'as-tu fait de ma robe?.. Enfin de mes braies.. de mes vêtements quoi?


Rix a écrit:
Rix avait encore trainé au pieu, essayant de gagner quelques minutes de sommeil, ben vi, depuis qu’il était avec Garance, il ne comptait plus ses nuits en heure ! Puis il s’était décidé, était sorti presque en rampant de la couche et avait cherché ses fringues. La roulotte était sans dessus-dessous.

-Pétard ! On a livré bataille ici cette nuit ! Je sais bien que l’armée d’Harpège n’est pas bien grosse, mais de là à entrer tout entière dans la roulotte !!

Bon, il était un peu dans les vapes, une sorte d’amnésie passagère, si ce n’est quelques images voluptueuses d’un corps magnifique et transit de désir. Il lança un soupir presque déchirant et fouilla. Il ne dégotta que la robe de Garance, mais ne se démonta pas et essaya de l’enfiler.

A l’Ouest le Rix ?


-CRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAC !

Oui, à l’Ouest, rien de nouveau, sauf Espalion.

Bon.

Il rougit tout seul comme un idiot, enleva la robe bonne à confectionner un baluchon puis décida de rester à poil, une habitude chez lui. Juste, il décrocha le tablier qui lui avait miraculeusement échappé au carnage, l'attacha autour de sa taille et entreprit de faire un peu de ménage, ranger la roulotte à défaut de son esprit.


La porte de la roulotte s’ouvrit avec fracas.

-Riiiiiiiiiixxxx! Qu'as-tu fait de ma robe?.. Enfin de mes braies.. de mes vêtements quoi?

Il la regarda l’air gêné, comme un mioche qui avait fait la bêtise de l’année, puis alla ramasser la robe qu’il lui tendit.

-Euh… vla, c’est la faute d’Harpège, hein ? Tu lui a pris sa place, l’a voulu se venger, cette nuit pendant qu’on b…. euh dormait.


Garance a écrit:
Quoi??????

Si vous connaissez un tant soit peu Garance, vous admettrez que cette interjection semblable au cri d'un ofraie ne correspondait pas du tout à sa personnalité.
Un vrai drame en soi.
De plus, la vision de Rix dans le plus simple appareil qu'il avait joli d'ailleurs n'était pas pour tempérer une humeur comparable à ce que le commun des mortels nommerait une colère foudroyante.

Tu t'égares petit scarabée

Plissant les yeux, elle arracha la robe des mains de Rix et la déploya.. Un chiffon.. Une loque..

La Harpège, on l'a passée, on l'a blousée elle et son armée de ferraille. Pas un soldat.. personne. Pas de fer croisé... Elle est restée plantée devant les remparts. A croire qu'elle a eu peur de nous

Avouer à Rix qu'elle ne s'en était pas aperçue , Garance réservait cela à plus tard. Lui rendant la robe avec un sourire en coin.

Bien.. On va être obligés d'aller en ache... enfin d'en prendre une.. Les maires raffolent de ce genre de vêtements qu'ils offrent à leurs maitresses et les mairesses se les gardent.



Rix a écrit:
Bon, Rix s’en tirait à bon compte. Il s’attendait au pire en entendant ce cri animal quand elle aperçut sa robe en lambeau. Car Garance était une femme, oui oui, une femme splendide même, il aurait pu détailler la chose avec gourmandise mais ce n’était pas le moment, elle était aussi beaucoup plus forte que lui, et on ne massacrait pas la robe d’une jolie femme impunément.

Or, non seulement elle sembla finalement le prendre assez bien, mais en plus elle trouva une bonne raison de continuer à faire les quatre cents coups en Rouergue. Certains se révoltaient pour l’argent, d’autres pour la gloire, d’autres encore pour la liberté, eux, ce sera pour remplacer la robe de Garance, noble cause à dire vrai, un corps aussi charmant méritait toutes les attentions.

Les espalionais, euh…. noix ? Bref, les espaliomachins seraient ravis d’apprendre que leur bonne ville brûlerait bientôt juste pour remplacer une robe.


-Bon, on y sera que demain, hein ? On a du temps devant nous, et puis, tu ne vas pas garder mes braies, quand même, ça le fait pas pour une ex-comtesse…

Il ferma à double-tour la porte de la roulotte et l’attira vers le lit.
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