L'Hydre


 
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 Halle de Genève : Bureau de campagne Hydrique

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Fernand
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Compétences
Force: 255
Capitaine: Non
Fonctions: Monsieur Circus

MessageSujet: Re: Halle de Genève : Bureau de campagne Hydrique   Mar 23 Fév - 2:29

--Monsieur_Loyal a écrit:

Epilogue :

Jusque tard dans la nuit dans le campement de roulottes hydriques, le feu dansa, la barbaque grilla, l'alcool coula. Les cavaliers s'endormirent.. ou pas... tandis que l'un d'eux chantait pour l'âtre mourant sous le regard des étoiles....

D'où viens-tu gitan ?
Je viens de Bohême
D'où viens-tu gitan ?
Je viens d'Italie
Et toi, beau gitan ?
De l'Andalousie
Et toi, vieux gitan, d'où viens-tu ?
Je viens d'un pays qui n'existe plus...

Les chevaux rassemblés le long de la barrière
Le flanc gris de poussière
Le naseau écumant
Les gitans sont assis près de la flamme claire
Qui jette à la clairière
Leurs ombres de géants
Et dans la nuit monte un refrain bizarre
Et dans la nuit bat le cœoeur des guitares
C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière
C'est l'ardente prière de la nuit des gitans

Où vas-tu gitan ?
Je vais en Bohême
Où vas-tu gitan ?
Revoir l'Italie
Et toi beau gitan ?
En Andalousie
Et toi vieux gitan mon ami ?
Je suis bien trop vieux, moi je reste ici...

Avant de repartir pour un nouveau voyage
Vers d'autres paysages
Sur des chemins mouvants
Laisse encore un instant vagabonder ton rêve
Avant que la nuit brève
Le réduise à néant
Chante, gitan, ton pays de Cocagne
Chante, gitan, ton château en Espagne
C'est le chant des errants qui n'ont pas de frontière
C'est l'ardente prière de la nuit des gitans


(le gitan, les compagnons de la chanson)

Plop.
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MessageSujet: Re: Halle de Genève : Bureau de campagne Hydrique   Lun 1 Mar - 23:43



Charlyelle a écrit:
Elle était allé le chercher jusque dans le fin fond de son bureau. C'pauvre homme, il avait bien droit à un peu de distraction tout d'même. Et faut dire que ça commençait à fourmiller de toute part MAIS rien de mieux que d'venir partager une bonne grillade et s'flamber un bon cru.

Aussi Charlye revient-elle sur le campement accompagnée d'une avoyeresque personne. Et puis bon la représentation allait pas s'terminer comme ça d'ailleurs y'avait juste eu les auditions. Celles-ci venaient de se terminer il y avait fort à parier que le spectacle débuterait dans quelques heures.

Z'étaient tous là ou presque, autour du feu et son regard se posa sur un Fernand silencieux depuis un bon bout de temps. Oui bon ou alors il avait bloqué sur le sieur Loyal qui avait magistralement interprété un morceaux de choix pour clôturer les auditions.

Fernand ?....Fernand ?.....Feeeeeernaaaaaaaand, j'vous ai ramené m'sieur l'avoyer, un spectateur de choix.

Oui bah va bien finir par émerger l'Fernand....Elle va pas s'y égosiller non plus l'écossaise guyennoise.
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MessageSujet: Re: Halle de Genève : Bureau de campagne Hydrique   Mer 3 Mar - 6:47


Sieurfernand a écrit:
Cris, flammes... et musique.
Assis dans l'ombre, éclairé par les caprices du feu, il se laisse bercer par son environnement.... la danse de l'ombre et de la lumière, la danse des notes et des silences.
Au milieu des voix, son nom résonne à plusieurs reprises et il finit par quitter les flammes des yeux pour voir s'approcher deux silhouettes.

Inclinant la tête dans une expression poli mais neutre, il laisse aux ombres et aux lueurs le soin de lui sculpter l'humeur.

- Que puis-je?
Demande-t-il tant à lui même qu'aux nouveaux arrivants?


Sieurfernand a écrit:
Pendant qu'il parlait un petit museau humide vint lui frôler la main.
Le Furgolin sauta sur une souche s'assit sur ses pattes arrières puis fit son numéro habituel.
Le tube sauta du cou de l'animal qui le balança et attendit dressé comme un "I"
Fernand lui donna un morceau de viande pas trop saisi et ouvrit le tube.
Il y trouva un petit vélin enroulé autour... d'une queue de rat....????
Il jeta un œil suspicieux au carnassier étrange qui mastiquait sa barbaque, puis haussa les épaules.
Il reporta son attention sur Charlyelle et l'avoyer, les invita à s'assoir,
et bredouillant une excuse commença la lecture du petit mot. Il mâchouillait distraitement la queue de rat séchée sans plus réfléchir à sa provenance....


Goutant quand à lui la viande rouge et juteuse, le furgolin avait l'air foutrement content de lui. A bordeaux,une fois le papier transmis à la femme au rat, le Furgolin avait évité de justesse un coup de pieds hostile, puis avait jaillit par la porte entrebâillée ... Les oreilles en mode changement de phase, il s'était aplati pour observer d'un air furieux la femme qui sortait et descendait par l'escalier.
Le Furgolin était alors revenu sur ses pas pour s'intéresser au gros rat agressif. Resté seul dans la pièce et bien décidé à ne plus se faire spolier de sa pitance légitime, le rongeur aux yeux rouges indignés s'était précipité pour récupérer le morceau de fruit prélevé dans sa gamelle par sa maitresse.
Il venait de saisir le morceau de pomme entre ses dents quand il avait perçu un mouvement flou et une vive douleur.
- SNAP!
D'un geste vif, le rongeur s'était retourné pour mordre mais s'était trouvé déséquilibré par un changement imprévu de son centre de masse. Lorsque le rat se redressa, sa queue tranchée net avait disparu et le furgolin avec.


Dernière édition par Garance le Mer 3 Mar - 6:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Halle de Genève : Bureau de campagne Hydrique   Mer 3 Mar - 6:47

--Maitre_Blablatus. a écrit:


[Dans un bouge de luxe quelque part à Bordeaux.]

Trop grands

Vautré sur un lit de fourrure quinze fois plus grand que lui, divisez par deux pour avoir la taille réelle, une main tenant une coupe de vin fin et l’autre dans les mains d’une maîtresse particulièrement douée en manucure, Blablatus, avocaillon retors s’adonnait à son obsession née d’une rencontre avec les mignons pieds de la Duchesse Melior.

Trop sales

Les gueuses défilaient dans sa chambre, et montaient sur un escabeau pour exhiber à l’œil attentif de Blablatus leurs pieds.

Arg.. mais ces orteils, on dirait des salsifis !

Une à une, elles repartaient, déçues. L’appât d’un gain facile : 500 écus à qui plairait à l’avocaillon s’évanouissait devant le verdict sans appel du nabot.

Couvert d’une robe de chambre de brocart rouge sang et or, tissé spécialement pour lui et le cou reposant dans l’encolure de renard, il coulait des jours heureux depuis le verdict triomphal de relâche prononcé en première instance pour ses inestimables clients : 21 membres de l’Hydre.


Son embonpoint nourri de bonne chère , de vin et d’inactivité intellectuelle s’épanouissait et bientôt il serait aussi large que grand. Une petite taille qui lui valait moqueries et quolibets des gens « anormaux » comme il se plaisait à dire. Entendez par là, les gens de plus haute taille que lui.

BAM ! BAM ! Le nain ! Debout !

L’appellation plus que le bruit fracassant contre la porte de ses appartements firent sursauter l’avocaillon. Qui Diable pouvait le déranger par cette après-midi ensoleillée. Il avait pourtant grassement payé des gardes chargés de ne laisser entrer que des femmes.

D’un geste de la main, il envoya une de ses maîtresses ouvrir la porte et laisser le passage à un homme assez fort et grand.


Ah Ah ! Je vois ! Occupé à dépenser les écus de l’Hydre sans vous soucier de la suite.

Se relevant quelque peu et rabattant les pans sur son ventre rebondi, Blablatus ne se laissa pas démonter.

Voulez-vous vous joindre à moi, Messire.. messire ?

L’art de répondre à une question par une autre pour en savoir davantage et trouver le moyen de rabaisser cet arrogant personnage.

Ils m’avaient bien dit que je vous trouverai ici à ribauder . Mon nom importe peu. L’Hydre m’envoie. Le procureur gascon Riwenn a déposé un appel à la Cour d’Appel. Habillez-vous et montez à Paris pour voir de quoi il retourne ! »

Si l’homme avait un tant soit peu étudié la psychologie nanesque, il aurait su qu’il prenait un mauvais chemin. L’orgueil et la susceptibilité du nabot était inversèment proportionnel à sa taille. Et dans ce cas-ci, la différence était géante.

Avez-vous un parchemin ou un papier quelconque pour corroborer votre demande? «

Le vocabulaire et la question procéduriers reprenaient le dessus.

Pour toute réponse, l’homme déposa aux pieds de Blablatus l’insigne de l’Hydre.


Hum.. je vois.. Et , vous ont-ils parlé aussi …

Frottant les doigts contre son pouce, le geste était sans équivoque.

Ils me l’avaient dit aussi.. Eclatant de rire Vous aurez votre salaire au retour , si bien entendu, vous arrivez au résultat escompté.

Ah ! les gredins..

Une boutade. L’Hydre avait payé ses exploits rubis sur l’ongle, mais à gredin, gredin et demi.

J’irais donc à paris, mais dites-leur bien que la Cour d’Appel n’est pas un petit tribunal de Province. Grâce à MOI.. Menton relevé…et l’intégrité, la connaissance du droit, cet esprit empreint d’une telle rigueur, cet amour du texte et de la virgule bien placée de la Duchesse Melior, rien n’aurait été possible…


[La Salle des Peines Perdues de la Cour d’Appel.]

Faites attention où vous mettez les pieds Bougre d’âne !

D’un geste rageur, Blablatus tirait sur le pan coincé sous les pieds d’un garde. Enrobé comme un paquet cadeau d’une cape aux couleurs criardes et chamarrées, l’avocaillon pestait contre la négligence d’une de ses maîtresses. Elle avait oublié de coudre un ourlet salvateur et telle une gueuse endimanchée, il se voyait forcé d’éviter à sa cape l’assaut de pieds négligents.

Du haut de ses chausses à semelles compensées et après avoir demandé où se nichaient la Salle d’affichage des Dossiers en appel et le Bureau des procureurs dans le dédale de la Cour d’Appel, Blablatu accomplit la plus longue marche de son existence..

25 jours durant, il revint à la Cour d’Appel..
25 jours d’une interminable attente.
25 jours à payer à prix d’or une chambre petitement meublée non loin des bâtiments de la Justice.
25 jours à gonfler la bourse de petites femmes de Paris, plus douées que les provinciales, certes, mais si âpres au gain.
25 jours à essayer de grapiller la moindre information qui filtrerait des portes épaisses du Bureau des Procureurs.

Blablatus déprimait. Et l’étonnement de tous ceux qui arpentaient la même salle que lui n’améliorait pas son humeur.


Eh bien Messire !, ça a jamais duré aussi longtemps !
Encore ici ? Ils ont oublié l’affaire !
Pour moi, c’est pas bon signe !

Visages froids et inexpressifs entraient et sortaient de la Salle sans prêter la plus petite attention à l’avocaillon.

La corruption ou l’intimidation étaient à proscrire. Blablatus, si petit soit-il, avait peur pour le peu de chair et de sang qu’il déplaçait en ce bas-monde.

Le 25 ème jour, enfin, le Procureur Général Jason sortit, les traits tirés, le visage sombre… Blablatus sentit son cœur descendre dans ses chausses et chez un homme de sa taille, ça descend beaucoup plus vite…

Il écouta l’annonce et sans plus attendre, demanda à un garde de lui prêter son dos pour rédiger une missive.



Citation :
Inestimables clients,
Membres honorés de l’Hydre,

C’est avec une joie non contenue que je vous livre ici même le résultat de mes efforts acharnés à votre sauvegarde à la Cour d’Appel.

Après 25 jours de rencontres avec des membres influents de la Cour d’Appel,
de corruption de gardes pour coller mon oreille aux portes des salles de débats,
de cadeaux divers et variés comme victuailles et breuvages,
de glissement de bourses remplies d’écus dans les poches les plus hautes,
le Procureur Général Jason a enfin donné l’avis de la Procure sur l’appel lancé par le procureur Gascon Riwenn.

Je vous en livre le contenu ici même :


Citation :
La Procure a rejeté votre demande.
La suite en MP
Désolé
Une déclaration succinte , percutante, sans équivoque.
J’essaie encore de comprendre la teneur de ce mot « Désolé »et vous livrerai mes conclusions plus tard.

Toujours est-il que où que vous soyez et quelque soit les traités de Coopération en vigueur, aucun des 22 membres mis en procès ne pourra être mis en accusation pour sa participation au spectacle donné à Mont de Marsan.

Vous voyez qu’une fois de plus, votre serviteur dévoué a fait des merveilles et reste entièrement à votre disposition pour quelques broutilles judiciaires malencontreuses qui vous seraient attribuées.

Vues les dépenses du voyage aller-retour Bordeaux Paris, les frais de bouche et d’hostellerie, sans compter les pots-de-vins distribués, et conformément au contrat tacite qui nous lie, je vous demanderai donc de me faire parvenir 10.000 écus sonnants et trébuchants.

Votre dévoué Blablatus
Avocat de l’Hydre


Cachetant le parchemin, Blablatus se fit fort d’envoyer cette missive par pigeon hydrique. Un specimen qui ne le quittait jamais en déplacement.
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