L'Hydre


 
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 Des cavalières à l'université de Bordeaux...

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MessageSujet: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Jeu 4 Fév - 6:57

Harlem...s a écrit:
Une salle banale, oubliée et fermée...

Long le temps qui s'écoule entre les murs de cette vieille salle de cours. Mauvais tour que jouent parfois les courants d'air et les huisseries anciennes. Des accords, mais même cet air las et musical ne semblait se laisser porter par delà cette pièce. Harlem avait chercher un petit coin pour y potasser en paix...Oui mais...

Il y a, si peu de lumière
Une petite fenêtre et
Un grand tableau noir
Il y a pourtant si peu d'air
Les murs semblent avancer
A chaque heure c'est le soir

Et tournent les pages, j'apprend
Mais sortir d'ici , je ne sais pas.


Il y a, des jours longs tels des semaines
La cohue du monde etouffant sa rengaine
Ses voix se meurrent aux pans de calcaire
A chaque minute c'est tout 'écho qui se perd

Et tournent les pages, j'apprend
Mais sortir d'ici, je ne sais pas...


Il y a ce silence, feutré et studieux
J'avais rendez vous il faut croire
Avec cette compagnie triste et noire
Cette dernière heure et son air fielleux
Et chaque seconde tue ce qui nous sépare

Et tournaient les pages, j'ai appris
Naviguer et en grec et en latin
Mais sortir d'ici, je ne sais pas...


Harlem était venue puiser en puit de sciences dix jours auparavant, au fil de lecture, la journée avait cédé le pas à la nuit. Plongée en arcanes, férue de bases c'est à peine si elle avait levé le nez quand cette porte avait claqué.
Pou elle ce n'était qu'un peu plus de solitude, de tranquilité, quelques heures volées. Le genre de larcin qui lui plaisait de perpétrer.
Elle s'était ensuite étonnée, avait cogné le bois, appeler un eventuel retardaire.
Puis la patience enfuie, attente vaine c'est les mains en sang en butte à l'hostilité butée d'un simple panneau sur gonds...
Puis la résignation lente et le temps qui échappe à tout calcul, elle avait meublé en approfondissant ses connaissances...
Oui mais la faim de savoir ne tue pas. Elle.
Tombée comme on s'endormirait, le livre et le luth avait précédé sa chute éthérée.
Dans un froissement de papier et de tissus indécent dans ce silence de mort, sur une dernière note qui mourrait aussi...

Elle gisait, retraitée à son insu, prisonnière à son grand dam.
Le pion des aléas, le sablier invisible et insidieux egrenant son compte à rebours...

Je vais mourir instruite...

Un murmure à peine. A peine une ironie...Une larme, un sourire. Un battement de coeur, métronome du ralenti.

Et une Lumière vive soudain.
Est ce le ciel qui s'ouvre ?
Ou autre ?

Sibylle. a écrit:
[Taverne Hydrique]

Un pigeon, encore un. Des nouvelles des uns et des autres. Sibylle les contemple d'un oeil maussade. Elle s'en fiche. Elle a mal. Les potions que lui font ingurgiter les médicastres ne soulagent pas ses douleurs. Savoir que d'autres pendant ce temps là chevauchent ne fait que aggraver sa mauvaise humeur.

Citation :
Gnaaaa, gnnaaa...., Bouba... Gnnnaaa, gnaaaa.... Pasoa en forme, Gnaaaa, gnnaaa ...oignon en pleine croissance, Gnaaaa, gnaaaa...., Vérifie que Harlem ne dépouille pas le marché et continue ses études....

La lettre échappe à ses mains soudain tremblantes.
Harlem à Bordeaux?
Comment a t elle pu oublier ça?
Et où est la jeune marchande, surtout?
Depuis son réveil, elle ne l'a pas encore vu une fois. Ce n'est pas normal, voire même carrément anormal. Si la jeune fille est sauvageonne, elle n'en reste pas moins une amie et une Cavalière.
Soudain fébrile, Sibylle se lève en étouffant un gémissement de douleur. Se mordillant la lèvre, elle attrape la canne dont elle ne se sépare plus.
Premiers pas douloureux, Sibylle claudique vers le marché. Là, elle espère que quelqu'un saura la renseigner.
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Nenuphar

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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Sam 6 Fév - 10:37

Nénuphar a écrit:


[Place du Marché]

Après plus d'une semaine de convalescence dans une chambre triste du couvent, elle allait mieux. Les soeurs l'avaient enfin laissée sortir même si elle marchait encore difficilement. Dehors tout était plus lumineux, plus intense, plus... vivant!
Elle voulait retrouver les autres cavaliers restés à la taverne Hydre et associés, mais ses pas la menèrent d'abord au marché.
C'est là qu'elle trouva une Sibylle encore amochée et claudiquante, et un peu paniquée.

Après de longues... très longues.... très très longues explications - parler avec Sibylle était une leçon de patience - Nénu finit par comprendre qu'Harlem était, elle aussi, à Bordeaux et que Sibylle s'inquiétait de ne pas la trouver au marché. C'était vrai il y avait de quoi être soucieuse. Si Harlem était dans une ville, forcement on la trouvait au marché, elle avait le commerce dans le sang. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'aller marchander le poisson, discuter le prix de la viande ou de tout autre produit monnayable.
En interrogeant les chalands et en décrivant les couettes immanquables de la jeune fille, il s'avéra que personne ne l'avait vue depuis plusieurs jours.


Oui, c'est bizarre, tu as raison. Elle doit être en train d'étudier... mais même quand elle étudie, elle fait toujours des pauses autour des étals... On file voir à l'université, j'espère qu'ils nous laisseront entrer là-bas, on doit pas trop ressembler à des étudiantes, avec nos démarches hasardeuses...


[Université de Bordeaux]

Personne n'avait fait de difficulté à l'entrée.
Des couloirs, des portes, encore des couloirs... Elles ouvraient les portes les unes après les autres, à la recherche de la gamine.

1e porte:
Kindjal a écrit:
"Il n'y a pas de dissection prévue aujourd'hui"
C'est tant mieux, on a déjà donné!

2e porte :TU, Taverne Universitaire, pas de couettes à l'horizon...
On continue...

5e porte : "Cliquo ergo sum."
Ca doit être du latin... Lab m'a parlé d'un truc comme ça. Mais je savais pas qu'elle avait fait latin... faudra que je lui demande.

8e porte: Latrines.

12e porte: ...
Viens voir Sib, celle-là est fermée! Tu sais forcer les portes toi?
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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Lun 8 Fév - 11:03

Sybille :

Citation :
Fo-forcer?

Une moue traverse le visage de Sibylle. En temps normal, elles auraient Lafouine ou Bourgogne sous la main et la porte serait défoncée sur le champ. Mais leurs compagnons ne leur ont même pas laisser un des deux sergent en guise de chaperon.
Le regard vert effleure la silhouette claudiquante de sa compagne, puis se pose sur son épaule bandée et sur sa canne. Non, il n'y a pas , elles ne sont pas en état de défoncer la porte. Même en se servant d'un des bancs qui trainent dans le couloir en guise de bélier, elles n'y arriveront pas.
Elle lève un doigt docte.


U-une é-épingle à-à che-cheveux!
I-i-il n-nous faut u-une é-épingle à che-cheveux!
A-a-a-a ce-ce q-qu'il pa-parait, ç-ça vient à bou-bout d-de nim-n'importe q-quelle se-serrure.
Do-donne-moi u-une d-des ti-tiennes. J-j'ai m-mis un-un temps f-fou à m-me coi-coiffer, ce-ce ma-matin. Je-je n'ai p-pas en-envie de-de sa-saborder m-ma coi-coiffure.
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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Lun 8 Fév - 11:04

Harlem :

Citation :
Pouvait on aller plus mal ? Avoir fait déjà la moitié du chemin qui mène à "Si j'avais su" ?
Harlem était aux fraises, en piteux état, mourante!

C'était la fin des haricots. Des marchés.

"Hein ? Des marchés ? Fini ? Pour toujours ? Qeudtchi ? N'éxagérons rien tout de même !"

Nous en étions à une lumière vive. Sorte de révélation! Harlem voyait des étoiles cette veinarde... Ben oui que voulez vous même à l'article de la mort y en a qui ont le cul bordé de nouilles. Une chance, une baraka insolente. Le genre à faire palir tous les maris cocus et se féliciter d'être célibataire por siempré.
Et comme une veine n'arrive jamais seule, Harlem qui caracolait de constellations en planètes en passant saluer le berger. Savez celui a qui c'est toujours la faute quand on se paume. Elle entendit du coma cosmik où elle se trouvait la voix des anges.



Citation:
U-une é-épingle à-à che-cheveux!
I-i-il n-nous faut u-une é-épingle à che-cheveux!
A-a-a-a ce-ce q-qu'il pa-parait, ç-ça vient à bou-bout d-de nim-n'importe q-quelle se-serrure.
Do-donne-moi u-une d-des ti-tiennes. J-j'ai m-mis un-un temps f-fou à m-me coi-coiffer, ce-ce ma-matin. Je-je n'ai p-pas en-envie de-de sa-saborder m-ma coi-coiffure.

C'est précisément là qu'elle dû battre des cils, cette voix! Il lui fallait revenir... Elle connaissait cette voix!

Sy...Sy... bille ? Nénu ?

Ô espoir. Ô joie. Est ce la peine de décrire la scène ? Ou encore l'émotion ressentie précisément à ce moment là ? Elle était libre. Sauvée. ENFIN PRESQUE. Il fallait se lever... Il fallait se manifester. Il fallait faire du bruit. Il fallait hurler. Oui sauf que d'un point de vue vocal Harlem pouvait pas. Brailler elle savait pas. Pour ça qu'en général elle faisait la gueule. Façon comme une autre de marquer son courroux. Il fallait faire savoir qu'elle était là!! Qu'elles aillent pas chercher ailleurs!!

Elle ouvrit les yeux Ô effort suprème... Tendit la main vers le pied d'une chaise, portée par l'espoir fou de savoir quelqu'un de normal derrière cette porte. Quelqu'un de familier. Quelqu'un quoi.


Sybille!!!


L'appel était faiblard et Harlem fit choir la chaise. Elle entendait les mots derrière ce panneau maudit. Elles voulaient entrer.

Je veux sortir!!

La chaise rejoignit le sol juste après un détour percutant.

Aie! J'en ai marre...

JE SUIS PRESQUE MORTE.


Au moins si elle mourait pour de bon on saurait pourquoi! Parceque les filles de l'Hydre achetaient les épingles de pacotille du coiffeur de ce bled paumé! Pour ça qu'Harlem avait insisté pour avoir rubans et couettes a tortillons aprdi!

Acheter de la mer.de même à l'article de la mort.

Jamais!

Au secours!! Y a une comète qui me regarde d'un air méchant...

Mieux vaut tard que jamais. Pour la comète j'ai pas d'explications...
Effets secondaires de claustration, isollement prolongé, faim dans le monde, soif, fièvre, envie de faire chier.

Un peu de tout ça Ô lecteurs.
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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Lun 8 Fév - 12:52

Pandacool :

Citation :
Depuis quelques jours, Panda parcourait la ville dans tous les sens, ne sachant où aller.... Il se demandait où était passés tous les habitants de Bordeaux. Nombreux étaient ceux qui n'allaient jamais ou presque en taverne. Il se demandait ce qu'ils pouvaient bien faire à longueur de journée.
Il était finalement entré dans ce grand batiment austère, refuge des intellectuels, qu'est l'Université de Bordeaux.
Il fut frappé par le calme qui régnait dans ce batiment.... et commença à parcourir les longs couloirs. Arrivé dans le coin des érudits, il entendit des gémissements étouffés.... il regarda, c'était la douzième porte. Il lui semblait avoir entendu des voix mais ne trouva plus personne devant la porte. Curieux, il voulut pénétrer dans cette salle pour voir ce qui s'y passait...
La porte était fermée. Il tendit l'oreille et semblait entendre des appels ... il crut rêver.... Pas de doute, quelqu'un était enfermé là.....
Il essaya encore d'ouvrir.... mais la porte était bien close.
Il la poussa du pied, du coude, de l'épaule mais rien à faire.
Tant pis, il prit un élan et s'élança de côté, de toutes ses forces à plusieurs reprises. Finalement, il sentit la porte céder et la défonça complètement.

Une forme était étendue à même le sol. A cause de la pénombre, il était impossible de voir de qui il s'agissait. Il se précipita....
Le corps était inanimé..... Il tenta de la ranimer... comme il put.. Elle ne bougeait plus.
Sans hésitation, il se pencha, la souleva et la prit dans ses bras vigoureux.
En la prenant, il vit briller une broche qu'il reconnut, sentit deux grosses couettes... il savait qui il avait sauvé!

Il n'avait plus qu'une idée, l'amener au plus tôt chez le médicastre, elle semblait en mauvais état!
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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Lun 8 Fév - 12:53

Harlem :

Citation :
Harlem avait décoller du sol... Assez subitement pour se demander des choses.

Sybille avait une drole de tête... Où était Sybille ? Pourquoi on lui tapotait les joues ? Pourquoi on...Pouah! Harlem mordit.

Arrière Pluton!

On l'emportait de façon expéditive le Hazard sait où...Une manie des gens du coin allez savoir. Elle remercierait plus tard qui de droit pour ce sauvetage express mais pour l'heure elle souhaitait vraiment ralentir le cours du temps. N'aimant guère les étrangers, les inconnus. Harlem les aimait pas. Il lui fallait toujours un temps fou avant de s'habituer à un nouveau visage. Pensez! Celui là elle savait même pas la tête qu'il avait.

Harlem qui commençait donc à s'inquiéter n'eut même pas le temps de savourer l'air frais et le bruit de la porte qui vole en éclat.

On l'emmenait vers une destination inconnue.

Sybille ?nénu ?

Avait elle révé ? Elle tendit la main et aggripa quelque chose, mue par une sorte d'instinct.
Un tissu fin. Doux.

Sybille ?

Et s'y accrocha aussi fort qu'elle put. Pourvu que la chemise soit de meilleure qualité que les épingles...
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Nenuphar

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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Mar 9 Fév - 6:43

Une épingle à cheveux...
Comment décrire la chevelure de Nénu? C'était plutôt des cheveux en bataille, voir en paille... Cette coiffure dont elle avait hérité le jours des pluies acides, elle la détestait. Peut être qu'elle avait une ou deux épingles à cheveux perdues dans cette broussaille. Elle passa les mains dans sa chevelure à la recherche d'une précieuse épingle.

Soudain elle fut bousculée violemment par un malotru!


Aieuh... Ça va pas, non? Vous êtes malade? Vous pouvez pas regarder où vous allez?
C'est pas comme si on était a un bleu près, mais quand même!
Et après tu verras Sib, on nous fera la leçon que c'est les gens du cirque qui n'ont pas d'éducation...


Bilan des courses, la porte avait été défoncée et Harlem était bien vivante, mais mal en point dans les bras de l'inconnu. Elle trouva quand même la force de les appeler Au passage elle avait agrippé la robe de Sib et ne la lâchait plus.

Messire, Messire...
Vous voulez bien attendre deux secondes... Vous enfoncez les portes, vous sauvez une jeune fille en détresse et vous filez à l'anglaise... Prenez le temps d'analyser la situation. Vous entendez bien qu'elle nous appelle... Plus qu'un médicastre, je crois qu'elle a besoin d'un petit remontant et de voir des visages connus... Vous vous prenez pour un super héraut ou quoi?


Nénu rattrapa l'homme... Elle fut surprise de reconnaître Pandacool... Toujours dans les jupons de l'Hydre celui là...
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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Ven 12 Fév - 9:30

Pandacool :

Citation :
En sortant des longs couloirs sombres, Panda écarquilla les yeux et se rendit compte qu'il était accompagné!
Il n'avait eu d'yeux que pour celle qu'il avait sauvé et voulait la mener chez son ami Brixius, le médicastre. il avait entendu des mots, des prénoms mais n'avait pas réalisé ce qu'ils signifiaient....
Il vit deux dames, Nenu qu'il avait rencontré quelquefois en ville et une autre, sans doute celle qui s'appelait Sibylle ou Syb... s'il avait bien compris.
Sa première réaction fut de se demander ce que faisait Nenu à l'université avec une épingle à cheveux dans les mains.
Il comprit et éclata de rire:
"Ah c'est avec ça que vous vouliez ouvrir cette lourde porte!
Harlem aurait eu tout le temps de mourir... elle gisait déjà inanimée"

Je suppose vous avoir bousculé, vous m'en voudrez encore, mais au moins elle est sauvée.
Elle vous réclame, vous la réclamez.... je vous la laisse.... sinon vous me prèterez encore des tas de mauvaises intentions. Mais je vous conseille d'aller voir mon ami Brixius. Allez y de ma part, vous serez bien reçues et il soignera votre amie sans poser de question.

Moi aussi je vais d'ailleurs aller lui demander un onguent, car mon épaule me fait souffrir. Cette porte était vraiment épaisse et croyez-moi sans une grande charge, jamais je n'aurais pu l'ouvrir."


Il n'attendit pas de réponse, pas de merci. Il savait qu'il n'en recevrait pas. En arrivant, il ignorait qui était en danger mais savait qui il avait sauvé, et connaissait leur susceptibilité maladive.
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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Ven 12 Fév - 9:32

Citation :
Harlem en bascule, tangue le monde, afflue le sang à ses tempes pour redescendre, sans repères alors qu'elle retrouve vaguement la rigueur du sol. On l'aura reposé divine supposition...Elle s'accroche au familier des ces lieux, main crispée sur le familier indéfini qui l'entoure. Cette étoffe qui a le parfum connu, la texture reconnue. Et les voix déjà entendues. Au delà de la susceptibilité, des malentendus...

Craaaaaaaaaaac.!

Elle avait prévenu.. et le bruit ténu autant que diffus lui entrouve les yeux. Et comme elle est en plein délire d'astronomie. Elle s'écarquille a vision rose révélée.

Oh Vénus! Que de monts! Qui l'eut cru!

Le pendant d'un tissu dans la main, passe un Très Haut avec sa pancarte alors qu'elle revient à la vie. L'entité a tranché, secoué ses fils d'argent invisibles...
Harlem au sol revenue lance un faible...Sur sa lancée étoilée...

Merci Pluton.

Férue de navigation, gavée de savoir, sevrée de nourriture et de liberté la voilà qui se redresse, famélique, faible, en piètre état...Cap vers la sortie. Pour mieux s'étonner..De voir ses compagnes éclopées. Elle laisser un soupconneux et feutré...

Ca! je peux pas mourir de faim tranquille sans qu'une armée vous passe dessus!
Car ça peut être que ça hein ?
Hein???
Vous auriez pas donné nouvelle représentation sans moi ?


Elle titube, vacille, trouvant l'aquilibre qui fait défaut à sa station aux bras qui se presentent, secourables autant que secourus. Il en est ainsi qu'on se soutien pour le meilleur et le pire à l'Hydre...

C'est dangereux les Université...

Harlem frémit encore, envisage un détail saugrenu.


Sybille tu pointes dru. T'as froid ? Pis t'es presque toute nue! Ta chemise c'est comme les épingles. De la pacotille.


Les voilà cahin caha dirigeant leurs blessures,leur faiblesse, qui sa béquille qui sa détresse... Qui son amusement dans les parenthèses en humant l'Est si prévisible... Harlem sourit un instant, amusée avant de reprendre.

Par contre.. Vrai que mourir c'est rien du tout!
Fernand avait raison...


Harlem se refrogne, alors que l'air libre accueille leur sortie.

Et ça m'enerve! J'ai faim! j'ai la tête aussi pleine que l'estomac vide.
C'est dire!


Le campement ne devrait pas être bien loin... Il faudrait en tout cas...
Puis Harlem aimerait bien méditer sur deux trois choses essentielles à son parcours... Un Dode break s'impose...La prochaine fois qu'elle fera retraite étudiante, elle s'organisera autrement! Avec un régime adapté à sa condition...Petit mais costaud ce truc à couettes versatiles...
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MessageSujet: Re: Des cavalières à l'université de Bordeaux...   Lun 15 Fév - 9:08

Sibylle. a écrit:
[Revenons à nos té...moutons]

Bousculée sauvagement par un inconnu, Sib manque perdre son équilibre. Pas un mot d'excuse, un geste, rien. A croire que Nenuphar et elle sont invisibles.
Nenuphar vitupère, Sibylle se masse l'épaule et contemple l'homme au front d'airain s'en prendre à la porte.
Un soupir discret lui échappe. Destruction des biens du duché...On parie combien que on va leur mettre ça sur le dos et qu'elles sont parties pour un nouveau procès.
Enfin, il y a de ça de bien avec les lourdauds de paysans, c'est qu'ils sont massifs et musclés, porte est vite ouverte . La seule préoccupation de Sibylle, c'est Harlem.
Harlem ! Harlem outragée ! Harlem brisée ! Harlem martyrisée ! mais Harlem libérée !
Même pas le temps d'entrer dans la salle que déja vif-argent en ressort son précieux fardeau dans les bras.
Fardeau qui parle et s'agite faiblement. Une main amaigrie agrippe sa chemise. La bègue se sent soulagée. Pour un peu, elle collerait une bise à l'impétueux, si de un c'était dans ses mœurs, et de deux si il était moins désagréable.
Nenuphar commence la discussion pour récupérer le précieux colis.
Alors qu'elle se penche vers Harlem, elle ouvre la bouche à son tour:


Me-me-me...

Craaaaaaaaaaac.!

Me-merde.

Sibylle ferme les yeux pendant que Harlem les ouvre. Un subit découragement la prend. Pourquoi, mais pourquoi?
Ses épaules commencent à frémir, son fin visage se crispe ... Et c'est un fou rire homérique et salvateur qui s'empare de la jeune femme. Hilare, elle glisse son bras valide sous l'épaule de la maigriote, pendant que Nnenuphar s'empare de l'autre aile de la poussine affamée.
Cahin-caha, les trois jeunes femmes se dirigent vers l'auberge.


P-pas d-de re-représentation, ma ni-ninette. Ju-juste u-une prestation so-solo q-qui a dé-dégénéré.

Périple digne de celui d'un ivrogne, l'état des filles étant ce qu'il est. Ca pause, ça titube, ça manque de tomber. Eclats de rires et éclats de voix mélés. tentative des deux blessés pour répondre aux questions incessantes de l'affamée. C'est que une tite tête à couettes, ce n'est jamais muet même au bord de la mort.

P-pour la ch-chemi-mise, j-je con-compte sur t-t-toi-toi pou-pour men-m'en fou-fou-fournir u-une d-de b-bonne qua-qualité. D-depuis le t-temps q-que tu-tu van-vantes t-tes ma-marchandises, ce se-sera lo-lo-l'occasion de t-tester.
Et-et-et ou-ou-oui, j'ai f-fffroid. No-no-normal p-pour un m-mois de fé-février. V-vous croyez q-que le g-g-guet va-va nou-nous a-a-arrêter p-p-pou-pour ra-ra-racolage?


Froid d'ailleurs qui embrouille son discours encore plus que d'habitude. Vous avez déja entendu parler une bègue qui claque des dents, vous?
En désespoir de cause, elle ne répond plus que par des hochements de tête laissant à Nenuphar le soin d'assouvir la faim de bavardages qui assaille Harlem.


[Pardon papa, maman, général...]
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