L'Hydre


 
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 Bordeaux... La truie qui file.. Auberge

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Attila

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MessageSujet: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 15:55

Attila_caligula a écrit:
Bordeauux secouait sa torpeur hivernale avec peine. Tout juste l'arrivée du cirque de l'Hydre l'en avait elle un peu tirée. Morne spectacle d'estrade où le badaud s'esclaffait sans conviction, d'étals où étaient proposées des victuailles sans saveur. La colline aux lettres blanches était un rai de lumière dans l'atmosphère grise.
Mais le Leu n'a pas le goût.
Ysengrin grince.
Sa douleur au côté qui le taraude depuis la Gascogne se rappelle à son souvenir. Et les procès fleuves où il comparait lui laissent un goùt âcre.
Attila Caligula d'Ysengrin, Vicomte de St Pardoux, Baron de La Roche Canilhac, Cavalier de l'Hydre et Loup-Bombarde a Perdu du mordant, du croquant, de l'appétit, de la niaque. Ses crocs sont comme limés, sa langue pourtant bien pendue est comme un chiffon dans sa gueule. Ses babines luisantes n'ont pas cueilli de baisers depuis des lustres. ses pognes gourmandes n'ont pas flatté de croupe depuis plus longtemps encore.

Les procès, ces pantalonnades puant la sorcellerie, l'ont vu geindre comme un veau là où il aurait du éructer comme un taureau. La taverne où sévissent deux crétins arrogants et grossiers ne lui inspire que mépris alors qu'antan il eut fait avaler phalanges, pogne et avant bras dans la gueule des marauds insolents.

Un remède vite! Une cure!
Un lavement? Son gosier pourtant peu habitué à l'alcool le brûle comme braises dans l'âtre.
Une saignée? Le raisiné a des vertus curatives exceptionnelles, surtout si c'est celui des autres.

Une porte claque dans la venelle sinistre. Le Vicomte lève les yeux "La Truie qui file", estaminet tellement borgne que ses fenestrons sont aveuglés par des planches.

- Allons voici mon hospice!
Le jeune Leu entre, petite réminiscence d'un temps pas si lointain ou il entra dans la taverne repaire des vétérans de Memento Mori, lui jeune noble novice dans le métier des armes.
Ils avaient bien failli le bouffer tout cru.
Le temps a passé et le leu s'est étoffé, les regards assassins sont plutôt dans son œil qu'en celui des autres. En temps normal...


- Hola! Du vin! Et du meilleur!
Le silence immédiat qui ponctue son entrée amène un rictus sur la gueule qui reprend vie. Du gibier de potence, du tire-laine, de la puterelle, de l'empoisonneuse et du casse-gueule! Que du bon peuple!

- Eh bien quoi! Jamais vu un vicomte cousu d'or? A boire vermine!


--Doigts_crochus a écrit:


'Semblait pas farouche la p'tite. L'attention qu'elle lui portait flattait son égo. L'était clair de toute façon qu'il était l'mieux gaulé des trois gars présents. Peut-être pas de première main, mais il en avait un minimum dans la caboche et des chicots à peu près convenables. Alors qu'il allait faire en sorte de la mettre dans son lit le plus rapidement possible, il fut coupé, insolemment.
L'avait beau être le soit-disant chef, le Dentu, fallait p't'être voir à pas casser les coups des autres. Il lui jeta un regard noir tandis qu'il expliquait leur premier coup de force, détournant par ailleurs l'attention de la belle.

L'explication terminée, la vénitienne s'en fut exécuter sa part du plan, suivie du regard déçu du Crochu. Il ne l'aurait pas ce soir. Sa déception fut néanmoins compensée par la vue imprenable sur ses courbures arrières. Il ne la quitta pas jusqu'à sa sortie du bâtiment. Son départ fut bientôt suivi par c'qu'on pourrait appeler un don divin.
L'gars, bien sapé, vient s'poser dans un bouiboui pour vaut-riens. Devait pas avoir beaucoup d'esprit pour venir dans l'coin, ou alors être complètement fou, ou peut-être les deux. Le Crochu se sentait bien d'aller le délester un peu d'son or. Il le fixait tout en écoutant d'une oreille très distraite la voix grave de la Brute, qui semblait ne rien comprendre à c'qui s'passait autour de lui.

Sans crier gare, il se leva, les yeux toujours rivés sur l'nobliot qui s'prenait pour un héros.


Attendez moi là, fit-il à ses compagnons d'infortune.

L'habitude, il avait repéré une petite bourse bien remplie pendue à la ceinture du gars. Il imaginait déjà les pièces tintinnabulant entre ses longs doigts fins. Guettant le moindre geste brusque du 'vicomte' il s'approcha d'un pas de loup, veillant à ne pas se faire repérer. D'abord penché, puis courbé en deux et bientôt à quatre pattes comme une pauvre bête, la distance qui le séparait de la bourse diminuait à chaque instant. Encore un peu et il y serait.

Il tendit la main vers la bourse et l'agrippa à pleines mains, doucement. Ça y était, il la tenait. Il aurait de quoi compenser le départ de l'italienne, ce soir.


Attila_caligula a écrit:
- Tu me prends pour une truffe?

La vaste feuille de chou du coupe-gousset disparaît dans la paluche velue du vicomte.
Qui tord et sans ménagement l'appendice cartilagineux et rougeoyant, provoquant immédiatement le blocage du diaphragme et la crispation des maxillaires du bonhomme.
Lentement, le Leu remonte la trogne d'assassin au niveau de la sienne, et continue la torsion. Le bonhomme en apnée depuis quelques secondes commence à prendre une belle teinte vermeil.


- Tu ne serais pas assez burné pour taquiner ma bourse... Si? Et avec tes sales pattes de traine misère en plus.
Ca fait mal hein! Oui je sais... ne dis rien, gémis simplement. Oui comme ça. un ton plus haut, va s y. Encore un quart de tour et tu rejoins les castrats vénitiens pour la pureté du timbre. Allons, essayons.
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MessageSujet: Re: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 15:55

Harlem...s a écrit:
Harlem nouvelle habitante de Bordeaux avait longtemps cherché ladite auberge. Elle avait plusieurs fois fait le tour du quartier, demandé aux badauds son chemin, réussi à obtenir quelques indications malgré la suspicion évidente, car elle était charmante bien entendu!
La voici donc qui débarque dans l'établissement sans se douter un instant de ce qui s'y trame.
Elle avait une affaire en cours et c'est ici que devait se faire la ransaction.
Pensez! Du raisin frais à ce prix là, notre marchande invétérée ( et tous les procès n'y feront rien sauf peut etre à l'encourager à commercer plus encore pour s'indemniser) avait le négoce dans le sang. Rien à faire!
Donc elle se rendait comme convenu espérant que le vendeur aurait soucis de ponctualité que la marchandise ne se gata point.

La porte grinça et elle entra.

Ô Surprise.

Euh...

Elle avait évidement reconnu Attila... Elle pila net au spectacle. Il avait recommencé à l'évidence. Il semblait en pleine opération de communication, y ajoutant comme tout volubile qui se respecte le geste à la parole...Harlem sur le seuil envisagea ce remue ménage d'un oeil sceptique et disons le peu emballé.

Le bonjour... Attila.. je vois que tu fais dans la représentation de proximité. Un nouveau numéro peut être ?

Harlem pince sans rire eut vite fait de parcourir d'un regard aussi bleu que vif la salle pour une pesée stratégique des participants à ce qui ressemblait bien à séance de "je t'aime moi non plus" musclée.

Une grimace...Pourvu que...

J'ai rendez vous, j'espere que t'es pas en train d'éstourbir mon vendeur.
Si c'est le cas laches y les grappes elles sont pour moi!!


N'empèche l'ambiance ne lui plaisait guère. Elle savait bien qu'Attila ne savait pas se tenir et partait au quart de tour ( comme sa roulotte à elle!!), mais tout de même.

Ca vous l'avez bien enervé! Ca se voit! Pas bien!

Harlem réprimande vertement le malotru.


[hrp](Possible de mettre au vote ce topic ? Merci. J'ai vu du RP , du jeu, de la lumiere, je suis entrée et je m'incruste Embarassed :wink: )[/hrp]


Archybald a écrit:
Reclus dans l'angle mort de l'auberge, sur un tabouret branlant en couple avec une table qui s'accommodait difficilement avec le coin des murs, le visiteur de passage qui trônait là-bas dardait d'un regard torve les divers protagonistes du bouge. Les comptoirs de grande affluence avait l'avantage de diminuer considérablement la malchance de se faire planter un couteau dans les tripes (ou entre les omoplates), mais le montalbanais y avait préféré un taudis de mauvaise réputation pour la tranquillité certaine qu'il aurait à sa disposition pour trafiquer. Sa capuche rabattue sur la gueule, son manteau rapiécé et ses frusques usées lui éviteraient d'attirer un intérêt potentiel dont il se passerait très bien parmi les fréquentations régulières de l'auberge. Et s'il avait choisi un angle, ça n'était pas pour éviter de rendre susceptible une quelconque frilosité des coups de vents engendrés par l'ouverture et la fermeture de l'entrée principale.

On compte dans la "Truie qui file" une bande de loupiots rassemblée en cercle privé, le tenancier du coin, une ou deux têtes qui lèvent le coude de manière solitaire, un noble qui passe pour être un vicomte (*), et une ibérique aux cheveux de jais qui vient de passer la porte. Dernière venue qui, selon les apparences, s'était rapproché du précédent pour lui toucher quelques mots. Occupé à dévisager son allure, il revint bien vite à une logique terre-à-terre pour attirer l'attention de sa cliente, puisqu'elle ne pouvait être qu'une femme qui pratique le commerce. Archybald Hatzfeld racla avec force les pieds de son support à même le sol, et tira sa sacoche posée sur le tabouret vide à sa gauche, dans l'espoir qu'elle apercevrait ses tentatives pour subitement attirer l'attention sur lui. Ça lui ferait mal au fondement d'avoir à se lever pour se planter devant elle, la bouche en cœur.


(*) Par soucis de cohérence, j'ai considéré que l'altercation entre Archybald et Attila n'a pas encore eu lieu.


--Gros_Bras a écrit:


C'était à se demander où le Dentu avait été déniché un tel larron. Même pas capable de chourer la bourse d'un nobliau qui se prend pour ce qu'il n'est pas. On n'a pas idée de venir s'installer dans un lieu pareil, rempli de monte-en-l'air si ce n'est pire.
Alors que son oreille se retrouvait emprisonnée dans la paluche du vicomte, l'Crochu émis un couinement qui ressemblait fort à celui d'un cochon qu'on saigne. Couinement qui, malgré le bruit ambiant du bouge, parvint aux esgourdes de la brute.
Il lui fallu du temps pour comprendre ce qu'il se passait, que l'un des 'siens' était en mauvaise posture et qu'il avait tout intérêt à prendre sa défense s'il tenait à ce que leur affaire tourne correctement. On ne travaille pas en équipe en laissant ses compagnons dans la mouise ... Enfin si, on peut, mais pas dans le cas présent.

D'un pas aussi léger que sa carrure le permettait, il rejoignit la scène attrapa l'inconnu par le col, et le souleva d'un ou deux pouces du sol. Sans crier gare, il lui envoya une mandale dans les dents.


Hé toi, lâche le. Ce gars, l'est avec moi. Et si t'es contre lui, t'es contre moi,fit-il de sa voix caverneuse.

Pause, le temps d'être sûr d'avoir dit ce qu'il avait l'intention de dire. Un peu compliquée c't'affaire.

Ouais, c'est ça, donc t'es contre moi, et moi j'aime pas ceux qui sont contre moi. T'en veux une autre où tu le laisses tranquille alors ?
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Attila

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MessageSujet: Re: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 15:56

Sibylle. a écrit:
Baguenaude, baguenaudant, baguenaudons...
Du port au tribunal, de l'est à l'ouest, Sibylle explore la ville. Bordeaux est grand, Bordeaux est blond, Bordeaux ville de commerce et d'argent.
Bordeaux et ses venelles sordides, Bordeaux et sa puanteur, Bordeaux et ses bas-quartiers. Prudente, la jeune fille pour explorer les bas-fonds a bandé sa poitrine qui lui vaut tant d'opprobre de la part du procureur et s'est habillée en homme. Coiffée d'un feutre de cavalier, bottes aux pieds, elle sillonne les ruelles de la ville basse, écoutant rumeurs et ragots, cris des marchands et plaintes des mendiants.

Une silhouette connue attire son attention. Le vicomte velu qui entre dans un estaminet, enfin un coupe-gorge plutot à première vue. Un haussement d'épaules, et Sib se dirige vers la porte elle aussi.
Pas le temps de l'atteindre qu'elle aperçoit Harlem qui s'y engouffre à son tour. Serait ce le dernier endroit à la mode? Curiosité attisée, la bègue franchit l'entrée à son tour.

Intéressant, le Leu s'est déja fait des amis. Pas le temps de rejoindre ses compères qu'une armoire à glace commence à taper la discussion avec l'Ysengrin. Sibylle hésite. Attila Chou ne l'aurait-il pas un peu cherché?
Elle hausse les épaules, elle n'a rien de mieux à faire de toutes façons.
Arrivant derrière l'armoire à glace, elle lui tapote la colonne avec la lame de sa dague.


E-et le no-nobliau est a-avec moi. J-je s-sais q-qu'il n'est p-pas très bien é-élevé. C'est un-un no-noble, q-que v-veux tu.. On-on a ou-oublié d-de leur in-inculquer la po-politesse à c-ces gens là. M-mais m-ma pa-patronne n'aime p-pas q-qu'on a-abime s-ses a-affaires. D-donc, tes-t'es gen-gentil, t-tu lâ-lâches s-son fi-fiancé.


Attila_caligula a écrit:
Sonné l'Ysengrin!
C'est Pâques et Noël le même jour. Avec irruption intempestives d'étoiles filantes qui auraient fait le bonheur de ce binoclard de Frambault.
Secouant la tête avec une ronflement ahuri, le Leu récapitule. Il tenait le ruffian bien en pogne, attendant le contre ut qui aurait ravi son âme d'artiste, quand la nuit tomba brusquement. Etrange si l'on considère l'heure inhabituelle pour ce phénomène pourtant quotidien.
Puis la gravité pas encore Newtonienne disparut également, le laissant flotter à quelques pouces du sol! Puis vint le boulet.
Rose!
Velu comme une araigne!
Et véloce!
Et douloureux!
Assommant!


- Bordel!" trépigne (en l'air) l'intrépide!
- [...] T'en veux une autre où tu le laisses tranquille alors ?
Puis une petite voix claire comme une lame de cristal -lame qui ne devait pas être bien loin d'ailleurs- cahote quelques mots
- [...] D-donc, tes-t'es gen-gentil, t-tu lâ-lâches s-son fi-fiancé.

Le colosse qui avait provoqué une nuit précoce en masquant la lumière n'en est pas une lui, de lumière. Comme quoi la loi des équilibres est une bonne chose. Pendant qu'il choisit entre cogner et cogner plus fort, le Vicomte lâche le chou du premier gredin et empaluche la bourse dodue -et pesante-, objet de tout ce raffut.
On admirera le geste élégant du vicomte qui pallie les 100 livres qu'il rend au monstre par quelques onces d'or astucieusement placées dans son poing. En tout cas, l'idée lui parait bonne.

- Laisse Sibylle... il est à ma pogne!
VLAN! Tchoc
-Ah.... AAAaaaaaïe!

Le crochet meurtrier fit du vent, assez pour faire frémir un accroche coeur ravageur au front de Sibylle; la vitesse était excellente.
La montagne oscilla du menton, la visée était bonne.
Le cri était sincère. La douleur était cuisante.

Hélas le granit du menton tient bon et c'est le Leu qui souffle avec des gémissements sur sa main tuméfiée. Mais le Leu est à terre, libéré de l'étau.
Quant à la bourse, n'en parlons pas, elle s'éparpille aux quatre coins de la pièce, engerbe dorée et clinquante.

- T'fais quoi là?" lâche le tas de destruction massive.


Harlem...s a écrit:
Parmis le brouhaha chahuté de l'auberge, la foire d'empoigne, d'intimidation nichée entre quatres tables mal équarries et crasses se tenait une marchande.

Elle laisse à l'aune des gnons vagabonds toute la place, le renfort rendu à bon port. Ne serait cette voix et sa particularité sautillante sur les syllabiques...
Harlem sourit, les pitreries d'Attila, ce qu'il est venu chercher en si detestable et PUANT endroit n'a rien de si pressé en ce qui la concerne.
Bien qu'elle ai dents pointues et griffes acérées et la lame vive de son sale caractère.
Elle le laisse donc à sa récrée, ne souhaitant pas le priver, jubilant qu'il est, valsant avec entrain. Dodelinant en rythme endiablé.
Puis il à tête dure.
Puis honnêtement Harlem toute soignée passe son tour de chiffonière. Elle opte pour une neutralité passagère.
Elle a plus urgent à régler lors le regard voyage de siège en siège, n'ayant obtenu réponse elle en a tiré la conclusion qui s'imposait. Le grand machin au nez torturé n'est pas celui qu'elle cherche.

Un mouvement par là attire attention, sorte d'hère encapuchonné, qui se trémousse en appels insistants du pied. La façon et l'allure ne lui disent rien vaille, aurait il des puces à s'agiter ainsi.. Déjà qu'elle esquisse grimace à la poussière qui se hâte à obscurcir son ourlet!

Vous dérangez pas pour moi.

C'est lançé à la tranquille, l'avantage étant que ça vaut pour tout le monde. En fait voilà une marchande plutôt pressée de conclure transaction.
Donc elle fait le chemin et le premier des cinq pas menant au propriétaire de cette besace...Assez large pour contenir ce qu'elle est venue acquérir. Lui faisant la grâce de le remarquer puisqu'il semble faire tant d'efforts.

La voilà debout, surplombant celui assis et bien en place, laissant tomber un regard sur la capuche dont elle peut admirer la couture élimée sur le faît du crane. Il faudra bien qu'il leve le nez...

Le bonjour...Vous allez user vos semelles, un signe eut suffit, vous n'êtes point manchot pour peu que je puisse en juger tout endrapé que vous êtes.

Sur la bouche ni coeur, ni moue mais un sourire à l'esquisse. Et le circonflexe d'un sourcil peut être. Harlem au teint clair comme les neiges mordorées de Franche Comté, le cheveux noir comme la fonte ancienne du pays poursuit, amusée. Quelques grappes aux teintes vertes et gorgées de soleil dans les reflets attirent l'oeil au rabord d'un contenant de toile...

Faisant abstraction de tout le reste.

Jamais n'aurai cru aller quérir si belles grappes en si laid estaminet.
Du recel peut être ?


Ben oui! Il semble bien soucieux de discrétion le Sieur.. le Sieur..euh..

Elle tend une main fine pour une poignée peut être.

Harlem, Marchande.
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MessageSujet: Re: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 15:57

Archybald a écrit:
Une bagarre éclata, opposant le vicomte à un gaillard bien plus imposant, au ventre rebondi. Mais sa cliente - car il ne doutait pas un instant qu'elle fut une autre personne - approcha sa gracieuse silhouette de la table à laquelle il était accoudé. Le brouhaha qu'il s'était efforcé de faire ne s'était pas révélé inconséquent.

Moi, manchot, certes non dòna.

Il défit ses mains de sous son manteau, car l'on prouve mieux ses dires par la vue que par la palabre. Et il eut bien fait, car des grains cachées dans sa sacoche avait roulé sur le rebord par peur du noir. Il envoya sa main écarter les doigts curieux de son interlocutrice, visiblement très culottée.

Ne touchez pas malheureuse, il se pourrait qu'elles soient pourries ! Voulez vous attraper la lèpre ?! Je gage que non, mais je connais l'antidote.

Dépliant ses pognes pour sortir tout naturellement :

Archybald, Mercenaire. J'ai vos livres de raisin, mais pas ici, enfin sauf quelques grains comme gage de mes services.


Garance a écrit:
Elle s'en souviendra de cette étape forcée à Bordeaux. Même pas eu le temps de s'amuser vraiment avec ses nouveaux camarades de jeu. La paparasserie lui a pris tout son temps et s'est vengé d'un eczema envahissant.

Prenant l'air pour la première fois loin des effluves judiciaires, elle hume à plein nez l'odeur des tavernes du port. Bien silencieuses. Pas de marins qui pissent à la lune, et peu de catins les accueillant les bras ouverts.

La silhouette de Sibylle s'engouffrant dans l'une d'elles la remet de bonne humeur. Elle ne la guère vue depuis leur arrivée.

Et c'est un spectacle revigorant qui lui saute aux yeux. Son promis aus prises avec une grande brute. Elle l'a vu maussade de ronger son frein et une masse velue fait les frais d'une énergie trop longtemps contenue.


Vagues craquements d'os, écus explosés et cette douce voix qui traverse les grognements divers

M-mais m-ma pa-patronne n'aime p-pas q-qu'on a-abime s-ses a-affaires. D-donc, tes-t'es gen-gentil, t-tu lâ-lâches s-son fi-fiancé.


Un Vicomte à terre. Un éclair de lame et une montagne de muscles. Elle aurait bien mis un coup de genou senti là où le monde se repeuple, mais ce serait humilier son promis, à terre pour l'heure.

Avec tout le détachement dont elle est capable:


Mon ami, pensez seulement aux joyaux si précieux de la lignée du Saint Pardoux. Pour le reste, je regarderai un peu plus loin le spectacle que vous nous offrez.


Sieurfernand a écrit:
Fernand n'aimait pas le foutoir en règle générale.
S'il avait eu des draps pour dormir, il aurait certainement fait son lit au carré parce que c'est plus amusant à foutre en l'air ensuite.
Mais il n'avait qu'une vulgaire couverture dans sa roulotte alors ça n'avait aucune espèce d'importance.
Fernand aimait le Foutoir avec un grand "F". Et pour ça, il faut de l'ordre et oui madame!
Le désordre, ça s'auto-gère, mais si vous voulez du vrai bordel, il faut de la méthode. Et la vision qu'il eut de la scène en entrant dans l'auberge le contraria assez pour le faire grogner de désapprobation.

S'arrêtant à hauteur de Garance il lui dit sans la regarder :

Je vois que vous avez déjà fait connaissance avec les gens du coin?
Dois-je me pâmer comme une vierge d'être au beau milieu d'une séance de recrutement, façon tartare? Vous croyez qu'ils vont être bien disposés après cet échange culturel?

Il regarda les pièces d'or par terre, les couteaux, les épées tirées, les poings brandis et les gorges serrées par une émotion à cinq doigts.
- Ça me rappelle la Gascogne, pas vous?


Harlem...s a écrit:
Mouarf! Harlem ne comprit pas comment une paluche dégagea la main qu'elle tendait pour une poignée de main! Pas de raisins! Laughing

Hum!

N'empeche qu'elle surveillait du coin de l'oeil le raffut environnant, n'etant pas dépourvue de solidarité. Elle avait quand même 9% de morale acquise à grand pene sur les bancs de l'université ne l'oublions pas... Fallait bien que ça serve. M'enfin! Faudrait que se soit necessité absolue hein ? Froisser sa tenue l'horripilait rien que d'y penser! Laughing

Sur ces entrefaits Garance entra dans la danse, voilà qui promettait du rythme endiablé et du caustique. Attila peinait visiblement à acccuser les premiers pas. Mais c'etait sans compter sur Fernand! Qui fit aussi son entrée.
Fernand le pensif, le réfléchi. Fernand qui veillait avec une méticulosité de chirurgien avant gardiste au foutoir organisé de leur grand Cirque.
Fernand le Méthodique en somme. Aux antipodes d'Harlem l'éparpillée.
Et il fit exactement comme elle s'y attendait. Il grogna.Sans doute bousculé ( et il deteste ça!) dans son optique de recrutement via une méthode certe un peu...Particuliere et musclée.
Harlem pour sa part eut un sourire non pas amusé mais avisé. Contente de voir qu'il laissait un peu lorganisation de côté pour prendre un peu l'air et s'amuser à.. Ben recadrer ses troupes un brin turbulentes. Pov lui.
Harlem pensa que c'etait miracle de ne pas lui voir belle garniture de cheveux blancs sur la tête. Voir des cheveux survivants carrement.
Bref, elle se contenta d'un discret signe de la main en guise de salut, n'ayant pas oublié qu'il lui avait conseillé de ne point jouer sur le marché...
A elle! (là vous êtes sensés compatir à la cruauté morale)
Elle revint donc à l'individu la conscience tranquille, fronça les sourcils à l'écoute des propos qu'il lui servait..

La lèpre ?
L'antidote ?


Harlem eut un regard vers la besace.. Un regard des plus méfiants et suspects forcément! Elle rangea précipitament ses mains l'une contre l'autre d'ailleurs.

Et où donc avez vous laissés mes raisins contaminés ? Mes trente pauvres livres de raisin ?
Chez le médicastre peut être ?
Sur pied de vigne à Castillon ? Faudra t'il que j'aille les cueillir moi même ?


Voilà elle était de mauvaise humeur!

J'acheterai pas de raisin pourri tenez le vous pour dit Mr Archibald!
Ou alors s'ils l'étaient faudra revoir vos prix à la baisse minimale...


Elle Finit par glisser sur un murmure...

Je peux facilement écouler à quelques ennemis si cela peut vous etre utile.

Harlem sourit, elle aimait l'humour décalé, encore fallait il le percevoir. En tout cas elle attendait des explications, dardant un regard des plus sérieux et sévères à son interlocuteur. Elle était pas venue salir son ourlet immaculé dans ce bouge infame pour faire le pied de grue et repartir bredouille. M'enfin trente livres de raisins! C'était pas si lourd tout de même.

Pourquoi donc ne les avez vous point emporter ? Pensez vous que j'allais vous dévaliser ? Moi ?

Quoique.. Harlem avec ces petits bras était capable de porter trente livre de raisins elle!
Laughing
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MessageSujet: Re: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 15:58

--Doigts_crochus a écrit:


Gasp !
Il s'était fait avoir, le bougre. Avait-il perdu la main ? Non, vraisemblablement pas. Il était surement tombé sur un plus futé que les autres. On dit pourtant que ce sont les plus petits chiens qui aboient le plus fort. Celui là, bien qu'aboyant fort, avait l'air plus coriace qu'un chiot.

La main toujours fermée sur la bourse pleine, les pièces d'or qu'il contenait surement chatouillant sa paume, il émit un cri de surprise alors que son oreille se retrouvait en mauvais posture. Ah le con, c'tait pas vraiment loyal comme coup ça ! Un comble ...
Forcé à lâcher prise, il se contorsionne pour tenter de faire baisser la douleur. C't'idée qu'il avait eu, l'Créateur, d'nous faire avec un truc aussi sensible. Y'en avait d'autres remarque, plus bas, mais ces bijoux là sont bien plus intéressants.

Tout s'emballe, il ne suit pas tout. Il sent le sol vibrer alors que la brute fait son chemin jusqu'à la scène. Il sent que la prise sur son oreille se relâche. Il sent, il entend, les pièces tomber au sol dans un tintement clair et magnifique.
Retour à la réalité. Libéré de toute entrave, il se jette sur les ronds dorés qui agrippe de ses longues et fines mains. Partout, jusque sous les tables, occupées ou non.


Garance a écrit:
Et pourquoi Garance trouvait-elle normal d'avoir Fernand à ses côtés?
Elle fit un geste amical à Harlem de la main. La renifleuse de bonnes affaires était tombée sur un os et gare à l'acheteur ou le vendeur.


Penchant la tête en souriant:

" Atti a bien sa manière de recruter des gens. "

Montrant du menton celui qui se précipitait sur les écus..

Allons .. alllons.. Voler à la vue de tous.. Quelle faute de goût!.. Il n'est pas vraiment mûr lui.. Une petite leçon peut-être?


--Le_Dentu a écrit:


L'Dentu avait r'gardé toute la scène, une lueur assassine dans l'oeil. Il détestait ces fiers-à-bras, nobles ou bourgeois, qui s'payaient du frisson en fréquentant les bouges, persuadés d'être des durs. Oh oui il les détestait. Il les haïssait même, du plus profond d'la tripe, ces morveux qui savaient pas ce qu'c'était qu'la faim, le froid ou la géhenne!

Et ceux-là venaient d'passer les bornes avec la réflexion de leur donzelle minaudière. Une leçon? Pour qui elle se prenait, la femelle? S'ils croyaient qu'ils allaient faire la loi chez les fredains habitués à blanchir la rouhe depuis des années, ils s'leurraient sévère!

Caressant du pouce la lame de son surin, il poussa à son tour sa chansonnette.


Une leçon? J'vous l'conseille pas mes gaillards.... Z'avez ptêt' pas ben saisi où vous étiez? J'tez donc un oeil mes gentillets... R'gardez autour de vous...

Ici, l'affreux se permit un ricanement en désignant la faune de la taverne. Ribaudes, larrons, envoyeurs, coquillards... z'étaient tous là. Tout ce qu'une ville produit de plus miséreux, de plus laid.De plus cruel aussi. Déshérités, crève-misère et crie-famine, gibier de potence. Oh certes, l'Dentu les connaissait pas tous, loin d'là. Mais il était comme eux, et les gars l'savaient. Et face aux nantis, la lie des bas-fonds f'rait front commun. Quitte à s'étriper entre eux après.

Vous les voyez? Et vous savez c'que c'est, not' plus gros défaut, à nous autres? Ben c'est qu'on est curieux... ouaip! Curieux d'savoir si c'est vrai, qu'la racaille noble a l'sang bleu. Et on f'rait ben couler l'vôtre, pour vérifier. Pour la science quoi.

L'Dentu arrêta d'se marrer pour r'garder mauvaisement le petit groupe de trublions. Il avait fini son numéro, l'artiste, il red'venait coupe-jarret.

Foutez l'camp. Ou on vous saigne comme des gorets.
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MessageSujet: Re: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 15:59

Archybald a écrit:
L'aquitain pencha l'oreille vers la comtoise en prenant l'air sérieux d'un commerçant sur le point de conclure un contrat. Sérieux dans l'écoute, il ne porta aucune attention sur les entrées ultérieures qui passaient le seuil de l'auberge. La dame s'expliquait tandis que sa main saisit son godet, tirant une rasade qui coula dans ses tuyaux. Le contenant retrouva bien vite sa place sur la table, puisqu'Archybald tendit l'index vers le haut, en bon négociateur :

Attention dòna, je n'ai pas dit que le raisin était malade de la tige jusqu'au grain, c'était pure spéculation de ma part. Il se pourrait tout à fait que les grappes soient mûres, belles et tendres si l'or est au rendez-vous. Comment ça je fais un discours d'intéressé ?! Comment ça vous me trouvez avare ?!

Il se leva *enfin* de son tabouret.

Bon, bon.
Vous voyez juste.

J'ai loué un petit local où j'y entrepose toutes les denrées que je transporte. Bois, poisson, pain, votre raisin. Si petit que ma charrette n'y rentre pas. Fort heureusement la taxe n'est pas élevée, tout juste un écu au jour. Plus mon séjour se prolonge, moins mes gains sont importants, c'est inéluctable.

Je vais vous y emmener.
Vous avez l'argent ?

Il avait éludé les propositions sur l'empoisonnement d'individus nuisibles, car un tantinet pressé par le temps. À la réflexion, son interlocutrice pouvait être à la fois marchande et assassin. Les gens entreprennent bien des métiers pour mettre du beurre dans les épinards. Bon, c'est décidé, elle passerait devant. Un coutelas enfoncé entre les omoplates était si vite arrivé ...


Harlem...s a écrit:
Rhaa ce raffut! On s'entendait à peine parler dans ce bouge immonde! Pouvait pas inaugurer l'amitié universelle dans la baston en sourdine!
Les mots d'amour fusaient comme des invitation au rapprochement euphorique et à l'enthousiasme percutant.
Harlem soupira. Ils étaient impossibles!

Je veux du sûr pas de l'hypothétique. Votre discours je le connais je suis du métier. Pourriez bien même être le Pape de l'Avarice peu me chaut si ce que vous avez à me vendre justifie le prix.

Vrai quoi! Harlem se décala, sans relever plus que cela la carcasse dégingandée qui se vautrait sous la table en quête de pièces éparpillées. Un détail coutumier dans ce genre de taudis. Même si elle avait vu pire. Elle fronça juste le nez à si peu de retenue, c'etait indigne. Mouarf. Puis le bal alentour commençait à gagner en amplitude! Voilà que les esprits s'échauffaient. Attila etait une plaie! Harlem voyait gros comme un des crevards mianables qui se trouvaient là que ça allait finir en gigue bleux et bosses. Elle grinça des dents, passablement contrariée et pour une fois comprit Fernand!


C'est tout vu. Un petit local.. Comme c'est pratique. L'argent ? Ca se pourrait oui.

Dire qu'Harlem était méfiante etait un euphémisme. Elle en haussa un sourcil circonspect. En vrai c'était une vraie sauvage. Forcément. Le vacarme montait d'un cran, l'un des patibulaires habitués y allait de sa complainte Ô combien prévisible. Où était Bouba puisque Fernand était là ? L'animal ne s'en trouvait jamais loin en général. Elle reprit.

C'est comme pour vos raisins. Il se pourrait que la somme dorée et clinquante soit au rendez vous si les grappes s'y trouvent.

Un sourire fin et narquois quand même. Harlem se saisit d'un pan de robe qu'elle juge aussitôt par trop sali et empoussiéré.

La peste soit des ménagères de Guyenne!

Harlem volte,gracieusement se dirige vers la porte pour l'entrouvrir, pour se mettre en chemin.

Et pile pour livrer passage.
Restant sur le perron où elle garde bonne vue sur l'attraction en cours.Elle dévisage l'energumène qui a dû lui emboiter le pas.

Faites vite, je vous attend ici. Trente livres voilà qui ne devrait guère vous poser de problème. A vous et à vos bras. Je suis assez pressée...merci.

Elle laissera les gros sabots dans les sous bassements des non dits.Un sourire aimable, l'expression avec pour l'engager à ne point perdre de temps. Harlem est méfiante on l'a dit, tant pis pour lui s'il a cru qu'elle allait le suivre comme ça. Lui un parfait inconnu ! En même temps comme on dit un faux espoir ne tue point et on s'en remet vite. Ou encore un pigeon chasse l'autre...Huhuhu!
Laughing


Archybald a écrit:
Sceptique :

Bon.
Je reviens.

L'avantage d'y aller seul, c'est que la dame ne pourrait pas localiser sa planque. Non pas qu'il la croyait voleuse, mais parce que déjà marchande et meurtrière professionnelle, le pas qu'il fallait franchir pour succomber aux rapines était minuscule. Ce n'était que pures divagations, un marchand ne s'en prend pas à un client, ses affaires risqueraient de devenir mauvaises. C'est un peu comme les coups de putes entre mercenaires et employeurs, ça n'existe pas si les employés veulent avoir de nouveaux contrats.

***

La fine couche de poussière disséminée sur la chaussée se craquelait sous le poids de chacune des foulées du sieur. Il se déplaçait moins vite qu'à l'aller, et lorgnait de gauche et de droite pour s'assurer qu'un chenapan ne lui subtilise pas le raisin made in castillon-les-bouseux. Ou ne le percute pas, car les paniers chargés sur son dos cèderaient facilement à un coup sec porté contre eux. Sa course avait duré moins d'une demi-veille (*) et l'aller fut deux fois plus rapide que le retour. Chargé comme une mûle, l'aquitain tituba devant l'auberge de "la truie qui file", posant à terre ses provisions le long de la devanture.


Mauvaise idée d'entrer à nouveau dans ce taudis, c'est la foire d'empoigne.
Elle se démerdera pour les porter ses trente livres.


(*) une demi-heure.
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MessageSujet: Re: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 15:59

Harlem...s a écrit:
Ah enfin!Pas trop tôt! Il s'en revenait alors qu'elle en était encore à faire des suppositions. Elle admira un bref instant le retour du porteur parceque le spectacle était plus agréable dehors que dedans.
Hum.. Il n'avait pas insisté. Elle secoua la tête se disant qu'un vendeur candidat aux ducales ne ferait jamais une entourloupe à hauteur de 300 pauvres écus. En même temps on voulait toujours tellement l'arnaquer, justement car elle était jeune que c'était devenu une seconde nature. A s'attendre au pire souvent ben.. Soit on y préparé soit on se trouve con mais tant pis. Laughing

Harlem comme l'Hydre n'ayant de contrat avec personne faisait commerce à sa guise, laissant son flair mercantile la guider sur les chemins du bénéfice net immédiatement réinvestissable.
Gagner était débile si c'était pour endosser et ammasser un tas d'acquis inutile. Un stock qui dort rien de pire pour vous plomber garanti!!
Avec Harlem l'argent et les produits valsaient, c'était un perpetuel ballet de tractations patati patata.
Les paniers étaient là. La demoiselle sourit satisfaite!
Ah! l'horizon paraissait dégagé, déjà elle pensait à revendre une partie, ayant plutot bien étudié le marché.
Toujours sur e seuil Harlem descendit les quelques marches.

A la bonne heure! Parfait.

Elle prit une grappe, la soupesa, l'oeil vif interrogeant la couleur, le nez le parfum, le toucher la texture et la fermeté des grains.

Je prend. Comme dit. Aviez raison de mettre ça en lieu sûr. C'est de l'or en grappes mures.

I lui avait pas fallu long pour juger de la qualité. Harlem sorti la bourse, comme convenu, car jamais il ne luis erait venu à l'idée de ne pas honorer une vente. Le petit larcin à la semaine c'était pas pour elle. Mais pour les gagne petits. Non non non, voyons grand quitte a être méchants et pas beaux. Malhonnête etant encore autre chose pour elle.Quitte à détourner des fonds hein ? Fallait au minimum taper dans le millier d'écus. Brigander tout ça c'était pas pour elle en gros.
Pas rentable quoi... Laughing

Harlem eut un regard pour l'intérieur de l'auberge.

En effet. Que voulez vous... Avec ces audiences, ces proces, le juridique des derniers jours faut bien que ça se défoule.

Harlem rassembla les 30 livres (15 kg env.) en un seul panier. Les hommes étaient plus nuls qu'elle pour ranger et conditionner la marchandise fallait croire.

Tenez.

Bourse tendue.
Allait il vérifier le contenu ? hin hin...
C'est que la confiance avait l'air de régner.
Laughing


Sieurfernand a écrit:
Citation :
Vous les voyez? Et vous savez c'que c'est, not' plus gros défaut, à nous autres? Ben c'est qu'on est curieux... ouaip! Curieux d'savoir si c'est vrai, qu'la racaille noble a l'sang bleu. Et on f'rait ben couler l'vôtre, pour vérifier. Pour la science quoi.

Douce musique à ses oreilles.... Fernand jauge l'homme et le trouve tout de suite fort sympathique. Quelqu'un qui a envie d'écorcher les particules à coups de dague ne peut pas être foncièrement mauvais...ou plutôt foncièrement bon... suffisamment mauvais en tout cas pour être assez bon pour lui

Citation :
Foutez l'camp. Ou on vous saigne comme des gorets.

Ben voilà. Quand le ton est donné, tout est plus simple.
Fernand sort ses deux hachoirs de leur gaine.


- Ne vous mettez pas hachoir en tête, les gars! soyons amis!
Ecoute, Chico, Nous sommes gens du cirque, sujets à l'emportement et peu disposés à montrer la couleur de nos tripes. Et remisons ces histoires de rang , vous vous gourez de cible. Ces deux-là sont des nobliaux, certes... personne n'est parfait. La seule différence entre vous et eux, c'est qu' eux ont réussi dans la vie, après tout!

Fernand regarde la dentition du teigneux et songe à la véracité implacable de son avant-dernier argument.

- Franchement, Martin, je peux t'appeler Bertrand? Tu ferais mieux de te demander pourquoi et où tu as déconné pour trainer encore dans ce bouge au lieu de pêter dans la soie comme nous autres, tu crois pas?
Possible qu'on manie mieux la dague que toi et tes amis......?
Il doit y avoir un truc! Ou alors dame Chance n'était pas en Guyenne ces temps-ci?
Mais tout change....

Il se défait d'une bourse d'or et la pose sur la table près du dentu.
- On est pas venus pour se battre et je ne vois pas pourquoi on aurait pas le droit de gouter la bière d'ici, tout ça parce qu'on a eu de la réussite là où vous croupissez comme des teignes à vous ronger l'orgueil...

... silence....

- Bon écoutez, les boyaux de mes amis ont la couleur des votres , quelqu'un le prouvera surement un jour ou l'autre et les autres sont pas nobles. En attendant, on recherche des talents et on vient là où y en a. Toi et ton gros copain, z'avez l'air de faire une belle paire.. ça se voit tout de suite!
C'est lui le grand et toi le petit et vous êtes bons amis!

Il jette un oeil sur l'autre compère qui ratisse le dallage en ramassant les pièces d'or comme un fourmilier lapant des larves avec une efficacité redoutable. On croirait qu'il marche simplement à quatre pattes mais ses deux mains bien à plat se posent invariablement sur un écus et laissent derrière elles une surface impécable. Il escamote même la crasse sur le sol.... Quel talent!

Et euh ramasse-miette là, il est pas mal non plus!

- M'est d'avis que vous gâchez votre avenir dans la région. Vous pourriez vous produire sur les plus grandes scènes, boire les meilleurs vins, vous habiller comme des princes, et puis vous verriez du pays!

Alors, on discute ou on se coupe des bouts?


Archybald a écrit:
Mattant la donzelle goûter du coin de l'œil :

Héhé.
Je vous l'avais dit.

L'ambiance qui régnait dans la truie qui file transparaissait au travers de la porte en bois. Du dehors, ça sentait le roussi à l'intérieur. Enfin c'est une façon de parler, même si la saison est favorable aux incendies domestiques. Archybald croisa les bras, et, campé sur ses deux gamberges attendit patiemment son du. Bourse qui ne tarda pas à tomber dans le creux de sa main, ouverte par ses soins pour qu'il en compte les pièces.

Je suis ravi qu'elles vous plaisent ... les grappes.
Et ravi d'avoir commercé avec vous.

Le compte y est. Alors d'un hochement de tête, il salua son interlocutrice tout en ployant le genou d'une courte longueur, une sorte de courbette polie réservé à tout ce qui était plus haut socialement parlant qu'un clochard.

Citation :
15-01-2010 12:40 : Vous avez vendu à Harlem...s 30 livres de raisin et elle a grave kiffé.


Harlem...s a écrit:
Il comptait. Un truc pour l'enerver ça. Harlem ne laisse rien paraitre, à peine le regard qui se rétrécit.

Ravie aussi.

Harlem passe outre la passagère irritation de la défiance qu'lele semble avoir inspiré, amusée soudainement.

Une grappe c'est une grappe hein ? Je vais voir ce que je peux en faire. Une idée de vin nouveau...j'espere que votre fournisseur ne souffre pas de pénurie. Au cas où pour le réassort.

Harlem se saisit du panier qui trouve à loger juste sur la hanche. Sans effort apparent.

Parfait. Bien voilà...

Harlem tend une main, hésite, repense à la lèpre et la retire pour replacer une mèche de cheveux imaginaire.
Tant pis pour les formalités de politesse. Elle se contente d'un bref mouvement du menton en guise de salut.

Au revoir alors. Et bonne chance pour les ducales.

Harlem sourit, elle doit aller ranger tout ceci, puis faire un saut studieux à l'université. Dans l 'auberge ça semble s'apaiser, soulagée.
Pom pom pom, la voilà qui s'en va, plantant là le vendeur, emportant ses petits grains, marchant avec légèreté malgré les 30 livres qu'elle se coltine dans ce panier. Une affaire de plus.

Laughing

Citation :

15-01-2010 12:40 : Vous avez acheté à Archibald 30 livres de raisin et il a grave kiffé et flippé aussi. Laughing
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MessageSujet: Re: Bordeaux... La truie qui file.. Auberge   Dim 24 Jan - 16:00

Attila_caligula a écrit:
L'atmosphère tournait à l'émeute. on passait de la rixe bon enfant à la boucherie régalade. Une atmosphère plaisante mais peu propice à apaiser un juge et une duchesse qui se faisaient tirer l'oreille pour prononcer des relaxes.

L'Ysengrin entend vrombir le sang à ses oreilles. Toujours dans l'éclipse de la montagne, il perçoit différentes arrivées aux voix familières.
Pour finir, Fernand amadoue la salle en tapotant ses deux outils de médecin fossoyeur et âr un discours qui fleure bon l'hypnose du public par le charmeur de serpent.

Ca ne va pas durer!

La montagne continue son orbite basse et bientôt l'éclipse disparaît, laissant le Leu en crue lumière qui pétille de petites bulles éblouissantes. Harlem et son "Cinq à Sept" se volatilisent tandis que les autres s'enquillent dans l'entrée.
Le vicomte au sang présupposé bleu agrippe un mollet velu et massif, se relève à moitié, hésite, rebat les oreilles.
La montagne oscille, les deux comètes roses foncent sur l'Ysengrin...

... qui mord le mollet d'une canine sûre et vorace, qui s'enfonce avec ses soeurs profondément dans la chair, étau ancestral à la prise quasi invincible. Le raisiné qui coule est bien rouge, au goût métallique caractéristique et la montagne piaille comme une jeune baronne devant une araigne!

Temps de se retirer en bon ordre, la meute qui plisse les yeux n'est pas la sienne, et elle se montre revancharde.
Courte flexion du torse avec salut du chapel qui balaye le sol miteux.


- Vilains gueusards et sales trognes cassées, vos visages font plaisir à voir et nous remercient bien assez de l'émerveillement que nous vous avons prodigué. Gardez cette âme d'enfant et ce regard avide. L'aventure et les trésors sont à portée de mâchoire.
Bonsoir!
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