L'Hydre


 
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 A l'approche de l'été, il faut bien s'Hydrater

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Fernand
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MessageSujet: A l'approche de l'été, il faut bien s'Hydrater   Lun 21 Juil - 9:32

Le matin gris se lève sur la ville. Il y a quelques trucs épars qui fument, signe d'événements nocturnes insolites. Vite fait, bien fait, rien de très extravagant...

- Sergent..... vous avez fini?
- Rien qu'une petite goutte!
Après l'avoir secoué abondamment, La Fouine remballe son bazar et remonte ses braies. Il descend du puits et s'essuie la main sur l'épaule d'un vieux.
Fernand se penche par-dessus la margelle du puits et hausse les sourcils...
- Vous étiez sacrément chargé, mon vieux....  c'est presque phosphorescent la-dedans!
- C'est vous qui faites la gnôle, patron... c'est pas de ma faute.
- Ah, mais j' me plains pas!  ça donne un air glauque...et effrayant... il ne manque que des rats et des cadavres.
- J'ai pas de cadavres.... mais j'ai des rats.
La Fouine fourre la main dans sa poche et en ressort une poignée de rats crevés presque lyophilisés
- mais ils sont tout secs....
- Jetez-les quand-même, il gonfleront dans l'eau.
- Vous êtes sur?
- Absolument! ça s'appelle la réhydratation! vous allez voir, c'est très joli.

Ils regardent sans dire un mot pendant de longues minutes, puis, ça commence à les faire chier, alors ils arrêtent.
- Et maintenant, on fait quoi?
- Ben, on va se manger un morceau et ensuite, on va trainer dans les rues pour voir si on trouve un  peintre....
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La souris

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MessageSujet: Re: A l'approche de l'été, il faut bien s'Hydrater   Mar 29 Juil - 1:07

Galovert



Inscrit le: 01 Jan 1970
Messages: 554
Localisation: Agen
Posté le: 22 Juil 2014 11:06    Sujet du message:


Debout au pied de l’escabeau de sa roulotte, l'homme se grattait alternativement les aisselles et l'entrejambe.
Après s'être vigoureusement passé la main dans les cheveux qu'il portait fort long, il rassembla ceux-ci d'une dextre experte et noua l'ensemble avec un lacet de cuir.

La chevelure ramenée sur l'épaule droite libéra un visage aux yeux gris,
luisants d'attention comme braises d'un foyer débarrassé de ses cendres.

Ses ablutions matinales terminées, Galovert sembla s'intéresser à l'environnement qu'il n'avait en fait, jamais perdu de vue.


- Bah ... De la fumée, des ruines, quelques cadavres ...
Cela devient consternant à force de répétition.
Mais que faire lorsque les véritables responsables s'accrochent à leur château?
Ils sont pis que chancre mou en bordure intérieure d'un fessier trop frotté.


Et levant les yeux vers le ciel.
Mais quand donc cesseras-tu d'ainsi protéger ces fot-en-cul?

Remarque d'autant plus singulière que Galovert est profondément athée et pense avoir perdu son âme depuis fort longtemps.
- Il ne reste plus qu'à attendre que le magicien de service nous trouve et psalmodie son "clic-clic" du haut des tours aux lamentables enchantements ....

Et poursuivant sa route vers le bureau du maire.
- Mais cette fois-ci je ne déplacerai pas une once de ma carcasse pour cracher sur les chausses d'un triste sire ...

- Il peut certes, me condamner et exécuter sa sentence à distance.
Mais (pas encore) me transporter dans l'espoir que je me prosterne de honte.


Et pense avec jubilation aux langues coupées dans les temps anciens.
_________________

Par le fer et la plume.
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Ninoua



Inscrit le: 26 Aoû 2008
Messages: 1526
Localisation: cernée par des petits soldats de bois
Posté le: 22 Juil 2014 18:08    Sujet du message:


- Cessez de gigoter, Lagier. C'est bientôt terminé.
- C'est que je vous imaginais plus douce, ma Dame !
grommela le montagnard.
- Je ne serais pas en train de vous rafistoler le bras si vous ne m'aviez pas poussée en arrière lorsque j'étais aux prises avec cette brute. Je ne suis pas en sucre, j'ai reçu une formation militaire par le même maître d'armes que vous, et..
- Et cela fait trois ans que vous n'avez plus pratiqué
, coupa Lagier. Et depuis vous avez eu deux autres marmots, sans parler de votre mariage prévu à l'automne. Votre fiancé me tuerait s'il vous arrivait malheur par ma faute.

Les doigts de la brune tremblaient un peu. De colère, de fatigue, la première l'aidant à supporter la seconde.t
Après un petit moment de silence, Ninoua laissa entendre un soupir résigné.


Vous avez probablement raison.

D'un coup de dent, elle sectionna net le fil de soie et jeta un œil critique à la suture. Vu les circonstances, ce n'était pas mal réussi. Par précaution, elle entoura le bras de Lagier d'une bande de lin propre et le laissa remettre sa chemise à la manche droite déchirée et ensanglantée. Pendant ce temps, elle jeta un coup d'œil par la fenêtre du dispensaire pour vérifier que la rue était déserte.

Il y a quelques heures s'y trouvaient encore les corps des malheureux qui avaient péri lors de leur tentative de révolte. Le cœur de la bourgmestre destituée se serra un peu plus. Elle les connaissait tous ainsi que leurs familles. Les pertes étaient insupportables. Ces scélérats étaient bien trop nombreux pour eux.


- Avez-vous reçu une réponse de Hels ?
- Non, pas encore. Mais même s'il nous envoyait de l'aide, les renforts mettraient plusieurs jours à arriver jusqu'à nous.
- Qu'avez-vous décidé alors ?
- Je sais que vous brûlez d'envie d'y retourner mais ce ne serait pas raisonnable. Il y a déjà eu trop de casse. Ils sont trop nombreux pour nous Lagier. Il faut attendre les renforts d'Embrun ou espérer que l'Hydre se lasse de Briançon et parte à la conquête d'une proie plus importante.
En attendant, il faut organiser le marché noir. Je vais contacter Nyco et Succube, mais avant je veux passer à la maison vérifier que Mamie Laine, Mathilde et les enfants vont bien.
- Je vous accompagne, Dame. Je vais vérifier que la voie est libre.


Pendant que son homme d'armes s'exécute, la Dame de Névache vérifie que son couteau coulisse bien dans son fourreau, puis le rejoint près de la porte entrouverte.

- Nous pouvons y aller. Ne me quittez pas d'une semelle !
- C'est vous le blessé, pas moi, le taquina-t-elle avec un demi-sourire avant qu'ils ne quittent le dispensaire en catimini. La plaisanterie n'était pas encore taxée par l'usurpateur qui avait posé ses fesses sur le fauteuil municipal. Alors autant en profiter !
_________________
Merci à l'artiste

Dernière édition par Ninoua le 22 Juil 2014 18:48; édité 3 fois
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Cassis



Inscrit le: 02 Oct 2012
Messages: 470
Posté le: 22 Juil 2014 18:26    Sujet du message:


Il existe 3 sortes de personnes. Celles qui apprennent en lisant, celles qui apprennent en observant et celles qui doivent mettre la main au feu pour vérifier que c’est chaud*.
 
La rousse sédunoise, legioniquée italinaquée en faisait partie et elle aurait bien tâté du fauteuil pour sentir le moelleux du siège…

Ma ! Caaassissss qu’est ce que tou crois, dévénirrrrr comme ça Caaassissss la Briançonnaise… E inveci no, tu sei Cassis de Brigante, mi esposa.
 
Amore mio…. Personne n'est sain d'esprit s'il ne sait être fou à l'occasion


Citation qui sent la poudre et le cigarillo




Traduction reverso..


Sistono 3 tipi di persone. Queste che apprende leggendo, queste che apprende osservando e quella che deve mettere la mano al fuoco per verificare che è caldo *. La rossa di Sion, legionario dell'italinaque, ne faceva parte ed avrebbe tastato bene la poltrona del sindaco per sentire suo piacevole morbidi.

Ma! Cassssissss ! che è ciò che tacqui credo, diventare così Cassssissss il Briançonnaise E dinveci no, tu sei Cassis di Brigante, mi esposa.
 
Amore mio Nessuno è sano di spirito se non sa essere in occasione pazzo


Citazione che odora della polvere ed il cigarillo

_________________
Accroche-toi à mon étoile
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[email=[/email]  
Morgane



Inscrit le: 01 Jan 1970
Messages: 479
Localisation: dans (l)e coeur de son niou(k)
Posté le: 22 Juil 2014 20:27    Sujet du message:


[Foyer de Maussac-Thézan - 6 Place San Marcko]

C'était le bazar. Eh oui ! Parlons peu, parlons bien : le B-A-Z-A-R. Du genre de celui qui vous retournait une ville et le coeur avec. D'ailleurs, cette nuit, certains en avaient même perdu la tête. Au sens propre plutôt qu'au figuré.
Bref... Le foutoir. Aussi bien dans les couloirs de la mairie, que dans les rues et les venelles du village - sans parler de celui sans nom, qui régnait dans les boucles d'ordinaire déjà bien sauvages de la brune. C'était vous dire l'exploit et surtout le désordre... ' Fin, le foutoir... Bref, le bazar, quoi.

Ce fut sous le regard horrifié d'Apolline - à qui il ne fallait pas grand chose pour la retourner, d'ailleurs - que la de Maussac-Thézan enleva ses vêtements, déchirés ça et là, funeste témoignage d'une révolte ratée... Un feu de paille mouillée... La piqûre d'un insecte sur la croupe d'une vache.


Mais v'z'êtes blessée ! R'gardez ! Là, sur vot' cuisse ! Cré vindiou ! J'va tourner d'l'oeil, je l'sens !

Soupir de la montagnarde aux yeux couleur de pluie.

Si m'ssire Marcko y voyôt cha...

Oui et bien, il n'a rien vu justement et je compte sur vous pour être muette comme une... tombe, tiens ! - En voilà un, de mot qui soit de circonstances. Quant à cette égratignure, vous me trouverez bien un linge propre et un peu de liniment dans la chambre des enfants.


Le ton de Morgane impliquant que le bureau des négociations était fermé ce matin-là, la gouvernante obtempéra sans se faire prier. Néanmoins, elle glissa dans l'entrebâillement de la porte de la chambre conjugale :

Mais vous prindrez bin un bain quind même hein ? J'vous a rempli l'baignoire... V'z'êtes toute froissée c'matin...

Nouveau soupir de la de Maussac-Thézan qui acquiesça. Froissée était un euphémisme. Elle avait le corps rompu, courbaturé et l'eau chaude soulagerait ses muscles encore tendus et douloureux. Ce fut donc avec reconnaissance qu'elle s'y plongea jusqu'au cou, fermant les yeux un instant et repassant sur la toile de ses paupières le déroulement des deux derniers jours.

Ils étaient nombreux. Trop pour eux. Du secours avait-il été demandé ? Elle n'avait pas eu le temps d'en discuter avec la Bourgmestre. Et oui, quand bien même le séant de celle qu'elle continuait d'appeler "la dame de Sablons" n'occupait plus le fauteuil de la mairie, Morgane la considérait toujours comme la détentrice de l'autorité municipale.
Aucune légitimité pour ce malfaiteur de Galovert - ainsi avait-il signé le message municipal - très fleuri au demeurant. Bien le style d'un coupe-jarrets. Pour un peu, elle se serait presque attendue à voir surgir d'entre deux rues la gigantesque silhouette de... Un frisson lui parcourut l'échine tandis qu'elle fronçait le nez, persuadée de voir son sourire lubrique aux dents pourries, de sentir son haleine puante, sa respiration haletante dans son cou. Un sursaut lui fit rouvrir les yeux. S'en était terminé du bain. L'eau chaude lui paraissait désormais froide, comme la lame d'un couteau. Elle attrapa une serviette et sortit de la baignoire. Apolline était passée sans qu'elle s'en rende compte et avait déposé sur une sellette ce que la montagnarde avait demandé. En deux temps trois mouvements, la brune avait pansé la coupure qui lui zébrait la cuisse droite et était habillée de pied en cape.


Z'allez pô sortir ?! Z'avez pourtint lu ch'message sur eul' panneau d'affichache ! L'droit d'cuissache et tous ché trucs glauques...

La dextre de Morgane posée sur la garde de son épée, la senestre sur la clenche, elle dit :

Je n'en ai pas pour longtemps. Déméter a besoin d'un petit aiguisage pour trancher dans leurs jambons de parme et il faut que je retrouve mon stylet, je dois l'avoir égaré dans la forge de Marcko, c'est à deux pas d'ici.

Dehors, l'astre diurne commençait à percer, prenant son temps, comme pour respecter le drame qui s'était joué durant la nuit. La grisaille essayait de garder la main mise sur le désert des rues. Dans l'air, on pouvait sentir - en plus de la fumée - l'odeur de la morosité... Du renoncement ?
Morgane se mit en marche, rasant les murs.

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Griottinnes



Inscrit le: 28 Mai 2012
Messages: 96
Posté le: 24 Juil 2014 09:37    Sujet du message:


Parce qu'on a beau vouloir faire de son mieux... la lumière ne descend pas toujours du ciel...




La souris n’en pouvait plus de maugréer.
Toute cette route coincée sur le bourrin entre Fernand et le Gros… et pour finir où ?
En prison avant même d’avoir pu trancher un minimum dans le lard briançonnais.

Faut dire qu’elle ne l’avait pas volé, mais ça faisait tellement longtemps que le procès avait commencé et les faits faits qu’elle avait espéré qu’on l’eut oubliée.

De sa geôle, elle entendait le vacarme au loin. Certain se plaignant, d’autre se réjouissant… et d’autres encore n’y comprenant rien de rien. Une révolte, puis une deuxième…


Et elle beuglait la souris…


Non mais c’est quoi ce foutoire ?
Qui donc a autorité sur la ville aujourd’hui ???
Ne peut-on donc point me faire sortir ???



Et s’adressant au geôlier…


De quel coté es-tu donc ?
L’ancien maire ou le nouveau… ou le nouveau nouveau qui n’est autre que l’ancien nouveau ???


Toi, la bougresse, ferme là si tu ne veux que je te la ferme moi même. Puis d’abord c’était pas un maire, mais une mairesse !

Tu crois que tu me fais peur avec ton air de gros vilain ? On voit qu’t’as jamais vu La Fouine toi !


Entendant la souris claquer des dents dans un bruit bref et incisif, il ne sut que faire si ce n’est que lui jeter à la tête le seau d’eau qu’il avait rempli au puits pour abreuver les prisonniers faute de leur donner correcte pitance.


Foutre de nonne ramonnée par l’Aqwa, j’parle du sergent et vl’à qu’j’en ressens les relents jusqu’ici …


Mais qu’est ce donc que cette magie ?
s’estomaquât le geôlier en regardant la souris les yeux tellement ronds qu’elle eut de suite l’envie de les lui arracher d’un simple coup de cuillère à gamelle.


Se précipitant sur la grille ; malmenant les clefs tellement ses mains tremblaient en déverrouillant ; s’agenouillant presque au passage de la souris… le gardien flageolant, partait en déconfiture alors que la souris, ayant acquis sans le savoir une aura toute… lumineuse… un je ne sais quoi de mystérieuse brillance… la venu du Saint-Esprit peut-être (hé ! pas de blague tout de même, on déconne pas avec ça merde !!!)… trempée jusqu’aux os, passait devant lui et recouvrait la liberté sans demander son reste…
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