L'Hydre


 
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 Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)

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MessageSujet: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:26

Sancte
Citation :
[Colissimo Suivi.]

Ils avaient perdu le marchand en cours de route et Khaz ne voulait ou ne pouvait dire ce qui avait bien pu lui arriver sur le trajet. Voilà qui était fâcheux, car le témoin était de taille. Or un incendie est un sacrifice bien inutile si l'on laisse traîner derrière soi ce genre de mouchards.

Toutefois, dès leur arrivée ils reçurent très bon accueil des muletiers cossus qui tenaient l'auberge ce qui les avait empêché de monter la malle aux étages. Une situation plutôt embarrassante face à laquelle le mercenaire s'efforça de conserver un naturel de bon aloi lorsqu'un fumet qu'exhalaient quelques quartiers de chèvre dans une marmite le guida jusque dans la salle à manger où il s'installa en attendant l'arrivée de son Commandant. Une fois attablé, il ne tarda pas à se tourner vers ses ouailles, encore interdits par la situation, car il fallait bien avouer que de laisser croupir l'otage dans une malle à l'écurie avait quelque chose de fort inconvenant.


- Afin que vous constatiez, Befbek et Khaz, la transcendance de la vocation de mercenaire, qui octroie rapidement à chacun de ses membres toute la considération et le respect des petites gens, je vous enjoins à vous asseoir avec nous à table, ce qui vous permettra sans l'ombre d'un doute, de ne pas vous repaître de vos ordures et de vos cadavres habituels ...
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:27

Marie Alice

Citation :
Suivi.. Suivi... Tu parles]

Marie n'avait rien vu venir. Un instant elle était dans la ruelle, au milieu d'une foule paniquée, l'instant d'après elle montait sur une charrette apparue comme par magie et au final elle sombrait dans un noir si épais que même le coup n'avait pas d'effet sur son corps. Corps qui avait dû facilement entrer dans une malle. Ceci dit bonne idée que de l'assommer pour la faire entrer dans un lieu clos. Sinon au revoir la discrétion tant voulue et bonjour la Vicomtesse en furie.

Ben oui. Parce qu'elle était claustrophobe la dame et que comme tout phobique qui se respecte elle aurait fait une belle crise et se serait débattue comme un beau diable. Cela aurait-il suffit à ce qu'elle échappe? Sans doute que non mais aurait néanmoins un poil compliqué la situation pour les hommes de main. Entre transporter un corps inanimé et un fauve en cage.... Mais pour l'heure elle dormait, profondément et s'ils voulaient que le silence continue, il fallait espérer qu'elle reste endormie. Que la douleur ne la réveille pas tout de suite même si le sang qui battait sous son crâne, juste à l'emplacement de la magnifique bosse qui l'ornait en plus de ses boucles noires, risquait fort de mettre un terme à ce noir réconfort. Un gémissement faible. Suivi d'une reprise de la respiration agitée alors que la nuit qui s'était étendue sur elle commençait à s'éclipser lentement au profit du jour. Pendant qu'ils se remplissaient la panse, Marie revenait à la vie et cela risquait de faire du bruit.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:28

Citation :
Ecurie


Hum...Mais que voilà donc ? Une malle abandonnée!

Une Harlem fouineuse et pour cause. Presque certaine après observation que l'usufruit et le bénéfice de la transaction est en train de croupir à fond de cuir et de fer... Grimace contrariée.

Ces mercenaires...

Profond soupir apitoyé...


Des souillons quand il s'agit des finitions! Des rustres qui n'ont aucune notion du savoir bien entreposer et préserver la marchandise...


Regard à droit, à gauche, une charette en stand bye, les concernés envolés...Et une cariole prêt à emporter.

Nan mais je rève...Une inconscience pareille.. N'importe qui pourrait...

Elle s'interrompt les yeux illuminés de l'idée qui vient de la traverser...

Quelques instants après.

Hu da!!

Un sourire à l'apogée, un intermédiaire doublé.

Comme on dit, les marchandises c'est comme les femmes, si on les délaisse elles s'en vont faire le bonheur d'un autre.


Harlem ravale un rire.

Enfin d'une autre présentement.

La charette tourne en sortie d'écurie, passant devant le hall où sont attablés et en plein repas un troupeau d'affamés. Harlem ne s'arrète pas ni ne tourne le visage vers des expressions sûrement stupéfaites. Dommage, cela doit valoir le cliché souvenir.

C'est connu quand le Lion dort les opportunités dansent.

Héhé.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:30

Marie Alice

Citation :
[La nature a horreur du vide... Y a une brune qui a horreur des endroits fermés.]

Qu'est-ce qui la réveilla tout à fait? Aucune idée. Peut-être le raclement d'un sabot sur le sol en terre recouvert de paille à moins que ce ne soit un hennissement. Ou tout simplement le fait que la malle soit à nouveau trimballer pour regagner une charrette. De toute façon peu importait, le résultat fut le même.

D'abord les yeux fermés, la douleur sourde qui cognait à ses tempes, les doigts qui montèrent pour trouver la bosse assorti d'un grognement. Puis les bruits, ceux de roues cerclés dans les ruelles, les voix aux alentours, les cris des enfants. Ensuite l'odeur, les odeurs, mélange de cuirs, de fers, de bois et de tous les étals. Puis la vue et le noir... Inspiration. Pourquoi ne sentait-elle aucun bandeau sur ses yeux? Pourquoi était-elle repliée sur elle-même? Pourquoi ses mains, ses pieds, son dos, ses épaules, ses genoux rencontraient-ils un obstacle? Oh non.... Tout sauf cela.... Tout sauf la panique qui la submergea immédiatement quand elle réalisa qu'elle était bel et bien enfermée. Tout sauf cette boule qui montait au creux de sa gorge, ces doigts se refermant sur celle-ci, bloquant tout air, faisant pomper son coeur à la vitesse d'un cheval au galop. Un hurlement s'échappa, incontrôlable alors que ses poings s'abattaient contre le couvercle de la malle, trop serrée pour pouvoir y ajouter des coups de pied. Sans répit, encore et encore jusqu'à ce qu'entre la panique et l'air qui lui parvenait difficilement elle retomba dans un autre noir, le bienveillant, celui où rien ne l'atteignait, où ni rêve, ni cauchemar, ni terreur ne lui parvenait. Evanouie la brune, d'une pâleur mortelle et pour qui l'aurait regardée à cet instant, seule sa poitrine qui se soulevait faiblement aurait attesté que la proie avait encore une valeur autre que pour les revendeurs de cadavres à la sauvette à certains étudiants en médecine.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:30

Fernand

Citation :
Il poussa jusqu'au coin de la rue de charmille et aperçut la grande bâtisse. Il lui fallait continuer et tourner sur la droite pour gagner l'entrée des cuisines de l'hôtel Alturan. La livraison devait être en cours et il préférait arriver discrètement. Rejoindre Harlem dans la grande salle serait fort simple. La veille il s'était démené pour livrer du poisson presque frais au cuisinier de l'établissement pour un prix si modique que l'autre s'était senti obligé de lui offrir le couvert à l'occasion. Le moment était venu de prendre au mot l'homme à l'odorat si défaillant, même si l'invitation n'était qu'une formule de politesse toute commerciale.
Il n'aurait d'ailleurs pas le temps de manger et si cela devait malgré tout être le cas, il éviterait soigneusement de gouter les anguilles fumées....

Il passa devant la porte principale de l'hostellerie et continua. Il lui restait une vingtaine de pas à parcourir jusqu'à la bifurcation vers la ruelle de la porte de service lorsqu'un fracas de roues et de sabots retentit sur la place derrière lui et l'incita à se ranger sur le côté. Il faisait sombre et mourir piétiné sous une carriole parisienne ne lui disait rien qui vaille. Il n'y avait pas à dire, ils conduisaient vraiment n'importe comment dans la capitale...

Il regarda d'un air peu amène approcher la carriole et eut la surprise de voir la mine fière de Harlem aux commandes.

Il tendit le bras pour attirer son attention et elle tira sur les rênes pour faire stopper les chevaux.


Ses yeux se portèrent à l'arrière du véhicule. Il aperçut une grosse malle. Puis il regarda à nouveau le visage au sourire rayonnant et sauvage d'Harlem... l'expression satisfaite de quelqu'un qui vient de faire un mauvais coup.... Il retint la question qui lui venait et qui revenait à peu près à ceci :
"Mais qu'est-ce qui se passe bordel à plume?"
et demanda calmement :

- Changement de programme? On est pressés ?
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:31

Sancte

Citation :
Pendant ce temps là, le réformé et ses compères partageaient si bon vin et si belle ripaille qu'ils avaient presque tout oublié de l'existence de la fameuse malle et du caractère quelque peu biologique et peut-être même précieux de son contenu. Quand soudain une agitation de mauvais augure éclata du côté des écuries dont l'estompement progressif dans le lointain indiquait clairement que leur précieuse charette était en train de se faire ... la malle ?!

Par le lait noir des Vierges périgourdines !

La rage lui fit tomber le pain de la bouche, comme si ses obligations -auxquelles il venait de faillir- venaient de lui tomber d'un coup sec sur les épaules. De fait, le voilà cloué au pilori de l'impardonnabilité. Misère.

Trouvez moi une monture, pute borgne ! Ahhh ! Ventrejaune, je t'apprendrais !
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:32

Le flegme Fernandesque elle aimait bien Harlem. Ainsi que son air revèche et méfiant de Provincial projeté dans une capitale. Le parisien conduit parfaitement bien soit dit en passant. La règle est simple. C'est celui qui a la plus grosse charette et l'animal de trait le plus rapide qui a gain de cause. Aucune raison de regarder à droite donc. Ni d'attendre qu'on daigne vous laissez passer. Attendre c'etait finir squellette au croisement de quelques ruelles. Ayant gagné le concours du piquet.
Bref.

Vrai qu'elle était plutôt satisfaite la marchande et souriante donc. Elle pila donc dans un gricement d'essieux devant l'hotel sans avoir l'air de se soucier de l'avenir proche en vérité. De toute façon à cette heure le trafic tendait à se réduire. Elle ne risquait guère de créer un embouteillage. Contente de revoir ce compagnon dont elle appréciait le caractère posé. Nul doute qu'ils feraient bon bout de chemin ensemble. Puis il la prenait au sérieux et lui faisait confiance malgré son jeune âge. Bon il avait facheuse manie de soliloquer sans fin sur la distillation de cailloux mais c'etait un détail. Pour le reste tout était simple, carré, puis il la reluquait jamais d'une façon génante. A l'aise donc.



Citation:
- Changement de programme? On est pressés ?

Bonsoir! Quelle ponctualité! Pressés ?

Harlem avisa un certain remous dans le hall de l'hotel, des éclats de voix irrésistiblement drôle.



Citation:
Par le lait noir des Vierges périgourdines !


Trouvez moi une monture, pute borgne ! Ahhh ! Ventrejaune, je t'apprendrais !

Elle suivit le regard de Fernand vers la malle alors qu'il prenait place. Les rènes molles, elle haussa les épaules avec négligence.

Héhé...Mais non on n'est pas pressés, aucune raison.

En effet, le temps que certain stupéfait trouve la monture necessaire pour traverser la rue et parcourir quelques mètres, ils avaient bien quelques minutes pour deviser tranquillement.

J'essaie juste d'attirer l'attention pour voir...La réactivité Fernand...Cette réactivité si précieuse. Je me suis juste demandé si je n'avais pas commis une erreur en trouvant la marchandise sans surveillance, abandonnée dans une écurie ouverte à tous les vents.

Harlem guettant l'arrivée sans doute imminente d'un mercenaire furibard, s'installa plus confortablement, la cariole au point mort.

Alors vous avez trouvé où loger ? Et au fait merci pour ce petit bijou..

Elle désigna la jolie broche d'or. Sur le ton de la conversation détendue, somme toute assez inquiète du silence émanant de la boite à pair...Ca s'il lui avait tué la marchandise il allait l'entendre! Et de commencer à compter.

Trois...Deux et demi...

De fait Harlem en plus d'être facétieuse et passablement contrariée, disons le clairement, n'avait aucun endroit où entreposer telle encombrante cargaison. Ni l'envie car il fallait bien amortir les 700 d'acompte. Question de principe.

Deux...

Ni la clé de la malle.
Même à Paris trouver serrurier maitre de l'Art de forcer une huisserie avec finesse et sans risques de casse du contenu, tenait de la gageure.

Pragmatique Harlem. Puis chacun son boulot que diable! Elle songea à part elle et non sans malice qu'il fallait réformer aussi d'urgence certaines failles chez ce pieu personnage. Soupirant sur la piètre façon de ces gens de Guyenne. Pas étonnant qu'ils perdissent si souvent sur champs de bataille.
Et toc!^^
Un hurlement assourdi et soudain la rassura sur le vif de la dame encloisonée. Harlem se pencha vers la malle.


Toc toc toc! On se calme la dedans.Y a des gens qui essaient de dormir à cette heure çi du soir. Pas possible ça... La clé arrive Bientôt. Enfin je crois.

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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:33

Fernand

Citation :
Fernand haussa les épaules.

- La politesse des rois, ma chère! dit-il avec cynisme.
- Et ma foi, pour attirer l'attention, vous avez au moins attiré la mienne. J'ai failli vous manquer, j'allais vers les cuisines, heureusement que je suis passé devant l'entrée...

Fernand jeta un œil en arrière. On entendait vociférer dans le hall, des gens courraient, des sabots nerveux frappaient le sol de la cour de l'hôtel.

- Dîtes, Il y a du mouvement on dirait... Il semblerait que vous ayez obtenu l'effet escompté, à moins que ce soit un client qui s'est plaint de la fraicheur des plats ou bien détale sans payer....

- Puisque nous ne sommes pas pressés...
Il monta dans la carriole et s'assit. Il sortit posément ses deux hachoirs qui pendaient dans leur gaines en cuir et les posa à plat sur ses cuisses nues, laissant l'acier glacial absorber sa chaleur corporelle.
... Je vais attendre un peu en votre compagnie. Et pour répondre à votre question, j'ai trouvé lit et couvert pas loin d'ici dans une auberge plus modeste que celle-ci... - léger signe de tête en arrière pour désigner l'hôtel cossu devant lequel ils dissertaient -
- Ils font un lapin en sauce très différent de celui du sergent La Fouine, mais qui vaut le détour.
Il avisa avec circonspection un énorme rat bien gras qui longeait la venelle en petit père tranquille.
- Quand à la broche, je vous en prie, ce n'est rien.

Il porta la main à celle identique qu'il portait et que tous les cavaliers avaient convenu d'arborer même s'il s'interrogeait sur le besoin qu'avaient les gens d'exhiber des signes, et spécialement, eux-même sensés avoir une conscience aigüe et toute fraîche de la futilité de telles choses....
vêtu de la plus simple tunique qui soit, ignorant stoïquement la morsure du froid il attendit un instant et dit :


- Bon, laissons leurs encore quelques instants et ensuite il faudra filer Il ne faudrait pas que la marchandise se gâte...
... un court silence et puis il se tourne vers la marchande sans scrupule et demande d'un air entendu et innocent :
Dîtes, vous avez bien entendu, laissé en lieu et place de votre trouvaille un règlement sonnant et trébuchant amputé des seuls frais de livraison?
C'est bien avec le souci de finir le travail, l'esprit besogneux et des paroles fleuries à la bouche que nous attendons nos poursuivants consciencieux, n'est-il pas?Ou bien c'est le fer au clair qu'il faut s'attendre à les voir surgir?
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:33

Sancte

Citation :
Comment vous décrire l'ire qui s'était emparée de lui à ce moment là ? La peau parcourue par un frisson de rage, l'Amiral laissait éclater sa nervosité, faisant pâtir son généreux public de son incroyable perte de sang-froid.

Magnez vous, tas de pucelles, si vous ne voulez pas que je vous crève ! Rattrapez-moi ces Roumes et ces damnés Moricauds !

L'agitation bruyante de l'Hôtel contrastait joliment avec le calme champêtre des abords de Paris, où passaient sans se presser quelques attelages, des dizaines de têtes de bétail, et autres maraîchères bringuebalant sur l'épaule leurs paniers de légumes frais. Cela ne fit malheureusement rien pour calmer notre ami qui, face à cette apathie, trouva à estimer qu'il n'était pris au sérieux. Les poings serrés prêts à éclater, il bouillonnait d'une rage féroce, ses yeux caves injectés de ténèbres.

Mais qu'est ce que vous branlez, putain !?

Pour être tout à fait honnête, ses disciples nécrophages n'avaient pas réellement le coeur à l'ouvrage, surtout si l'entreprise consistait à rattraper des types qui avaient toutes les chances d'être armés. Aussi, ceux qui ne s'étaient pas levés pour fouiller les alentours de mauvaise grâce, se contentaient de machouiller leur bol de gruaud en baissant le regard, voulant se trouver le plus loin possible de là et priant pour qu'on ne leur donne pas le fouet. Pourtant, comme il put le constater de lui-même, bonne volonté n'aurait pas changé grand chose. L'hôtel étant une étape de muletiers, il ne trouva dans l'étable que des animaux de bât et nul palefroi pour rattraper d'un pas leste et galopant les malandrins qui lui avaient tiré sa cargaison.

Un silence cruel s'installa progressivement, comprimant les pensées de chacun dans un état d'impuissance insupportable.


Mais c'est pas vrai ! Dites moi que c'est pas vrai ! Me dites pas qu'on vient de se faire rouler comme des bachelettes simplement parce que vous n'êtes pas foutus de monter une malle dans une chambre !

Epaule contre la chambranle, le mercenaire observait l'horizon obstrué de Paris, où devait crapahuter "sa" charette et son précieux chargement, se demandant bien qui avait bien pu faire le coup. Soumis aux dures lois de la fatalité, il fut forcé de se faire une raison, éclusant progressivement de son coeur les substrats de haine qui s'étaient injectés dans ses veines.

Khaz, Befbek ... Ce soir vous partez en maraude. Pour me rattraper ce coup là, vous avez intérêt à me ramener du bibelot qui brille, ou vous finissez tous deux décorer la cave d'un de mes amis taxidermiste.

Plus de deux mois que cette affaire les occupait. Deux mois de privation hors de Guyenne pour que tout parte à vau-l'eau sur une erreur imbécile.

Franchement vous n'êtes pas la moitié de gros cons.

Mieux valait eux que lui, c'est certain.

On ne partira pas de Paris avant d'avoir retrouvé cette putain de malle ou compensé nos pertes par le dénouement peu glorieux de cette sinistre affaire.

Il leva solennellement les yeux au ciel.

Que le Très Haut m'en soit témoin.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:34

DEVANT L'HOTEL

Bien sûr que non, juste l'acompte.Faudrait vraiment être une quiche pour payer rubis sur l'ongle avant l'échéance totale de la prestation de service.
M'enfin! Le fer au clair est inutile et pas prévu au programme.
Zéro.


Le décompte était échu, l'animation à son comble dans la rue devant cet hotel dont on se souviendrait longtemps et pour cause! Harlem déconfite de voir que les trois secondes n'avaient point suffit aux mercenaires pour rétablir la touche dissonante.

Mais euh...Qu'est ce que...

Interloquée marchande qui suit sans comprendre la débacle de Guyennais vers...Les mots lui en tombent, les bras surtout!

C'est dingue! Mais.. Gné po potibleuuuuuh! Mais où qu'ils vont ?

Non mais celle ci on lui avait jamais faite! C'est y possible de débouler dans une rue et de ne pas voir l'essentiel posé avec tant d'évidence ?Harlem ne comprend pas, bouche bée, une fois n'est pas coutume ceci dit et elle devrait vite rebondir... Sidérée de voir passer le groupe, juchée sur cette charette, exposée pourtant. Trois petit tours et pis s'en vont. Saloperie de bigleux! Elle cligne plusieurs fois des paupières pour s'assurer qu'elle n'est pas en train de réver...Pom pom pom ils rapetissent prenant le plus sûr chemin de je me fous de ta poire. Ou pas. Harlem doute.

Un détail m'échappe...

Désemparée totale, désapointée et les rènes molles, elle regarde son compagnon, désignant d'un index hésitant la direction qu'ils ont emprunté.

Est ce que j'ai bien vu ce que je viens de voir ? A savoir qu'ils sont passé sans même nous apercevoir ?

Puis voilà la colère qui surgit au beau milieu de l'incompréhension. Sorte de serpent qui se déploie, qui gonfle, disséminant le feu de la vengeance, déroulant ses torsades fumantes. Qui gronde. Harlem grogne.

Grrrrrrrrrrr.

Ceci chez elle est la gageure d'un intense couroux.
N'empèche la clé s'est envolée, pas de bol pour l'empaquetée.
Voilà qui s'appelle se retrouver comme deux ronds de quilles avec des envie de meurtres étranges.

Pour l'heure c'est pas un lapin que je verrai bien sur la broche et en sauce Fernand. Non non... Pas un lapin même s'ils ont détalé d'une façon analogue.Je sais pas pourquoi mais j'ai comme une furieuse envie de faire un malheur. Je sais bien qu'ils ont pas fait exprès de pas nous voir mais n'empèche! C'est tout à fait...On fait quoi ?

Harlem se la boucle, laissant les rènes à Fernand.

Ca vaut mieux...

La mine sombre, les pensées inavouables, un peu de tristesse en coin de frimousse. Snif..On a beau se donner des allures de grandes pour mieux affronter la vie, des fois c'est dur la vie justement. Surtout quand rien ne se passe comme prévu. A croire que les emmerdeurs sont de sortie quelques part où ils devraient pas se trouver.Lui il est posé, il va trouver LA solution à ce dilemme pendant qu'elle fait le bilan de cette affaire en silence. Parce que dans l'instant si elle conduit cette charette, on va à l'accident de la route à l'insu de notre plein gré. Bien entendu.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:34

Fernand

Citation :
Gardant une mine neutre et impassible, Fernand pèle une pomme avec un hachoir ce qui est une opération d'adresse dont la difficulté n'a d'égal que son incongruité et son inutilité notoire. Il lève un œil pour voir surgir de l'hôtel une petite troupe agitée qui part en trombe et disparait bientôt au loin, puis reprend sa tâche tandis que sa co-charretierre manifeste son incrédulité.


alors, ça ma chère, il ne faut vous en prendre qu'à vous même, vous avez intercepté la transaction et vous n'avez réglé qu'un acompte. Puis vous vous êtes fait la malle.... si je puis dire...


Quant à notre transparence manifeste, regardez-nous et jugez de notre immobilité. Nous sommes rangés là tranquillement, comme des honnêtes gens sur le bas-côté, à deviser sans nous dissimuler, et bien qu'il fasse sombre, nous sommes tellement voyants que nous n'évoquons aucun intérêt pour l'œil aux aguets d'une carriole en fuite.

Alors maintenant, je crois qu'il ne nous reste plus qu'à faire la livraison nous-même comme de vulgaires coursiers.... Je vois votre mine déconfîte, allons, on ne peut pas toujours faire ce qui est prévu ... spécialement lorsqu'on met tout en œuvre tout pour faire ce qui ne l'était pas!


Petit sourire .... termine sa pomme et jette le trognon au gros rat

Je crois savoir que notre commanditaire reçoit dans un bouge à quelques lieues d'ici. La nuit est loin de finir, nous pourrions nous y rendre tranquillement et puis ça nous fera de la distraction. On m'avait dit que les nuits étaient agitées dans la capitale, Vous faites la visite au bouseux que je suis ou faut-il que je jette une pièce à un mendiant pour qu'il fasse le guide?
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:35

Pas convaincue la marchande! Telle leçon de morale tombait au plus mal. D'ailleurs elle n'avait aucune envie de l'entendre. Elle était de bonne foi en plus.

Non. Permettez que j'apporte la lumière sur certaines précisions necéssaires. Il n'était pas question de voler la marchandise, juste de relever de façon incontestable la faible sécurité, la faille rémanente!
Mais est ce qu'on dine, qu'on baffre quand l'ouvrage n'est pas achevé ? hein ? Que nenni! C'était là façon que j'ai trouvé pour ma part pleine de bon sens de faire la leçon de rigueur qui s'imposait!


Harlem soupira. Méticuleuse à l'extrème, acharnée du détail, trimeuse devant l'eternel, maniaque diront les négligents. Une façon de voir et de faire. Et qui lui réussissait. Le bon temps à passer vient en temps et en heure. Quand on a bouclé la tache en cours pas avant! Et on ne la ferait pas changer d'avis. C'etait un fondamental de sa personnalité.

Ces Sudistes...Maintenant c'est fichu! J'avais même préparé un petit discours pour l'occasion...Pfff

Déçue mais assez fataliste et de bonne composition pour ne pas s'enfermer dans une bouderie manifeste.

Foutu concours de circonstances!
La prochaine fois quand je voudrai qu'on me remarque je me cacherai dans un trou de souris en suivant votre raisonnement.
Et voilà.


Point à la ligne. néanmoins le bilan était fait. Celui de l'encours. Forcément esprit pragmatique ne reste jamais longtmps saisi de stupéfaction.

Je deteste l'imprévu en matière d'affaires! J'aime pas du tout ça. Le prévisionnel est par trop important.

En vérité la voilà qui n'était pas du tout rassurée sur l'avenir proche. Elle avait déjà fait le recensement des conséquences. Et le chemin qu'on lui faisait prendre autant dire qu'elle y allait à reculons! Elle aurait parié le solde de tout compte que sous peu viendrait la chipoter un Amiral mécontent tout paré de sacro sainte honneteté bafouée! Elle eut une grimace des plus amères...Et le répondant farouchement aiguisé en réserve si necessaire. Et gromella.

Erf...Bah voyons.Soit...Je m'en fiche, qu'on vienne m'accuser de quoique se soit et.. Oh et puis après tout allons! Allons gaiement faire livraison. Y a pas de sous métier, ce qui compe c'est le travail accompli.
Qui veut sa part se doit de se bouger le lard dit le dicton...
Et pour le guide ça va être dur honnetement je ne suis pas plus Parisienne que vous.
Allons.. C'est toujours 2000 écus de gagné.


Harlem un petit peu contrariée, eut un petit sourire malgré tout avant de se renfoncer sur le siège, bras croisés un instant puis désignant enfin un rat trottineur sur le pavé.

Voilà le Gaspard coutumier. Spécialité locale. Gras, dodu, pugnace. On en voit qui peuvent mettre en déroute leur ennemi naturel à savoir le matou de garde.
Distrayant hein ?


L'ironie non dissimulée. Et de lui couler un regard en coin sur un sourire caustique, pince sans rire mais non dénué d'humour. Voilà une aventure farfelue qu'elle s'empressera de relater dans son Croque lieue. Demain elle e riera franchement assurément. Un volet s'ouvrit brutalement et un pot de chambre apparu à hauteur de premier étage. Pour ruisseler sur le pavé devant.

Ca c'est l'averse subite à éviter. Oui à Paris il pleut aussi de curieuse façon parfois. Et personne n'ayant de tête droite ou de rechange autant dire que ça ne porte en aucun cas chance.

C'était sûr qu'elle ne bouderait pas longtemps. Question de tempérament.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:36

Sancte

Citation :
[De l'Amiral qui finit par repérer la charmante carriole.]

Quelle héroïne de modernité vous faites, à la fois voleuse et prodigue avec les rançonnés de vos subtiles attentions !

Trois secondes n'avaient pas suffit à dissiper la duperie dont il venait d'être la victime en effet, mais trois minutes suffirent largement à comprendre que l'objet de ses recherches se situait en réalité non loin de là. Il hasarda la face du cocher qui du fait de son jeune âge, devait avoir le cuissot aussi blanc que ferme, la peau douce et satinée et le téton bien tourné. Mais à ces éphémères qualités de jeune femme, s'ajoutaient bien évidemment les nombreux défauts de ces dernières: insouciance, mutinerie, indépendance de façade, malice, humour extravagant, et tant d'autres tares que l'énonciation rendrait par trop fastidieuse pour un Huguenot plutôt porté sur la parcimonie et la froide dévotion qu'il portait au savoir. Sans chercher à comprendre, il arracha de la carriole le sésame de cette histoire, et c'est ainsi que la malle finit au sol, mise à bas comme on balance à terre un morceau de granit dont le transport devient par trop insupportable aux épaules de qui le soutient.

Alors ça, fallait même pas y penser.

Ahhh, que ce brillant retournement de situation lui avait mis du baume au coeur ! D'abattu, sombre, et irascible, il était passé à fringant, revanchard, et convaincu des excellentes dispositions de sa bonne étoile. Sans doute lui aurait-il déjà passé un soufflet, à cette drôlesse, si elle n'était pas accompagné par un bougre qui lui semblait fort peu commode sous ses airs de voyageurs crasseux.

Vous croyiez voler la marchandise au nez et à la barbe de votre propre employé ? lui lança-t-il avec une confiance exaspérante, si l'on tient compte du fait que 3 minutes auparavant, il en était réduit à se ronger les ongles et à glapir comme un vieux sénile, tapant du pied pour transmettre son mécontentement à des crétins qui ne l'écoutaient même pas, se contentant modestement d'attendre que cesse le tapage. Mais voilà qui est raté, Damoiselle. crut-il bon d'ajouter, au travers de l'un de ses sourires canailles. Héhé. Cette fois, plus de doute, il était bien détendu, sentant qu'il reprenait peu à peu le dessus sur les perturbations occasionnées par l'imprévisible et facétieuse providence.

Mais peut-être dois-je y voir le brûlant désir que vous avez de me voir vous courir après, jouvencelle, vous qui par vos côtés mystérieux et quelque peu misanthropes ne goûtez guère le loisir d'attirer le galant ? Et encore moins celui de l'admettre. Le soulagement que lui occasionnait sa prise (ou sa re-prise, pour être tout à fait exact) le poussait à la prolixité, de la même manière que leur premier contact fut entaché de méfiance réciproque et d'une froide prudence qui les poussa à l'économie de mots. Mais avec ce coup de maître suscité par son oeil de rapace, son flair de dogue, et son instinct de prédateur sur le qui-vive, il avait su déjouer le terrible complot dont il devait être victime, et reprit le dessus en moins de temps qu'il ne l'aurait fallu à la belette pour avaler son coq. Quelque part, cette superbe aventure qui l'avait porté aux nues de la gloire et à l'excellence de la truanderie, les avait -il fallait bien se résoudre à en faire le constat- rendus intimes.

Mais assez discuté.
Je vous prie d'avoir l'extrême obligeance de dégager tous deux de ma carriole.
tança-t-il sur un ton abrupt, poussant tout un chacun à relativiser le degré d'intimité que nous évoquions il y a peu, avec, il est vrai, une précipitation quelque peu optimiste.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:36

Fernand

Citation :
Fernand entendit des pas précipités derrière eux. Un homme à la carrure respectable rejoignit la carriole en dressant à haute voix un portrait dans lequel on ne pouvait que reconnaitre sa coéquipière.
Dans la foulée, l'homme et se saisit à bout de bras et sans effort apparent de la lourde malle qu'il jeta sur le sol sans ménagement pour son contenu.
Fernand esquissa une grimace de compassion pour la marchandise en souffrance et se pencha en aparté vers Harlem pour lui glisser sur un ton fataliste:

- Et voilà ma chère, matière à relativiser la sagesse de certaines actions précipitées et à méditer sur les vertus d'un contrat réciproquement rempli....

Il descendit et fit face à .... Sancte?!
Ça pour une surprise! Décidément, cette soirée était pleine de rebondissements coquasses... et un peu gênant il fallait l'admettre... Il renonça pour l'heure à lui demander ce qu'il faisait ici, l'autre aurait pu lui retourner la question et il n'avait pas envie de répondre...
Il se détendit, esquissa un sourire.... rangea ses lames épaisses dans leur gaines sous ses flancs et leva légèrement les mains en signe d'apaisement.


- Mon ami, croyez bien que je déplore la démesure parfois taquine de ma consœur, qui répondait sans doute à une exigence somme toute légitime d'un service irréprochable, dans laquelle l'abandon sans surveillance de notre marchandise ne pouvait trouver place.
Nous ne saurons jamais si ses craintes étaient fondées puisque la dame a cavalièrement anticipé la chose, mais c'est dans sa nature et puisque votre sagacité met fin à cet épisode malheureux, je propose de ne pas aller plus loin dans le malentendu et d'en revenir à ce qui était prévu initialement.


- Alors bon, puisque tout le monde est ici, il ne nous reste plus qu'à reprendre là où nous en étions, c'est-à-dire à procéder à la livraison auprès de notre commanditaire ainsi qu'à la remise de votre paiement.
- L'un comme l'autre se trouvant dans un lieu où nous nous rendons dés à présent, je propose de recharger le colis dans la carriole et de nous y rendre tous ensemble. Comme nous l'aurions fait si tout s'était passé sans anicroche....
- Ainsi, je vous invite tous deux à considérer que le fond de l'affaire est sauf; quant à la forme, vous pourrez deviser en chemin de vos conceptions respectives sur la valeur du travail bien fait et de la parole donnée.

...et moi, je pourrai écourter dans les temps ma visite dans cette capitale où il pleut de la fiente...., grogna-t-il... Il pivota, sortit de son sac une seconde pomme qu'il balança avec force vers la fenêtre d'où avait jailli la dernière attaque. Le projectile percuta le seau qui tomba à l'intérieur de la pièce. Se frottant les mains il se tourna à nouveau vers le guyennois

- C'est qu'on a des choses à faire, nous autres et vous aussi j'imagine.

Il posa une main sur une anse de la malle et invita du regard Sancte à prendre l'autre côté.
-On fait comme ça?
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:37

Citation:
Quelle héroïne de modernité vous faites, à la fois voleuse et prodigue avec les rançonnés de vos subtiles attentions !

N'est ce pas ?

Retorqua Harlem grinçante sur un sourire aigre fin, elle ne s'en laisserait pas conter outre mesure par si exaspérant animal à oeillères. D'ailleurs elle lui trouva sitôt achevée sa comédie de l'usurpé, un air familier avec la mule d'une vague connaissance. Neanmoins elle se félicita d'avoir visé juste et déplora de ne pas avoir l'heur de miser quelques écus sur cet épilogue tout cousu de fil blanc.
La malle fut projetée sur le pavé ce qui lui fit dresser instantanément les cheveux sur la tête. Elle persifla indignée sans élever la voix au vu de l'heure tardive.

Par la malpeste ! C'est inadmissible un tel laxisme, je devrai vous licencier sur le champs! Sagouin! Aucun respect..

Elle le laissa pérorer son saoul bien consciente de la réalité des faits. En effet les hommes sont ainsi fait qu'ils ont leur petite fierté, aussi elle lui accorda ce petit baume dont nul n'était dupe. Et lui le premier. Sans s'enerver de telle fanfaronade, parceque bien trop fine pour tomber au piège grossier de la chicane et de la provocation. Quand bien même, elle mourrait d'envie de lui faire ravaler ce petit sourire satisfait des plus agaçants.

Je vous abandonne cette vue de l'esprit sur les évènements. La cécité je l'admet peut être pratique parfois.

Il saurait parfaitement où elle voulait en venir. La vérité c'est qu'Harlem déplorait une telle incompétence et ce laxisme latent. Elle n'en démordrait pas et son jugement était fait. D'ailleurs elle portait sur le visage l'expression la plus sincère de la vérité vraie, dont nul ne pouvait douter. Voilà tout. Tranquille avec sa conscience elle se contenta d'un regard glacial aux propos délirants qu'il servit en guise de fanfaronade ultime.

Voyez y ce que vous voulez mon cher, juste je trouve la matine bien trop lointaine pour déjà entendre chanter le coq. Vous êtes aussi avenant que ce cher Foulque de St Pol...

Elle lorgna sur Fernand pour couper court à une eventuelle objection puisée en charitable amitié.

Oui je sais c'est dur mais c'est réaliste! Cela ne lui ote pas certaines qualités que d'autres n'ont pas.On ne peut être beau, fort et intelligent, tout cela à la fois..C'est ainsi!


Plutôt satisfaite de son trait vipérin la marchande.Elle ne répondrait pas à telle absurdité. Elle se faisait fort de ne pas emprunter ces chemins tortueux qui menaient les crétins aux pires folies. Elle avait déjà vu gens fort intelligent se mettre à béler et papilloner des yeux sous pretexte d'un falacieux sentiment ne servant qu'à cautionner le cycle naturel de la vie sur terre. A savoir se reproduire. Très peu pour elle qui avait des projets hautement plus épanouissants.
Mais par la Grâce du très haut il finit enfin par juger bon de dire une chose sensée et utile. Comme quoi tout arrive pour peu qu'on soit patient.

A la bonne heure en effet c'est assez discuté et..

Elle allait ajouter quelque perfidie assassine quand Fernand jugea fort à propos de se faire diplomate. Harlem ne put qu'approuver à tant de justesse, voilà compère qui usait d'un langage qui ne lui tait pas étranger. Efficacité, objectif à réaliser et esprit de rigueur. Toutefois elle glissa également en aparté au cocher du soir:

Vous savez parfaitement que je fais en général ce qu'il est convenu et que je sais parfaitement où je vais. Seulement quand on traite avec pareil excécrable et exaspérant individu le seul moyen de le convaincre c'est de lui mettre son erreur sous le nez. Et encore..

Harlem leva les yeux aux ciel, d'un air apitoyé et demeurée assise, ne changea rien à sa posture et pour cause. Elle avait raison et l'autre tort!

Allons nous avons tous fort à faire en effet, et de vous tous je suis la seule à savoir où livrer précisément. Je ne tiens pas à veiller trop tard demain je me lève tôt moi!

Façon de sous entendre que si certain ici flemmardait ce n'était pas son cas. Non décidément elle n'avait aucune envie de deviser avec quelqu'un d'aussi borné. Ni de lui se montrer agréable.D'ailleurs elle prit son air le plus pincé, bien droite installée et s'attacha à regarder droit devant elle.
En attendant de reprendre une activité normale...
Quel toupet! La peste soit des hommes!
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:37

Sancte

Citation :
L'Amiral avisa la face du type d'un regard empreint de circonspection qui peinait à masquer une forme de surprise. Il écouta son discours sans ciller et ne broncha point face à lui, même quand ce dernier l'interpella. Le Guyennois ne sachant visiblement pas sur quel pied danser avec l'énergumène, il préféra repousser les explications à plus tard. Sans le détestable concours de la petite peste si possible. Sa face peu avenante obliqua d'ailleurs sèchement vers l'intéressée.

Ouais. J'confirme.

Envolé le cabotinage des retrouvailles pleine de surprises. Les affaires reprenaient leurs droist. Il était temps de rappeler à ces jeunes gens qui menait la danse.


Harlem...s a écrit:
Par la malpeste ! C'est inadmissible un tel laxisme, je devrai vous licencier sur le champs! Sagouin! Aucun respect..

Bouclez la.

Elle voulait cesser de le voir railleur et goguenard. C'était plutôt réussi, même s'il était difficile de déceler sa part de participation dans son changement d'attitude, qu'elle devait naturellement partager avec la modification subite des circonstances.

Si vous tenez à votre langue autant qu'à vos "vues de l'esprit".

Il se rendait compte avec contrariété que cet évènement était loin d'avoir été à son avantage, et ayant feint de tourner la situation au profit de sa légende, il devenait évident à ses yeux que l'illusion ne durerait qu'un temps. La glace de son visage se brisa, et son expression se fit plus chaleureuse, malgré un ton qui maintenait la distance, pour ne pas risquer de brusquer les perceptions de la demoiselle en sautant les étapes de la familiarité.

Mais je vous remercie pour vos humbles compliments.

Son attention restait focalisée sur la dame, comme s'il souhaitait fuir à tout prix la moindre explication avec le type qui l'accompagnait. Tout cela deviendrait alors trop compliqué à gérer. Restait à savoir si elle savait ce qu'elle faisait en se montrant avec lui. Son instinct lui indiquait que décidément, il y avait des claques qui se perdaient.

C'est moi qui livre. Dans ma charette.
Vous: vous vous barrez, ou vous vous contentez de regarder.


Le carnaval avait assez duré.

A partir de maintenant, vous ne jacter que si je vous interroge si vous avez des questions à poser vous levez gentiment la main et vous attendez que je vous accorde droit de parole. Et il crut bon de préciser: Ca vaut aussi pour les chuchotis.

Il était naturellement dans son tort dans toute cette histoire, et c'est précisément pour cette raison qu'il exigeait le silence. En guise de conclusion, il demanda à la brune:

Où je dois livrer le colis ?

Pourvu qu'elle réponde vite.
Et surtout, qu'elle s'en tienne là.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:38

Fernand

Citation :
Le dos plié, attendant comme un idiot, il écoutait les deux fort-en-gueule avec une impatience grandissante, contemplant d'un air blasé les roues de la carriole....

Tandis que les piques fusaient de part et d'autre, il abandonna tout espoir de voyager en paix. Les gens compliqués ont parfois du mal à faire des choses simples.
Agacé par l'attitude butée de Sancte et par l'obstination d'Harlem, il décida que tout ce verbiage ne le concernait pas. Il n'envisageait pas de se faire donner d'ordre et avait pour habitude de ne pas les entendre, ce qui avait pour avantage de satisfaire son égo.
Il préféra donc ignorer la petite joute entre ces deux fortes personnalités qui semblait ne devoir que commencer et décida de faire comme si tout le monde était d'accord avec lui. Il n'y avait de toute façon rien d'autre de raisonnable à faire il en était persuadé.

Il saisit la seconde anse de la malle, s'arcbouta et replaça le colis sur le plateau avec plus de douceur que n'en avait montré Sancte.

Il remonta sur la carriole, poussa Harlem d'un coup de fesse pour faire de la place à Sancte qu'il pria de monter d'un geste poli et saisit les rênes.


- Vous faites la paire tout les deux pour ce qui est de l'emphase, prenez garde les amis, des idylles sont nées pour moins que ça! Pour ce qui est de la Pair, cependant, je vous signale qu'il reste du travail à faire!
- Je reste au milieu pour éviter que vous vous tapiez dessus....
- Si ses seigneuries veulent bien se donner la peine
, dit-il d'un ton doucereux, je vais conduire.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:38

Sancte

Citation :
L'Amiral resta à terre, n'ayant pas encore eu confirmation du lieu où il devait livrer. Sa fierté l'empêchait manifestement de monter comme simple passager dans une charette qu'il avait lui même tiré. Il gratifia les bonnes manières du conducteur d'un regard noir.

Merci pour ta prévenance, étranger. répliqua-t-il d'un ton sec. Mais l'attelage est mien.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:39

Elle sourit Harlem, c'est irrepréssible. Comme spéctatrice d'un trio incertain, trouvant très drôle la situation bien qu'elle ne le soit pas. Juste une vue de l'esprit pertinente où il est question de deux mules au surplus d'un attelage. Assurément ils iront plus vite encore au lieu qui doit.
Avec diligence. Fouette cocher!
Elle sourit piquée d'humour mais cela ne se voit pas. Enfin à peine un tréssaillement du nez pour mieux dissimuler l'éclat. L'endiguer.
De plus elle est très occupée à maintenir tout le détachement affiché, toujours attachée à regarder loin devant. D'un air détaché...où elle a rassemblé une dignité toute de raison parée.

Elle ne daignera pas même faire l'aumone d'un mot ainsi qu'elle l'a décidé.
Elle se réjouit d'avance en fait, haussant les épaules, prenant tout son temps puisqu'on l'attend. Admirant la vue splendide de cette rue grise de Paris. Etonnée de découvrir tant de détails pour peu qu'on y prête l'attention qu'elle y accorde depuis quelques instants.
En fait elle pourrait bien tenir un violon Harlem que se serait la même..
Agaçée, enervée, mais bien tenue de taire tout ce qu'elle pense puisqu'il faut bien donner l'exemple pour avancer.
En d'autres termes, elle rumine tout ce qui la contrarie, pour laisser à l'aune d'un orgueil le répit qu'il quémande. Autant dire qu'elle a de quoi s'occuper. Et Fernand qui s'y met aussi. Sur la fin Harlem souffle puisque la règle ne l'a pas précisé, sur un regard coulé sceptique.

Pfff!

Elle se décale puisqu'on la pousse, reprenant toute sa hauteur affichée, laissant toute menace au vent de la capitale, songeant bien fort que le jour où un noeud d'occasion se présentera propice elle lui ressortira sa vue de l'esprit. Voir ce qu'il en dira.
Pour l'heure n'ayant rien d'autre à faire, elle semble bien sage, le sourire enfin apparu avec une main qui indique la direction à prendre.

Par là. Au numéro 28.

Indiquant une rue en perpendiculaire. Oh évidément elle pourrait prévenir d'un détail utile mais puisqu'on joue au roi du silence...

Hum...

Sereine, patiente Harlem, ravie de voir l'abouti d'une affaire. De toute façon elle préfère de loin les chiffres au blablas.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:39

Fernand

Citation :
Fernand fronça un sourcil puis se radoucit. Sancte avait manqué de perdre le contrôle de la situation. Il était donc compréhensible qu'il tint à maîtriser quelque chose dans cet embrouillamini. Et tenir les rênes de la charrette, sa charrette qui plus est, était après tout la moindre des chose. Il repensa à l'enchainement plutôt cocasse des évènements et son impatience céda le pas à l'amusement. Il partit d'un bref éclat de rire puis tendit la bride à Sancte et attendit qu'il lance l'attelage.
- Quelle équipée, vraiment! Eh bien en avant, alors? dit-il de meilleure humeur. - C'est moi qui rince quand on arrive!
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:40

Sancte

Citation :
L'Amiral poussa un grognement, évacuant par là même le noir qu'il broyait entre ses dents depuis un bon moment. Il jeta un regard circonspect vers la bride qu'on lui tendait, avant de l'accepter de mauvaise grâce, et de mettre en branle la vieille charrette bringuebalante.

C'est parti. annonça-t-il avec l'entrain d'une pierre tombale.
Il adressa une oeillade à la brune.
Et j'espère que dans votre lieu de livraison on y sert boisson moins suspecte que dans votre autre taverne.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:40

Marie Alice

Citation :
[Ici le paquet... Je répète ici le paquet...]

Heureusement pour elle, la brune était dans les limbes et ne ressentait pas plus que cela les chocs. De là à dire que son corps n'en garderait aucune séquelle genre bleus et bosses, fallait pas non plus rêver. Par contre fallait espérer que le ou la commanditaire ne voulait pas que la Pair soit livrée dans un état impeccable parce que sinon il risquait d'y avoir un souci pour les livreurs lorsque la malle serait ouverte.

Enfin comme quoi les évanouissements avaient du bon parfois, d'une part elle n'avait pas eu mal sur le coup et d'autre part elle n'avait pas eu à supporter les palabres du trio. A coup sûr Marie se serait demandé si le but n'était pas pour le livreur ne sachant pas livré de faire montre de son ego surdimensionné, pour l'intermédiaire de prouver au livreur qu'elle était plus douée que lui dans le vol de malle et pour le troisième, de démontrer qu'il était un diplomate exilé. Ce qui, immanquablement aurait fini d'achever notre proie.

Mais comme elle dormait si on peut dire, tout ceci n'arriva pas et la malle continua son voyage, son occupante ignorant tout du pourquoi du comment.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:41

Enfin! Harlem qui avait bien envie de rire, ne le fit pas, par pur esprit de contradiction. Elle savait parfaitement mettre sa langue dans sa poche pour arriver ses fins. Et éviter un bain de sang inutile.
Elle glissa juste un regard peu amène à son voisin.

Humpf!

Puisque le temps était à l'économie se serait tout. Pas question qu'elle fasse la grâce de sa charmante conversation et de son esprit aussi brillant qu'intelligent à un rustre fini qui lui voulait couper la langue et crever les yeux pour une chose bien infime dont elle n'avait pas même la culpa.

Vous êtes très capricieux.

Point c'était dit.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:41

Sancte

Citation :
La charrette qui tremblait sur le pavé parisien leur faisait vibrer tout le corps. L'Amiral observait droit devant lui, rênes en main, conduisant son véhicule sans se presser, avec l'indolence insolente de ceux qui s'exposent pour mieux passer inaperçu.

Héhé.

Voilà que la brunette se piquait d'amour-propre comme lui-même l'avait fait quelques instants plus tôt, ruminant de sombres pensées pour nier le fait qu'elle n'était qu'une jouvencelle prétentieuse, et lui, un vieux dinosaure à qui on ne la faisait pas. Mais au fond, même s'il ne se l'admettait pas encore, il finirait bien par apprécier cette tête de mule, pourvu qu'elle canalise son flot de paroles inutiles et sa curiosité souvent déplacée. Restait qu'elle était bien brave, et que sous ses airs revêches, il devinait la fragilité qui était la sienne. Pauvre enfant jetée sur les chemins !


Harlem...s a écrit:
Vous êtes très capricieux.

Cela s'appelle défendre ses intérêts.

Elle le savait mieux que personne.
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MessageSujet: Re: Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)   Lun 23 Nov - 22:42

Fernand

Citation :
Il serait trop pénible pour le lecteur rare, pauvre fou qui jusqu'ici a eu la condescendance de supporter l'insupportable, de retranscrire plus avant ce qu'endura Fernand en stéréo, mal placé qu'il était, qui de Charybde en Scylla torturait ses esgourdes pour éviter d'entendre les vitupérations incessantes de ses deux complices de fortune ou d'infortune, l'avenir nous le dira bientôt.
Qu'on se contente de de savoir qu'au terme d'un interminable trottinement de mule qui lâchaient trop de gaz, la fine équipe arriva enfin devant un bouge aux relents de bière tels qu'on se doute lorsqu'on renifle sa chope qu'elle a déjà été bue plusieurs fois.

Fernand fut le premier à descendre.
La mâchoire serrée comme un étau, il poussa un long soupir et se massa les tempes....
Puis il se retourna et dit, recourant à ses réserves de secours de patience pressè d'aller boire n'importe quelle pisse tiède tant qu'elle contiendrait encore assez d'alcool pour oublier ces deux-là:


-Bon!!! c'est qu'on dirait bien que nous sommes arrivés.... on y va ou bien?
puis pour lui-même : pfiouuu, j'en peux plus moi.....

La Suite dans
[RP] Casting de théâtreux dans une cave enfumée...
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Hotel Alturan (fofo2 quartier des halles)
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