L'Hydre


 
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 Ah les joyeux tribunaux de vacances du BA

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Raulvolfoni

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MessageSujet: Ah les joyeux tribunaux de vacances du BA   Jeu 19 Avr - 6:32

Raulvolfoni a écrit:
Comment ça, je suis l'heureux gagnant d'une mise en procès ?!?!?!

Je me prélasse dans la grand salle du petit bordel bourgeois et champêtre de la « Cuisse rose ». Le nom est stupide mais le cadre assez cossu, les prix pas trop charnus. Je m'y suis fait mon petit trou, depuis une semaine.
D'abord en aidant à mettre dehors des clients par trop perturbateurs. Mais ça, à peu près tout le monde s'y était mis, dans une ambiance assez carnavalesque. Ensuite en cassant la tête au meneur, furieux, venu le lendemain pour terroriser son monde. Et surtout en épuisant toutes les filles le soir-même.
Vive la pharmacopée mauresque, et bénis soient les apothicaires prévoyants, mais quand même... Je ne crois pas trop à tous les compliments qu'on m'y fait, mais oui, je suis le héros de la semaine, quoi. Peut-être du mois s'il ne se passe vraiment rien de plus excitant.
On est en Bourbon-Auvergne, d'accord, mais quand même...


Quand cette patrouille aux armes du BA m'interpelle. Dosage classique : un type chétif, tête de fouine, sourire plein d'aérations, haleine de goupil ; quatre gros costauds au front bas ; un mastiff, sans doute nourri au petit lait depuis ce matin pour lui exciter l’appétit.

- Voix sifflante de l'avorton : Raul Volfoni, c'est bien toi ? Niark...

- Ma, ça dépend, signor, si c'est pour des dettes, il vient de partir...

- Sourire qui se veut éclatant : Dettes judiciaires : tiens, voilà ta convocation. On t'attend...Niark, niark...

- Arrêtez de sourire, signor... Si, c'est carrément malsain, vous savez ? Bon, qu'est-ce qu'elle dit cette convocation ?

- Sourire hésitant, il a du mal à comprendre le détail de ce que je viens de lui dire, puis finalement il s'en tamponne, donc derechef : Raul Volfoni, tu es l'heureux gagnant d'une mise en procès par le Bourbonnais-Auvergne ! Entendons-nous bien. Tu as l'obligation de t'y rendre, sous peine de hart.
Chacun son dû : tu gagnes un procès, les bourgeois gagnent des contrôles fiscaux... Niark, niark, niark...


D'où ma réplique plus haut...
Je lis la missive
Je suis énervé, mais ça se passe bien. Le bordel se réveille, personnel dont filles, derniers clients dont habitués. Y compris le frère de la cousine par alliance au 3e degré d'un juge de Clermont. L'essentiel, c'est que ça suffise pour calmer la patrouille, qui se met à picoler. Sur son compte.
Oui, à l'origine, l'idée d'épuiser les filles vient de lui, pari à la clé. Il se proclamait plus vaillant sur le long terme que moi. Perdu, mon petit gars. Méthodes naturelles, écologie, respect du temple sacré de son corps, qu'il disait ? Tss, jamais entendu parler de la science averroïste ?
Je me demande s'il ne fume pas sa barbe de temps en temps, le propriétaire de chèvres ? Oui, il exploite ses terres comme un gentilhomme campagnard qu'il est, et vante les qualités de ses troupeaux. En particulier les chèvres. Ce qui laisse rêveur... Cela étant, il est bon compagnon de débauche, dépensier et bon perdant, pas si fréquent...


J'écris un petit courrier à Nenu, il me semble qu'on avait vaguement causé justice, la dernière fois qu'on s'est croisé, elle s'y connaît certainement mieux que moi. Je prévois encore deux ou trois trucs. Dis à Marguerite de bien planquer mon sac et mes maigres possessions. Dépense ce qui me reste comme argent. Choisit le vin. Donne des instructions à droite et à gauche...
Il était temps, la patrouille en est à son troisième cruchon. Par soldenier. Tête-de-fouine commence à s'impatienter, en s'inquiétant visiblement de la réaction du juge. Un truc comme ça...

On se met en route.


--Gens_du_BA a écrit:
Bon... ca n'avait pas vraiment été facile mais voilà qu'ils étaient en route. Les ordres avaient vaguement parlé d'une mission rapide... finalement c'est la descente qui l'avait été, la mission... un peu moins. Enfin le larron s'était tenu à carreau, voir sympathisant, ca donnait du coeur à la tâche. Fait dire que se taper 150 lignes de rapport par jour aux frais de la princesse, pour finalement sortir de temps en temps les yeux plus en face des trous, des noms d'étrangers inconnus au bataillon plein la tête, pour aller distribuer les avis d'arrestation et autres contraventions, dans le principe ca fesait réver. Mais la Pratique, elle, se révélait moins réjouissantes quand il fallait aller tirer le cordon de braie aux colosses mal rasés pour leur imputer de les suivre, sous peine de... on espérait toujours que le type suivrait avant qu'on ait le temps de finir la phrase.

Pourquoi je pense à tout ca moi ... J'ai du forcer sur le carafon. Concentration, on perd pas le gugus des yeux.

Une, deux, une, deux.. quelques regards enpassant per dessus le décolleté de Josette qui distribue les petits pains sur le marché... première à droite.. Le Raul il est toujours là... Voilà.


Messire Raul ! On y est - c'est le palais de Justice. Un instant, j'vous prie.
Politesse, mère de tous les succès Very Happy Ne jamais froisser un criminel bati trois fois mieux que soi. Ni le regarder dans les yeux, en général ils ont de la répartie, et si pas... ba ca fait encore plus mal.

Après quelques échanges courts, brefs et de petite durée, l'affaire était dans le sac - Colis livré - Vu l'heure, restait plus qu'à retourner finir le quatrième carafon Very Happy


--Gens_du_BA a écrit:
Le vieux portier du Palais était en pleine lecture, les paluches sur le bureau, les chausses larguées loin dans un coin... Quand un garde se pointe.

GGrr.. encore un aujourd'hui ? Il chaume pas le nouveau procureur ... Ralement..

En deux temps trois mouvements, le maréchal pompette avait livré un prévenu aux huissiers... Quelques mots à griffoner dans le registre, deux - trois signatures... et retour à la lecture ---- Quelle vie !


--Gens_du_ba a écrit:
Youuohhhouuuu, celui là c'est moi qui le prend !!!!!

Yvon avait pas laissé une chance aux autres. Alors que les huissiers raclaient quelques fonds de gorge.. laissaient tomber brusquement leur coude de l'accoudoir en se laissant aller à piquer du nez .. ou se repeignait pour la trentième fois de la journée la raie à gauche avec un vieux peigne bien gras... Yvon, lui, attendait impatiemment le fameux Raul. C'est qu'être Yvon dans un milieu d'homme comme au tribunal, pas simple tous les jours. Alors quand il avait entendu dire qu'un beau Raul, fort et entreprenant allait se faire livrer pour quelques pacotilles de grand chemin, Yvon avait senti son coeur s'emballer Very Happy

La braie violette bien repassée, un peu de parfum à la rose fraiche, une chemise rosée largement entrouverte, et surtout, SURTOUT, bondir le premier dés que le paquet serait arrivé.

Il en fit presque renverser le tabouret, alors que les autres huissiers cachaient très mal leur envie de ne pas bouger d'un poil.

Yvon se lance donc à l'assaut du malfrat.


Sieur Raulvolfoni ?

Très large sourire ---

Je suis à votre service ! Vous voulez bien me suivre ?

Haussement de sourcil provocateur - Le Yvon fait le tour du larron et avance les bras pour recevoir le mantel du bellâtre.
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Raulvolfoni

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MessageSujet: Re: Ah les joyeux tribunaux de vacances du BA   Ven 20 Avr - 1:01

Raulvolfoni a écrit:
Ouhlà, mais c'est que c'est un mignon tout parfumé et ému que voilà.
Penser à le laisser devant soi, impératif. Heureusement que je garde le manteau. Que mon cul soit joliment moulé en mes chausses ne concerne que la gente féminine. Bon, c'est toujours mieux qu'un vieux gratte-papier qui se cure le nez avec sa plume.
Mais bon, si tu crois que des bougres comme toi, je n'en ai pas vu avant...
Ma cape ? Pas bête, ça vous pose tout-de-suite son gentilhomme.


A mon service, comme c'est bien dit ? Voici, signor. J'en profite pour vous remettre mon épée, je la suppose de trop. Sourire. Portez-y garde je vous en fais ma supplique, j'y ai fort attachement.

On voit tout-de-suite que vous êtes de bonne maison. Et que vous avez conscience qu'un tribunal n'est point qu'une chambre d'enregistrement au service des grands, mais le lieu de l'impartiale justice.

Et hop, un petit compliment, on attrape mieux les mouches avec un tonneau de sourires qu'avec une louche de vinaigre.

Mais dites-moi donc votre nom, ? Vous allez pouvoir m'être de grande aide, je ne connais rien à tout ceci.
Savez-vous si maîtresse Nénuphar, mon avocate est déjà icelieu ?
Ma, mais quelle belle tenture. Et cet écu, que symbolise-t-il ? Et ce signor, que fait-il là ? Quel est son office ? Présentez-nous donc ...

Et bla-bla-bla, et bla-bla-bla


Aqwaqwaqwaqwa a écrit:
Correspondance entre Raoul et Aqwa

Citation :


Roaul... non...Ruaoul... hum...Raoual...

Bref..

Machin,

Ca y est je suis sur le trône!!! Je commence à comprendre ce que ressentent les souverains lorsqu'ils règnent sur leurs sujets. En clair, je t'écris des latrines du tribunal. Cet endroit me rappelle un peu ma roulotte sauf que malheureusement c'est mieux rangé et que ca sent meilleur. Je vais tenter de corriger cela sous peu.

Je voulais te dire un truc sur la juge du BA. J'ai voulu inaugurer une technique d'hypnotisation par frottage longitudinal de mon manche qui devait se finir par une carte de France en sauce faite maison et après j'assenais le coup de grâce avec une demande de non mariage à poil. Bref, la technique imparable.
La bonne nouvelle est que cela a marché et la juge est restée sans voix, la bouche grande ouverte ce qui m'a d'ailleurs donné une autre idée pour un prochain procès. Pour la toile de maitre, c'est la Bretagne. J'avais confondu au départ avec Le Languedoc parce qu'il faut bien l'avouer, ces deux régions, en plus d'être situées l'une à côté de l'autre, sont quasiment identiques.

Le problème est que la greffière a été aussi hypnotisée et du coup cette truffe n'a pas retranscrit ma plaidoirie. Mais l'autre gros problème, c'est qu'à l'heure où je t'écris la juge est encore la bouche ouverte!! Des spécialistes des quatre coins de France ont été appelés en urgence pour la déshypnotiser. Il paraîtrait même que le Pape et sa femme seraient en route.
Moi je leur ai dis que je pouvais lui faire un truc dans le bas de son dos qui allait la réveiller à coup sûr mais ils m'ont dit que j'en avais trop fait. Voilà tu veux aider et c'est comme ça qu'on te remercie.

Mon conseil est surtout: ne tente pas cette technique secrète. Imagine si tout le monde à l'audience se retrouvait dans cette posture?! Il serait vraiment très dommageable - je viens d'apprendre ce mot, c'est mon premier mot de quatre syllabes - que la Juge reste encore bloquée pendant 6 mois.

Les gardes frappent à la porte, je te laisse.

Aqwa

PS: Il n'y avait plus de papier, j'ai du m'essuyer un peu avec ce courrier avant de l'envoyer. Ne t'en fais pas pour le piaf, je lui ai arraché le nez pour qu'il ne sente rien.



Nenuphar a écrit:
[Dans une salle d'audience vide, juste à côté]

Ulyceduel ?!
...
Ulyceduel ???
...
Uly-ce-duel ?
...

Savez-vous si maîtresse Nénuphar, mon avocate est déjà icelieu ?


Nénuphar avait surestimé la distance entre le haut de sa tête et le bas du plateau du bureau du juge sous lequel elle cherchait. Entendant son prénom, la cavalière en procès avait voulu relever un peu trop brusquement la tête et s'était cognée.

Ouch !

Elle grimaça et porta une main à son crane pour frotter comme si cela pouvait empêcher la bosse de se former. Elle accourut dans le couloir d'où sortaient les voix et se trouva face à face avec Raul, encadré par des gardes. La différence de stature entre les gardes et le prévenu mais aussi l'idée qu'ils n'étaient pas trop de trois pour arreter l'Italien la fit sourire.

Tiens ! Raul... Te voilà arrivé là, toi aussi ?
Qu'est ce que tu deviens ?


D'accord! La question était idiote et mal choisie...
Parce qu'elle savait très bien ce qu'il faisait ici...

C'est que je n'ai plus de nouvelles depuis des jours, je m’étais un peu habituée...
Je croyais que tu étais mort...
C'était peut être un peu gros, là.

Hum...
Bref ! Revenons à notre... à nos affaires. Excuse-moi, mais je ne peux pas être ton avocate véreuse, Raul. Je suis moi même sur le point d'être jugée. Enfin quand je dis sur le point... ça fait déjà quatre jours que j'attends qu'elle se décide.
...
Qui ? Mais, Ulyceduel tiens, la juge...


Puis s'adressant à tous, gardes et prevenu.

Vous ne l'auriez pas croisée en chemin par hasard ?

Sans attendre leur réponse, Nénuphar mit ses mains en porte voix et tenta une dernière fois...

U-LY-CE-DU-ELLLLLLLEEEEEUUUUUHHHH !!
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