L'Hydre


 
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 Soins intensifs au dispensaire de VF

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Tonton Sev

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Compétences
Force: seuleument aux chiottes
Capitaine: Non
Fonctions: en état, sauf pour le cerveau

MessageSujet: Soins intensifs au dispensaire de VF   Jeu 2 Fév - 0:34


Emillane a écrit:
Elle avait failli mourir.
Elle ne l'était pas vraiment...
Pourtant, quand elle s'était réveillée meurtrie et que ses yeux d'un bleu profond et charmant, reflétant une intelligence égale, s'étaient posés sur le visage (et le corps mais là n'est pas le problème) de Sev, elle avait bien cru qu'elle avait atteint les enfers!

Ah non, même morte, il est à mes côtés!!

Elle devait surement expier quelques fautes impardonnables mais elle était pourtant d'une sagesse exemplaire, puis surtout, ses liens avec l'église ne pouvaient la mener ici....
Cependant, plus elle le regardait, plus il semblait beau et fort...rhoo non!...plus il semblait respirer! Voilà donc, l'enfer ... ce n'était pas les autres, c'était seulement lui!

Et, en regardant bien leurs corps respectifs cachés sous des pansements de fortune et tordus en tous sens, elle savait qu'ils resteraient tous deux dans cet abîme pour bien, ou trop, longtemps...
Bien sûr, il leur faudrait guérir d'abord, avant de se languir de partir, puis de vouloir tuer chaque personne croisée tant leur prison n'allait pas être dorée.

Puis, dans un souffle, elle se reprit :
Pourquoi penser ainsi? Pourquoi devrait-il guérir? Ne trouverais-je pas le repos s'il se cassait la tête pour devenir .... muet et, surtout, aimable?

Comment parviendrait-elle à le faire chuter du lit?....




Severant a écrit:
Il était au bord d'une plage, les quelques vaguelettes produisaient un léger clapotis qui le berçait et lui chatouillait les pieds. Le chaud soleil dans le firmament était était était ... ROUX !

Un gémissement fusa de ses lèvres. Réveil brutal. Yeux entr'ouverts sur la cruelle réalité.
Lui qui se croyait aux côtés d'Aristomachinchose se retrouvait encore une fois aux côtés de la rousse-qui-lui-collait-aux-chausses !


Noooooooooooooon ! Gémit-il.

Même dans l'au-delà il n'avait pas réussi à la semer !
Le monde est vraiment sans pitié !
Mais qu'avait-il bien pu faire sur terre pour mériter si cruel châtiment ?

D'un oeil entr'ouvert il l'observa. Elle était bardée de pansements. Une vraie momie. De la tête aux pieds. Pieds ? tête ? ...
. Oh non ! articula-t-il en proie à un grand désarroi. Il venait de voir le pire : "on" avait oublié de lui bander la bouche !

Toujours immobile, il fit quelques assouplissements.
Lever ... baisser .... lever ... baisser .... Bon, maintenant, on passe à l'autre paupière ...
Ainsi de suite, il fit travailler avec crainte touts ses muscles un par un ce qui, par économie de place dans ce post, se répéta dans les 600 fois et des poussières.
Tout fonctionnait relativement correctement. Une chance. Merci le tout puissant.

Finalement, il s'adressa à la ... à cette ... à elle.


Qu'echequichépaché ? (visiblement, sa langue était restée coincée entre ses dents)
Et churtout pourquoi echeque vous echte touchour lah ?
Z'allez me faire chhhh
Z'allez me faire chhhhhh
Z'allez me faire chaque fois la même choche ?


Sa vue, petit à petit, avait retrouvé ... enfin quoi, ses yeux étaient enfin en face des trous.
Il vit le regard, non pas le premier qui l'aurait surtout interloqué, mais le dernier, celui plein de couteaux affutés qui s'élançaient vers lui.


Il esquissa un geste de défense qu'il ne put accomplir. Baissant son regard, il constata qu'il était, tout comme elle, déguisé en momie.





Emillane a écrit:
Elle sursauta presque quand elle le vit bouger...
D'accord, elle l'avait vu respirer peu de temps auparavant mais sans doute avait elle espérer que les vertiges qu'elle ressentait étaient à l'origine de son mirage et qu'il avait fini par périr...
Ou bien était-ce à cause de ses pensées de l'instant...bon, le souci était qu'elle avait quelques difficultés à définir lesquelles...celle de lui trouver toujours de l'allure ou bien simplement celle d'envisager une chute qui aurait raison de lui..

Enfin, voilà deux fois qu'elle décidait de le laisser à sa mort..ou bien de l'y envoyer un peu d'accord! Et deux fois qu'il échappait à la faucheuse...C'est sûr elle expiait quelques mauvais actes ou pensées avec lui!

Pour lui enlever toute illusion, il se mit à parler, ou plutôt à émettre des sons presque incohérents... non non incohérents c'était son habitude, simplement incompréhensibles si on n'avait pas été élevé par un cheval édenté...

Mais que voulait-il dire?

Elle se tourna vers lui et répondit, sourire aux lèvres, à ses questions qui n'en étaient, sans doute pas.
Je sais que vous êtes ravi de me voir en vie et, à vos cotés qui plus est...
Et oui, bien sûr, vous avez eu très peur pour moi.
Évidement, vous vous en voulez terriblement...de ne pas avoir su me protéger certes..et de ne pas être mort en chevalier qui défend une si belle, intelligente, douce, merveilleuse et charmante femme...
Oui, vous auriez dû perdre la vie et m'offrir le loisir de poursuivre la mienne sans encombre!
Effectivement, vous devez au contraire me remercier de vous avoir sauvé la vie...encore une fois!!


Finalement, elle venait de trouver la solution..Nul besoin de le faire chuter pour le précipiter vers la froide pierre du sol qui aurait pu briser son crâne à défaut d'un cerveau ...
Elle était persuadée qu'il allait, à présent, mourir à entendre toutes ses paroles, sans pouvoir la contredire!!


Severant a écrit:
Oui, il le savait depuis leur première rencontre, elle voulait sa mort.
Mais pas rapide, pas d'un coup de poignard, pas par un breuvage de minuit, pas non plus par une sorte d'accident provoqué. Noooon ! Elle était bien plus sournoise et machiavélique que ça ! Il en était certain maintenant, elle avait décidé de le tuer à petit feu.
Ah mais ça ! il se laisserait pas faire, il lutterai jusqu'à son dernier souffle.
Souffle ? Nom d'une matrone en culotte de dentelle ! Elle n'en manquait pas visiblement.
Le flot de paroles était incessant et lui martelait le crâne comme une longue averse de printemps.
Demander pitié ? Il n'en était certainement pas question. Plutôt faire le gros dos et laisser l'averse passer.
Mais quel souffle tout de même ! Pourtant, elle n'avait pas des poumons d'une exceptionnelle capacité. Il l'avait bien vu il y a pas longtemps, à la dérobée. Juste comme il faut, du moins dans ses gouts à lui.
Il réfléchit pendant la tempête, sans plus se soucier des mots qu'elle utilisait. Du moins il essaya.
Tenir bon coute que coute. Attendre d'enfin pouvoir répliquer. Il n'y avait que ça à faire.
Ah, certes, elle allait en profiter, la sournoise ! Mais bon. Il n'y pouvait rien en l'état actuel de ses capacités physiques.
Elle le voulait mort ? Autant le faire donc.
Il fit tourner deux ou trois fois ses yeux grands ouverts dans ses orbites, puis ferma les paupières et ouvrit la bouche à la manière d'un agonisant trépassé, tâchant de respirer le moins possible et le plus discrètement possible ...


Emillane a écrit:
Elle le regardait intensément, attendant une réaction quelconque : étouffement, gesticulations non coordonnées, cris de rage, ou de douleur ..ah oui de douleur peut être!...Non, ne rêve pas Emi, tu sais bien qu'il n'y a plus de jour de chance depuis que tu l'as croisé...
Bon, donc, elle attendait sagement..enfin, elle semblait sage mais ses pensées se bousculaient...
Y avait celle qui s'impatientait, celle qui cherchait déjà une autre stratégie si celle-ci s’avérait inefficace, celle qui se souvenait de leur rencontre et souriait du retour du lac..non elle la chassa vite, celle qui...mais elle n'allait pas révéler toutes ses pensées à ceux qui s'amusaient à les lire!
Donc elle semblait sage (c'est là que vous en étiez!) et l'observait, espérant une réaction à la mesure de ces propos qui auraient du le faire bondir du lit de fortune où il gisait. D'ailleurs, il allait l'air plus mal en point que la seconde d'avant, là où elle pensait le voir rouge de colère, il était blanc comme un presque mort, puis il ...mais oui, il ne respirait plus!!!!!!

Elle se leva d'un bond..Aie!, fit un pas.. Aiiiee!, s'approcha...Aie!Aie! mais nfebfef of rv kn de kfbfirn !!!!!!!!!
Elle se trouvait devant lui...partagée entre l'envie de le laisser mourir ou mieux de s'assurer qu'il l'était et celle de le secouer..non, non pas si vite, pas maintenant, je vais m'ennuyer moi, sans vous! Elle stoppa aussitôt ses pensées, le traumatisme avait dû être terrible pour qu'elle puisse un seconde penser ainsi!
Elle regarda son thorax immobile, puis ses yeux verts, d'un vert si profond, si chaud, si..vide..qu'elle ne retint pas son geste et s'approchant un peu plus, elle se pencha sur lui, n'hésitant pas une seconde ....à lui mettre une vigoureuse claque et à hurler ...

OOOOOOOh, réveillez vous!!! Faites pas l'idiot, je vais faire quoi sans vous? Vous croyez pas que je vais rester seule alors que vous êtes la cause de tous mes malheurs?
Puis, reprenant son calme, pendant que sa main accordait une attention à l'autre joue de Sev...
Puis....Puis...Vous n'avez pas le droit, pas si vite...j'aime faire durer le plaisir de la torture moi!!!!


Severant a écrit:
Au début tout du moins, son stratagème sembla fonctionner à merveille.
La pestouille s'approcha, maudissant chaque pas qu'elle faisait en l'assaisonnant d'une bordée d'injures bien senties qui auraient fait rougir le plus aguerri des charretiers.
Il en eut même du mal à réprimer un sourire de satisfaction.

Les yeux fermés, il sentit tout d'abord son souffle sur son visage. Elle devait être tout prêt maintenant.
Garder les yeux fermés, ne pas bouger ...
Subitement, il se prit une claque accompagnée d'invectives, rapidement suivie d'une seconde.
Ces claques vigoureuses eurent tout de même un effet bénéfique. Sa mâchoire encore coincée, la langue sortie entre les dents, se déverrouilla enfin.
Il déglutit avec bonheur, prit une grande inspiration, ouvrit les yeux et se redressa sur ses coudes, gardant le reste du corps allongé.


Crévingtdiou de bordel à cul et pompe à merdasse !


Bonne nouvelle, sa voix revenait.

Mais c'est quoi ce bololo ! Et vous, vous êtes toujours là ? Qu'ais-je fait au tout puissant pour mériter tel sort ? Se pourrait-il un jour, une heure, une minute, une seconde, que j'ai enfin une paix relative avec vous ? Est-ce trop demander ? Ou alors, je le formule différemment ?
Il prit un air bien trop poli pour être honnête.
Voudriez-vous me faire l'honneur et l'avantage de vous transformer un bref instant en quelqu'un de bon, gentil, agréable, mignon, prévenant, compatissant ... bref, l'inverse de ce que vous êtes !
Là, le ton était monté d'un cran.


Emillane a écrit:
Oui, elle s’inquiétait mais elle aurait préféré mourir que de lui laisser entrevoir. Il n'allait tout de même pas mourir pour de vrai, vraiment! Que ferait-elle alors prisonnière de cette ville, seule sans ami? A vrai dire, elle n'était pas bien sûr qu'elle pouvait le classer parmi ses amis, p'être même plutôt le contraire mais pour ça, elle devait réfléchir au moins 5 secondes et, dans l'immédiat, elle n'en avait pas le temps! Il fallait qu'elle le réveille d'un sommeil définitif dans lequel il semblait vouloir s'enfoncer!!

Prise dans ces pensées craintives, elle ne le vit pas changer de couleur, revenir à lui ou à la vie, et sursauta quand elle l'entendit hurler!
Mais, pourquoi criait-il ainsi? Elle venait de lui sauver la vie, et ce mufle, comme à son habitude, hurlait, vociférer et lui disait des horreurs sur sa présence ici! Elle si charmante..

A cette pensée, elle sourit intérieurement...Il allait se trouver face à la surprise de la voir pleurer et se morfondre de sa méchanceté et s'en trouverait désarçonner...Ouii, merveilleuse idée...Elle commençait déjà à appeler les larmes dans ses yeux, le regardait fixement d'un regard apeuré, comme si elle avait le diable devant elle.

Mais, lui, poursuivait, emporté par un élan déroutant pour la rousse qui pourtant, maîtrisait bien les crises! Il se calma un instant, lui parlant avec condescendance, lui laissant croire que le moment était venue de reprendre les rênes en main et non...Il finit sa phrase en hurlant de nouveau!

Ah, il veut que je sois l'inverse de ce que je suis! Il veut quelqu'un de bon, gentil, agréable, mignon, prévenant, compatissant!

Et bien, il allait être surpris! L'idée lui était venue à la seconde où elle avait entendu ses paroles...qu'elle allait lui faire avaler!
Elle s'approcha de lui, des éclairs dans les yeux; elle avançait doucement, les mains vers son visage, lui laissant penser qu'elle était prête à l'étrangler...Quand elle fut à sa hauteur, elle se mit sur la pointe des pieds et, lentement, elle vint sceller ses lèvres aux siennes, sa langue s'aventurant à la recherche de la sienne qu'elle finit par rencontrer et enlacer pour lui donner un baiser langoureux et sensuel....
Quand elle eut le sentiment qu'il lâchait prise, elle s'éloigna de lui et, perfide, lui lança, en tentant de ne pas se laisser emporter par un doux vertige :

Quelqu'un de bon, gentil, agréable, mignon, prévenant, compatissant!
A votre guise!


Severant a écrit:
Là, il en était sur, il avait marqué un point. Enfin un !
Il savourait paisiblement son petit succès quand les choses prirent une tournure à laquelle il ne s'attendait point.
Elle prit tout d'abord un air contrit. Crédible. Ce qui l'étonna au plus haut point. Ses yeux s'humidifièrent, il le vit bien, mais comment réagir à cette nouvelle donne ?
Cela ne dura toutefois que le temps d'une larme.
Ensuite, tout se déroula bizarrement.
Ses yeux lançaient des éclairs de mauvaise augure, ce qui était habituel et relativement rassurant. Puis elle approcha son visage du sien.
Là il n'en mena pas large, s'attendant à tout, et surtout le pire. il en était muet.
Ses mains, qui auraient pu être si douces, il en était certain, mais qui en occurrence lui faisaient l'effet de serres griffues, s'approchèrent de son cou.
Sur ! Sa dernière heure était arrivée.
Il ouvrit la bouche pour pousser un gémissement de terreur lorsqu'elle lui coupa le sifflet de la plus étrange des façons.
Il se retrouva la tête entre deux mains aussi douces que possible, embrassé langoureusement de la plus belle des façons.
Il résista bien quelques secondes ... Non : quelques fractions de secondes seulement. Après tout, ce n'était qu'un homme et pas un eunuque. Puis répondit à ce baiser, dardant sa langue à la rencontre de celle qui investiguait sa bouche.
Hélas, à peine eut lieu ce contact fugace que la rouquine reprit ses distances malgré cependant une brève hésitation.
des mots d'une étrange douceur s'échappèrent de cette bouche un instant plus tôt si embrassante.
Il la regarda d'un nouveau regard, mi interloqué, mi dubitatif, mi attendri.
(oui, je sais, ça fait trois "mi" et c'est pas logique ^^)

Vous ... tu ... nous ... Un baiser ?

Ils se regardèrent. Le temps suspendit son vol. Pas longtemps car il se serait cassé la gueule. Juste le temps d'un battement d'aile de papillon. Battement qui déclencha certainement un tourbillon dans leur tête, mais dans leur tête, on y était pas !
Puis les choses reprirent un cours plus ... pas vraiment normal ... disons : habituel.


Il fronça un peu les sourcils avant de lui dire l'air soucieux :


Vous, vous avez quelque chose à me demander !


Emillane a écrit:
Elle souriait à demi, mais sentait qu'un vrai sourire aurait pu naître sur ses lèvres si elle ne l'avait retenu...Ah non, non, ne pas penser à ses lèvres et au vertige qui en était né....soupir intérieur...(oui!!!!! c'est tout à fait plausible).. Mais non, bien sûr, ce vertige n'était dû qu'aux blessures récentes!
Il ne pouvait en être autrement, elle ne pouvait avoir tant apprécié ce baiser que ses lèvres en gardent le souvenir...Oui, enfin, si elle acceptait d'être honnête, ses lèvres étaient brûlantes ...sans aucun doute, une fièvre mystérieuse et toujours ses blessures qui la rendaient fragile.

Après cette inspection intérieure qui la rassura sur ses émotions, elle leva son regard sur lui...Ne la regardait-il pas étrangement ? Ne lisait-elle pas quelque douceur dans ses yeux? Quand à sa bouche...sa bouche...nouveau soupir intérieur (:p)..sa bouche s'ouvrit pour, encore une fois, dire une ineptie!!
Mais qu'allait-elle faire dans cette galère avec un tel goujat!!!

Moi? Elle ne résista pas à un sourire qui semblait la libérer de quelques émotions qu'elle ne reconnaissait pas.

Vous demandez quelque chose? Mais je vous demande sans cesse quelque chose, comme de mourir en silence, de vous casser une jambe, de me laisser en paix, ou bien même de m'oublier!!!
Mais, vous ne semblez pas l'entendre...Comme si vous deveniez sourd dés que j'ouvre la bouche!


Elle tentait de rester calme, parlait lentement et le plus posément du monde, enfin de ses possibilités; mais elle sentait bien son souffle court tant il venait de lui faire monter le rouge aux joues...deux fois de suite avec assurance (mais ça vous n'avez pas à le savoir!).
Elle résista à une colère qui semblait pouvoir la submerger et ajouta, aimablement, très aimablement, trop aimablement :

C'est vous qui m'avez demandé quelque chose...Ne l'oubliez pas!
Vous n'avez, sans doute, pu résister à cette demande......


Severant a écrit:
Une douce chaleur s'était installée dans son corps, si doucement au début qu'il n'en pouvait définir le point origine.
Mais le feu intérieur était là et bien là, irradiant de plus en plus, lui faisant monter la température de façon anormale.
Ses lèvres étaient sèches. Il passa sa langue dessus. Aussitôt le goût du baiser lui revint
(les goûts sont comme les odeurs). Et quel goût ! Poivré et légèrement sucré. Le miel après le fiel. Dieu que cette bouche pouvait être changeante !

Rien que pour le prouver, voilà-t-y pas qu'elle déversait à nouveau un flot de paroles. Pour une fois sur un ton mal maitrisé, sans doute par manque de pratique, mais bien plus agréable à entendre que les invectives habituelles.
Cependant le message était clair. Il ne pouvait pas laisser passer.
Répondre du tac au tac ? Hummm ... Il était lucide, elle était très forte à ce petit jeu là. Pas sur d'emporter la joute. Que faire alors ?
... Illumination soudaine, il avait eu le temps de réfléchir lentement pendant la tirade de la rouquine.

Sa main se tendit relativement rapidement vers son cou, comme pour étouffer les mots dans le gosier de la bavarde. Au lieu de la saisir à la gorge, elle passa derrière la nuque sur laquelle elle se posa fermement. Il l'attira ensuite vers lui, toujours allongé, se contentant de lever un peu sa tête pour effectuer une partie du chemin les séparant.
Il se contenta d'une petite phrase rapidement murmurée.


J'aime quand vous ouvrez la bouche pour certaines occasions.

Puis leurs lèvres se scellèrent à nouveau en un long baiser qui, de tendre devint rapidement passionné, puis fougueux.
Comme le dit l'adage : Il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Sans préciser de quelle bouche.

Les paroles cessèrent. C'était une petite victoire, mais à cet instant, il n'y pensait pas du tout. Non, vraiment pas du tout.


Emillane a écrit:
Il la regardait, silencieux, sans esquisser le moindre signe de réponse.
Étrange, ses rétorques étaient bien plus rapides habituellement!
Soudain, elle sentit la main de Sev sur sa nuque, sa main qui l'attirait à lui et faisait bondir son cœur dans sa poitrine. Que cette main ferme et douce ait un tel pouvoir sur elle la fit frémir...Et, lorsqu'elle l'attira tant que leurs lèvres se retrouvèrent scellées, la rousse eut l'impression que son cœur avait déserté sa poitrine pour visiter les alentours...
Reviens, reviens et reste sage, je t'interdis de t'emballer ainsi!
Mais, il semblait ne rien entendre et elle .... elle se laissa envahir par la douceur de ce baiser auquel elle répondait si spontanément, si intensément que la douceur se transforma vite en passion... Et, tandis que ses pensées tentaient de la ramener sur Terre...
Tu deviens folle, tu le détestes, il te déteste, tu ne peux apprécier ce baiser, tu ne peux te laisser emporter par cette passion...,
elle savourait ce baiser. Et, l'odeur de cet homme si proche l'enivrant, elle désirait que le temps se suspende à cette minute, non à celle-ci qui est encore plus délicieuse...

Puis, soudain, ses pensées échappèrent au miel de ce baiser...
Elle quitta ses lèvres, à regret, percevant un froid brutal qui semblait la recouvrir à présent. Elle était assise sur le lit, une main dans la sienne, le visage rouge de ce moment intense; elle le regarda dans les yeux et lui lança :

Sachez que ma bouche ne s'ouvre que pour vous rappeler que votre présence me ravit...Aïe, sa langue venait de fourcher après avoir été plutôt habile un instant...nooon! me rend nerveuse, enfin euhh m'agace au plus haut point puisque votre bouche....silence bien trop long...votre bouche ne sait que se plaindre, maugréer alors que vous êtes ravi de m'avoir à vos cotés!!!!!

Dieu que l'empreinte de ce baiser la laissait sans voix et sans réplique tant elle regrettait déjà de n'oser reprendre ses lèvres....


Severant a écrit:
Bien trop fier pour reconnaitre l'émoi qu'elle provoquait en lui. Bien trop.
Leurs lèvres s'étaient détachées mais toutefois les mains avaient, elles, décidées de rester liées, prolongeant ainsi ce moment hors du temps que leurs caractères un peu trop affirmés semblaient vouloir bannir.
Oui, il est des moments ou seul le corps parle. Langage direct, dénué de calcul, de sous-entendu. Langage de la nature.

Puis il l'écouta bafouiller, chercher ses mots, ne pas dire ceux que son caractère de cochon lui dictait. Cela le fit sourire, même si certains mots auraient pu, dans un autre contexte, le faire partir au quart de tour.

Il répondit d'une seule traite, un brin moqueur, mais pas trop. Juste pour provoquer un début d'agacement sans déclencher la tempête.


Dites, vous ne seriez pas un peu ... Comment dire ... Gênée ? Contrariée ? Dérangée ? Embarrassée, Empêtrée, Engoncée, Incommodée, voire même troublée ?

Ces mots lui étaient venue d'un bloc, comme un coup que l'on reçoit d'une pichenette derrière la nuque. C'était un peu, à dire vrai, ce qu'il ressentait pour lui-même, mais ça, jamais jamais jamais il ne l'aurait avoué.
Pas plus qu'il n'aurait prononcé l'autre rafale de mots venus par le même chemin et qui trottaient dans ses pensées pendant que ses doigts caressaient délicatement cette main.

"Béat, euphorique, heureux,plein de bien-être, épris, amoureux ... Amoureux ? Amoureux, lui ! Oh non non non ! Pas de ça mon petit Sev ! Fuis ! Fuis vite ! Cours !

Et cette main si douce dans la sienne ....


Emillane a écrit:
Son regard s'était accroché au sien pendant qu 'il lui disait des mots qu'elle ne comprenait pas, qu'elle n'entendait pas...Un bourdonnement incessant parasitait son ouïe, non pas vraiment un bourdonnement en fait! Mais plutôt une mélodie presque mièvre qui chantait à son oreille et semblait répondre en écho aux battements de son cœur...Une mélodie qui aurait pu reprendre ces paroles qui trottaient dans sa tête sans qu'elle comprenne comment elles y étaient arrivées...

Amoureux fous
Amoureux à en mourir
A ne plus manger ne plus dormir
Amoureux fous
A n'plus savoir qui on est
Ni le jour ni même le temps qu'il fait
Amoureux comme nous amoureux fous


Un peu mièvres? Totalement niaises oui!!! Comment son cerveau avait-il pu inventer de telles badineries? L'embarras la ramena à la réalité et lui permit d'entendre les dernières paroles de ce regard intense (ouiii, il parle!) qui l'exaltait et dans lequel elle se perdait avec délice ....mais ça suffit, oui!!!.

.....Incommodée, voire même troublée ?
Sans doute pour se redonner une contenance, sans doute parce que la caresse de sa main irradiait une chaleur si intense dans tout son corps, sans doute parce qu'elle n'avait que l'envie d'arracher ses vêtements et de sentir enfin sa peau contre la sienne, elle répliqua vertement à son séduisant compagnon de route sans voyage, se leva d'un bond et s'écarta du lit, oubliant malheureusement qu'elle serrait toujours sa main...
Elle ne put alors que le regarder rouler et tomber du lit dans un bruit sourd qui lui fit aussitôt penser qu'il venait de se fracasser la tête au moment où elle aurait pu l'aimer .... (oui, elle a le droit de se cacher la vérité à elle-même)

En s'agenouillant près de lui, elle cria presque assez fort pour réveiller un mort :
Sev!! Vous n'avez rien, n'est ce pas? Vous n'êtes pas mort? Ah non, vous ne pouvez être assez exaspérant pour mourir maintenant!


Severant a écrit:
Tout aurait été si simple si, dans sa tête, n'y avait logé qu'une conscience.
Mais hélas l'individu était complexe ! Ce n'était donc pas une, mais deux consciences qui s'affrontaient en ce moment.

Sev, mon petit seeeeev... La voix intérieure savait se faire douce et envoutante, tout comme la voix extérieure de la rouquine ... Seeeeeeev ?
Tu ne vas pas te laisser embobiner par cette mégère ! rappelle-toi tou
PLOC !
La voix venait de se prendre une pichenette qui lui avait coupé le sifflet. Tandis que son corps venait de faire une chute de la hauteur d'un lit.

Allons, Sev, n'écoute donc pas ce mécréant. Regarde-là cette rousse. N'est-elle pas belle ? Ne sent-elle pas bon ?
Bourrade de l'autre voix.
Ah oui hein, pour une rousse, elle ne sent pas trop ! Mais c'est pas une raison ! Si tu fuis pas, elle va te coller aux basques comme un boulet à la cheville d'un bagnard ! C'est ce que tu veux ?
Regard furibond de la voix bleue à la voix rouge. (oui, une voix, ça voit !)
Sev ! ... Regarde-moi quand je te parle ! ...
Roulage des yeux de Sev dans ses orbites.
Là, je suis là. Nooon ! là !! ... bon passons... Donne-lui au moins sa chance.
Sa chance, sa seule chance c'est de prendre ses jambes à son cou !
Mais c'est qu'elle va finir par m'énerver l'autre !
Tu veux t'batt ! Tu veux te batt ! Air menaçant et petits poings levés.
Peuh ! Il n'y a que les gens à bout d'arguments qui se battent ...
Revenant au sujet principal, c'est à dire l'hébergeur des deux voix ...
Tu vois, "Sev," c'est moi qui ai raison. "Vous n'avez rien, n'est ce pas? Vous n'êtes pas mort? Ah non, vous ne pouvez être assez exaspérant pour mourir maintenant! "
Pfffff ! j't'aurais prévenu ! Banane !

Ouverture des yeux, des deux. Simbleautage et alignement. Vision d'une tête rousse penchée sur lui. Regard plongeant du bas vers le haut (!!) dans un décolleté révélateur ...
Yep ! j'ai gagné !
... Une main, un peu empêtrée par les bandelettes et pansements à moitiés défaits dans la chute, qui serre des doigts, l'autre un peu plus libre de ses mouvements qui se dirige vers le décolleté, qui veut montrer du doigt, qui veut dire "vous avez un bouton défait, là", mais qui poursuit son chemin, disparaissant dans un chemisier bien trop ouvert. Qui se pose sur un sein, le couvre, l'englobe ...

Votre coeur bat bien vite !


Emillane a écrit:
Elle retint son souffle...
D'abord, jusqu'à ce qu'il bouge..Ouf, pas mort!...
puis parce qu'il lui désigna son chemisier qu'elle découvrit ouvert par l'aventure...Oh, punaise! ...
pour finir, quand sa main s'insinua sous ce chemisier qui ne cachait que peu ses seins à présent...Au secours!...

Comment mon coeur peut-il ne pas battre si vite quand ta main brûle ma peau et enflamme mes sens?
C'est la question que la rousse se posait au moment où elle arrêta de respirer, où ses yeux se perdirent dans les siens qui semblaient devenus si profonds.
Comme à son habitude, elle tenta une ultime bravade : Et le tien?

Mais à cet instant, les paroles n'avaient plus de sens et seuls les sens parlaient. Alors, elle se pencha, alors elle l'embrassa, alors...ils explorèrent ensemble le fond de la nuit...


Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns, [..]

Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.

Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!

N.B L'auteur a préféré l'art de Charles Baudelaire (Les Fleurs du mal) à la censure assurée


Severant a écrit:
Le mien ? Sans doute aussi vite que le tien. Tiens, l'émotion du moment les avait fait se tutoyer.

Ce simple geste sensuel déclencha une véritable tornade.
Corps privés depuis longtemps des plaisirs de l'amour.
Corps qui se déchainent, qui s'enchainent.
A corps perdus, à coeurs retrouvés.
Bandelettes, pansements, vêtements, tout vola très vite dans le dispensaire s'éparpillant, qui sur un dossier de chaise, qui par terre, qui sur ... mais oui ! petit bout de dentelle qui retombe avec légèreté sur le gros nez d'un patient ventru dormant du sommeil sonore du juste dans le lit d'à côté.
Mais les deux amants n'y avaient prêté attention. Pris par leurs ébats fougueux.
Oubliées les courbatures, coupures, ecchymoses.
Le corsage de ce corps sage (?) résista vainement et suivi le même chemin aérien que le reste.
Nus comme des vers de Baudelaire les deux corps ne faisaient plus qu'un.
Leurs bouches s'embrassaient, embrassaient, agaçaient. Leurs mains caressaient, exploraient, investiguaient.
L'excitation à son paroxysme, il entra en elle, lentement, profondément.
Ensuite, ben ensuite ils étaient tellement excités qu'aucun des deux ne garda un souvenir assez structuré pour être narré en ce lieu.

Après l'aboutissement de leurs ébats amoureux, ils se pelotonnèrent tendrement l'un contre l'autre sous le regard intérieur de la petite voix bleue qui murmura
"A la bonne heure !"
Il était temps. des autres lits du dispensaire, on entendait gémissements, plaintes, ronchonnements des autres malades et blessés. Il y en avait même un relativement fringuant qui, assis sur son lit avec sa chemise de nuit remontée jusqu'au haut des cuisses, s'astiquait vigoureusement.
Ce tohu-bohu risquait d'attirer les soeurs de la résurrection !

Eux s'en fichaient éperdument.
Enlacés, unis, quelques petits gestes de tendresse réciproque.... Le bonheur !


Je t'aime.
Ce simple mot, à peine murmuré, était sorti d'entre ses lèvres on ne sait comment.
Par contre, ça réveilla aussitôt la voix rouge comme un son de clairon dans le silence de la nuit.

Mais ça va pas non ! Tu veux ma peau ou quoi ?
Il se reprit.

Je te déteste ...
Satisfaction visible de la voix rouge.
... Mon amour.
Contentement jouissif de la voix bleue.


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MessageSujet: Re: Soins intensifs au dispensaire de VF   Ven 3 Fév - 10:50

La suite :


--Fiacre a écrit:
Son rêve était des plus merveilleux....
Une taverne, une tavernière, des clients amicaux ou des amis clients, des clientes aussi ou des courtisanes peut être enfin des robes qui virevoltaient sous ses yeux au même rythme que des décolletés suffisamment profonds pour ne rien cacher...
Et lui se prélassait dans ce paradis que lui offraient le repos et le délire fiévreux.
Soudain, les événements se bousculèrent, s'accélèrent et les corps presque sages l'instant d'avant semblaient se mêler les uns aux autres ...
C'était donc un lupanar plus qu'une taverne ordinaire ou le monde avait bien changé depuis qu'il était cloué au lit par une maladie quelconque qui le laissait au fond du lit, sans force . Mais pourquoi ne participait-il pas aux débats?

Étrangement, il regardait, contemplait, admirait ces corps qui le stimulaient si intensément que le sien s'agitait seul. Et, par l'effet du hasard ou de la pesanteur, il reçut sur le nez un petit morceau de dentelle qui, bien que d'une odeur délicate, vint lui chatouiller l'appendice. Alors, sa main vint le chercher, le serrer, le caresser presque ....

Son rêve était si réaliste qu'à demi éveillé, il sentait ce morceau de tissu sur lui.
Enfin, tu deviens fou en plus d'être presque invalide!
Il cherchait à se persuader de faire la part du vrai et du faux, ce qui n'est pas chose aisée pour un homme, mais ne cessait de remuer tant ce tissu imaginaire l'incommodait. N'y tenant plus, il approcha sa main qui se posa aussitôt sur...un morceau de dentelle qui l'enivra bien plus que l'alcool qu'il absorbait jour après jour...
Ouvrant les yeux, il s'interrogea sur la provenance d'une telle parure en ce lieu..Persuadé qu'elle ne pouvait appartenir à l'une des sœurs qui cherchaient à les tuer, il scruta l'alentour et l'assemblée jusqu'à apercevoir à terre un couple qui semblait fort agréablement enlacé.
Quel idiot, tu fais! Ne pouvais-tu revenir à la réalité plus tôt? Elle était certainement plus attrayante que ton rêve à peine ébauché!!

Mais, il se laissa pourtant emporter de nouveau par Morphée, sans conscience que ce dernier ne pouvait lui offrir les bras d'une femme....


--Soeur_Tidesecours a écrit:


J'étions en train de mettre de l'ordre dans le local à pharmacie, rangeant pots, tubes, flacons, linges et autres accessoires tout en chantant des louanges à Aristote, quand des bruits me parvinrent d'une des salles du dispensaire, celle ou l'on mettait les cas désespérés.

J'arrêtais là mon travail et mon chant, puis tendis l'oreille tandis que je m'approchais sur la pointe des pieds de la porte close.
Le silence religieux de ce côté ci de la porte me permis d'entendre des bruits étranges, des gémissements, des grondements, des cris.
Tout cela n'était pas très catholique ! Il se passait certainement quelque chose de grave.

J'ouvris la porte et entrais d'un pas ferme et autoritaire, puis me tint dans l'allée centrale bordée des deux rangées de lits, poings sur les hanches.
Ce que j'observais m'aurait fait dresser les cheveux sur ma tête si je n'avais pas eu de coiffe !
Les patients, même les plus moribonds s'agitaient dans leurs lits.
Je tentais de les calmer un par un, passant de l'un à l'autre. Ma simple vision suffisait à les faire tenir tranquilles. C'est ça d'avoir l'aura divine. Mais là, je dus avouer que j'avais quelque mal.

xxxxxxxxxxxxxx Partie du texte censuré, il parait que ça pourrait choquer les enfants qui jouent aux RR ! ^^ xxxxxxxxxxxxxx
J'arrivais à un pauvre homme assis sur son lit et qui me tournait le dos. M'entendant arriver, il interrompit son geste. Trop tard ! Après une seconde ou deux ou l'on pouvait voir à sa tête tous les vains efforts qu'il essayait de faire pour endiguer ce qui devait arriver, il éjacula d'une telle vigueur que les gouttes jaillirent un peu dans tous les sens, en fonction des soubresauts de sa verge fièrement érigée.
Une goute de ce liquide diabolique vint se déposer sur ma sainte robe noire !
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Jesus Marie Joseph de la sainte relique !
Outrée, ou très en colère ... en tout cas, dieu me pardonne, j'éclatais dans une colère noire, sous l'air tout penaud du patient.

Au diable ! Au diable !

Je pris ma croix de bois et la tendis rapidement devant moi.

Vade retro satanas !

J'assénais, pour plus d'efficacité, quelques coups de ma croix de bois sur le petit jesus au chapeau rouge et pointu, scandant à chaque coup : " Tu - vas - re tour ner - d'ou - tu - viens - scé lé rat "

Méthode efficace, la virilité se rétracta dans les couinements de l'homme qui tentait maladroitement de se protéger. Mais rien ne protège du courroux divin !

Ce petit problème réglé, je continuais de m'avancer quand je vis ... je vis ... je vis !
Oh mon dieu !
Je fis rapidement quelques signes de croix.
Deux corps dans le plus simple appareil, couchés, que dis-je, lovés entre deux lits !
...


Emillane a écrit:
La passion les emporta à mille lieues du dispensaire, du monde, des voix d'une couleur ou d'une autre, du passé et de l'avenir....
Les vêtements avaient volés de ci, de là. Les mains, les langues, les lèvres avaient erré pour s'éloigner et toujours se retrouver. Dans le jardin secret de leur amour, les fruits furent cueillis et dégustés avec délectation.
Paupières mi-closes, la rousse, pâmée, s'était laissé submerger par des sensations torrentielles qui l'avaient fait sombrer et chavirer dans un océan d'extase. Telle une naufragée, elle s'accrochait maintenant à lui pour parvenir à retrouver le calme du rivage qu'il fallait bien rejoindre.
Au travers de ses pensées encore confuses, elle perçut son amour déclaré et n'ayant encore retrouvé l'usage de la parole et à peine celui de son corps, elle n'eut la force que de tracer sur son torse :
Je t'aime tout autant... ou bien plus encore ...(oui, ses doigts étaient aussi bavards que sa bouche).

Tout à coup, elle fut arrachée à ce doux rêve par un remue-ménage accompagné de cris et de plaintes. Elle comprit aussitôt le pourquoi du comment quand elle vit l'une des sœurs poindre le bout de son nez et ses joues rouges d'indignation.
Quand la sœur se pâma, bien moins qu'elle pourtant, elle ne put réprimer un sourire malicieux. Comme à son habitude, la répartie ne lui manqua pas et elle s'offrit le luxe de la provocation...

Ne vous offusquez pas! Nous ne faisions rien de répréhensible et honorions Aristote en explorant simplement la communion spirituelle ou peut être sexuelle, que j'ai lu dans le cantique des cantiques, ma soeur! J'ai eu le plaisir de le découvrir il y a peu et nous n'avons voulu que nous en délecter. Souvenez-vous de ces mots : "Mon Bien-aimé a passé la main par le trou de la porte et du coup mes entrailles ont frémi.
Je me suis levée pour ouvrir à mon Bien-aimé, et de mes mains a dégoutté la myrrhe,
de mes doigts la myrrhe vierge, sur la poignée du verrou.
"
Notre foi en Aristote n'en est à présent que plus convaincue, je puis vous l'assurer, nous ne faisions que prier au plus juste!

Elle retenait grimaces et rire ... car Sev se faisait un malin plaisir de la pincer pendant qu'elle tentait des explications périlleuses pour ne pas finir à la rue immédiatement, et surtout dans leur tenue bien trop minimaliste pour la saison, ou pour une autre d'ailleurs!
Alors, sans vergogne, elle se pencha à son oreille qu'elle suçota doucement avant de lui chuchoter :
A cet instant, voyez, j'ai envie de vous tuer et, seule la présence d'un témoin m'en empêche!



Dernière édition par Tonton Sev le Sam 4 Fév - 0:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Soins intensifs au dispensaire de VF   Ven 3 Fév - 22:19

cheers
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MessageSujet: Re: Soins intensifs au dispensaire de VF   Mer 8 Fév - 23:23

Suite.



Severant a écrit:
Severant se laissait aller au bien-être. Moment exceptionnel pendant lequel la rouquine, sa rouquine, ne prononçait que quelques rares mots, tandis que ses doigts agiles traduisaient à sa façon ses paroles d'amour sur son corps nu.
Il fut tiré de sa béatitude personnelle par des cris plus forts que les autres qui venaient en s'approchant.
Levant un nez observateur discrètement, il avait observé la scène.
Soeur mégère remettait de l'ordre dans son dispensaire d'une mainière autoritaire et implacable. Il n'y avait qu'à demander à celui qui avait reçu les coups de crucifix !

La matrone s'approchait dangereusement. Emi tenta bien de l'embobiner mais, à voir les sourcils broussailleux froncés, à voir les rides profondes que cela donnait au front de la "bonne" soeur, c'était pas gagné.

Il arrêta les petits gestes d'agacement qu'il était en train de faire quand ses yeux se fixèrent sur le crucifix, instrument de la punition précédente.

Non non non, pas de ça !
Pour échapper à la punition divine, il se carapata à quatre pattes sous les lits, tentant au passage de récupérer quelques vêtements ou, au moins, de quoi se couvrir.
Normal, une de ses devises favorites était : "courage, fuyons !" D'autant que sa rouquine parlait déjà à nouveau de le tuer.


Emillane a écrit:
Elle attendait la réaction de la sœur, inspectant son visage qui ne semblait pas des plus avenant... à cet instant du moins.
Quoique la rousse eut du mal à interpréter le froncement de sourcils...Était elle en train de prier pour leurs âmes perdues? en train de se dire qu'en plus de se prélasser dans la luxure, elle était insolente? ou bien en train de se demander comment elle avait pu passer à coté des mots si grivois que la rouquine venaient de lui réciter? Ou pire, en train d'envisager une punition terrestre qui précéderait la divine?

Emillane frissonna alors..de crainte? de froid après la chaleur qui l'avait envahi à peine plus tôt? ....Non, simplement de froid de l'absence du corps et des bras qui avaient disparu pendant qu'elle tentait la lecture du sourcil froncé!!!
Elle tourna alors la tête et vit aussitôt un fessier nu onduler sous les lits...le bougre s'enfuyait sans un regard, ni un égard pour elle!!!!!!!!
Et bien, il ne brille pas par son courage celui-ci mais, ça, jeune fille, tu le savais avant qu'il ne soit ton amant et t'abandonne lâchement!

Alors, elle se tourna vers la sœur, la regarda un instant l'air désespéré et se dit qu'au moins, elle allait échapper au courroux du ciel et de la mégère-soeur. Elle fit monter des larmes dans ses yeux, don qu'elle appréciait une fois de plus..
Mais....reniflement....mais il m'a entrainé dans sa chute.. Et ensuite,... sanglot... il m'a assuré qu'il était impératif de nous trouver nus pour guérir plus vite..que la peau cicatrise mieux quand elle est au contact d'une autre et aussi....sanglot plus long...qu'il faut avoir très chaud et pour cela se frotter l'un à l'autre!!

Pendant ces explications acrobatiques, sans gène, elle se leva pour enfiler ses vêtements devant la femme au voile et quelques malades qui faillirent trépasser tant leur cœur résista difficilement à cette vue trop suggestive.
Vous savez ....reniflement et sanglot long de violons (bon ...je sais!)...ma maman disait que les hommes sont tous des méchants, et des lâches, et des égoïstes et aussi...
La rousse totalement vêtue, se dirigeait vers la porte d'un pas lent et assuré pour convaincre la soeur que tout était naturel...
Bien, elle avait raison ma maman!!!!!

Elle allait atteindre la porte et aurait pu se trouver libre quand elle vit Sev y parvenir en rampant, une seconde avant elle..
Elle se précipita alors pour l'ouvrir et ...la refermer aussitôt sur la main de l'homme qui .........!!!!!


--Soeur_Tidesecours a écrit:


Après mon coup de colère quasi divin, je m'avançais encore.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir entre deux lits vides, deux corps dans leur plus simple appareil.
Je ne put m'empêcher de jurer tous les saints du paradis, augmentés de tous les jurons de l'enfer !
(l'auteur n'en donne ici pas la liste, car ça pourrait heurter les âmes sensibles se baladant dans cet endroit)

Grand dieu mais que faites-vous là !


Ah ben, pour une réponse, j'eus une réponse. Longue.
Mon petit cerveau, enserré dans ma coiffe depuis tant d'années essayait d'analyser les mots qui s'enchainaient à un rythme redoutable.
Pire que Monseigneur quand, animé d'une foi redoutable, nous faisait sermon le dimanche à l'office.

Prise de condescendance, j'étais prête à prendre contre ma grosse poitrine cet enfant perdu et abusé, mais d'un coup, la garcette fila entre les lits subitement.


Je n'eus le réflexe que de crier : "Ma fille, ma fille !"
Mais trop tard, la porte du fond se fermait.

J'essayais de trouver l'autre corps nu,
celui avec du poil au cul.
Car un homme j'avais reconnu.

Rampant entre les allées;
Le diable s'était débiné.
Par la porte s'en était allé.

L'emporteront pas au paradis,
ça, c'est moi qui vous le dis !
Dis-je brandissant mon crucifix.


Severant a écrit:
Chacun à sa manière, ils avaient affronté le péril noir.
La hardie Emi avait affronté la harpie de face, biaisant de sa langue agile.
Severant avait fini par retrouver quelques habits. Il s'était revêtu dissimulé sous un lit. Chose pas très aisée tout de même.

L'évasion prenait bonne tournure. A force de ramper, il était en vue de la porte. Plus que deux lits ... plus qu'un ... Maintenant ! Foncer !

Il se précipita à quatre pattes vers la sortie, fredonnant une chanson niaise d'un troubadour ringard
"amoureux fou ... amoureux à en moAILLLE !

Une tornade rousse venait de passer par la porte et l'avait claquée sur ses doigts.

Il se retourna, soufflant sur sa main blessée.
Malheur ! la soeur courroucée arrivait à grandes enjambées, brandissant haut son crucifix et tenant ses jupes et jupons d'une main pour aller plus vite, laissant apercevoir des mollets rondouillards couverts de quelques poils qui n'avaient apparemment jamais vu de près l'ombre d'un rasoir.

Que faire ? Un coup de pied dans la porte ? Mais celle-ci s'ouvrait vers l'intérieur. Et la poignée qui résistait à ses sollicitations.
La panique commençait à le rendre fébrile...


Emillane a écrit:
Elle sourit aussitôt qu'elle entendit son cri de douleur retentir dans la salle commune. Mais, elle grimaça tout aussi vite....
Punaise, il était si charmant, si doux, si exquis!
Main sur la poignée de la porte qu'elle maintenait donc fermée, elle se laissa alors emporter par un rêve qui naissait dans les souvenirs d'un moment d'intimité plein de volupté et de sensualité...A cette évocation, elle soupira de plaisir et perçut une agréable chaleur l'envahir... Elle ne percevait plus ce qui l'entourait et songeait, l'air béat . Humm, cette peau, cette caresse, cette odeur, ce goût, cette jouissance...
Elle fût pourtant tirée de sa rêverie par la poignée qui ne cessait de branler et par des grognements à peine étouffés par la porte. Emportée par ses pensées, elle se demanda si....
Mais non! C'était lui qu'elle entendait et ces grognements ne ressemblaient en rien aux râles de plaisir qui avaient été si doux à son oreille.
Mais oui! Il se trouvait du mauvais coté de la porte...enfin du coté de la sœur qui devait fulminer ou fumer de les voir s'enfuir promptement!
Elle ouvrit donc la porte pour lui donner l'occasion de passer coté liberté, sourit d'apercevoir ses doigts bleuis et l’accueillit d'une provocation :

Tu devrais être prudent et ne pas laisser tes doigts traîner dangereusement..

Mais aussitôt qu'il eut franchi le seuil pour la rejoindre et qu'elle se trouva face à lui, dos à cette porte de nouveau close, elle trouva son regard où brillaient quelques étincelles de rage et n'eut plus qu'une idée : les éteindre avec douceur...
Elle s'approcha alors, ses lèvres cherchèrent les siennes et savourant d'abord de suçoter l'une et de percevoir un grognement de plaisir cette fois, elle l'embrassa passionnément...


--Soeur_tidesecours a écrit:
L'embobineuse enfuie, je tachais de rattraper le quadrupède humanoïde, levant haut mes jupons pour plus d'aisance et encore plus haut mon arme divine.

Supot (sitoire) de Satan ! Tu vas prendre pour deux !
Hurlais-je à m'en faire péter les cordes vocales heureusement bien entrainées par des années de cantiques psalmodiés.

Oui ! Il s'était pris la porte. Bien fait, Dieu était donc bien avec moi.
A grandes enjambées, je m'approchais, ignorant tous les regards rivés sur moi.
L'affaire faisait grand bruit et tous les patients en capacité de le faire étaient assis sur leur lit et observaient la scène.
L'homme grognait à la porte, tentant vainement de l'ouvrir de sa main saine.
J'allais bondir pour couvrir les derniers mètres quand cette fichue porte s'ouvrit prestement, laissant se faufiler l'énergumène et se refermant sur son dos.
Dieu m'avait abandonnée !
La porte résistait, impossible de l'ouvrir.
La colère m'avait fait monter le rouge aux joues. Je bouillais de l'intérieur.
Un exutoire, il me fallait un exutoire !
Je me retournais le rictus mauvais aux lèvres et regardais la chambrée de patients.

Ah vous ricanez mes gaillards ! Rira bien qui rira le dernier !
Lavement à l'eucalyptus pour tout le monde ! Chacun son tour !


Là, une petite voix pleurnicha du fond de la salle. "Mais, ma mère, moi c'est mal à la gorge que j'ai ..."

Je le crucifiais du regard.

Et bien toi le geignard, je te garde pour la fin. Je t'embuquerai l'eucalyptus !

Oui, à l'époque, les règles d’hygiène étaient un peu plus souples ...


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MessageSujet: Re: Soins intensifs au dispensaire de VF   Mar 14 Fév - 8:58

Severant a écrit :

Ouf ! à un peu moins que trop tard, la porte avait fini par s'ouvrir l'espace d'une seconde.
La panique aidant, cela lui avait suffit pour en franchir l'huis et se retrouver à l'abri adossé à la porte, face à une Emi qui, malgré ses paroles un tantinet provocatrices, mais on ne se refais pas, avait dans les yeux des étoiles à la place des éclairs.

Comment voulez-vous garder un semblant de colère quand vous voyez des étoiles dans les yeux d'une femme qui vous regarde ?

A peine le temps d'avoir ce genre de pensée, même pas le temps de répliquer, il se retrouva embrassé d'abord avec douceur, ensuite avec passion.
Il ne sentait plus ses doigts douloureux, sa réplique acerbe resta à l'état d'ébauche.
Même pas la porte secouée par une main ferme de l'autre côté ne le perturbait.
Il répondit à ce baiser avec fougue. Leurs langues, ben on voyait pas ce qu'elles faisaient tant leurs lèvres étaient unies. Par contre on pouvait voir leurs mains se faire caressantes, leurs doigts (enfin, pas tous pour lui) agiles et explorateurs investiguaient à leur guise.

Tous deux au bord de l'apoplexie eurent besoin de respirer. Il en profita pour rajouter dans un murmure souriant. (oui, un murmure, ça peut sourire quand c'est content)
Je te détestaime ! ... Et si on filait de ce dispensaire?


Emillane a écrit :

Il avait répondu à son baiser avec toute la passion qu'il savait partager avec elle...et, pourtant, elle était parfois un brin, un tantinet, un soupçon pénible et insupportable avec lui...ou bien le contraire.
Mais oui!! Bien sûr, le contraire! Et voilà qu'il avait failli lui faire croire qu'elle était fautive...Pffff cet homme est vraiment d'une indélicatesse sans nom....
Mais que ses baisers étaient bons, doux et faisaient perdre toute once de réalité à la rousse fougueuse!
Elle se laissa happer par leurs voluptés et savoura un long moment l'amour qu'ils échangeaient ainsi, ne sachant encore ni l'un ni l'autre comment le reconnaître, et encore moins le partager totalement...
Puis, le souffle leur manqua, plus par l'intensité de leur baiser que par un besoin vital. Ils se séparèrent à peine, leurs regards s'accrochant pour que le manque, le vide ne soit pas trop intensément ressenti.
Alors, il fit une nouvelle tentative pour exprimer ce que tous deux savaient déjà lire dans leur propre cœur...et ces mots-là, elle ne les releva point, ne les déforma point, ne les railla même pas...elle ne sut que s'en délecter ....

A peine perçut elle la phrase suivante :
Et si on filait de ce dispensaire ?

Avant de lui répondre, elle mouilla ses lèvres pour que des mots puissent les franchir :

Oui, partons au bout du monde! Je veux être prés de toi et me laisser guider là où tu voudras, te suivre aujourd'hui et demain et ne voir que le bout de ton doigt qui désignera notre prochaine destination!
Ou bien....je serai le guide, ce qui me semble plus prudent...j'ai l'impression que tu ne vois pas même où tu mets tes doigts, alors tes pieds...
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MessageSujet: Re: Soins intensifs au dispensaire de VF   Ven 11 Mai - 21:49

[Longtemps après, à Montbrisson]


Emi était arrivée la veille...
Un lac..souvenir...
Une mésange apprivoisée redevenue sauvage...souvenir...

Sans réfléchir vraiment, elle se dirigea au bord de ce lac qui ressemblait tant à celui de son souvenir...

une grande mare qui voulait devenir plus grosse que la mer et qui se contentait d'y croire...Manquait peut être un monstre imaginaire qui hantait ce lac-souvenir, ou pas...

Elle flâna, tourna, retourna, encore et encore un peu...Les lacs avaient une tendance à permettre les tours de cons et elle s'en privait rarement!

Forcément à tourner autour du lac pendant que ses souvenirs tournaient dans sa tête, elle finit par lui tourner aussi...
Elle s'assit, remonta ses genoux sur son menton. Et, les yeux perdus dans le vide du lac ou à la recherche d'un monstre quelconque mais bleu, elle fit appel à ses souvenirs. Elle aurait bien fait appel à une chope ou un jambon mais, après maintes tentatives, elle avait définitivement arrêter la veille.

Alors, elle se laissa bercer par les vagues qui n'en étaient pas et par ses souvenirs....
La nostalgie, c'était pourtant pas sa chope habituelle...mais une chanson douce que ne lui chantait personne lui vint à l'oreille..
Si la pluie chante mon automne, le temps de mes regrets anciens, si mon cœur se sent en automne, c'est que je n'ai pu oublier ce refrain.....
C'est la chanson nostalgique, de mélancolique qui me parle de toi, ce n'est qu'un peu de musique, quelques mots poétiques, tournés coté chez toi....


Peut être que c'était une larme sur sa joue, ou bien la pluie de la chanson, mais la rousse ne bougea pas et resta assise au bord du lac-souvenir, pensive ....
_________________
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