L'Hydre


 
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 Lerne, Pied à terre gascon

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Attila

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MessageSujet: Lerne, Pied à terre gascon   Jeu 5 Nov - 14:20

Le destrier file bon train. La bête est courageuse et vaut les écus dépensés, il avale la route avec entrain et le roulement de ses sabots résonne comme un torrent furieux.
Le jeune Ysengrin goute cette sensation avec bonheur. Les batailles du Berry ont été menées a pieds, du moins celles auxquelles il a participé. Et l'ivresse du combat n'était pas aussi héroîquement enivrante qu'il l'avait supposé.

La campagne gasconne défile et voici Mimizan. un avoué à voir, pour connaître l'emplacement de la maison qu'il vient d'acheter, et le destrier repart au galop.


- Hep toi là bas! Je cherche la ferme dicte "Lerne" peux tu me renseigner?
- Vot seigneurie, la vieille ferme? C'est que c'est point maison de vot' rang!
- Je le sais bien, mais je vais m'en contenter. elle est vaste et propice à recevoir.
- Mais l'a point d'champ!
- Mais un puits, une toiture en bon état et une écurie.
- Mais l'a point d'champ...
- Et des cuisines suffisantes, une cheminée a cuire un sanglier et des dépendances.
- Mais l'a point d'champ..

Le Vicomte ferme les yeux et compte jusqu'a 10.
- Qu'est xe qu'on peut faire si y a point d'champ?
- Dormir, manger, recevoir...
- Mais l'a point
- TU VAS ME DIRE OU EST CETTE MASURE ET ALLER JARDINER SANS PLUS ATTENDRE AVANT QUE JE NE SEME TES TRIPES AUX QUATRE VENTS!
- Tsss ces nobles... connaissent rien à la ferme...
- Plait il maraud?
- Rien vot Seigneurie.. suivez mes boeufs... on va vous y m'ner a vot' maison sans terre.


*****


Bonne bâtisse, murs épais, fenêtres étroites, la chaleur ni l'importun ne pourrait entrer.
Le vicomte fait le tour de la cour, passant devant des écuries à l'abandon, une grange miteuse et une étable délabrée. Qu'importe! Il n'a pas vocation à faire pousser les navets ou élever les rosalies. Quelques poules nourries au grain par un laquais peut être, et encore, leur gloussement lui rappellerait trop les rires forcés et les rodomontades des "gens comme il faut".

Il a fait réunir une équipe de journaliers, laborieux sans emploi et jeunes apprentis, qui se tiennent un peu perdus aux quatre coins de la cour.
Le Vicomte se place au centre et s'éclaircit la voix.


- Bon, j'ai besoin d'un contremaistre; toi là! Ton nom!
- Lagouge vot seigneurie.
- Compte!
- Oh non non, chuis qu'un gueux moi!
- Compte crétin!
- Bah Maistre, si vous voulez... et mon nom c'est Lagouge, pas crétin. Pis Comte non non non...
- ...

...
- Bon toi, ton nom!
- Salacroup vot seigneurie.
- Épelle Lagouge.

Le susnommé Salacroup, chapel à la main comme il se doit, se recoiffe, pose ses deux jambons de paluche sur une bonne pelle de bois et en assène un coup terrible au dit Lagouge qui se curait confortablement l'oreille.
Le vicomte regarde le candidat contremaistre rigolard, oeil rond et gueule pendante. De nouveaux horizons de la bêtise viennent subitement d'apparaître, découvrant un espace toujours plus vaste.

- Bon toi, ton nom!
- Mariette mon prince.
- Quel âge?
- je dois avoir 15 ou 17 printemps mon Prince, que j'ai le tétin bien poussé comme dit M'sieur l'curé.
- Es tu pucelle?
- Oh non mon Prince. Que j'ai le tétin bien poussé comme dit M'sieur l'
- Oui bon bon, te voilà contremaistre, tu passeras prendre les ordres à ma chambre tous les soirs, pour le lendemain. Viens déjà ce soir, je te dirai où tu logeras.
Vous autres, ramassez Lagouge et au turbin! Je veux les étables lavées, les écuries fournies, les caillasses entassées et une belle palissade tout autour de la Cour.



*****



Le soir tombait et le bruits des hommes de peine au travail était une satisfaction.
Le vicomte avait accueilli peu avant Ser Frambault, érudit un peu farfelu rencontré il y a plusieurs mois, et personnage fort intriguant. Celui ci avait emménagé dans la ferme de Lerne et faisait le tour du propriétaire avec l'Ysengrin.

- Et là, dans l'écurie, de la place pour tous les destriers et haquenées... on peut même loger Lastours s'il trouve la compagnie de son bourrin plus agréable que la mienne.
- L'est toujours en Limousin, n'est point venu... bien dommage, il a un thème astral des plus singuliers.
- Mouais, probable qu'une comète lui tombera sur la courge un jour.
Ici nous avons l'étable, on pourra y remiser du matériel et y préparer quelques éléments du décor. Il y a planches, chevilles et outils.
Et là, la cour, ceinte d'une palissade en cours de construction... presque achevée même, où nous pourrons nous préparer et répéter. Mmmh venez on va entrer...


Le vicomte et le jeune érudit commencent à faire le tour de la palissade circulaire sise dans la cour au pas rythmé par les coups de marteau venant de l'autre coté des planches.
Le sourire armés de crocs du vicomte de St Pardoux, épanoui par le son du labeur, commença a fondre au fur et à mesure que le tour de la palissade révèle que...


- Foutrecul! Ces abrutis ont oublié une porte!
- Et la palissade fait très exactement 222 toises de périmètre, donc on peut déduire que
- Ah vous fermez là hein. Aidez moi avec cette poutre... J't'en ficherai des palissades et des toises...
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Attila

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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 8 Nov - 3:41

Bonne bâtisse, murs épais, fenêtres étroites, la chaleur ni l'importun ne pourrait entrer.
Le vicomte fait le tour de la cour, passant devant des écuries à l'abandon, une grange miteuse et une étable délabrée. Qu'importe! Il n'a pas vocation à faire pousser les navets ou élever les rosalies. Quelques poules nourries au grain par un laquais peut être, et encore, leur gloussement lui rappellerait trop les rires forcés et les rodomontades des "gens comme il faut".

Il a fait réunir une équipe de journaliers, laborieux sans emploi et jeunes apprentis, qui se tiennent un peu perdus aux quatre coins de la cour.
Le Vicomte se place au centre et s'éclaircit la voix.


- Bon, j'ai besoin d'un contremaistre; toi là! Ton nom!
- Lagouge vot seigneurie.
- Compte!
- Oh non non, chuis qu'un gueux moi!
- Compte crétin!
- Bah Maistre, si vous voulez... et mon nom c'est Lagouge, pas crétin. Pis Comte non non non...
- ...

...
- Bon toi, ton nom!
- Salacroup vot seigneurie.
- Épelle Lagouge.

Le susnommé Salacroup, chapel à la main comme il se doit, se recoiffe, pose ses deux jambons de paluche sur une bonne pelle de bois et en assène un coup terrible au dit Lagouge qui se curait confortablement l'oreille.
Le vicomte regarde le candidat contremaistre rigolard, oeil rond et gueule pendante. De nouveaux horizons de la bêtise viennent subitement d'apparaître, découvrant un espace toujours plus vaste.

- Bon toi, ton nom!
- Mariette mon prince.
- Quel âge?
- je dois avoir 15 ou 17 printemps mon Prince, que j'ai le tétin bien poussé comme dit M'sieur l'curé.
- Es tu pucelle?
- Oh non mon Prince. Que j'ai le tétin bien poussé comme dit M'sieur l'
- Oui bon bon, te voilà contremaistre, tu passeras prendre les ordres à ma chambre tous les soirs, pour le lendemain. Viens déjà ce soir, je te dirai où tu logeras.
Vous autres, ramassez Lagouge et au turbin! Je veux les étables lavées, les écuries fournies, les caillasses entassées et une belle palissade tout autour de la Cour.



Le soir tombait et le bruits des hommes de peine au travail était une satisfaction.
Le vicomte avait accueilli peu avant Ser Frambault, érudit un peu farfelu rencontré il y a plusieurs mois, et personnage fort intriguant. Celui ci avait emménagé dans la ferme de Lerne et faisait le tour du propriétaire avec l'Ysengrin.

- Et là, dans l'écurie, de la place pour tous les destriers et haquenées... on peut même loger Lastours s'il trouve la compagnie de son bourrin plus agréable que la mienne.
- L'est toujours en Limousin, n'est point venu... bien dommage, il a un thème astral des plus singuliers.
- Mouais, probable qu'une comète lui tombera sur la courge un jour.
Ici nous avons l'étable, on pourra y remiser du matériel et y préparer quelques éléments du décor. Il y a planches, chevilles et outils.
Et là, la cour, ceinte d'une palissade en cours de construction... presque achevée même, où nous pourrons nous préparer et répéter. Mmmh venez on va entrer...


Le vicomte et le jeune érudit commencent à faire le tour de la palissade circulaire sise dans la cour au pas rythmé par les coups de marteau venant de l'autre coté des planches.
Le sourire armés de crocs du vicomte de St Pardoux, épanoui par le son du labeur, commença a fondre au fur et à mesure que le tour de la palissade révèle que...


- Foutrecul! Ces abrutis ont oublié une porte!
- Et la palissade fait très exactement 222 toises de périmètre, donc on peut déduire que
- Ah vous fermez là hein. Aidez moi avec cette poutre... J't'en ficherai des palissades et des toises...
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Galovert

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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 8 Nov - 5:19

Et là... Wiiiiiiiii...Plafff !!!
Dans les gravas il dérapa et dans la poutre se planta.

Depuis il a tendance à bébégueter, Attila.
Pas que là ce soit désagréable...
Forcément, ça dépend de la chose répépeuuutée.
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Attila

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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 8 Nov - 5:36

mouarf
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 8 Nov - 7:25

Suite à l'invitation du leu

Oh elle en avait bien fait 10 fois le tour de cette propriété reculée. Presque à en tracer un sentier au pied du mur de bois.
Las, elle accrocha sa jument décidant de tenter un ultième tour à pieds. Ce qu'elle cherchait ? Mais bon Dieu! la porte pour sur!
Enfin un truc pour rentrer et pour sortir.
Remontant sa soutane elle entreprit de cerner cette énigme qu'était une demeure sans issue.
Elle s'usa les yeux aux rondins fraîchement équarris, tapota deci delà espèrant un son plus creux. Marcha au moins une lieue avant de se retrouver les quatre fers en l'air après avoir percuter son cheval (ce qui au moins prouvait qu'elle avait fait le tour complet).

"Mais qui a eu l'idée idiote de peindre en vert un cheval couché dans l'herbe ?"
*.... à ben mince, j'crois bien qu'c'est moi!*

Finalement elle mit ses mains en porte-voix et hurla :

"VICOOOOOOOMMMMMMMMTE!
Z'avez la motorisation integrée pour le portail
... où la sonnette discrête ?
Ou y a t'y un trou par dessous ?"
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 8 Nov - 7:45

Citation :
un ultième
ah oui, t'as du en faire un sacré paquet de tours alors pour en arriver au ultième... moi qui connais mes tables par cœur, suis jamais arrivé à ce nombre c'est dire Very Happy

désolé de la coupure du rp, c'est juste que j'ai éclaté de rire en le lisant et comme je venais d'une gargote bien moins délectable, je voulais te remercier Very Happy
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Attila

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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 8 Nov - 19:52

Attila_caligula a écrit:
Le ciel d'automne était plombé d'une couverture gris zinc. L"air humide et froid glaçait les sangs. Les oiseaux frileux se blottissaient pour ne pas crever. Les feuilles marronasses tombaient presque droit, alourdies d'humidité.
Pas un son, ni humain, ni autre, ne répondit à l'appel de la Chanoine.
Deos dans sa grande Sagesse devait combiner quelque chose... mais quoi?



-....AAAAAAAAAAAAAAH!
POF!

POF?



oui... POF. Le bruit mou d'un corps qui choit sur de la paille humide.

Le corps est celui d'un jeune Leu dans la prime jeunesse.
La paille est celle d'une meule placée là à dessein.
Fort heureusement.
Sinon le bruit aurait été un
SPLAT assez laid et vomitif.

Le vicomte, habillé en guerre de pied en cape, hisse la tête hors de la meule par le trou qu'il a fait en s'y enfonçant comme un doigt dans du beurre mou. Ça peut être dur du beurre? Oui en hiver, si on le pose sur le rebord de la fenêtre... et que personne ne le chaparde.


- Chanoine Pasoa! Vous voici arrivée? Z'avez vu? Impressionnant non? Et au troisième essai uniquement.
On pourrait être en droit de demander comment se sont passés les deux premiers essais.. mais jetons un voile pudique sur ceux ci.. en tout cas, ce n'est pas le vicomte qui les a entrepris, il a l'air indemne.
Extraction de ce dernier hors de la paille humide, pestant contre cette saloperie qui colle à la peau et au poil. Saut gracieux jusqu'au sol, et il rejoint d'un pas alerte l'ecclésiastique près de son cheval... vert?

Il a du rembourrage partout. Cuir molletonné sur le torse, gantelet et jambière de métal, armet et ventaille, spallière... une vraie quincaillerie de guerre, à laquelle il a adjoint des rubans larges et multicolores.
Comme la Chanoine le détaille, interloquée et se demandant s'il vient de la Lune ou du Soleil, le vicomte ricane et explique

- On m'a fait la remarque que le spectateur n'arrivait pas à suivre la prestation. Trop rapide. Alors j'ai ajouté ces banderoles de couleur, qui accrochent l'oeil. Comme un serpentin en fait. Joli non?
Ah bon sang, toujours pas de porte! Idiots de pécores. Ceci dit, ils n'ont pas mangé depuis qu'ils se sont enfermés là dedans. La prochaine fois, ils y réfléchiront à deux fois. Il , y a que mon contre maître qui me manque.. un peu.
Allons venez, on va acheter un bélier.

- Un... un bélier? Où voulez vous trouver un bélier? à l'Ost?
- Mais.. non... à la bergerie voisine...
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Mar 10 Nov - 3:19

Arf.. j'avais oublié de le poster hier

Citation :
" Lerne.. vous voulez dire la ferme.. m'dame? ben c'est qu'y en a autour des fermes.."

Juchée sur Orion, Garance s'essaie à faire connaissance avec les gascons.. et elle a touché le gros lot en la personne d'un jeune gueux, un peu vérolé aux portes de Mimizan.

" Lerne, mon brave.. Une ferme qui s'appelle Lerne.. comme ...vous vous appelez? "


" Ben je m'appelle Juste Madame mais y a pas de fermes qui s'appellent Juste.."

" C'est juste , mon brave.. celle dont je parle s'appelle Lerne.."

Un éclair passe dans les yeux du petit paysan et son visage s'illumine sous la révélation soudaine.

" Aaaaah! Euh.. ben m'dame, je m'disais bien.. si une ferme s'appelait Juste , je le saurais. "

Un léger mal de crâne saisit Garance.. elle a déjà les fesses tannées par la chevauchée de quatre jours et es sangs échauffés par les pauses de leur meneur dans tous les fossés possibles et imaginables. Au bord de l'impatience qui, chez elle, peut se révéler meurtrière, elle compose un des plus jolis sourires au gueux et l'encourage de la tête à finir son analyse..

... Et donc Lerne, m'dame, pour sûr qu'on la connait.. y a un Vicomte qui s'est installé là... L'a tout refait à sa manière.. même qu'il a construit des remparts..

Et pourquoi pas une forteresse se dit Garance.. Remerciant le rougeaud d'une piécette, Garance éperonne Orion dans la direction donnée ..Fichtre, faut dire que le rendez-vous est d'importance. Ayant répondu à cette demande de mariage des plus amusantes lancée par le Vicomte de Pardoux, Garance tient à voir de plus près ce leu.. La miniature donnée révèle un caractère carnassier qui n'est pas pour lui déplaire...
Une palissade met un frein à son enthousiasme.
Allons bon.. Faisant plusieurs fois le tour.. Pas de porte.. Tapotant les rondins à la recherche d'un son creux, qui serait signe d'une entrée secrète, elle renonça..quand ses doigts touchèrent forme humaine.. invisible à l'oeil nu..

" Passe-murailles m'dame.. pour vous servir.."

Levant un sourcil.. Fichtre, le Vicomte avait des dons inespérés, Garance arriva dans une grande cour et sortant comme un diable de sa boite, le Vicomte jaillissant d'une meule de foin..


Dernière édition par Garance le Mer 11 Nov - 1:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Mar 10 Nov - 3:50

La veille

Elle sursaute en voyant le jeune homme s'extirper d'une balle de paille et surgir enrubanné et rigolard.

"Ciel! Mon fils! que vous arrive-t-il donc ?"

Elle opine à ses explications sans vraiment tout saisir mais pensant que la noblesse a donné d'étranges rejetons ces dernieres decennies...

"Euh...
Un bélier me dites-vous?
Pas une brebis?
Une chèvre ?
Une cremière ?
Une motte de beurre ?"


Elle l'observe du coin de l'oeil tout emberlificoté dans son attirail.

"Faudrait penser à vous confesser un de ces jours!
Profitez donc de ma presence et de ma grande mansuétude!"


Le jour même


Elle avait été se planter dans la cour et admonestait vigoureusement les palefreniers.

"Encore un seau! Frottez donc!
vous ne voyez donc rien!
Ca coule toujours vert!"

Ce n'était pas la toilette du Vicomte mais celle de sa jument!

Il est vrai que sa haquennée... beau cheval blanc -cadeau de son evêque- que les rois de Naples faisaient présenter tous les ans au pape, comme feudataires du saint-siége... aurait bien meilleure allure en ayant retrouvé sa robe d'origine.

Elle s'assit sur une balle de paille sa carte dépliée sur les genoux.
Lui parvenaient des rires, des galopades... peut être le maitre des lieux essayant de lutiner quelque servante...
Elle hocha la tête cherchant à dissiper les sons qui perturbaient son étude des routes et du terain.
Non... decidemment... elle n'était pas faite pour vivre en groupe sinon entre les murs épais de couvents.

Ou ailleurs...

... mais pas ici!

Sa jument lui paraissant prête, elle la fit courir un peu l'amble vérifiant à la fois la vigueur du trot et l'éclatance de la robe.

"Poussez vous Marauds! je n'ai pas besoin d'aide pour emfourcher ma bête!"

D'un coup de pied et quelques mandales, elle vira les malvenus.
D'une main elle finit d'arracher le côté de sa soutane et sauta lestemment sur l'animal.
Un chapelet tomba au sol sans que personne ne le remarque...

"Dites au Vicomte que le Chanoine est parti!"

Derniere caracolade dans la cour de Lerne, giclées de boue... et franchissement imperieux de la palissade.
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Attila

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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Mar 10 Nov - 14:25

Vassilissa a écrit:
- Par Tristote et ses seins !

Vassilissa, trempée des pieds jusqu'à la tête, contemplait effarée le dégât des eaux dont sa jolie personne venait d'être victime...


- Mais d'où qu'i' vient, c'te stupide canasson, hein ? D'où qu'il vient ?

La bête et sa cavalière étaient déjà loin, et si le cheval n'avait pas été du plus joli vert, on aurait pu douter de sa réalité... Mais un cheval tout vert, au dessus d'une palissade sans porte, on était obligé d'y croire.

Car la palissade n'avait pas de porte, ça, elle pouvait l'affirmer, pour en avoir fait le tour une paire de fois déjà...
Certes, il y avait du bruit à l'intérieur, signe qu'elle ne s'était pas trompée d'endroit... Mais comment atteindre l'épicentre du phénomène, ça, ça restait un mystère insondable...

Vass frissonna. Sa chemise lui collait au corps, et elle dégoulinait brun. La poussière de la route, sans doute, qui s'en allait... ça allait la rafraîchir, la rajeunir un peu... En attendant, elle allait attraper la mort, à bailler aux corneilles trempée d'la tête aux pieds.

Froncement de sourcils qui annonce l'intensité d'la réflexion, dont le résultat ne se fait pas attendre...
Elle se baisse, ramasse quelque chose, le regarde... Charmante pomme de pin, à moitié rongée mais qui fera l'affaire...
Vole, vole, petit projectile, va heurter quelque tête qui me fera ouvrir...

Et la belle vagabonde de jeter par dessus le mur tout ce qui passe à sa main : caillou, crotte de chèvre séchée, branches et cadavre de rat, attendant que l'un deux attire l'attention.

Attila_caligula a écrit:
[hrp]Petite récapépète pour ceux qui ne suivent pas, c'est à dire tous ceux qui ont posté ici, dont moi.
Attila Caligula joue à tomber du ciel HORS de l'enceinte. Il est parti chercher un bélier.
Ses gens sont retenus contre leur gré DANS l'enceinte, sans rien à bouffer, ce qui leur donnera une bonne leçon d'être aussi crétins.
Chanoine Pasoa, qui marche sur les voies célestes de la grasce, ne s'arrête pas pour aussi peu qu'une bête palissade sans porte. Seules les voies de Deos sont impénétrables, un alignement de rondins et de planches non, surtout quand on a un cheval United Colors.
Garance, qui regarde beaucoup avec ses mains, démontre qu'il faut parfois prendre le taureau par les cornes et ne pas se laisser embêter par les petites contrariétés. Elle est DANS l'enceinte et a trouvé son propre accès.
Vassilissa s'étant attardée dans un bosquet pour discuter de la métempsychose transcendantale chez l'oursin violet de l'Adriatique, se retrouve fort marrie (et décoiffée, et trempée) HORS de l'enceinte.[/hrp]

BÊÊÊH! BÊÊÊH! BÊÊÊH!
- Yop! Yop! Yop! Avancez les carnes!


Ça c'est un vicomte qui, accompagné de quelques bergers aux fortes épaules, suit une demi douzaines de jeunes et vigoureux béliers dont il vient de faire la dispendieuse acquisition.
Il a l'oeil luisant et la babine humide. Le mouton! Il résiste avec peine, chez lui c'est atavique, il a envie d'en saigner un.


- Allez les gars! A vous de jouer, et ne mollissez pas sur l'ouvrage!

Ellipse.

Plusieurs minutes plus tard.


BROOOOM!! BÊÊÊH! BÊÊÊH! BÊÊÊH!
- Hardi les gars! Ca vient.


Le vicomte se tient sur un gros cailloux. Poing sur la hanche et brin de blé entre les dents, il commande le siège.
A coté, 3 carcasses de béliers, tête fracassée, gisent, morts au champ d'honneur.
Au pied du rempart, 4 solides bergers tiennent un animal par les pattes et s'apprêtent à donner un nouveau coup de boutoir.
A la Dextre, deux béliers de réserve commencent à se dire que la journée risque d'être chaude. M'enfin qu'on verra bien hein, on n'est que des bêtes.
A la Senestre, Vassilissa qui s'est fait une tendinite à l"épaule, arrive en se disant "C'est quoi c'bordel?"


- Ah! Dame Nitouche! La Bienvene! Attention, vous entrez en zone de manoeuvre, le port du casque est obligatoire. HARDI LES GARS!

BROOOOM!! CRAC!

- VICTOIRE!


Une brèche est ouverte, rapidement franchie par le général d'Ysengrin qui vainc ainsi sa première forteresse.
A peine entré qu'il s'arrête, deux fois. La première pour ramasser un chapelet qu'il reconnaît appartenir à la Chanoine de Nîmes. Il l'enroule autour de sa patte, se promettant de lui rendre un jour.
La seconde devant une vision inespérée.
Non pas celle -fort plaisante au demeurant- de ses gens réunis tête basse et museau bas, chapeau tenu à deux mains devant les rognons, qui tels les notables de Calais, se rendent au conquérant.
Mais celle bien plus ravissante d'une Princesse captive que le Prince Très Charmant Attila Caligula d'Ysengrin vient de libérer.
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labaronne

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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Mer 11 Nov - 1:12

Citation :
Un balot de foin gisait là, et nul ne s'en préoccupait. La vie est dure pour les balots. Ce dernier, bien au calme, se prélassait au soleil de l'hiver captant les dernières chaleurs. Il ne dérangeait personne, il était en mission, il comptait bien la remplir, il avait été choisit, pour cette mission, car il avait un emplacement stratégique : près d'une forteresse, sans porte. Au moins là, il ne serait pas dérangé par des opportuns.

Que nenni !!

Il suffit de quelques agités, et tout le projet editat de cenzori à l'eau. Le balot remua, quelques brindilles sautillaient en surface. Puis un visage, hirsute, émergea d'en son sein.

Le regard foudroyant l'assistance, furieuse d'avoir été réveillée, furieuse contre le balot d'être si mal insonnorisé.

La route avait été rude. Son cheval n'avait pas été avare à en effort, et elle non plus, car faut y aller pour emmener un percheron au galop !

Le spectacle auquel elle assistait semblait irréel : des bergers défonçant la forteresse sans porte, avec un bélier vivant, le tout, sous l'oeil bienveillant de m'sieur d'Ysengrin. Vass déguisée en poule mouillée et boiteuse du haut ... Lab décida de sortir de sa cachette qui n'en était plus une, se jurant d'y mettre le feu dès que possible. Elle se dégagea non sans mal des milliards de brindilles qui s'accrochaient à elle comme des fans. Et tout en se tapotant afin de les chasser, elle leur disait : "mais oui, mais ouiiii ! je vais vous manquer, je sais ... mais franchement z'avez en dessous de tout."

Toujours se débrindisant, elle s'approcha de Vass, la palissade venait de céder. Elle remarqua le regard de triomphe du chef de la bande de bélier, se demandant s'il accepterai de faire un festin avec les soldats défunts.

Lab se pencha vers Vass :


Tu m'expliques ? tu as remarqué comment je me contrôle ? comment je prends sur moi pour pas hurler ? C'est quoi qui se passe ? Et puis lache la crotte de chèvre que tu as dans la main, c'est moyen comme odeur.

Dame Garance apparu alors dans le trou formé par les soldats à corne. Lab senti un léger mal de tête poindre le bout de son aiguille, à jeun, c'était une grande première. Elle se pris la tête entre les mains. Elle sentait bien que maintenant tout était possible ...Gnnnnnnn !
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Mer 11 Nov - 1:13

Garance a écrit:
Vic.....

Le reste de la phrase se trouve coincée dans la gorge de Garance à la vue
d'un Vicomte volant au dessus d'elle. Le suivant des yeux, son côté
joueur reprend le dessus. Passera.. Passera pas?..
Sous ses yeux éberlués, la cabriole folle de son promis le fait disparaitre à ses
yeux pour laisser place à un silence de plomb dans l'enceinte.

Se râclant la gorge pour se donner une contenance, et ne pas sombrer dans
le ridicule total, elle descend de son cheval, met les rênes dans les
mains d'un maraud figé de stupeur..


" Eh bien mon brave, bougez que Diable!. On dirait que vous n'avez jamais vu un homme voler"

Elle n'en a jamais vu non plus, mais saperlicrotte, le flegme de la Dame de
Coulvain ne va pas céder devant un phénomène aussi incongru.

" Vous aut..."

Par Aristote, une crotte de chèvre vient interrompre un discours censé
ramener le reste de la maisonnée à la raison. Essuyant du revers de la
main ce qui reste sur sa robe.


" Vous voyez bien, votre maître nous envoie un signe comme quoi il est bien vivant.
Allons, fermez ces bouches de peur d'avaler des mouches et aidez-moi à
le faire entrer"


Se planquant contre la palissade pour éviter cailloux et branches qui commencent à pleuvoir, Garance désespère que la Vicomte se souvienne de son valet Passe-murailles qui la fait entrer et fixe d'un air affligé les gens toujours figés en rang
d'oignon.


" Je vais me réveiller" se dit Garance "Je vais me réveiller". Des coups de butoir contre la palissade, des cris comme si on assiègeait une forteresse s'enchaînent et s'acharnent à faire mentir un état second.

La palissade cède le passage au Loup affichant un sourire victorieux. Penchant la tête, elle a le temps de l'apprécier de haut en bas et d'une voix douce qui résonne comme le tonnerre dans le silence.

" Mon ami, j'ai failli vous attendre"

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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Mer 11 Nov - 3:54

Vassilissa a écrit:
"Ouille".

Les larmes aux yeux, Vass gueule intérieurement tandis que son épaule cède face à la racine... Tant pis, celle-là ne volera pas...
Les dents serrées pour ne pas laisser échapper un mot qui dépasserait de loin le sérieux de sa pensées, elle s'arrêta une seconde de vouloir attirer l'attention des emprisonnés pour contempler la situation d'un œil neuf...

Car la situation avait bien changée. Bon, son bras la lançait, certes, mais il n'y avait pas que ça...


- Vicomte de Saint Truc... Vous êtes arrivé ! Et vous n'êtes pas...

Ses yeux désemparés contemplèrent une seconde la muraille qu'elle pensait devoir franchir pour le trouver. Mais qui se trouvait là, alors ????
C'est à ce moment précis que le sérieux de sa pensée reprit le dessus sur les noms d'oiseau qui défilaient dans sa tête. Que faisaient ces moutons ici ?
Bouche ouverte, elle ne pouvait plus détacher son regard des bêtes bien montées qui venaient mourir, l'une après l'autre, face à la palissade...

Arrivée de Lab, fraîche et pimpante comme d'habitude, et elle lâche sa crotte de chèvre.


- Tu trouves vraiment que j'sens... ? Le regard est inquiet, file vers le Vicomte, revient vers Lab, qui se tient la tête bizarrement :

- Dis, ça a pas l'air d'aller... C'est la flagrance qui t'fait cet effet là ?

Une voix qu'elle connait bien perturbe encore une fois le cours de ses pensées. Garance est là, sourire aux lèvres, apparue comme par magie au milieu des moutons et des débris de palissade... Et à voir le sourire du vicomte, le numéro de ces deux là est prêt, pour sûr...
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Ven 13 Nov - 3:00

Frambault a écrit:
BROOOOM!! CRAC! ?

Tien, le Vicomte avait dû trouver ce qu’il cherchait… Et pas un charpentier d’après le bruit. Quoiqu’il fût prêt à parier sa maigre liquette qu’il en faudrait un d’ici peu de temps.

Et puis Frambault s’immobilisa soudain. Le poulet coincé entre dans ses mains eut un dernier soubresaut tandis qu’il le regardait distraitement finir de se vider de son sang. Le Vicomte avait finalement trouvé comment passer de l’autre côté de la palissade. Ce qui laissait entendre qu’il finirait assez rapidement par tomber sur le poulailler. Et ça, c’était pas sur que ce soit bon…

Il eut un regard blessé vers les poulets déplumés et égorgés tout en se tordant les mains et ne sachant trop que faire… Quelques éclats de voix finirent par le sortir de sa léthargie. Il planta vivement son stylet dans le ventre du dernier poulet pour en sortir les viscères et les examiner attentivement.

Son doigt trifouilla un peu dans l’amas sanglant, à la recherche d’une information précise… Satisfait, il eut un bref sourire, dispersa quelques poignées de paille sur le tas sans vie, s’essuya les mains sur les braies avant de se diriger vers les voix


- Bonjour la compagnie… J’vois que vous avez fait des travaux d'agrandissement, Vicomte ?

Attila_caligula a écrit:
- Garance de Coulvain? C'est bien vous?

Le vicomte piaffe comme un jeune cabri. Non pas qu'il soit victime d'humeurs débilitantes et atteint de nauséeuses bouffées de sentiments pour une hyménée à venir. il laisse cela au commun.
Mais une femme reste une femme. A découvrir, amadouer et réduire à merci. De plus elle doit non seulement partager ses titres et son nom mais lui donner descendance nombreuse et velue.
De quoi attiser l'attention et la curiosité.

Mais l'instant est mal choisi pour les investigations qu'il a en tête. Les vilains sont là, comme des pénitents attendant l'aumône.
Et les compagnons de voyage de Garance également, qui ont eu l'amabilité de répondre à son invite.
Même Frambault, mains ensanglantées, vient aux nouvelles.


- Contremaître, emmenez ces pécores se restaurer. qu'ils reviennent sitôt fait, pour continuer le labeur.

Et en effet, labeur il y a.
Des tentes multicolores sont à moitié dressées dans l'enceinte, des mâts sont en cours de façonnage, des tréteaux, des échafaudages, des filins gisent çà et là.
Autour d'une bombarde aussi massive que pétante... de couleur.


- Mon bijou! La "macchina italiana infernale" s'exclame le vicomte avec un fort accent des Pouilles.
Calibre de 200 livres, j'ai pris la plus grosse. Il faut doser la poudre à l'once près, sous peine de rater la meule... Et ne pas lésiner sur l'étoupe, sous peine de bruler comme un cathare. Ce que nous avons constaté lors du premier essai.
Qu'en dites vous mesdames.. Frambault?
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 15 Nov - 4:14

entr'acte a Dax (désolé pour la linéarité fantaisiste)

Attila_caligula a écrit:
Dax, comme dans son souvenir, somnolait paisiblement. Le Leu marche comme d'habitude, grandes enjambées de chasseur famélique, museau au vent guettant Deos sait quelles effluves.

Dans son dos, un paquet, tenu d'une patte dissimulatrice.

La matinée a été salutaire pour un moral vicomtal en berne. La Louise avait fait irruption dans la grisaille de son humeur maussade, l'obligeant à reconsidérer ses tristes vues sur le genre humain.

Hélas, la môme etait plus sale que jamais. Et présentement, il cherche sa trace... olfactive.
Jeu d'enfant quand on a une truffe aussi fine que la sienne.

La voici qui sort... d'une taverne pardi. Et à voir son pas hésitant, elle n'a pas bu que de l'eau.
Moment propice. A jeun elle peut se révéler redoutable adversaire. Mais là... occasion trop belle, leur amitié dut elle en pâtir.


- Louise!
- Cul nu!

Le vicomte agite le paquet sous le nez de la fillette, avant de lui remettre.

- Pour Chateauroux... Ta Nouche...
- Oooh...

Surprise, et curieuse, la Louise ouvre le paquet. "C'est le moment" pense le Leu qui la saisit comme un ballot de linge et la jette sur son epaule.

- Et maintenant... AU BAIN!
- Quoi? CHUIS PROPRE... C'est toi qui pue d'abord!

La gamine sort bec et griffes et se démène comme une furie. La rue retentit bientôt des cris de rage de la fillette, rapidement rejoins par des gémissements de douleurs et des grondements d'ours des deux pugilistes.

...

Ellipse

...

La maitresse des bains ouvre grands les yeux en voyant arriver bien curieux énergumène -seul- devant son auguste institut.

- Votre Seigneurie... Auriez vous besoin ... d'un chirurgien? Vous perdez beaucoup de sang!
- Silence!
maugrée le vicomte en haillons. Le bain commandé est il prêt?
- Bien sur Votre Seigneurie, chaud et parfumé... comme demandé, dans une baignoire pour enfant.
- J't'en foutrais du gosse. Guidez moi que je m'y plonge.... Et pas un mot de plus.
- Voulez vous aussi les jouets que vous aviez demandé?
- Groumpf!
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Dim 15 Nov - 7:45

Louise.. a écrit:
Elle éclate de rire tandis qu'elle se fait la malle, pas le genre de rire enthousiasme, c'lui là, c'est un rire jaune. Elle pousse sur ses cordes vocales pour rire plus fort encore, qu'il l'entende, le Vicomte. qu'il sache, qu'elle le nargue. Qu'il remarque, qu'une fois de plus, c'est elle qui eut le dernier mot.
Et elle court la gamine, elle court..

Lui faire prendre un bain ! Et de force ! A elle, Louise, la grande petite, la peste, la chieuse, la mule, et autres sobriquets, suivant l'interlocuteur. Faire prendre un bain à Louise, c'était comme vouloir noyer le plus sauvage des chats, vouloir mettre un poisson en terre, pendre un cheval au dessus du vide ? C'était.. pas son élément, non, vraiment pas. Bizarre vous m'direz, quand on sait que l'être humain débute son existence dans l'eau. Bizarre aussi, les enfants aiment l'eau.. Ils se sentent à leur aise, bien, en accord avec eux même, et puis ils s'amusent.. Ça patauge, ça barbote, ça s'asperge.. Et après, vient le plaisir de se sentir bien dans sa peau, ça gratouille plus ici et là, bien dans sa culotte. La tignasse est plus souple, la peau decrassée.

Oui.. Mais tout ça, elle n'y pense pas, l'ignore même. Ben oui, l'eau ça mange, pas folle la gamine, trop jeune pour se faire dévorer, aussi infecte soit-elle. Elle y croit dur comme fer, le sait mieux que quiconque.. Depuis ce fameux jour.. Une troupe, des roulottes. L'ambiance est à la fête, des rires, sourires en veux tu en voilà.. Le pied quoi.
Et puis y'a ce lac, ce gosse qu'elle connaît peu, pas trop bêteuh, pour un garçon. Gosse qui veut lui en mettre plein la vue, rude tache. C'est qu'elle est pas facile à impressionner la Louisette, hein. Une vraie dure du bac à sable, toujours le dernier mot.. Vouep, pour sûr, l'a intérêt à viser haut le gamin, s'il veut l'entraîner dans une roulotte. Alors oui, il vise haut. Ni une ni deux, la garçon se jette dans le lac, il s'agite, mais garde la tête hors de l'eau, sous le regard ébahi d'une Louise sur le cul, faut l'avouer..
Et puis vient l'moment inévitable.. Il s'agite, oui.. Trop, certainement. Une bouche, des yeux, un dernier regard, tignasse qui suit le mouvement. Ensuite ? Des bulles, juste des bulles. Regard ébahis laisse place à un regard terrifié.

Et l'eau, elle mange ? Elle dévore.

Elle court, elle court la gamine..

Petit sourire satisfait qui se glisse au coin de ses lèvres, elle l'a eu. Il a usé d'sa confiance et d'son affection pour une Nouche perdue. Et elle.. elle aura sans doute usé de son art pour faire la bagarre, une harpie ! Une vraie bête de combat ! Et qui oserait dire qu'elle est faible, maintenant ? Hein hein ? Qu'elle lui pète les dents.
Elle lui en veut.. Et pourtant ça n'sera qu'éphémère, elle s'y est attachée, au vieux plissé.
En attendant ? Elle court.
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Jeu 19 Nov - 15:20

Reprenons le récit de l'entrevue de Lerne:

Mymydu35 a écrit:
Cela faisait deux jours que Mymy tournait en rond, cherchant en vain la ferme " Lerne".......Garance l'avait gentiment invité a passer.....

N'ayant aucun sens de l'orientation, c'était plus son canasson qui l'emmenait que elle qui le guidait.......
Elle fit un arret , sauta de son " grand destrier " Malar , sortit une bouteille de calva......aprés une bonne lampée , elle croisa le regard de son canasson.......
Bah.....pas bien vigoureux , peu eveillé mais.......tout comme elle , il adorait et carburait au calva.....
elle prit une ecuelle , en versa quelques gouttes que Malar s'empressa d'avaler....
Hénissant d'un coup...Mymy se rua dessus avant qu'il ne decida de partir au galop sans elle.......


Après une folle course entre le arbre , il arriva au galot prés de la ferme, s'engouffra dans un trou et stoppa net son pas projetant Mymy hors de sa monture......passant par dessus la tête de la bête, elle termina sa chute a plat ventre sur le sol .......

Etourdie, elle se releva avec difficulté, se frottant le visage plein de boue......


Merdou de merdou.......ben ça commence tiens......tssssssss.......

ouvrant un oeil esperant que personne ne se tenait dans la cour......


Attila_caligula a écrit:
- Ah non!
L'homme canon c'est moi!
Pas de concurrence déloyale!

Et puis d'abord qui êtes vous?


Le leu regarde la jeune femme vautrée au milieu de la cour, pile au centre de la petite troupe de compagnons. Joli vol tout de même, faut avouer. Un supplément de grâce dû à sa chevelure ondoyante dans le vent, maintenant en "tas", faut bien l'admettre, et au froufrou de ses jupes révélant quelques morceaux chosis.
Et puis.. franchissement de la barricade.. pas donné à tout le monde.


- Vous utilisez quoi comme poudre ma petite? Je n'ai rien entendu.



--Tite_Clo a écrit:
Coup d'œil à droite, à gauche...
Le champ est libre.
Ils sont tous à yeuter le tas de frippes par terre, et au vu des belles boucles y sont pas prêts de lorgner de suite vers l'objet de ses rêves...
Sur la pointe des pieds, l'enfant s'avance. Le chien, qui pour l'occasion sait se faire silencieux, la suit. Les deux compères, ainsi, vont observer "la chose".

C'est gros, c'est creux, et puis ça sent le soufre. Quelque part par là, on voit un peu de suie...

L'enfant s'interroge, les yeux plissés, une curieuse moue sur ses lèvres un peu pâle. Son index s'élève, dessinant dans les airs la parabole parfaite... Son regard pétille.

Accroupie près de la bombarde, elle chuchote à l'oreille du chien des mots qu'on ne saurait comprendre, mais où il est question d'aller voir les nuages et les zoziaux voler...

Elle le flatte, l'encourage, car bien sûr elle n'est pas si bête... Si elle décolle, il vient aussi !

L'enfant escalade l'affaire, tire comme elle peut le chien, et tous deux se blottissent en attendant le prochain départ pour les cieux.


Attila_caligula a écrit:
- WOUF!
- Chuuuut


Quelques pas plus loin une oreille pointue se dresse, un oeil jaune se détourne de la blanche cuisse d'une demoiselle en train de se relever avec quelques bleus en bonus. Le vicomte est attiré par son jouet, sa "bombarda", sa machine a "boum", son bilboquet à lui, son caprice, presque sa danseuse tellement il la chérit.
- Groumpf!
On ose porter la main au summum de la science mortifère, à l'arme de destruction massive, au propulseur de boulet, à l'impacteur de muraille bête.

- Hola de la bombarda! nommez vous, flibustiers de la Sainte Barbe! Boucaniers de poudrière!
D'un air sévère, le vicomte somme les clandestin de sortir du fut. Sous son oeil courroucé, une gamine et un corniaud s'extirpent, déçus, de l'objet qui devait leur offrir les étoiles.
Mi agacé, mi amusé l'Ysengrin les fixe tout en jélant l'apocalyptologue.


- Frambault, amenez moi donc un de mes précieux grimoires à plume où vous lisez notre destin. Ne me prenez pas pour une truite, je sais que vous en gardez une sous votre chemise pour lire pendant la pêche. Pirate de bibliothèques galinacées!

Alors que Maistre Frambault s'exécute et soulève une poule caquetante de ses braies soudain trop larges, le vicomte bourre de poudre la gueule noire du canon, puis glisse l'étoupe qui tasse la charge à l'aide d'un écouvillon monstrueux, enfin glisse une mêche et sort un briquet à amadou.
- Foutez moi ce stupide volatile là dedans.
- C'est que... je ne l'ai pas lu encore... et l'épisode promet d'être passionnant, notez sa crête rose pâle et ses bubons sous l'oeil terne... assurément un rebondissement de dernière minute, un coup de théâtre..
- Vous allez l'avoir le coup de théâtre. j'aurais préféré foutre ce crâne de piaf de barraque pour ma démonstration mais cette emplumée fera l'affaire.
Regarde bien gamine, ce qu'il adviendrait de toi si tu jouais encore avec les armes.

Click.... chhhhhhhhhhh.... briquet et mêche s'allument...
Détonation sourde mais puissante, le vicomte n'est pas avare de poudre, et gerbe de plumes enflamées qui jaillit de la gueule du monstre dans un long

COOOooooooooot surpris.
La gamine arque les sourcils et roules les yeux.. tout comme sa mère. Le chien se couche à plat ventre et geint misérablement. Démonstration convaincante. Il faut être l'homme canon pour survivre a tel lancement.
Satisfait, le vicomte tapote la tignasse juvénile et s'en retourne.





Loin... en guyenne, un pauvre hère prend son chapeau a deux mains, tombe à genoux et implore le ciel.

- Très Haut.... je me meurs de faim... aide moi!
Et paf! un poulet plumé grillé a coeur tombe dans le chapel du miséreux.

Elle est pas belle la vie?
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MessageSujet: Re: Lerne, Pied à terre gascon   Ven 20 Nov - 11:54

Pas encore en halle, on attend le dernier moment...

Tite Clo a écrit:


- Bisounours !

C'était son insulte la plus terrible, celle qui faisait pleurer tous les garçons, à la rivière, quand ils refusaient d'aller se baigner tout nus... Grognée entre ses seize dents affûtées comme des rasoirs, elle sonnait presque comme une menace. Tu verras, grand dadais qui veux pas me prêter ton jouet, tu verras... Tu finiras marié pis avec plein d'enfants qui pueront l'eau de rose, dans un pat'lin pourri où tu verras qu'des vaches...

Le regard de l'enfant, porté sur le Vicomte, était plus noir que jamais. Ses lèvres étaient serrées, retenant sans aucun doute quelques jolis phrasés appris près de sa mère, mais ses deux poings fermés trahissaient son dépit.

Elle laissa le Vicomte lui tapoter la tête sans tenter de le mordre (sa mère la regardait juste à ce moment là, avec les yeux menaçants de "si jamais tu oses...") Quand il fut éloigné de quelques pas, elle fit mine de faire demi-tour. Mais ses mains tournaient dans ses poches, et ses yeux se dirigeaient immanquablement vers le carbonisateur de poules... Elle avait bien regardé comme le bonhomme s'y prenait, elle était presque cap' de faire tout comme lui.

Et insidieusement, le soir venu, ses pas la guidèrent jusqu'à la bombarde.
Les adultes étaient rentrés depuis belle lurette, et devant les chopines ça parlait spectacle et costumes...

Qu'est ce qu'elle allait bien pouvoir propulser ?
Ses yeux firent l'inventaire du sol de la cour, et elle alla chercher un seau derrière l'étable.
Puis, avec sous la lune le visage de l'angelot qui vient d'entrer en paradis, elle se mit à glaner ce qu'elle pouvait trouver... Hérédité oblige, les crottes de chèvres bien rondes feraient partie de la fête, au milieu des glands, marrons et autres projectiles...

Revenant près de la bombarde, elle déversa ses trouvailles dans la gueule béante, avant de saupoudrer le tout d'une bonne rasade de poudre :

- Tu vois Amor, il en a mis beaucoup... ça veut dire que c'est ça qu'il faut pour que ce soit joli...

Le chien acquiesce, bien sûr, il dirait oui à n'importe quoi qui sortirait de sa bouche, à la petite...

Elle termine son oeuvre avec un sourire satisfait, avant de prendre le briquet d'amadou caché là.

Une fois, deux fois, trois fois... La flamme jaillit et la surprend. Elle laisse tomber l'engin, recule, et tombe à la renverse.

Le canon explose dans une gerbe de flammes, éclairant la cour comme un soleil d'été. On vit les yeux des porcs s'écarquiller de terreur dans les bâtiments, on entendit les poules caqueter leur mécontentement.

Clothilde ouvrit les yeux, mais n'entendait plus rien. Elle se releva lentement, pour contempler le désastre. Amor était couché au sol, les pattes sur ses oreilles... Et au loin, au delà de la palissade que les marrons en feu avaient franchis sans peine, on voyait très nettement quelque chose qui brulait. Le toit de la mairie, sans doute, ou de quelque baraque du quartier pas trop loin.

La gamine grimaça. C'était trop tôt, Maman n'allait pas êt'contente...

Vivement, la gamine ramassa son chien et s'en fut se cacher dans la grange. Ses yeux brillants, visibles entre deux planches, suivaient de très près la suite des évènements.

Déjà, dans Mimizan, on entendait sonner... Les flammes s'élevaient autour de la mairie, grignotant peu à peu de quoi s'faire incendie. Les hommes un à un commençaient à sortir, on criait de partout qu'il fallait de l'eau. Les femmes terrorisées regardaient le spectacle.
Nul ne se demanda d'où venait la première flamme... Tous coururent, car il fallait l'éteindre.
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