L'Hydre


 
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 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)

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labaronne

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MessageSujet: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mar 24 Mai - 23:13

Bastian_afana a écrit:
[hrp][RP libre: visites/discussions en prison, échange de correspondances][/hrp]

Alors que le marteau du juge annonçait la fin du verdict, Aqwa n'eut même pas le temps de faire un clin d'oeil à la juge ni même de la remercier pour ce tête à tête si romantique au tribunal, que 2 gardes se jetèrent sur lui et le soulevèrent du sol comme un paquet de fiente.

Mais puisque je vous dis que je suis coupable!!! J'exige que vous me conduisiez à la prison!! Amenez moi dans ma demeure, esclaves!!!!
Et effectivement, les gardes le trainèrent jusqu'à la prison. Devant la cellule, au moment de le jeter, il leur dit "Bon cette fois ci les gars vous ne déconnez pas, je veux atterrir sur le sol et non pas dans mon lit comme la dernière fois!!! Allez je crois que je peux voleeeeeer!! Je crois que je peux toucher le cieeeeel!!! http://www.youtube.com/watch?v=QTahrYXCChI Fit il ouvrit en ouvrant ses bras tel un oiseau qui déploie ses ailes. Son vol fut très court mais Ô combien agréable. Il atterrit comme une grosse m*** sur le sol et l'on entendit un bruit sourd dans tout le couloir...

"Ladies and gentlemen, this is the captain speaking. Nous venons d’atterrir sur le tarmac de la prison de Franche comté. La température au sol est de 10°C au sol. L'humidité est de 50%. Les cafards rodent dans les coins et les rats mangent à heure fixe à 8h30... 12h30 et 20h. Ladies and gentlemen, nous espérons que vous avez effectué un agréable vol sur Franche Comté Airlines et nous vous souhaitons un agréable séjour.

Alors que les gardes s'éloignèrent, Aqwa rassembla ses dernières forces pour crier...
"Non je n'ai pas mal... Vous pouvez disposer esclaves!! A dans 5 jours!


5 jours. Et oui. Seulement 5 jours... Ils perdent la main en Franche Comté. A croire qu'ils ont hâte de revoir Aqwa rapidement.

Aqwa était plutôt content d'ailleurs. C'est pas n'importe qui qui se prend 5 jours. 1 jour de prison, ca va, ca fait genre "je suis un méchant gars et je me la raconte auprès des filles pré pubères et on ne veut pas te revoir compris?". Mais là!! 5 jours!!! Ca c'est le respect. C'est le métier qui rentre. La société considère que t'es trop dangereux dehors alors on t'enferme. Et venant de la FC, ca fait chaud au coeur. Vraiment.

En fait cette semaine, ca a démarré sur les chapeaux de roue. En effet, Aqwa s'est pris un taquet dans la tronche d'Alh, puis de de Ghal. Il a aussi reçu diverses menaces de mort et d’étripages de couilles venant de ses potes de l'hydre tellement Aqwa ne faisait que des conneries. Mais comme dirait l'autre, tout cela est amour dans la bouche d'un hydreux.
On peut le dire: Quel semaine bordel! Et ce n'est pas fini!!

En tout, en cumulé en Franche Comté, Aqwa avait du resté 2 semaines en prison et 3 mois en procès. Il avait connu 2 ou 3 juges différents mais lui était resté fidèle au tribunal. C'est là qu'on voit la vraie force d'un homme. C'est dans sa capacité imperturbable à rester lorsque tous les autres s'en vont et se défilent. Il attendait qu'on veuille bien traiter son modeste dossier. Rien qu'à lui seul, il disait qu'il avait fait marcher le cabinet d'Yde et qu'il représentait 50% des jours de prison dans le Comté. Aqwa n'exagérait pas, ni jamais d'ailleurs. Aqwa était provençal. Nuance.

Aqwa n'en avait que faire de la prison. Le tribunal était sa maison et la prison, son hôtel particulier. C'est le seul endroit sur terre où on ne peut pas l'emmerder, où il peut vraiment se reposer et ne rien branler en toute impunité. Pas de compte à rendre, pas d'ordre à recevoir, pas de bonjour ni d'en revoir, pas de prise de tête avec des demeurés. Bon par contre, toi tu peux emmerder la terre entière. Entre quatre murs, certes. Mais quand même.

C'est vrai que côté plaisir, fallait pas compter sur quelqu'un d'autre. Mais si on nous avait crée avec une main pleine de doigts, c'était pour s'en servir. C'était une none qui lui avait dit cela. La célèbre None Anisme.

Lorsqu'on y réfléchit bien, mine de rien la prison, c'est un endroit très sélect. On ne peut pas y rentrer comme cela. Même lorsque tu veux y rentrer, tu n'y rentres pas forcément. Il faut un minimum d'indices factuels ou pseudo factuels. Et puis faut le mériter et quand bien même tu mérites, tu n'y vas pas forcément non plus. Les plus grandes théories de management sont d'ailleurs basés ces hypothèses.
Enfin lorsque tu y es, tu n'es pas pour très longtemps. Mais pendant ce cours instant quasi chimérique, tu fais partie d'une sorte de club très très privé - privé de tout d'ailleurs - où il n'y a quelques rares élus.

Le monde est divisé en deux catégories. D'un côté, il y a ceux qui trainent misérablement en ville en tentant d'avoir une vie aussi normale que médiocre. De l'autre côté, il y a ceux qui passent par la case prison. Sans toucher le pactole. Non bien sûr. Le pactole a déjà été touché bien avant lors d'une prise de château ou de mairie. A quoi bon le toucher de nouveau?

Lorsque tu passes en prison, tu t'élèves au dessus de la masse. Et la, tu deviens quelqu'un d'autre. Tu deviens toi même. Et ca, ca fait tout de suite plus snob comme vision des choses. Le snobisme, c'est être là où les autres ne sont pas. Quelque part l'hydre donc, c'est une organisation snobinarde. Aqwa avait hâte de faire partager son raisonnement à ces copains de l'hydre. Pour sûr, il finirait avec quelques taquets en travers la tronche... tellement les autres seraient d'accord.
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Aqwa

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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Lun 6 Juin - 14:15

Bastian_afana a écrit:
Jour 1

Heloise la juge a dit a écrit:

Messire, pour cet acte de révolte, pour lequel je vous ai déjà accusé une fois, mais que vous n'avez de cesse de répéter, moi, Héloise Marie De Sparte, juge de Franche Comté, en ce tribunal de Dole, en ce 24 mai 2011, dans l'espoir de vous faire comprendre une bonne fois pour toute que vous révolter devant les mairies, casques ou non, est un délit et est un trouble a l'acte public, je vous condamne a 5 jours de prison ferme et a 10 coups de fouets par jours passé en prison. De plus, une amende de 4 écus pour sera demandée pour payer votre bourreau, c'est un pas cher, je sais.

Tous vos effets personnels vous seront retirés dès maintenant.

*regard aux gardes non loin qui s�exécutèrent de suite. *

Profitez de votre emprisonnement pour revoir vos chansons, vos manières de vous divertir, ce genre de choses.

Gardes, emmenez le !!


Citation :

Madame La juge,

Je me permets de vous écrire depuis ma cellule 4 étoiles heu non ... 4 barreaux ... pour vous faire part de ma grande insatisfaction concernant les gardes qui me fouettent à raison de 10 coups de fouets par jour.

Voyez vous, vos gardes fouettent comme des filles. A l hydre, les filles fouettent comme des hommes. Et j'aime avoir à faire à de véritables professionnels en toute circonstance. Je vous informe donc de ma décision de faire appel à des consultants externes spécialisés dans le fouettage pour que ceux ci viennent me donner non pas 10, pas 15 mais bien 20 coups de fouet par jour. Et des vrais, des qui font mal. Évidemment, les gardes initialement prévus pour me fouetter pourront assurer leur devoir en toute tranquilité. Je ne tiens pas à ce qu'ils se retrouvent sans emploi par ma faute.

Concernant la cellule, par contre, c'est vraiment formidable. Je peine encore à redescendre sur terre tellement cela semble irréel. C'est toujours aussi sobre, simple et efficace. J'aime beaucoup, je crois que je vais mettre cette décoration chez moi. Pourriez vous me donner le nom de votre décorateur d'intérieur de cellule svp?

Toutes ces traces de griffures dans la pierre, on dirait des vraies. Et toutes ces barres taillées dans le mur pour faire croire qu'il y a des gens qui viennent parfois en prison. Mais tout le monde sait qu'il n y a que moi qui vais en prison en Franche Comté.

Ah oui dernier point, j'avais laissé des miettes de pain dans ma cellule lors de mon précédent SPA - Séjour en Prison par Amour - que j'avais gagné à l'issue d'un bal masqué avec la maréchaussée où j'ai d'ailleurs été reconnu.. Bref.. et je suis surpris de constater qu'elles ont disparu. Sauriez vous où elles sont passés?

En vous remerciant par avance,

Presque cordialement,
Aqwa
Coupable depuis sa naissance.



Bastian_afana a écrit:
Jour 2 - Mercredi 25 mai 145.. je ne sais plus

Midi, Cellule d'Aqwa, Courrier à Labaronne


Citation :

Yo Lab!

J'ai oui dire qu'un gars de dole* t'avais défié et que tu avais convenu d'un rdv pour régler cela entre hommes... enfin entre vous hein. Mais putain aller casser la gueule à chaque personne que tu rencontres parce qu'il n'est pas d'accord c'est complètement.... formidableuuu je dois l'avouer. Je cautionne totalement!!! C'est très "hydric spirit" comment on dit de l'autre côté de Ma Manche!

C'est vrai, ca en fait du travail parce que des cons sur terre, y en a un sacré paquet mais bon faut bien commencer un jour et que quelqu'un qui s'y mette. Et toi tu as le courage de t'y mettre. J'aime beaucoup "t'y mettre" comme expression. L'écrire, c'est pas mal. Le prononcer, c'est mieux. Le faire, c'est ... plus compliqué. Définitivement, je trouve qu'on méprise cette expression à juste titre.

En fait j'ai une questions fondamentale sur le type, blink. Comment est ce qu'on prononce son blaze? Est ce qu'on dit "blainque"? ou est ce qu on dit Blique? Oui je sais il finira découpé et on s'en fout de son blaze.
Ca fait au moins 182 fois que je me pose la question.

Bon je te laisse, mon serviteur m'apporte mon repas. J'ai encore la chance de manger des patates avec de la terre. Ils prennent soin de moi en prison. Si je continue comme cela, je vais grossir. Bien sur que non elles ne sont pas cuites les patates. Ca va pas nan? je leur ai demandé de ne pas se prendre la tête pour cela. En plus tu perds toute la saveur sinon.

bises barbues,

Aqwa
La liberté, c'est de choisir de se faire enfermer.


*contre pèterie lamentable

Labaronne a écrit:
Aqwa mon chou,

Je te remercie pour tes encouragements, ça me va droit dans le 255. Et tu sais à quel point c'est rare qu'on me touche par là !

Pour cette rencontre, ma foi, des fois j'ai la langue bien pendue, mais je ne suis pas inquiète, les locaux ont l'air gentillets.

Je crois comprendre que tu te plais dans ta résidence. Comme je t'envie mon poulet !! Moi même, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de visiter, ben j'ai toujours été bien traitée. Comme une vraie dame. Et c'est rare, car on peut pas dire que chez nous on soit traité avec autant de respect. Mais bon, toujours cette histoire de réciprocité ...

Je passerai surement te rendre une petite visite, assez vite d'ailleurs. J'ai cru voir une inscription dans les latrines du campement, qui me chiffonne un brin. Tu sais, quand je suis chiffonnée, c'est quand j'ai la tête rentrée dans les épaules et que je bave un peu sur ma liquette ... ben voilà, suis un peu comme ça mon tout beau.

Alors ? tu te tiendras pret à recevoir Tata Lab ? Hein ?

Plein de poutous

Labaronne de l'hydre.

Spoiler:
 

Bastian_afana a écrit:
Aqwa était en train de méditer sur le sort du monde, lorsqu'un garde lui apporta des documents en papier. C'était le garde Roger.

Aaaaah Roger, mon brave Roger, toujours aussi serviable. Mais qu'est ce que je ferai sans toi? Dommage que tu ne saches pas que ta femme se tape ton voisin de dessous.. Vraiment.

Le premier courrier était une lettre de la Juge qu'il parcourut rapidement. Il lâcha quelques rires et des ricanements. Cette femme avait de l'humour et Aqwa n'était pas assez bête pour ne pas le remarquer.


Je crois qu'elle est amoureuse!! Elle est en train de s'attacher... Ah non, la blondinette, c'est pas toi, c'est Nenu!! C'est elle notre blondinette!! Il ne peut y en avoir qu'une!

Quant au deuxième document, il s'agissait d'une copie d'un vieux prospectus qui datait du début de l'année. Aqwa se mit à le lire et un sourire apparut sur son visage... sourire qui se transforma rapidement en un rire... puis plusieurs rires. N'en pouvant plus, il se tapa littéralement le cul par terre. Les gardes postés devant la cellule n'en revenaient pas. Leur unique détenu avait une crise de rire!

Citation :
Peuple comtois !

Comme certain d’entre vous on pu le constater toutes nos mines sont fermé par manque de stock comtal et cela le temps que notre stock revienne à la normal, ne vous inquiétiez pas cela est une histoire de jours.
Pour ceux qui ne savent pas quoi faire à par travailler dans la mine, les productions locale comme la forêt, verger et lac serait très productif pour vos ville respectif le temps que les mines re-ouvre leur porte sacré.

Autre sujet très important, la Franche Comté à besoin de dons financier ! La fermeture des mines, nos frais considérable pour nos armées et le stock mal gérer au mandat précédent nous mets dans une situation négatif considérable. Je fais appel à vous, fier peuple de la Franche Comté qui demain a encore envie de vivre sans se préoccuper s’il y a encore du pain ou de la viande sur le marché ! Pensez à vos frère-voisin et pour le peuple.

N’hésitez pas à me contacter pour savoir comment faire un don financier, mais le mieux est de contacter soit le maire de votre village respectif ou le Commissaire aux commerces Ares29.


Par le Porte-parole du parlement de Franche Comté, Leif von Dumb de Sparte.
Pour le parlement de Franche Comté.
En ce jour du 11 Janvier 1459.




Alors ça, c'est énorme!! Attends, y'a une.. deux...trois... C'est pas vrai?!! 10!!! nan je rêve!! .. 15 et c'est pas fini!... encore une là.. 18.. et ... 20 fautes d'orthographe dans cette annonce!!! Et au moins 3 ou 4 erreurs de sémantique! La Franche Comté est dirigée par des illettrés... Moi je crois que le premier don qu'on aurait du leur faire, c'est un dictionnaire.


Spoiler:
 

Bastian_afana a écrit:
Jour 3 - Jeudi 25 mai 145.. Toujours de la même année

Aqwa reçut un courrier par l'intermédiaire d'un des gardes. Roger étant en dépression suite au cocufiage de sa femme, c'est Gérard qui lui apporta.
Aaaaah Gérard, mon brave Gérard, toujours aussi honnête. Mais qu'est ce que je ferai sans toi? Dommage que tu ne saches pas que ta fille de 15 ans vend son corps aux mineurs l'après midi pendant que tu travailles dur à la prison. En plus c'est répréhensible le détournement de mineurs. Vraiment.

Aqwa ouvrit le pli et reconnu immédiatement l'odeur de Labaronne. Ca sentait bon la pelle. Et pas la pelle de paysan. Non la pelle qui est cajolée tous les soirs, qui est mieux traité qu'un homme et qui a découpé un nombre incalculable de gueules. 159 798 854 681 pour être précis.

Il prit une plume et lui répondit aussitôt.


Citation :


Salut Lab,

Écoute, je suis prêt à te recevoir dans mon hôtel particulier. J'ai refais la déco, j'ai mis des gravures de vous sur les murs. Dépêche toi quand même, j'y reste jusqu'à samedi. Et tu sais comment ca marche les locations, c'est du samedi au samedi.

Quoi toi? froissée? Est ce possible? Ta description de toi lorsque tu es froissée me laisse très rêveur. En effet, ca correspond en tout point avec l'image de la femme parfaite que je me fais.
Je t'avertis, il ne faut pas croire tout ce que tu liras aux latrines. Je suis sur que c'est quelqu'un d'autre qui a signé à ma place... Faut avouer qu’il y a des inscriptions bien étranges dans cet endroit.

De mon côté, ça roule comme un fut de bière lancé en haut d'une colline. Figures toi que j'ai pu bénéficier d'une liberté quelque peu conditionnelle. J'ai pu sortir de prison pour me rendre en taverne aujourd'hui. Par contre ils m'ont mis un boulet au pied. Non, il ne s'agit pas de l' ex mairesse de Pontarlier - et qu'est ce qu'on lui a mis comme bordel dans sa mairie cette nuit!! La course de cochon dans les couloirs était vraiment extra -, mais d'un vrai boulet. Avec une chaîne. Oui, je te vois venir, c'est exactement comme la mariage.
Ce boulet est de loin le meilleur ami dont j'ai toujours rêvé et que je n'ai jamais eu. C'est une magnifique rencontre. Il est d'une fidélité à tout épreuve et il est toujours d'accord avec moi.

Il paraitrait qu'il y en a, qui ont dit, que le boulet n'était pas celui que l'on croyait et qu'il [le boulet] n'avait pas de chance d'être attaché à moi. Je confirme tout à fait cette version de la réalité.

Je te laisse, j'ai une invitée ce soir, Dodo45, qui vient d'arriver et qui malheureusement repart demain. On va se faire un petit tête à la bonne franquette. Après on va au pestacle. Les gardes ont préparé des sketchs. Ils étaient tellement contents de nous les montrer que je n'ai pas pu refuser.
Et si tout ce passe bien avec Dodo45e du nom, je lui montrerai en fin de soirée mon épine ventrale.

Infidèlement tien,

Aqwa



Bastian_afana a écrit:
Aqwa s'emmerdait à crever en taule dans sa cellule. Il essayait pourtant de se distraire avec des courriers, ses copains les gardes, et d'autres futilités mais rien a faire. Il s'emmerdait sec.

3 jours maintenant qu'il avait pas bouffer. Et ce n'était pas là le plus important. Car il pouvait boire. Et de la bière. Et ca, ca vaut tous les aliments du monde.

Une seule question - et c'était déjà le maximum - occupait l'esprit d'Aqwa: quelle serait la première chose qu'il ferait en sortant de ce trou à rats? Le bruit de la serrure du couloir le ramena à la réalité. Puis il entendit des pas. Trop léger pour être ceux d'un homme. Une ombre se posta devant sa porte et progressivement l'odeur du couloir se chargea en fromage de Savoie.


Nashia a écrit:


Tu parle tout seul mon chou ? Tu deviens sénile ?

J'ai n'y pensé aux clefs n'y a l'orange... Tu ne m'en veux pas trop hein...

C'était la voix de Nashia qu'il avait rencontré en Savoie durant la guerre de cet hiver. Il en gardait un souvenir assez épique. Il se livrait bataille la journée et buvait des bières le soir.
Il alla se poster devant les barreaux.


Quoi?? tu es venue sans rien?? Ben va falloir revenir avec quelque chose... parce que c'est la règle bordel!! On ne va pas voir un prisonnier sans présent!!fit il en prenant un air faussement en colère. Puis la reluquant de haut en bas tout en souriant.

Ta seule présence ici suffit déjà à égayer ma journée..

Alors... on s'est égaré? on est venu te moquer de moi?


Ahlatete a écrit:
Elle sort du tribunal en traînant les pieds, une fois dans sa vie, une seule, elle aimerait être jugée par des gens compétents. Mais non, jamais, rien, pas l'ombre d'une lueur d'intelligence ne brille dans les yeux de ses accusateurs. Ils sont là, parce qu'on les y a mis, ce n'est pas une vocation pour eux, juste un poste, un poste qui leur servira à arriver. Arriver ou? Ne savent ils pas que, quoiqu'il arrive, c'est le chaos qui est le but ultime?

Elle se dirige vers la prison, il est fort à parier qu'elle y occupera une chambre dans peu de temps. Elle a appris que bastian était déjà sur place, il faut reconnaître à l'homme qu'il est coutumier du fait, et qu'il prend particulièrement bien son enfermement.

Elle entre dans le batiment, ne voyant ni les gardes que de toutes façon elle méprise, ni les autres prisonniers qu'elle considère comme des petits joueurs méritant leur peine. Reconnaissant la voix de bastian, elle se dirige vers sa cellule, s'arrête juste devant et lui lance :


Alors, on parle tout seul? l'enfermement? l'isolation sans doute????

Peu importe après tout, si ton boulet doit devenir ton meilleur ami, je n'y vois guère d'inconvénient. J'ai eu moi-même un boulet avec qui j'avais sympathisé, il s'appelait bentich, il est aujourd'hui en ornement dans la couche de Lafouine.... Mais peu importe en fait.

Comment vas tu? Pas trop pesant? Beaucoup de visite de paysanne à forte poitrine? Raconte moi tout....


Renonçant à s'asseoir elle lui fait son plus charmant sourire, celui qui pourrait sans conteste passer pour une grimace aux yeux des moins prévenus.


Labaronne a écrit:
Labaronne, encapuchonnée, descend les quelques marches qui amènent aux geoles. Elle se tient cambrée, une main sur le bas des reins. Son autre main glisse le long des paroies suintantes de la prison.

Bon sang ... qu'elle a du mal à marcher. Cette grossesse commence à la faire souffrir. Un garde est posté à l'entrée.


Vot' nom siouplait !!

Interroge le planton.

euh ...

Pas envie de donner sa véritable identité.

Inouze ... Lab Inouze.

Le garde inscrivit le nom sur le registre des visiteurs.

- Pour qui la visite ?
- Aqwa ...
- Cellule du fond, à droite !! Allez-y !!
- Merci ...

Elle empreinta le long couloir qui menait au fond à droite. Il semblait y avoir déjà quelqu'un là bas. Une silhouette connue et reconnue.

Haaaaaan ma Ahl !!

Labaronne sourit en reconnaissant sa soeur

Toi z'ici !! y'a pas un tabouret dans l'coin ? j'en peux plus là ... pfiou ...

Lourdement elle se laissa tomber sur le sol et se tourna vers Aqwa.

Alors mon boulet ? comment ça va ? tu as bonne mine. Tu manges à ta faim ? les animateurs sont gentils ? tu me fais penser à te coller une claque quand tu sors ?


Bastian_afana a écrit:
Alors qu'il discutait avec Nashia, Aqwa aperçut un ombre familière qui se rapprochait.

Nan?... c'est pas possible?? .... Ahl?!! C'est toi là bas dans le noir??

C'était Ahlatete. Elle ne se déplaçait seulement que pour 2 raisons, soit pour te découper en rondelles, soit parce qu’elle ne te détestait pas trop. Aqwa était donc partagé entre un sentiment de plaisir de la voir et de la torpeur. Disons la plaipeur. Aqwa ressentait de la plaipeur à la vue d’Alhatete. Lorsqu’il vit son sourire grimaçant. Aqwa sourit en retour. C’était la première fois qu’il voyait son visage bouger de la sorte devant lui. Une très grande première.

Wai je parle tout seul !! fit il en se marrant. C’est un peu tout ce qu’il me reste !!

Je m’emmerde comme un rat mort si tu savais… Depuis ce matin, j’ai fais une centaine de parties de morpion avec moi-même. J’ai perdu 35 à 72. Je suis mauvais perdant j’te jure !!! Je vais me tuer !!

Pour les visites de paysannes à forte poitrine, écoute, nan, rien. Queudale, quechi, nada. A croire que les gardes les ont interceptées et ont procédé à des fouilles minutieuses et complètes de leur anatomie…


Alors qu’il lui parlait, il entendit des pas qui frappaient le sol comme des coups de pelle. Et il sourit lorsqu’il vit Labaronne. Labaronne. Peu de gens savaient qu’un de ces anagrammes secrets étaient « robe annal ».

Il l’écouta parler et sourit.


Attends.. c’est pas juste.. j’espère que j’aurai des claques pas seulement qu'en sortie de prison. Pourquoi tu me traites de la sorte?

Nan je mange rien… j’ai la peau sur les os. Je suis précis, pointu et affuté.
Et il lui fit son sourire le plus sharp. Je suis tellement maigre que je passerai entre un marteau et une enclume sans toucher. Et puis faut voir la tête de la bouffe qu’ils me servent. C’est marron, ca pue, y’a des mouches collées dessus et ca baigne dans un jus jaunâtre. Je soupçonne fortement que les canaux d’évacuation des latrines soient directement reliés à la cuisine de la prison si tu vois ce que je veux dire…

Sinon j’ai une très bonne nouvelle. Je sors demain. Le premier qui dit « mairie », « révolte » ou tout autres mots contenant une voyelle ou une consonne et je pars comme une balle.

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Aqwa

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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Lun 6 Juin - 14:22

Les couleurs piquent les yeux, Je réédite plus tard.


Bastian_afana a écrit:
[rp]Jour 5 - Dimanche. Fin mai. Entre 1450 et 1460. Prison de Franche Comté. Quelques minutes avant la libération d'Aqwa[/rp]

Il fallait le dire, Aqwa était dans un état merdique. Les joues s'étaient creusées, rendant le sourire encore plus carnassier, le regard était légèrement vitreux, le teint blafard. 5 jours sans bouffer, dans 3m², ca te casse un homme. Même les plus gaillards.

Un bruit dans la porte du couloir puis des pas. Des pas de plusieurs personnes qui s'approchent. Les pas s'arrêtent devant la cellule d'Aqwa.


- Wai, c'est ça!! C'est... heu.. A-Q-M-A... Aqma?!!

- Heu nan chef, sauf vot' respect, on dit Aqwa. Et oui c'est lui qu'on doit relâcher aujourd'hui

- Ohé, Aqwa! Aqma!! Il est dans MA cellule de MA prison que je suis responsable!! Alors je l'appelle comme je veux!!! Tssss... pas la peine de fanfaronner, moi aussi je sais lire hein. Et m'emmerdes pas sinon je te mets corvée de latrines!!

- Nan mais chef, faut pas vous énervez comme cela hein.. On a tous des difficultés.. ben vous vous avez du mal à déchiffrer les lettres.. ce n'est pas si grave.. Et puis faut avouer qu'il fait très sombre ici et que c'est écrit tout petit aussi hein... Et vous inquiétez pas, c'est vous le chef entre nous donc vous avez toujours raison.. hein chef?

- Wé je préfère hein... Bon.. pour la peine on va lui faire une fête de sortie à l'autre pomme!!


Un bruit dans la serrure. La porte s'ouvre. Un faisceau de lumière rentre dans la cellule et éclaire un corps replié sur lui même gisant sur le sol et qui se protège de cette lumière. Les deux types marchent vers Aqwa et s'arrêtent devant lui.

- Alors bouzeux, c'est aujourd'hui que tu sors?

Aqwa, la gorge sèche.. - Wai ca se pourrait bien les demeurés...

- Ah!! on fait le malin..on aime bien faire ca hein
- Wai d'ailleurs on a une petite surprise pour toi.

- Vas y fais moi rêver chérie....
leur répond il le sourire au coin des lèvres.

Les deux types se regardent et rient comme des hyènes. Puis ils se mettent à le savater. Aqwa se recroqueville comme il peut. Les coups sont sincères et viennent du coeur. A chaque coup de pied, il laisse échapper un bruit assez proche du grognement.

- Alors, ils sont où tes copains de l'Hydre hein??
- Wai tu fais moins le malin maintenant héhé!!


Au bout d'un certain temps, les coups s'arrêtent.

- Bon, on dirait qu'il a eu son compte le merdeux

- Wai, bon faut le sortir avant qu'il claque sinon on va dire que c'est encore de notre faute et faudra faire un rapport.. Et moi j'aime pas la paperasse!!

Les deux gardent trainent Aqwa jusqu'à l'entrée de la prison. Ils ouvrent les portes et le jettent comme une fiante sur le sol. Et ils repartent.

Aqwa reprend ses esprits peu à peu. Pour sur, il a au moins une côte cassé ou fêlée. Il a mal un peu partout mais cela lui rappelle qu'il est vivant. Il se racle la gorge et crache comme pour expulser ses blessures.

- Je vous l'avais dis que vous frappiez comme des filles...Bon c'est pas le tout, mais j'ai des mairies qui m'appellent.

Il se relève doucement, fait quelques pas en s'appuyant contre les murs, fait une pause et continue. Ces jambes lui font mal et il sent des douleurs dans sa poitrine. Le chemin jusqu'au campement sera long, très long.

Il y a dans ce monde plusieurs justices. Celle rendue par les tribunaux à la vue de tous et qui est censée être la plus juste et la plus impartiale. Cette justice il n'y croyait pas. Il avait vu trop de juges et de procureurs faire leur métier dans la haine de l'autre, trop aveuglés par leurs petits pouvoirs et leurs propres intérêts. Combien de procès avec des témoignages bidons? avec des procédures non respectées? avec des lois xénophobes ?
Et il y a l'autre justice, celle qui règne lorsque rien ne règne, la justice sur les noeuds ou au fond des bois, loin de la police, ou encore tard le soir lors des petits larcins. C'est la justice du chaos qu'Aqwa avait déjà rendu. Elle n'était pas forcément plus juste mais il l'a trouvais moins hypocrite et plus direct. Au moins tu avais la possibilité de vraiment te défendre, de ta battre, voire de fuir. Oui tu pouvais y laisser ta peau mais au moins tu n'étais pas humilié pendant des jours en prison, à perdre la vie petit à petit.


Ahlatete a écrit:
Le verdict est tombé :

Citation :
Ce crime est punissable par la Loi, je vous condamne, moi, Héloise Marie De Sparte, juge de Franche Comté, en ce tribunal de Dole en ce 5 juin 1459, a une peine de 5 jours de prison pour la prise de la mairie et de deux jours supplémentaire pour votre insolence envers la procure ainsi qu�une amende de trois écus symboliques.

Vous recevrez en début et en fin de peine, 25 coups de fouets sur la place publique.
Gardes, emmenez cette femme.
Greffier, veuillez noter le verdict en ce 5 juin.


Elle est devenue maire pendant la nuit...
Le "marquis" doit encore être en train de se demander ce qui lui est arrivé quand il a ouvert la porte...
Ses compagnons ont été assez aimable pour lui laisser le bureau de maire. Après avoir fait ses petites affaires, elle regarde autour d'elle en souriant.

La porte s'ouvre de nouveau devant une femme qu'elle ne connaît pas et qui lui annonce qu'elle va être emmenée en prison pour sept jours, qu'elle doit donner trois écus et qu'elle va se manger 25 coups de fouet en place publique.

Ahla grimace, c'est pas tellement l'amende qui la dérange, ni même la prison, mais plutôt les coups de fouet... Pour elle se sera une première, Les coups en eux même ne la gênent pas, elle en a vu d'autre. Elle craint par contre que ses compagnons ne la voit dans une position indigne d'elle, qu'ils se rendent compte qu'elle a mal. Même si elle se sait capable de ne pas crier, de ne pas pleurer, elle n'est pas sure de pouvoir montrer un visage impertubable. Que pensera galovert? Que penseront les autres?
De tout son coeur, elle souhaite que personne ne soit présent à ce moment.

Sans ménagement, les gardes l'emmènent en cellule. C'est en souriant qu'elle reconnaît l'ancienne habitation d'aqwa....

Les gardes ferment la porte et la regarde, moqueurs.

Elle prend son air le plus hautain, qui est plus ou moins son air naturel et le déclare :


Vous pouvez décarrer bande de débile, on n'a plus besoin de vous ici....

Charlyelle a écrit:
Et ce matin v'la que l'écossaise a une surprise, et de taille la surprise. S'attendait à tout sauf à celle la.

Huuuum d'ici qu'elle l'ait fait exprès pour me gonfler les neuronnes qu'ça m'étonnerait même pas !!!

C'est qu'elle a rien demandé et a rien fait la jolie brune et v'la qu'elle se retrouve à la tête d'un 'tit trésor. Bah c'est pas la mer à boire non plus mais c'est clair que les ennuis vont commencer. Et dire qu'elle était tranquille et f'sait chier personne.

La mauvaise humeur la gagne surtout lorsqu'elle voit le pigeon du cap'taine qu'il dit, se poser près d'elle, haussement de sourcils et d'épaules en en lisant la teneur.

Bah faudrait p't'être voir à pas en faire trop non plus hein parce que les lois t'es pas l'seul à les connaitre mon coco et là suis pas certaine du tout qu'tu sois dans ton bon droit d'me causer ainsi !! Pis c'est quoi cette histoire d'iradication...

Pas tout compris Charlye et pourtant elle est loin d'être simplette. Va falloir qu'elle se mette en mode réflexion intense avant que d'lui répondre à celui là!! Ayant ainsi appris qu'Ahla était en prison, c'est tranquillement qu'elle prend le chemin des lieux afin d'aller lui rendre une petite visite. C'est pas qu'elles s'apprécient ces deux là c'est plutôt du genre moins j'te vois et mieux j'me porte. Faut dire qu'elles sont aussi foutues l'une que l'autre, elles ont toute deux un caractère à chier même si elles sont bigrement différentes l'une de l'autre.
Les coups de fouet l'écossaise, elle sait ce que c'est. Quand elle était gamine, vu qu'elle avait déjà son fichu caractère, les bonnes soeurs se gênaient pas pour lui en donner . Elle en garde d'ailleurs une cicatrice dans les reins mais ça y'a personne qui le sait parce qu'elle en parle jamais la démone brune.
Alors pourquoi qu'elle se prend le chou à aller lui rendre visite ? Mordieu c'est qu'elle connait Ahla et sa fierté et qu'elle peut lui refiler un ou deux tuyaux pour s'choper ses coups de fouet sans broncher. C'est qu'elle avait acquis sa technique Charlye ce qui faisait enrager les bonnes soeurs.

Bizarre, les gardes sont pas chiants c'matin elle se faufile tranquillement.

Vous pouvez décarrer bande de débile, on n'a plus besoin de vous ici....

Elle retient un léger sourire, c'est bien d'elle ça!!

P't'être que tu pourrais avoir besoin de moi ..'lut la chieuse, quelle idée qu't'as eu d'me refiler l'cadeau empoisonné!!! m'enfin maintenant je l'ai, j'le garde!!

Pis bon de s'penser en la regardant qu'si elle l'envoie chier elle fait demi-tour et qu'elle se débrouille avec ses coups de fouet, parce que déjà c'est un sacré effort qu'elle fait l'écossaise d'aller lui rendre visite. P't'être que pour une fois y'aura pas d'fritage...

Galovert a écrit:
Tient donc ? La mairie a été prise ?
Qu'elle surprise..


Une poignée d'arrivistes Dolois qui prépareraient le terrain à leur prochain bond vers le pouvoir avaient laissé la porte entrebâillée.

Et... Psssst, l'Hydre.... T'es là ?
Allez quoi...
Un p'tit coup de main pour mettre quelques pourris dans l'embarras politique.

On vous le rendra bien.

Bah, un pourri tous pourris.
L'Hydre ne fait pas de politique, elle fait de la place...


Salut camarade soudard, un p'tit coup de gnôle ?
C'est de la spéciale De Sparte, un p'tit acompte sur le solde de tout compte...Comme qui dirait.


Et se marrant à l'hésitation du pauvre hère fatigué d'avoir attendu des heures devant la mairie...
Son hallebarde tenue à bout de bras.

C'est que ça pèse cet engin là.
Même que ça fait plus de dégâts cumulés à celui qui se la trimballe qu'à celui qui la prendra sur le nez... à condition encore de pas le louper.

Une hallebarde, c'est angoissant de frustration.

Un peu comme ce général muet pendant des heures...
Officiellement à cause de la loi comtoise.
Un maire comtois doit être habitant de sa ville depuis... Boaf, on s'en fout.. un certain temps.
Jean-de-Bon lui n'était pas de Pontarlier.
Donc n'avait pas licence pour prendre la place d'Ahla.

Ahla qui ripaillait dans la mairie en compagnie de ses amis de l'Hydre.
Sachant que son prochain repas serait en cellule, elle s'en donnait à cœur joie.
Elle est comme ça Ahla.

Bôbbysou de Sparte lui demandait trois cents écus.
Bobbyz de Sparte... encore et toujours... Sparte à en vomir tellement qu'on en bouffe... Du Sparte !!!
On peut plus mettre un pied devant l'autre en FC sans marcher sur du Sparte... Pire que la merdasse des chiens, ça plombe tous les postes de FC.
Et ça pue tout autant ... Un Sparte.


Alors l'Hydre a dit oui, bonne idée.
Que voilà raison suffisante.
Et Ahla est partie chercher trois cents écus... à la Mairie.
En bonne compagnie bien sûr.
Sans arme, y avait qu'à pousser la porte.
La table était déjà mise ... Merci amis Dolois.

Alors la juge, Héloise Marie de Sparte a mis Ahla en prison ce matin.
(Encore une Sparte... original ce nom.)

Jusque là, on s'en fout, hein.
Nous autres de l'Hydre avons nos habitudes dans notre hôtel privé.
Les loufiats nous connaissent bien, on est en prison comtoise comme qui dirait chez nous.

Mais voilà pourquoi Galovert était plutôt furax ce matin.
Vingt cinq coups de fouet... Vingt cinq de trop.
Cette morue comtoise épousée pour ses ouïes bien blanches par un maquereau n'en pouvait plus de sa suffisance.

Héloise, c'est pas du fouet que tu vas goûter.
Quand nous aurons pris Dole, c'est de son manche que tu vas tâter.
Gourmande va...

Allez camarade, bois et prends aussi de ce jambon.
Quand je te crèverai la paillasse, que tes tripes présentent bien.

Ahlatete a écrit:
Les gardiens se sont éloignés.
Enfin seule, se retrouver avec soi et penser.
Penser que ça valait le coup, penser qu'une fois de plus l'hydre sort vainqueur. Que la prison, les amendes et les humiliations n'ont pas de prises sur ses compagnons et elle.
Sourire en imaginant le fameux "marquis" s'étouffant de rage devant les moqueries et les provocations d'une "brigande".

Il a décliné son offre de duel. Non, en fait non, il n'a pas vraiment décliné, il n'a juste pas répondu. Quel courage ma foi, écrabouiller une hydre avec une armée lui semble plus jouissif que l'affronter face à face. Elle n'est pas étonnée sous ses airs bravaches, elle a bien compris que le marquis n'était qu'un pas grand chose, tout juste bon a se présenter devant un tribunal, et à peine capable de répondre aux diverses attaques verbales....

Nouveau sourire...

Elle relève la tête, un bruit de pas... Elle se redresse, s'imaginant déjà emmenée par des manants pour recevoir ce qu'on lui a promis. Son coeur rate un battement, on a beau etre froide, cruelle et obstinée, il n'en reste pas moins que la douleur physique n'est jamais agréable. La seule pensée positive, c'est qu'aucun des hydres ne sera présent pour cette humiliation.

Elle se reprend, les moments de doutes sont rares chez ahla.
Légère surprise et froncement de sourcils en apercevant charlyelle. Un instant, ahla pense qu'elle est venue se moquer, mais elle efface vite cette idée. Chez eux, on a beau de pas être d'accord, on ne se donne pas en spectacle chez l'ennemi.

Elle croise les bras sur sa poitrine et regarde la jeune femme arriver devant elle.


Alors? Du nouveau? Tu as vu galo?

Elle sourit en entendant charlyelle lui parler du cadeau empoisonné.

Oui garde le précieusement, c'est ce que ce crétin de procureur voulait me voler, il me semble plus judicieux qu'il te revienne. Fais en bon usage.
Comment vont les autres? Pas de blessé?


Elle fait de son mieux pour garder son sang froid et ne pas parler du fouet à venir, peut être ne sont ils pas au courant.

J'aimerai que tu envois un pigeon a lab, il faut que je sache quand elle sera là...
Oh, je manque à tout mes devoirs d'hotesse, installe toi,prend un siège..
..

Elle éclate de rire....

Ah non, se sera pas pour cette fois, il semble que nous ne soyons pas les bienvenus ici, ils n'ont même pas mis un tabouret....

--Le_cramaillot a écrit:

L'cramaillot voulait visiter les oubliettes de Pontus... à plusieurs reprises il s'y était pris mais ...toujours pas fait... car où qu'c'était donc ?
Ben v'la qu'y s'parle tout seul.... l'comtois !
euh...s'appellent comment leurs geôles ??? pensa-t-il ...le château de Joux c'est çà ?
Brrrr ! çà lui fait froid dans le dos avec tout c'qu'on raconte sur la Berthe... la Berthe de Joux !

et continuant à se parler à lui-même...

Ben quoi tu la connais pas la Berthe ? pauvre naze ! c'est la racontotte de ta région pourtant !
Quel benêt tu fais tiens !
J't'explique... la Berthe elle était en ménage avec l'Amauri III de ... Joux ! ben tiens ! Quel daubot c'cramaillot comprends rin du tout !

Pi, l'Amauri l'est parti en croisade vers une terre sainte qu'il disait...mais vl'a qu'la Berthe elle l'a jamais vu revenir, elle l'a cru tout mourru !
... alors quand son vieux pote d'enfance l'Amey celui de Montfaucon, l'Amey de Montfaucon j'te dis, t'es con ou quoi ? ! quant y s'est pointé vers elle ben... la bougresse elle a craqué pour l'Amey ! Oh ! La boulette !

Ah oui la gaffe !... car l'Amauri, lui...il l'est rev'nu et quand il a vu les 2 amants, ben l'es dev'nu fou vain Diou !
Il a pris un grand coutelas et a trucidé l'Amey.
Quant à la Berthe il l'a foutue dans un cachot d'où qu'elle pouvait voir son amant accroché à un gibet sur les rochers d'en face ceux de la "Fauconnière".
Dans son cachot la Berthe elle pouvait même pas s'tourner ! Elle ne pouvait que se tenir à genoux face à la meurtrière d'où qu'elle pouvait voir son amant bouffé par les corbeaux !


Oh ben quelle histoire ! çà me fait froid dans le dos tiens !

Finalement j'irai voir les prisons une au'te fois, aujourd'hui j'suis fin cru de l'intérieur...
... pourtant on m'avait dit que p't'être il y avait une autre bougresse dans les geôles... pas une Berthe mais çà finit pareil , en "ette" aussi j'crois.

J'irai la voir demain, faut pas qu'elle finisse comme la Berthe, moi le Franc-Comtois j'en s'rais point fier... pi faut que j'me renseigne son amant c'est qui ? faut qui fasse gaffe aussi !


L'cramaillot s'en en va tout transi, le cul g'lé.... en se promettant de s'cuisiner un bon "paipet fier" pour se réchauffer !

--bour_au_fouet a écrit:
C'tici qu'jdois donner d'mon fouet?
Oui. C'est la cellule trois. Vous les donnez quand.
D'main matin à l'aube. Pour trois minab' écus j'ai pas fait vite, tant pis l'aura pas l'temps de cicatriser ent' les deux jours.
D'accord, faites donc attention, c'est une tigresse, a sq'ui parait et s'que les gens disent.
J'en ai fouetté des moins tendre. AAHAHAHAHAAA. L'gueux va!

Et le gros lard parce que oui il est gros et il pue, s'avance vers la dite cellule en grommelant. Encore une cellule moche et noire ou ses petits protégés ne savaient pas faire autre chose que rester assis dans presque de la bouillasse des restes des précédents.
Des chicos en guise de dents, très peu de cheveux, une ceinture tenant un ventre immense et pendant sur ses avants cuisses. Le top du top modèle des bourreaux.


La v'la la donzelle?

Sourire pour lui montrer ses quelques chicos jaunes et noirs qui dépassaient de ses gencives mauves.

Demain, ca s'ra juste vous et moi devant tout le monde. J'ai hate d'y être.

Bin oui quoi c'était rare qu'il ait des demoiselles sous ses griffes de fouets noirs et durs. Il observa encore un peu sa proie, puis tourna les talons en glissant sa main sur son postérieur pour gratter surement une puce ou un poux qui s'était glissé dans sa braie. Saleté d'bestioles.

Ahlatete a écrit:
Elle a vu Charlyelle s'éloigner sans vraiment comprendre pourquoi.

L'attente a repris, douce, longue, interminable....

Des pensées qui l'assaillent, que font les autres, est ce qu'ils s'amusent, est ce qu'ils envisagent de reprendre la mairie, est ce qu'elle leur manque un peu?
Mais surtout, que fait galovert? S'est-il seulement rendu compte qu'elle n'était plus au campement? Rien n'est moins sur.

Les doutes l'assaillent, la peur aussi, un peu.
Elle a faim, elle a froid....
Toujours essayer de revenir vers des pensées plus positives : la prise, le procureur, la proposition de duel.... Essayer de sourire, même si c'est pour elle seule.

Un bruit de nouveau... Un compagnon, un garde? Tout est tellement sombre ici.

Non, un nouveau visage... Fort peu avenant au demeurant... Une forte odeur de transpiration lui agresse le nez. Elle retient un mouvement de recul devant ce qui ressemble a un homme. Des dents pourries, une haleine insupportable, un rictus qui pourrait ressembler à un sourire. Tout est gras et flasque chez cet homme, qui est tout l'opposé des gens de l'hydre....

C'est le bourreau bien sur... Il est venu voir sa victime avant de commencer le supplice. Elle se sent palir, mais ne flanchera pas. Pas maintenant, pas devant cette chose....

Elle tourne son regard vers lui, s'approche au plus près, retenant sa respiration...


Quand vous voudrez messire, croyez bien que moi aussi, j'ai hâte d'y être. Un conseil cependant. Une fois le travail fini, prenez soin de disparaître rapidement, il n'est pas dit que mes amis vous laisseront le soin de vous enorgueillir de ma souffrance....

Labaronne a écrit:
Pique ... nique ... douille ... c'est ... toi ... l'andouille ...

PAF !!

Aieuuuuuh !!
Perdu !!
Gnéééé ? vous trichez !!
Quoi ??? moi je triche ????

PAF !!

aieuuuuuuh !!!

Labaronne assise entre deux gardes, négociait, à sa manière , son passage dans la prison comtoise. Impossible d'entrer, il fallait jouer. Après s'être débarrasser du premier garde, elle se tourna vers le second.

Bon à nous maintenant !!

Le pauvre gardien, dissimula instantanément ses joues sous ses mains.

Nan !! un autre jeu !!
bon d'accord

Il baissa les mains.

Vous connaissez la barbichette mon vieux ?
Nan
C'est facile, et très drole. Vous me tenez le menton, et je tiens le votre.

Le garde s'executa.

Pour les paroles, z'en faites pas, je chanterai à votre place.
D'accord

Labaronne perçu cette petite pointe d'inquiétude dans le regard du garde. Elle refoula une légère excitation. Qu'elle aimait ce regard !! qu'elle aimait distinguer la peur dans le regard des hommes !!

C'est parti !
Je te tiens ... tu me tiens
par la barbicheeeteuh ...
le premier ... de nous deux ... qui rira ...
aura une ta-pette !
un ... deux ... trois ...


Labaronne tira la langue au garde, qui instantanément éclata de rire et instantanément pris sa baffe.

PAF !!
Perduuuu !!!

Labaronne se leva.

Messieurs, je suis dans l'obligation de vous laisser. J'ai une visite à faire, mais à mon retour, promis on trouve un autre jeu !! Vous connaissez le pouilleux massacreur ?

Les deux gardes la regardaient, se frottant les joues en cadence.

Gnan ... on connait pas.
Parfait !! on voit ça tout à l'heure les garçons !! maintenant je vais voir Ahlatete, maire de Pontarlier. Vous nous apporterez bien une collation ?

Elle remonta le couloir en direction de la geole, le sourire aux lèvres.

Hep ma Ahl !! en forme ?

Charlyelle a écrit:
Charlye ne s'était pas éloignée, elle était bel et bien toujours là. Néanmoins voyant qu'elle était on ne sait trop comment devenu transparente aux yeux d'Ahla, sans doute celle-ci était-elle encore sous le choc de l'annonce de sa sentence, elle s'éloigna sans un mot de plus. Puis Lab venait d'arriver, sa présence n'avait donc certainement plus lieu d'être et elle n'aurait point besoin d'envoyer ce pigeon.
Direction sa roulotte, elle ne comptait pas assister à la flagellation en place publique.

Bastian_afana a écrit:
Aqwa rentra tard dans sa tente au campement. C'était l'heure de tremper sa plume dans l'encrier. Et pour une fois, c'était au sens propre.

[rp]Salut Ahla,

Je viens d'apprendre que tu avais été jugé coupable pour la prise de la mairie. Je ne comprends pas. Vraiment pas. Nous n'avons pas pris la mairie, c'est elle qui s'est donnée à nous.
En plus, j'avais porté plainte contre le maire parce qu'il n'approvisionnait pas la taverne municipale en bière. Et ca, crois moi, c'est de la haute trahison. Et la sentence c'est une pendaison par les roubignoles. Au minimum. Quoi qu'à bien y réfléchir, l'autre tordu serait capable d'aimer cela.
Tu me croiras ou non, à la prévoté, ils ont purement et simplement effacé ma plainte. Hop, classée sans suite. Si ce n'est pas de la justice à 2 vitesses ça.

Ah oui, deux trois petites choses à savoir si tu es dans ma cellule. Il y a une pierre qui glisse dans le mur au fond à droite, j'y ai mis un petit pochon d'alcool de caillou. Le 2e barreau de la porte se dévisse tout seul. Quand à la serrure de la porte, j'ai pissé 5 jours dessus. Résultat, elle ne ferme plus. Ces cons ne l'ont même pas remarqué.

Sinon quoi te raconter.. Je suis encore rentré bourré comme un coing. Non je n'ai pas tâté de la cuisse d'autochtone aujourd'hui. Je suis clean maintenant, j'y touche plus*. Je suis allé bosser à la mine aujourd'hui j'ai honte, je bosse pour le comté. Enfin bosser, c'est vite dit. Je paye un enfant pour qu'il y aille à ma place et moi je reste en taverne, au comptoir. Enfin lorsque je dis que je le paye, on se comprend. Je lui paye une bière. C'est moche l'alcoolisme chez les jeunes. En même temps, il est franc comtois et je comprends qu'il cherche un moyen d'oublier cette tare. Je l'ai pris en stage avec moi le jeune. C'est pour qu'il s'insère mieux dans la vie active que je lui ai dit. C'est con un jeune, ca gobe tout ce qu'on lui raconte. Il s'insère dans la mine tout seul.

Je viendrai te voir bientôt. Je suis en train de négocier avec Heloise pour que ce soit moi qui te donne les coups de fouet. J'ai un bon coup de poignet, tu verras. Mais bon, tu la connais, dès que ca vient de moi, elle se braque et elle me dit non. Je crois qu'elle ne m'apprécie pas trop. Je ne comprends pas, j'ai fais d'énormes efforts pour me sociabiliser et paraître aimable. Je ne l'ai pas insulté et je ne l'ai pas frappé. Donc tu vois, on ne se comprend pas. Du coup, elle refuse mes avances avec arrogance. Il faudrait que quelqu'un lui pense à lui dire que ça m'excite encore plus et qu'elle va finir attachée et nue dans ma tente. Et ce jour là, tu entendras la justice crier mon nom. Très fort, très longtemps et plusieurs fois. Je suis du genre à faire appel, enfin surtout mon sexe, du sexe appel comme on dit. Il paraît qu'elle, de son côté, aime bien se pourvoir en castration. Tu vois, on était donc bien fait l'un pour l'autre. Mais elle ne veut pas encore l'admettre cette petite sotte. Elle est dans la phase du déni. C'est normal, je ne la blâme pas. C'est un réflexe défensif lorsqu'on est impressionné par quelqu'un.

Au fait, j'ai appris qu' il leur manque un procureur au conseil. J'ai donc préparé ma candidature. Je voudrai d'ailleurs que tu me fasses un lettre de référence. Tu dis que je suis un type détestable sous tout rapports. Enfin non, pour les rapports horizontaux, je suis fréquentable. Mais uniquement pour cela.
Pro-cul-reur, ça me connaît. J'étais à Grandson l'autre jour et j'ai fais de la procure. J'ai procuré du plaisir à des femmes. Je ne suis pas membre du barreau pour rien.

Je te laisse, faut que j'aille raconter une histoire à La Fouine et le border. Je ne sais pas ce qu'il a en ce moment, il a le sommeil agité. Il me parle de lanterne. Ou de citerne, un truc comme ça. Ah ca y est!! De potes ternes. Alors je lui ai dis que si ces potes étaient trop ternes, il n'avait qu'à les envoyer paître. Mais vu sa tête, je peux te dire qu'il est encore attaché à ces potes ternes.

Bises hydriques,
A.

PS: * nan je déconne.[/rp]
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:22

Ahlatete











Le bourreau est parti à son tour la laissant avec son angoisse. Sentant toujours des sueurs froides le long de sa colonne vertébrale. Demain ce n'est pas la sueur qu'elle sentira, se sera la morsure du fouet, nouvelle bouffée de chaleur.

Un bruit au loin, elle tend l'oreille. Les gardes jouent, certainement aux dés, ils ne sont bon qu'à ça. Même pas capable de trouver une activité ludique...
Elle les entend soudaint crier de douleur. Non, ils ne jouent certainement pas aux dés finalement. Un sourire éclaire son visage, surement une visite, qui d'autre qu'une hydre pourrait les faire ainsi hurler comme des gorets? Qui d'autre que la meilleure d'entre eux?
Un franc sourire cette fois en voyant sa soeur se pointer. La peur, l'angoisse, l'énervement s'envolent pour faire place à un moment de vrai bonheur. Lab est là, plus importante encore que ne peut l'être galovert dans la vie d'ahla. Rien de mauvais ne peut arriver tant qu'elle est dans les parages.
Ahla ne doute pas que pendant un instant, les grilles vont s'envoler, la vie reprendra son cours. Elle est sure de rire en entendant les nouvelles racontées par sa soeur...


Hep ma Ahl !! en forme ?

Ahla s'approche des barreaux, c'est bien elle.

Aussi bien que possible ma belle, j'avoue que je m'ennuie, j'ai eu de la visite, charly pour commencer, je pense qu'elle est allée me prendre de l'onguent, puis le bourreau aussi... A mon avis il va te plaire, il est très, comment dire.... avenant. Il a hâte de me voir entre ses mains, me demande bien pourquoi.... Pour une fois qu'un homme ne me traite pas de vieille carne, ça change....J'ai un peu faim par contre, t'as rien à grailler là? dis, tu leur as fait quoi aux gardes?

Un couinement se fait entendre à leurs pieds... Un rat... Un rat porteur de nouvelles semble t'il. Elle se baisse pour ramasser le parchemin taché, le sent et l'écarte rapidement de son visage, se demandant ce que l'expéditeur a bien pu faire avec le papier...Voyant la signature, elle sourit...

Lab, c'est celui pour qui tu es la femme parfaite....Il me file des conseils, sympas.....Non, vraiment, l'a l'air en forme...

Elle tend la lettre à sa soeur, pour que celle-ci en profite également....

Il changera jamais je crois.....
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:27

--bour_au_fouet a écrit:


Mastiquer un bout d'pain ça prend du temps, oui oui.
Pi surtout que lui il a du mal avec ses dents pas très sympa. Il se souvenait du temps ou il était fringuant, les dents blanches le sourire éclatant, les minettes à ses pieds.
Ah en parlant de minette, y en avait une qui l'attendait, fallait pas s'laisser désirer!

L'gros étendit ses pieds ses jambes, ses bras du mieux qu'il le pouvait, dans le gars c'est pas toujours facile, puis se leva laissant la catin qu'il avait pu racoler -non non pas de force- attachée au piquet du lit de la taverne. L'tavernier fera bien le ménage.

Il s'habilla en vitesse pas grand chose, il faisait chaud ces derniers temps. Sa braie, sa chemise brune usée à la corde et un bandeau sur sa chevelure grasse et bouclée.


Ahahaha, aller la minette a ton tour de hurler grace à moi.

Direction la prison.

Les gardes étaient devant l'entrée l'un penché vers l'autre, leurs deux casques se touchant, et retentissant quelques fois d'un rauque ronflement.

Et bin v'la qu'ils gardent bien, j'espère qu'elle est cor là la femme.
OHLA ON NOUS ATTAQUE.

Hein? Quoi? a la garde! ma femme, cache les enfants!
Et le gros de partir d"un gros rire gras pour enfin se diriger vers la cellule de sa prisonnière du jour. Qui était en charmante compagnie. Deux pour le prix d'une. Un sourire revint déchirer le visage déjà laid du bourreau pour l'amplifier en laiditude.

J'espère qu'la nuit fut bonne.
D'une main il lui tendit une robe jaunâtre.
T'nez vous d'vez portez ça.
Puis il la regarda un instant une lueur perverse au fond des yeux.
J'pourrais m'montrer moins dur si vous vous montrez docile en r'tour?

Hey! Quoi? on sait jamais hein !!
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:33


Charlyelle

En chemin vers la roulotte.

Une pierre qui voltige par-ci, une caillasse qui vole par-là c'est qu l'est furax l'écossaise. Des coups de fouet comme s'ils pouvaient pas trouver autre chose de plus original!! Et puis soudain un déclic dans sa mémoire. Oui depuis qu'elle a eu perte de mémoire partielle, ça lui arrive d'oublier qu'c'est quand même elle la Dentellière de l'Hydre. Rafistolage & Co c'est à elle qu'il faut s'adresser. Un peu plus et elle l'oubliait ce matin. C'est qu'ça allait point se passer comme ça, et c'est au pas de course qu'elle entre dans sa roulotte.
D'puis que le sapineux s'est fait la malle faut dire c'qui est, c'est le foutoir complet dans le balzingue de la belle brune. L'seul truc c'est qu'elle s'est fait plusieurs planques car s'méfie avec les spécimens qui l'accompagnent. Une dalle en bois qu'elle fait glisser sur le plancher.

Bling..Blang..Pschhhh...

Pincement du nez avec ses doigts, ça pue sûrement un truc qu'doit avoir dépassé la date de validité.

Aaaaah le voila !!!

C'est que ça sent pas meilleur mais ça a l'avantage d'être un onguent de sa composition et ça décape, y'a pas mieux pour vous r'mettre d'aplomb même un âne.

Ouep faudra que je pense un jour à ranger tout ce fatras.

La dentellière s'en repart au pas de charge en direction de la prison tout en maugréant sur le chemin.

Retour dans la cellule.

C'est un ouragan qui débarque dans les lieux.

S'cusez, j'dois causer à ma chieuse.

Tournoiement virevoltant du derche, elle a même pas capté que c'était le bourreau .

Alors j'ai quelques 'tits trucs à te dire avant ta séance bdsm. D'abord tu prends ça, je sais ça pue mais ça t'fera l'plus grand bien une fois que tu en auras terminé. C'est un onguent d'ma composition.
Les coups de fouet j'connais ça. Quand ces couillues d'bonne soeur me f'saient les séances j'chantais ça à tue tête ça les énervait encore plus durant leur crédo mais moi j'adorais c't'air là. Tu écoutes et r'tiens bien ça peut t'aider à t'occuper l'esprit pendant les coups.

Du Sang sur moi, s'égoutte
Chaud et savoureux, je le goûte

Parfaite dans les moindres détails
Je fais grand profit dans la bataille

Je suis fer et acier
Celui dont le bourreau se sied

Je suis le Feu qui couve
Prête à bondir comme la louve

Je suis l'Eau de la Forge Sacrée
Qui dans son corps est restée

Je suis la Terre dont on tire l'acier
Dans lequel je suis trempée

Enfin, je suis l'Air que je fends
Alors que mon corps lui pourfend

Mais il me manque une âme
Celle qui pour tout ce sang se damne

Mais votre Jugement est fait
Voyez maintenant plutôt les faits :

Lorsque je sors de mon domaine
Lorsque l'on m'envoie pourfendre la Haine

Écoutez mon cri de guerre,
Ce chant libérateur de naguère

Voyez comme je me meus
Avec une agilité qui émeut

Sentez ce goût acre
Le sang, cette odeur douceâtre de sacre

Goûtez mes parfums d'acier
Quand je pénètre dans vos chairs enfiévrées

C'est par le Touché que tout fini !


Bah tu peux l'arranger à ta sauce aussi. Ah puis pour pas avoir mal surtout tu occupes ton esprit et tu danses avec le fouet. Ne résiste surtout pas mais joues avec lui j't'assure qu'tu sens plus rien après l'premier coup..

Et d'une tornade écossaise qui s'retourne et manque d'empaler l'espèce d'encapuchonné auquel elle ne porte pas vraiment attention.

S'cusez moi encore pour l'dérangement ..

'tit clin d'oeil rassurant à Ahla et la voila qui s'en ressort rejoindre ses compagnons.
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:34

Ahlatete



Une discussion entre soeurs, des rires, de la joie, des futilités échangées. Les barreaux de la prison se sont envolés, l'espace d'une visite.
Plus rien n'existe que ces deux femmes, buvant, parlant, riant. Labaronne lui raconte l'excellent tour qu'elle a jouée aux gardes, elle a toujours été très douée pour emmerder les gens, il faut lui reconnaître ça à lab.... Il est fort à parier que les deux hommes ne sont pas prêts de se montrer....

Elles l'ont sentis arrivé, un maquereau empestant le parfun bon marché d'une catin. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les rires se sont éteints, les regards se croisent. Ahla sent poindre la lueur de panique que sa soeur ne manquera pas de remarquer.
Instinctivement, elle se recule. Mettre le plus de distance entre elle et son bourreau. Entre celui qui se fera un plaisir de la rouer de coup, sans qu'elle puisse espérer lui en rendre un seul et elle, deux fois maire de pontarlier....

Il est là, devant elles, gras, arrogant et plein de suffisance. Il tend une robe d'une propreté plus que douteuse à la prisonnière et lui ordonne de l'enfiler.

Elle le regarde maintenant comme le chien qu'il est, l'écrasant de son mépris et de sa fierté pour l'heure fort mal placée.


Jamais.... Jamais je n'enfilerai cette harde. Entrez ici pour essayer de me la passer, je vous promet un agréable moment....

Il lui propose la docilité, comme si ce mot faisait partie du vocabulaire des hydres...

Nouveau regard encore, plein de haine et de rage mal contenues....


Bourreau, fais ton travail.....

Du bruit, de nouveau, ils sont venus a plusieurs pour être surs de venir à bout de la captive....
Un regard vers l'entrée, un regard pour apercevoir charlyelle qui revient les mains pleines. Elle lui tend un récipient, rempli d'un onguent à appliquer après les coups...
Charlyelle lui chante une chanson, qu'ahla n'est pas sûre de pouvoir retenir.
S'occuper l'esprit.... Oui,ça elle peut le faire, elle imaginera galovert en train de crever du comtois, ça devrait pas mal l'occuper ça, comme image....

Pas le temps de remercier l'écossaise qu'elle est déjà repartie non sans lui avoir lancé un coup d'oeil taquin. Il faudra qu'elle lui paie un verre, à l'occasion....

Nouveau coup d'oeil vers le peigne-cul, elle sourit en voyant l'homme en catalepsye devant charlyelle. Avec un peu de chance, il va en claquer et leur foutre la paix....
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:35


- Deux écus mon gaillard, une affaire!
- y aura du sang?
- des litres!!!
- de la peau nue?
- tout le dos, pour faire plus mal!
- de la fesse?
- ça dépend si le bourreau déchire un peu bas.... tu me donnes des idées! Pour toi un écu mon gars.
- Je sais pas si ma femme.... Est-ce qu'elle va crier?
- J'en doute... pourquoi c'est ça qui t'excite? Allez, tiens donc mort de moi! prends-le! t'auras une bonne place!


L'homme prit son billet, lâcha son écot et partit en regardant de biais.
La Fouine jeta la pièce dans un sac où elle tinta contre un nombre respectable de ses congénères et se dirigea vers la prison du comté. Il voulait absolument essayer de rencontrer le bourreau pour discuter d'une affaire mutuellement profitable.
De petites banderoles colorées ornaient la place du supplice.
Il sentit avant de l'entendre et entendit avant de le voir le marchand de saucisses. Il l'avait presque oublié.
Il s'approcha d'un pas léger.

- Alors, vous êtes là?
- Evidemment que je le suis. Comme convenu!

Le gros homme rougeot s'affairait devant son feu itinérant.
- Parfait!
- Vous en avez?
- Faut voir... mais la production a été faible cette année et je dois vous dire que...
- Pas de salades!!!! Vous me dites ça à chaque fois! Je sais que vous approvisionnez Chambéry....


La Fouine tiqua. Les regards des deux affreux se croisèrent et ils se livrèrent à une joute oculaire de plus.
Quand l'air entre eux commença à donner l'impression qu'il fixait la poussière comme un barreau de graphite trop consciencieusement astiqué, ils se détourèrent de concert et se frottèrent les yeux pour en chasser les larmes.


- Combien? lâcha finalement le marchand de saucisses aux abois.
- Deux écus l'once
- Vous me fendez le coeur.
- C'est un prix d'ami.
- ....


Les deux assassins culinaires poursuivirent leur discussion électrique avec animation tandis qu'un peu plus loin se poursuivaient les préparatifs....
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:35

--Marie.yvette a écrit:


[ Une nonne frustrée ]

Responsable de la cuisine de la prison, la nonne Marie Yvette aimait se rendre dans le potager pour y cueillir les légumes qui seront dévorés, cuisinés, mijotés avec amour pour le déjeuner. Mais aujourd'hui c'était fête en place publique alors elle y courut.Chaque geste est machinal ... depuis le temps qu'elle exerce.

Nettoyer son étal, y disposer les denrées soigneusement nettoyer, afficher les prix... et haranguer la foule, en criant plus fort que la voisine à côté. Bientôt elle sera aphone à force de brailler autant.. Faut ce qu'il faut pour gagner sa vie. Et de sourire, sans cesse, pour se montrer polie. Et d'arrondir les poids à son avantage, afin de remplir sa bourse un peu plus que d'habitude.

Le marché est particulièrement agitée. Bien sa veine ca, elle aurait du demander au Jules de l'accompagner. Se démenant comme elle le peut, elle se plie en quatre pour ses clients, ventant la qualité de ses poissons, de ses légumes. Usant de l'huile de coude et de patience, elle parvient tout de même à ses fins.

Oui, vraiment. Belle matinée ce jour. Elle aura vendu 10 courges, quelques livre de pois cassé...


Dans un coin de la place, un bruit suspect ... et une animation peu commune. Diantre! Croyante jusqu'au bout des ongles, la nonne s'approcha doucement de celui ci, jouant avec son chapelet, psalmodiant doucement des prières. Elle écarta les branches de la haie lentement pour ne pas se faire piquer par les ronces, et fut prise d'un effroi incommensurable devant pareil tableau. Sentiment teinté de confusion, et d'intérêt grandissant, les yeux rivés sur ce qui est tabou...Un soldat!!

Marie Yvette se signa, et récita un "Noster Pater" rapidement. Du coin de l'oeil, elle scrutait le couple qu'elle venait de prendre en flagrant délit de... fricotage de saucisse. Ah, la fougue de la jeunesse n'est pas aisément domptable... Une vraie plaie pour la nonne. Se marier avec le Très Haut était un honneur, et elle ne remercierait jamais assez la Mère de l'avoir recueilli icelieu, alors qu'elle n'était que simple môme... Mais le poids de la solitude était dure à porter. La proximité des moines était si tentante. Le père Jules la reluquait dès qu'il pouvait, aux repas. Elle en était si gênée, et si flattée qu'on daigne lui porter un quelconque intérêt, qu'elle avait pris l'attitude de focaliser son attention sur la soupe. Ne pas craquer, ne pas se laisser avoir par des sentiments. Seul Aristote compte.
Mais, malgré ce crédo... Cramoisie, la nonne... Troublée par cette vision, au point d'en perdre l'usage de la parole, voulut prendre la tangente. Reprendre l'air frais, reprendre le travail, ne plus regarder ce soldat.

Tu es sotte ma fille. Tu as failli pêché... J'irai à confesse ce soir.

Puis passant devant eux en les reluquant

Messieuuuuuuuuurs! bien le bonsouaaaar!
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:37

- Peste! c'est coincé...
- Mais tirez donc, par l'enfer, on ne va pas y passer la journée!


Le sergent avait donné le petit sac d'un des plus précieux de additifs alimentaires de ce siècle. Bon d'accord, c'était de la crotte d'ours.... Avec un petit gout de poivre....
Mais La Fouine avait presque fini par oublier ce détail depuis l'année dernière et il avait négocié la valeur de sa marchandise avec une sincère ferveur.

Il avait déjà encaissé trois cents écus et le marchand était en train de lui payer le complément en nature sous la forme d'une pesante pièce de charcuterie qu'il avait en rebut et qu'il ne pouvait guère vendre entre deux petits pains.

Un énorme saucisse bien grasse de deux coudées de long à peine avariée. On pouvait encore la consommer sans risque extravaguant pour son sytème digestif pour peu qu'elle fut convenablement cuite. Le marchand de saucisse penché en avant, peinait à l'extraire de sa besace.
Le sergent voulant l'aider, avait saisi l'engin avec avidité et tirait dessus pour l'aider à se libérer lorsqu'ils perçurent un bruissement végétal et après une exclamation étouffée une voix un peu trop forte et tremblante .


Messieuuuuuuuuurs! bien le bonsouaaaar!

Figés dans leur posture en léger contre-jour, les deux hommes se tournèrent vers la source de cette intrusion et leurs yeux se posèrent de concert sur la nonne.

- Salut ma beauté... alors, on s' promène??????


Le lecteur indulgent et bon public entendra volontiers le célèbre thème d'"Orange mécanique" au moment même où germait dans le crâne épais des deux éminents empoisonneurs une association d'idée réprimée par la loi...


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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:38

--Le_cramaillot a écrit:

Cà y est l'est arrivé au bon endroit ! ouf !

Comme il l'avait promis l'cramalliot venait s'enquérir de la Dame à la tête ! et quelle tête ! deux fois maires de Pontarlier !!! y'en a la d'ans !

Que de monde autour de cette prison ! le p'tit cramalliot se fit tout petit et se faufila au milieu de la populace...
Plus il avançait, plus il rencontrait des personnes bizarres.... un monde étrange...hétéroclite à souhait ! Un none, un sergent, un énorme individu sale comme un cochon, quelques jolies femmes et enfin... Ah !!!la tête !

Il fit mine d'être là pour la même chose qu'eux mais ce qu'il voulait avant tout c'était rencontrer cette Dame, lui dire qu'il fera tout pour la sortir de là... il arriva enfin à sa hauteur... Il passait inaperçu il en était sur ! si mince qu'il traversa les épais barreaux sans problème...

eh ? Ahl ? c'est moi l'cramaillot ! comment vas-tu ? Je t'ai apporté un p'tit remontant ! il sortit de sa poche une toute petite fiole... tiens ! bois-en bien ! c'est du "Pont" ! du vrai d'ici, sans eau pour te donner la patate !
puis il lui glissa dans le creux de l'oreille très vite...
tu as les bises de l'Ernest, il a rajouté sa potion magique, bois la fiole d'un coup avant de voir ton bourreau... tu ne sentiras rien ! Cà c'est pour la douleur, c'est sur qu'après les marques sur ta peau...faut trouver autre chose... mais il y réfléchit... courage ma belle !

Puis l'cramailliot se fondit dans la foule et attendit comme tout le monde...
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:39

--Marie.yvette a écrit:



Le soleil était déjà bien haut dans le ciel. Pas un nuage à l’horizon. Les passants avaient en main des légumes ou des fruits pourris et la nonne de sortir sa cloche pour commencer à ameuter la populace

- Salut ma beauté... alors, on s' promène??????

Je m'en vas sonner les cloches pour la flagellation. Et vous qu's'y vous faites t'y donc ?

Cachez ce ... ce... votre... votre outil que je ne saurai voir, suppôt du Sans Nom !

Et v'là cette fois elle était prise de flagrant délit de gourmandise en aperçevant la charcutaille. Traficotait quoi donc ces deux là!!!

Ooooops. C'était pourtant pas à dire cela. Les yeux écarquillés comme des soucoupes, Marie Yvette ne s'arrêtait plus, et s'enhardissait dans ses propos, l'inconscient prenant le dessus sur la conscience... Devenant franche, voire un peu trop, la narratrice décide donc de passer sur les détails des propos et de résumer à cela :

Ici, maintenant, vous n'avez pas honte de vous oublier! - Ventre-Dieu de morte-couille de ribaud d’armées à Satan !

Des postillons en veux-tu, en voila,l'autre homme là avec le soldat, un gros barbu dans les poils mal taillés duquel se débattent miettes de pain et boulettes de boeuf bourguignon -plus c'est long et à feux doux, meilleur c'est, conseil du chef. Surtout prendre un vin de qualité, on fait pas de bonne cuisine avec de mauvais ingrédients, ces jeunes, ça sait plus ce qui est bon, une pitié que c'est, M'ame Michu, j'vous assure !-, aheum... J'en étais où, déjà, moi...? Ah oui : le beuglement d'un barbu de la face et les deux qui tirent sur la sauciflaille.

Perdre de la sauciflaille, jamais ne te permettra, beau soldat.

Les neurones étant, comme il est communément admis, très sélectifs, cette main nonnanesque rattrape à la volée la saucisse prête à s'envoler, laissant un bref instant d'éternité -et de répit- aux deux empoisonneurs.

Mais, car il y a un mais, quelques goutelettes de vin en ont profité pour se faire la belle de la fiole que Marie-Yvette ne quitte jamais et l'drame arrive.. et c'est là qu'intervient notre bonne vieille Ploc, la gougoutte à Mermer -Curey, suivez, je vous prie-. Ploc est née un 19 Octobre 1438, en même temps que ses soeurs Plic, Plac, Plouc (la moche) et quelques millions d'autres, des oeuvres de Sieur Pinot, dict "Le Noir" et dame Presse, une vieille pas commode et qui fermentait du goulot mais une bonne femme fort barrique au demeurant.

La vie de Ploc -et de millions d'autres de ses frangines, mais c'est pas notre affaire alors, on va pas y passer la soirée, tout de même- s'écoula dans une saine émulation vinifiante, se payant du bon temps avec un pote du nom d'Ethan Ol. De temps à autre, un petit coup de fermentation pour se procurer des sensations fortes, papa qui divorce d'avec maman et qui vous embarque dans un tonnelet... Le temps s'écoule... Plic, ploc, plic, ploc, plic, ploc...plus l'temps il est l'heure !!!La cloche s'envoie en l'air

DING saint Eloi, j'te vois de bon aloi !
DONG humains, la torture peut commencer ! J'balance mes fesses pour vous l'rappeler !
DING sainte Boulasse, fait pas ta fainéasse !
DONG saint Energumène, ramène ta couenne !
DONG saint Crapaud, j'aurai ta peau !
DING sainte Déphonse, arrête d'faire une telle tronche !

V'NEZ VOIR LA FLAGELLATION !!!
combien qu'vous les vendez vos billets ? on s' t'y fait un 'tit échange ?


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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 0:39

Les deux hommes s'avancèrent avec un air entendu, saisirent chacun la nonne par un bras, la soulevèrent du sol et tout ce petit monde s'effondra dans un buisson.
Les feuilles s'agitèrent trahissant quelques signes d'une lutte inégale. Quelques cris étouffés....

- Si tu bouges pas t'auras un billet....
- Aîe ! elle m'a mordu!
A la fin, un bras poilu brandit la saucisse par-dessus le feuillage et resta en suspend....
- Rien n'est perdu ma sœur, vous allez vite en convenir!
- Gâcher c'est mal, vous savez?
- eheh.....
- Dîtes 33.....

Le bras poilu et la charcuterie disparurent à la vue de tous...
La suite ne saurait être décrite, mais si l'on s'accorde à admettre que la topologie humaine qui ignore les angles mais fait grand cas de la quantité de trous est semblable à celle d'un bretzel, on conclura qu'il y eut techniquement une double inversion torique et que quand tout fut terminé, l'invariant gourmand de la cruche avait été exprimé jusqu'à l'anse.

La félicité fut intense, mais temporaire.
A la fin, les réflexes culinaires et mercantiles combinés des deux affreux prirent le relais et la nonne encore tiède fut équitablement partagée.
La charcuterie était perdue, mais la dinde était farcie.
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 10:49

Debenja a écrit:


Sa nièce lui avait demandé de venir sur la place. Et comme il ne pouvait rien lui refusé, une fois de plus Debenja était venu ... elle allait le rendre fou ... Il ne savait même pas pourquoi il était venu. Une lettre, une simple missive de sa nièce lui demandant de se rendre sur la place et qu'elle viendrait le retrouver. Et le comte, comme à chaque fois s'exécuta !

Il savait que cette place n'était pas toujours fréquentée par des gens de grande bonté, il s’assura donc d'une certaine sécurité. Perceval était à ses côtés, comme toujours. Mais il n'était pas seul. Car ce n'était pas avec ce type de personne qu'on se sortait de situation plus que périlleuse ! D'autres hommes de confiance du comte était présent sur la place. Bien dissimulé, c'était le but en même temps. Debenja lui même ne sachant où ils se trouvaient !

Le Comte parcouru l'assistance du regard, hum pas que du beau monde en effet. Mais il n'était en train de chercher qu'une seule chose, sa nièce préférée ! Qu'est-ce qu'elle allait encore lui inventer pour l'avoir fait sortir de chez lui !


--Marie.yvette a écrit:




Le doigt de Dieu.

Noster Pater mais où qu'elle se trouvait donc là ? Elle lévite la nonne, elle l'évite. Mmh !!Oh un homme en blanc...Gnééé mais qu'est ce qu'il raconte celui-là.

Tes parents t'ont placé ici, et tu as fais voeu de chasteté. Aristote est ton seul mari, tu n'avais pas le droit Marie-Yvette !!!

Mais, malgré ce crédo... dès qu'il y avait eu un contact entre eux, aussi chaste et aussi mince fut il, la nonne avait ressenti une chaleur en elle, au creux des reins. Elle brûlait de désir, et aimait croire que cela était réciproque. Cela l'avait-il vraiment été? Etait ce une idée qu'elle se faisait ?

Marye-Yvette lorgne l'homme en blanc, c'est que c'est pas n'importe qui. Petit Christos en personne, le grand chef. Elle regarde la lourde porte en bois devant elle celle qui mène soit au paradis soit dans l'enfer et explique toute rougissante et d'une voix étranglée.

C'est pas moi c'est eux!!!!Mon aube était relevée jusqu'au dessus de mes cuisses! Et ils ont tripatouillé de partout ... et l'autre le soldat avec son ... son ... à l'air !

Ma fille dans l'immédiat tu vas écoper de ta punition file donc en cuisine faire ce que tu sais faire le mieux et j'aviserais ce soir!!!

Et la journée suivit son cours. Horriblement pour la pauvre Marie Yvette, qui avait l'esprit perverti. Chaque carotte, courge, aubergine, chaque accessoire de cuisine un tant soit peu allongé était considéré sous un autre angle, moins pratique, certes ... mais plus jouissif. Et à chaque fois, la nonne s'interdisait et se morigénait d'avoir osé penser cela... Allant jusqu'à s'auto-flageller avec sa ceinture. L'innocence de la soeur étant presque intact, elle ne songea pas une minute à l'utiliser autrement.

Et le soir n'y tenant plus la voila qui s'repointe devant le Christos afin de savoir par quel côté elle allait sortir.

- J'ai honte, Christos. Depuis ce matin, mon esprit n'est que perversion. Chaque objet est devenu synonyme de ... de .. de chair. Je n'ai qu'une envie, Christos, c'est que vous me désiriez.

Une fois, rien qu'une fois, gouter à la tentation.. au péché d'Ève et d'Adam...


La sueur perlait au front de Christos, qui se trouvait dans une position bien inconfortable... La pulsion ou la raison ?

...

A votre avis ?


Oh oui grand fou !

Et voila comment la nonne frustrée gagna sa place au paradis, elle prie désormais tous les jours de là-haut pour le Sergent La Fouine et veille sur lui. Misère...



Heloise_marie a écrit:


Un paquet de biscuit au beurre bien emballé dans ses mains, la jeune Sparte s'en alla dans la cohue de la foule, entourée, cela va sans dire, de deux gardes farouches et musclés. C'était si gratifiant de se voir entouré d'hommes virils. Puis c'était un moyen de bien montrer qu'elle était là aussi.
Pis elle en avait tellement marre de soit se faire kidnapper soit se faire mettre de côté par des gens quand elle se montrait en public, qu'elle ne quittait désormais plus ses deux Bodyguards.

Cherchant en se mettant sur la pointe des pieds, son vieil oncle Debenja, elle ne cessait de leur envoyer des réprimandes.

Bon, Antoine, vous regardez à gauche.
Moi c'est Luc, Mademoiselle.
Peu importe, vous regardez à gauche, soit un rouquin petit, la dizaine en train de faire le sot, soit un vieill... boah le comte Debenja vous le connaissez.
Bien, que fais-je si je les apercevasse?
Cessez de parlez comme ça ça ne vous sied guère puis vous savez même pas! Alors si vous voyez le rouquin, c'est mon frère, criez simplement mon poussin.
Par contre si vous voyez le Comte, criez "Ola maraud tu m'as volé ma gourdasse de vinasse?" Il se reconnaitra.
Ah heuu? Z'en êtes sur?
Doutez-vous de mes compétences en matière de cris?
Non non du tout. Je... breum... d'accord.

Toi, Nicolas. Jean. Pierre, je sais plus, soit tu m'as compris tu regardes à droite, pis comme tu es muet, tu donnes un coup a Antoine et il criera pour toi.
Hochement de la tête de la part de l'autre garde de l'autre côté. Puis la jeune fille continua son chemin vers la place centrale. Celle qui lui revenait en tant que juge quand elle venait voir les peines. Un sourire traversa son visage quand elle vit Debenja non loin se sa place justement.
OLA MARAUD TU...
Oui oui c'est bon j l'ai vu, silence.
Petite courbette devant son oncle.
Mon oncle, enfin vous voilà. Je vous attends depuis très longtemps. Pfff, ne pouviez vous point faire plus vite pour moi?
Enfin soit je vous pardonne pour une fois.

Voyez l'animation qui règne, les petits gens tout excité, le peuple!!
Elle sourit à son oncle, puis, courbant l'échine, s'assit sur son fauteuil, en glissant ses mains sur le tissu soyeux de sa robe verte.
Asseyez vous, prenez place. Je vous ai réservé un siège.
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 10:53

--bour_au_fouet a écrit:
Aaaah la minette se montre pas du tout docile? Et bien tant pis pour elle, il la cravacherait d'autant plus.
Il grommelait déjà du plaisir qu'il en retiendrait. Depuis tout p'tiot, il avait décidé qu'il ferait ça comme boulot et y avait pas à dire il avait bien choisi sa voie.

Tu veux pas t'habiller comme j'te le dis? Bin tant pis. Ce s'ront tes vêtm'ents qui d'viendront des lambeaux avec ta peau!

Sourire carnassier qui vient a nouveau déchirer le visage du gros lard. D'un coup de son gros poing il ouvrit la prison. D'la camelotte ces cages, fallait qu'ils les remplacent, mais y avait personne qui l'écoutait quand il 'ldisait aux parlementaires aux gros culs.
Allons-y très chère. Vous d'abord.

Une série de garde attendaient dans le petit couloir où ils devaient se retrouver. Celui qui menait de la prison a la place publique.
Le gros suivait sa prisonnière des yeux, bavant presque sur sa chemise usée. Puis, tout a coup, son visage remonta et ses yeux brillèrent. Etait-ce une impression, ou bien ça sentait les saucisses grillées?
OUuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh il allait être tiraillé entre, l'envie d'en finir le plus rapidement pour son pêché mignon, ou bien... ou bien aller bien lentement pour sentir la souffrance de sa proie en dessous de son fouet.
Avisant un garde un peu plus petit et chétif que la moyenne, il s'en approcha tout en suivant le cortège de gardes qui entouraient Alhatete.
Toi, minus, va m'chercher quelques saucisses.
Hop un écus ou deux glissés dans la main et c'était chose faite. Satisfait et un sourire l'affichant sur son visage il se hâta de rejoindre le groupe de garde qui arrivait au lieu du supplice.


Debenja a écrit:


Le Comte aperçu sa nièce, toujours aussi ravissante ! Plus belle même de jour en jour ! Heureusement qu'elle était bien entourée ! Qui sait ce qui aurait pu passer dans la tête du premier crétin venu !

Et bien voila, des reproches encore des reproches ... c'est bien la digne fille de sa mère ! Bien qu'elle soit ... différente !

Le Comte pris place


Bien bien, pourquoi m'as-tu dont fait venir? Je ne vois que de l'agitation sur cette place qui ne me dit rien du tout !

Debenja fixa sa nièce. Hum drôle d'air !

Tu as mis l'une de tes plus belle robe, tu as le sourire au lèvre ... dis moi qu'est-ce que tu vas m'annoncer toi ... pas ton mariage quand même ! Ta mère ne m'en a pas encore parlé ce qui voudrait dire qu'elle ne le sait pas non plus ! Ou alors bien pire mais je n'ose l'imaginer cela !


Ahlatete a écrit:


La porte de la prison s'est violemment ouverte, elle n'a pas sursauté, elle était prête.

Elle voit dans le regard du lourdaud qu'il veut l'impressionner, comme s'il en avait les moyens.

Elle ne baissera pas les yeux, ne s'excusera pas, ne fera même pas mine de regretter. Elle a avalé la fiole qu'ernest lui a fait passer. La peur est toujours là, nichée au creux de ses reins. Une seule chose compte : que pas un ne sache ce qu'elle ressent maintenant. Se tenir droite, tête haute, regard hautain.

Les gardes l'emmènent , ne pas se retourner pour regarder labaronne, afin de ne pas flancher.
Avancer sereinement, pour bien qu'ils voient comme elle les méprise tous.

Les cris de haine de la foule lui arrache un sourire, elle a toujours aimé être détestée, quel triomphe aujourd'hui.
Si ces pauvres pécores savaient à quel point ils lui font du bien à siffler ainsi, il est fort à parier qu'ils s'arrêteraient sur l'heure.

Les voilà dehors maintenant, beaucoup de monde, trop de monde. Elle cherche du regard les siens, espèrant n'en voir aucun, sachant cependant que tous seront là. Elle respire un grand coup, regarder devant elle, ne plus chercher, ne surtout pas voir le regard de Galovert rempli de pitié, c'est cela surtout qu'elle ne pourrait supporter, qu'il la plaigne...

Voilà maintenant l'estrade, un garde la tire en arrière pour ne pas qu'elle monte trop vite, les spectacle doit être un exemple...
Un regard vers la noblesse, un sourire, le "marquis" n'est pas là, dommage, elle aurait aimé lui montré que contrairement à lui, elle ne craint rien, la douleur physique est un passage obligé, qui ne viendra que la renforcer dans la tâche qu'elle s'est fixée.

La peur s'envole, seul l'instant compte, ce moment ou la Franche-Comté s'aperçoit que l'hydre est bien là, et, que rien ne pourra la déloger....
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 10:57

--Le_cramaillot a écrit:


Oh cré Vindiousse y'en a du monde sur c'tte place !!!

Un comte même ! et un juge aussi ! Elle en attirait du monde la mairesse condamnée !

L'Cramailliot observe le sergent qui se démène comme un beau diable, y vend de tout ! Une vraie foire à la saucisse ! Dans la famille saucisse je voudrais le père la mère et ses lardons !
Tiens en parlant de lardon, il voit le sergent attirer ce gros lard de bourreau près de lui...le gros porte déjà à la ceinture le fouet qui doit s'abattre sur Ahl' ...ni une ni deux...l'Cramaillot se faufile et discrètement et avec une habilité extrême détache l'extrémité du fouet et le noue fortement à la ceinture du pantalon du gros plein de soupe...au lard la soupe ! tu penses !

on gagnera bien un peu de temps et peut-être que cette diversion....???

Puis mine de rien il revient vers le duo formé par ce sergent mal rasé et ce personnage odieux et malodorant qu'est ce bourreau et demande le plus poliment du monde au sergent :

Vous n'auriez pas un billet n° 33 pour moi Sergent ? et mettez moi donc une saucisse avec ! Une Morteau j'préfère ! Celle ou qu'il y a le pic de bois au bout !

et regardant discrètement le bourreau il pensa ...j'te le mettrais bien ou je pense mon pic de bois gros plein de soupe !



Barramine a écrit:


Barramine sortait de taverne et comme à son habitude il était pas de bonne humeur ... Y'a pas à tortiller, il arrivait pas à s'acclimater à la comtoise ... Ca lui rappelait la poule d'élevage et lui laissait pas du tout le goût de r'viens-y ...

Tout en grommelant, il fut abordé par le Sergent La Fouine qui vendait ses places.


Salut Confrère, qu'est-ce tu vends la?

Le vénal Sergent lui expliqua qu'une petite fessée en public se profilait ... Et la fessée ça le connaissait le Barramine, il en avait distribué quelques'unes au pilori du temps ou il faisait filer Rieux à la matraque ...


Dis-moi La Fouine, t'aurais po des places réservées au premier rang pour les invalides de guerre?


Le Sergent semblait interloqué ...


Barramine lui colla sous le nez sa jambe de bois, son oeil de verre et lui désigna son oreille manquante avec les 3 doigts qu'il lui restaient à la main gauche.

T'as vu chui po en état de rester débout pour profiter du spectacle ... Et pis si le gaillard faiblit je pourrais toujours lui filer un coup de pince ou autre ...



--Le_sergent_la_fouine a écrit:


Saaaaaaauuccisssssessss grillééééeeesssss!!! qui veut des saucisses grilléeeeeess....

La migraine en approche, le sergent finissait de vendre ses dernier tickets. Un être étrange au parlé bien du cru lui demanda un billet...


- Le numéro 33? monsieur est fétichiste hein? Je vais vous dire! Vous êtes un homme chanceux! le numéro 33, c'est justement un des derniers qui me restent!
Regardez! le voilà! avec un 3 et un autre tout pareil qui le suit! Par contre, je ne vends pas de saucisse moi monsieur! je fais de la vraie Cuisine! pas de la tambouille de nonne carcérale ou du bricolage de marchand malhonnête! ! Si vous voulez vous purger, suivez donc l'odeur de fumée. C'est là-bas derrière....


Il prit le chemin de la scène et croisa le borgne à la jambe de bois qui sortait de prison.
Il alla lui fourguer un billet... Il aurait presque pu avoir des scrupules à vendre ses fausses places aux siens, mais s'ils étaient assez stupides pour croire que lui La Fouine pouvait avoir un quelconque rapport avec l'organisation d'une séance publique de torture légale et réglementaire, ce n'était pas de sa faute. On le surestimait....
Et s'il avait du concevoir une once de remord face au raccourcissement handicapant de Barramine, celui-ci s'envola par magie quand le vieux bancal tenta de lui arracher une réduction et une place assise...

Pour vous, on a gardé une place au premier rang, vous pensez bien!!! C'est qu'on a de l'organisation, vous savez?
Numéro 33 ! Une belle place!!! Comme vous êtes un ami, je vous la fais à 15 écus. A ce prix là, j'en suis de ma poche, mais l'amitié, ça compte... sinon, où irions-nous? En Enfer?
AhaHahaHAHAHahhaaha.... haaaaa... hhaaa... hum....
Et ne vous laissez pas faire par tous ces resquilleurs!!!


Il finit par réussir à se remettre en route... plus que deux qu'il négocia sur les derniers mètres. La curiosité c'est beau.

- Dix écus pas un de plus! Oui, c'est plus cher mais la demande est forte !
Place trente trois Madame. Non, je ne vends pas de maïs grillé, mais suivez le gueulard poussif à l'oreille et vous pourrez vous payer un petit encas... une bénédiction je vous assure!
- Pardon, pardon, poussez vous! laissez passer! ... Hein? Quoi? Oui, mossieu, je fais partie du comité d'organisation des fêtes!!

Un bras levé un signe au loin.
Vous n'êtes pas au courant? Vraiment?
... Dîtes, c'est pas votre maison qui brûle là-bas?

L'homme se retourna, vit le départ de feu et deux morveux qui partaient en courant et fila à leur poursuite en criant au feu à l'incendiaire....

... C'est douze écus Messire, Tenez pour vous!
Vous avez le numéro trente trois! c'est une excellente place, je vous assure! je ne serais pas étonné que des lambeaux de peau vous atterrissent sur les chausses !


Tous ses tickets portaient le numéro 33, mais il ne se préoccupait plus guère de ce détail singulier.
Après avoir joué des coudes pour atteindre le bourreau et juste au moment où il s’apprêtait à lui adresser la parole ce gogo lui jeta deux pièces en lui réclamant des saucisses....
Malédiction...

Il saisit un morveux par l'oreille, lui colla les pièces dans la main et l'envoya chercher les saucisses, puis se hâta de rejoindre les autres gardes.


- Ah! Maitre des peines ! J'ai failli vous manquer! Il fit un semblant de garde-à-vous.
- On m'envoie vous dire qu'il serait grandement apprécié en haut lieu comme en basse cour, une infime marque de zèle!

Il montra discrètement le sac d'or au bourreau et dit sur le ton de la confidence.

- Une prime généreuse est allouée pour apporter cette légère touche artistique. [/hrp]




Ghaladrielle a écrit:


J’y vais que dale !

Rien du tout, même pas en rêve !

Ça marchera pas d’toute façon, j’te dis qu’il mord’ra pas

T’en sais rien, s’il est pas trop r’gardant, p’tre que tu lui plairas

Suis sûre qu’il aime pas les blondes !

Je sais, j’ai une idée. On tire à pile ou face…..Pile t’y vas, Face je reste !

T’fous d’ma gueule ?



Voilà plus d’une heure que les deux femmes se chamaillaient la place de celle qui devrait s’approcher du bourreau pour tenter une diversion. La suite du plan était encore floue, pour ne pas dire inexistante, mais les deux comparses ne semblaient pas s’en préoccuper. Chaque chose en son temps, et un temps pour chaque chose.

Femme de réflexion simple et de jugement court, Ghala savait que la faiblesse des hommes faisait la force des femmes, et ce gros porc à l’odeur douteuse ne devait pas être différent.

Elle restait convaincue que des atouts féminins, même si elle doutait fortement des siens, ne pourrait qu’alimenter le moulin du sergent Lafouine qui allait tenter, pour sûr, de soudoyer le bourreau avec son sac rempli d’or.



Et merdasse! Y sont déjà là ! Magne, on y va toutes les deux!


La main droite en l’air, exhibant un bout de papier jauni et taché, la dorée platine secouait doucement sa tête de droite à gauche, un sourire niais aux lèvres.


Nan, en fait, j’tai pas dit, mais MOUUUAAAHHHH j’ai une place pour le spectacle….n° 33…..la meilleure qu’il a dit….j’rat’rais ça pour rien au monde.


Sans un regard en arrière, mais fulminant de l’intérieur et se promettant de l’égorger dans la nuit, Ghala s’avança d’un pas léger vers le bourreau que le sergent Lafouine avait déjà approché.


Oui, une prime généreuse, rien que pour vous… Sourire forcé


Redressant légèrement la tête en bombant le peu de poitrine qu'elle avait dans un parti pris délibéré de provocation, la jeune femme regarda fixement le bourreau en battant des cils.

L’effort qu’elle dû faire pour ne pas s’écarter rapidement en grimaçant était surhumain tant son odeur était insupportable. Ses narines étaient sur le point de fondre comme beurre au soleil, et à y bien réfléchir, les coups de fouet seraient agréables à Alha comparé à l’effluve que dégageait le tortionnaire, et qu'elle devrait supporter le temps du supplice.



J’suis sûre qu’la saucisse elle glisserait mieux avec un bon verre de notre spéciale….Hein sergent? moi j’trouve qu’il fait soif par ici, on devrait lui payer à boire au gaillard.


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Nenuphar

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Capitaine: Oui
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MessageSujet: Re: 5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)   Mer 8 Juin - 10:59

[Brèves de Comtois]

- Vous allez vous pousser, oui ou non ? J’ai payé plein tarif pour être aux premières loges, moi Ma Dame ! J’ai le numéro 33 !
- Mamaaaan ! Je vois paaaass !


Nénuphar n’aimait pas la foule, le contact des autres, ceux qu’elle ne connaissait pas. Un coup de coude par ci, un écrasement de pied par là, et une main moite sur son bras… Elle grimaça. Sans compter cette insupportable odeur de graillon.
Elle se sentait oppressée, mais surement moins que ne devait l’être Ahlatete. Elle se demandait pourquoi elle tenait tant à être là, certaine que la victime, elle, détesterait ça.

Elle attendait, tapait du pied. C’était long. Elle pensait à la théorie du Dodécalogue sur la mort et la douleur. Elle ne se rappelait plus des mots exacts. Un truc du genre « Ta douleur n’existe pas, pas plus que ta mort, ni même que toi… » perdu au milieu d’un charabia et suivi d’un rire de dément. Elle mordait l’ongle de son pouce et son autre main tortillait un énième billet numéro 33 dans le fond de sa poche, le même que celui que la plupart des badauds comtois avaient acheté au sergent.
Au moins, elle ne l’avait pas payé, juste échangé le matin même contre une information sans importance. Maigre consolation compte tenu des circonstances.

Pour une fois qu’une peine prononcée allait être appliquée.
Elle même avait écopé de dix coups de fouet lors de son dernier procès, mais le bourreau n’était jamais venu la chercher. Elle n’allait pas s’en plaindre, surtout quand on voyait le morceau. Il avait dû trouver mieux à faire ce jour là.

Mais Ahlatete !
Elle représentait un « met » de choix pour un bourreau, une promotion assurée. Une cavalière de l’Hydre, toujours le verbe haut, deux fois maire, procureur à ses heures. Elle ferait un exemple parfait.

- Ah ! Mais non… Messire, vous faites erreur. C’est moi qui ai le 33 !
- Chhhtt… Taisez-vous ! Ça va bientôt commencer !
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5 jours sinon rien (gargote Franc comtoise)
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