L'Hydre


 
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 Ysengrineries diverses

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Attila

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MessageSujet: Ysengrineries diverses   Dim 3 Oct - 15:59

Au milieu d'une réunion pour signer une pétition en faveur de la paix, en Maine. Parmi des belles nymphes éthérées se languissant de leur prince charmant, des curetons à la morale plus sucrée qu'une dragée, des maires soucieux d'établir un record de recettes... un attila

Citation :
L'Ysengrin suit son Chaperon Noir à une allure soutenue. Derrière, Bourgogne sur la haquenée a pris 'Tite Clo en croupe et le clebs indescriptible et frisé "Amor" frôle la mort a tout instant en galopant entre les sabots aveugles.
Un attroupement, une motion populaire -deux bien vilains mots aux oreilles du Vicomte- titillent l'intérêt de ce dernier qui ricane et sort la Tolède du fourreau.


- LA GUERRE PETIT! LA GUERRE! PILLE! PILLE! TUE! TUE! Tremble Maine infirme! La guerre est à tes portes! Je viens tuer tes enfants, violer tes femmes, mmmmppfff...


L'enorme pogne du sergent Bourgogne, arrivé dare-dare à la hauteur de son maître, se pose sur la gueule large ouverte de celui ci pour étouffer ses torrents d'invectives.
- Z'êtes con ou quoi?" dit le vieux sergent avec lassitude.
Puis au mouflet effaré par l'enragé:
" Et toi le trousse pet, dégage ou je lâche mon molosse. Et je parle pas du cabot frisé qui pisse contre la mairie....
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Attila

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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Lun 4 Oct - 2:35

Parait qu'il faut 25 signatures pour valider une liste aux ducales mainoises... Je présente la mienne.
parait aussi qu'il faut maintenant 14 noms, donc deux suppléants.

Attila_caligula a écrit:
- Bonjour mes "amis". Je me présente aux éléctions de votre riant duché. Aussi je compte sur vous pour signer ma liste et me permettre de montrer à tout le monde combien je suis aimé.
Oui oui aimé... Car après tout, au vu de la benête que vous avez couronné, ce n'est pas autre chose que vous mettez sur le trone.

Et je dois ajouter mes remerciements pour cette loi idiote. Ces 25 signatures nous assurent que nous sommes aimés, que nous rentrons dans le moule, que nous sommes comme il faut. On ne sait jamais, il pourrait y avoir un trublion, un original, qui se présente pour changer un peu, qui fasse preuve -bigre- d'originalité, d'un soupçon de folie.

Nooon! Dode merci, les mainois sont à l'abris de tels empêcheur de cultiver en rond. La Loi doit protéger ceux qui la font, c'est bien connu. Les autres peuvent bien crever.

Je vous sens impatients, voici ma liste...


Citation :
1 Moi bien sur, qu'est ce que vous croyez! A moi la couronne!
2 Aristote himself
3 Deos
4 Sans Nom comme ça on a toute la smala, sinon j'aurais eu un caca nerveux.
5 Levan I
6 Levan II
7 Levan III
8 Levan IV (lui est encore dans les gouilles de son père, mais il est bien là)
9 Eugene V dit Gégène 20 ampères (parait qu'il ne pédale pas que dans la semoule)
10 Armoria
11 Juju
12 Heraklius
13 Arnvald
14 Trufaldini
15 Toto158745447226
16 XVIII de Penthièvre (XIX s'est déclaré pas intéréssé, non mais j'vous jure!)
18 {Harfang}
19 Jimmy Crocket
20 une demi douzaine de Bisounours (les vrais, ceux avec le truc rose sur le bidou)

Voilà, vous aurez remarqué -et sinon je vous mets le doigt dessus- que j'ai mis des suppléants, pis des suppléants de suppléants, pis des suppléants de suppléants de suppléants. On ne sait jamais.

Et puis c'est vachement classe de dire "Hep toi la bas, je te veux sur ma liste, non pas dans les douze, comme 5ème roue, c'est juste au cas où, de totue facon t'es un gros cretin. Rappelons qu'heureusement, meme si les 12 membres de la liste demissionnent, jamais ô grand jamais un suppléant n'ira au conseil. D'où l'utilité des gros crétins qui peuvent se voir tout flatté d'être pris pour... ben des gros crétins justement.

J'adore le Maine et ses lois gros-crétinesques.
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Mer 6 Oct - 18:22

Halle d'Alençon. Et sa désopilante suite de mots, où l'on peut voir des perles comme "asphyxie Arrow mort" ou encore "Fromage Arrow Gruyère", prouvant par là que les alençonnais ont toujours un synonyme sous la patte.

Attila_caligula a écrit:
Le leu s'approche, se gratte les poils entre les deux oreilles, dubitatif.
- Jamais compris l'intérêt de ces enfantillages. On est censé faire quoi là? C'est de l'association d'idée? On a droit a un bilan psychologique au terme de la séance... mmmh je vois que ma mie est tentée par les odeurs fortes qui lui font oublier le manque de saveur de ce monde où plane la fadeur de la mort par déssication... que vais je pouvoir ajouter?
BOURGOGNE... si je te dis Rouble, tu me dis quoi?
- Monnaie de singe mon vicomte. Autant se payer avec des promesses.
- Crétin, si je mets ça tout le monde va me prendre pour un avaricieux comme toi.
- A propos... mes gages...
- Ta gueule! Tiens... pas mal comme association d'idée... Rouble => ta gueule!
Uh uh!


J'attends la lettre du censeur qui devrait normalement me rappeler à l'ordre, comme quoi faut pas faire de RP sur un flood.
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Mar 12 Oct - 18:39

--Erik_au_capuchon a écrit:
Un peu partout dans le Duché, on vit placardé un message:

Citation :
Le Top Five des raisons de pourquoi l'Hydre est composée de bêtes et méchants!

Raison number five: Parce qu'elle a tellement de têtes qu'elle arrive pas à se partager le cerveaux mec!

Gingle!

Raison number four: Parce que quand ils vont dormir à la taverne ils se battent pour avoir l'oreiller!

Gingle!

Raison number trhee: Parce que quand ils se lancent en politique, ils se tapent dessus mec! Ils veulent tous être tête de liste!

Gingle!

Raison number two: Parce que quand ils essayent de se faire des sisters, ils veulent tous y passer!

Gingle!

Et la putain de Raison number one: Parce que quand ils essayent de prendre un Duché par pillage, on les reconnait de suite! Ils ont tous la même tête!

Nul doute qu'on rirait de bon coeur et qu'on retiendrait que ce n'est pas parce qu'ils ont l'air sympa, qu'ils le sont...


A cette affiche médiocre de propagande réactionnaire et contre révolutionnaire, j'oppose la mienne:

Ayant trouvé l'origine de l'affiche placardée en ville, le Leu colle un exemplaire de sa propre version, tellement plus parlante.
4 pointes de metal entre les crocs, le maillet va bon train dans la patte du leu et ...

...voilà:


Citation :

Cinq mauvaies raisons qui font de toi un membre de l'Hydre bête et méchant:

- Tu es bête et en plus tu es méchant. Tu ne sais pas lire les codices de lois ou coutumiers épais comme le crâne d'un Pair. Et tu t'en contrefous. Car tu es de l'Hydre bordel, et ce n'est pas pour le loup qu'on fait des palissades, mais pour le mouton.

- Etre méchant n'est pas une fin, toi aussi parfois tu sanglotes doucement la nuit en serrant un Doudou de tissu et suçant ton pouce. On est tous fait pareil. Tout simplement tu es allergique aux sucreries sans saveur. D'ailleurs l'arracheur de dent te l'a maintes fois répété: "Trop de sucreries et tu te retrouves au régime soupe avec une paille, et sans grumeaux" Et evidemment, tu détestes la soupe! Les chicots c'est sacré! Devant les rires forcés et les mielleuses embrassades enrobées de fadasses déclarations d'amour universel, tu manques dégueuler devant tant d'hypocrisie. Tu as soulevé le voile et vu les plus beaux sourire cacher des dents de redoutable carnassier sitôt que leur propriétaire se sent investi du moindre pouvoir.

- Détruire plutôt que bâtir. parce que très étrangement, c'est ce que tout le monde fait, en sous main, en douce, en catimini. Les lois se succèdent et s'empilent, avec chaque fois leur auteur porté au pinacle pour un court instant de gloire, avant de retomber dans l'oubli, remplacée par une nouvelle refonte, une réforme supplémentaire. C'est la révolution perpétuelle, tous les deux mois. Aucun Duc n'osant dire "je n'ai rien foutu de mon mandat". Non, toi tu vois les choses en grand! Plutôt que de détruire ce qu'a fait ton prédécesseur qui a eu le malheur, il y a longtemps, de te souffler la belle que tu convoitais, tu décides de tout cramer un vrac, sans état d'âme, sans haine, sans parti pris. Il y aura toujours un couillon pour passer derrière et refaire une nouvelle fois ce carcan liberticide.

- Tu es de l'Hydre parce que l'Amour du prochain ce n'est pas attendre le prochain à vouloir se laver sous les douches publiques, savonnette à la main. Ce n'est pas non plus attraper les "sisters" (brrr quel affreux terme) a coup de "mon ange" ou autre confiserie visqueuse. L' Amour du prochain c'est lui faire mal, le contraindre a se retirer les doigts du fion où il les a paresseusement égarés. C'est le menacer pour le faire réagir, le faire échouer dans ses entreprises pour qu'il savoure ses rares succès. C'est le tuer, pour qu'il se pose la question "Veux-je réellement revivre? et si oui, la même vie?" Voilà le véritable amour du Prochain tel que Dode l'enseigne.

- Tu es de l'Hydre et tu ne t'en caches pas. Car il est bon d'être reconnu, haï même. C'est tellement plus savoureux que d'être ignoré. Partout où tu passes, on te jette la pierre, on te craint, on t'invective sous le manteau. Mais quelque part tout au fond des yeux de tes détracteurs, il y a cette étincelle d'envie joyeuse, cette tentation pour la folie qui te pousse, cette question "Pourquoi pas moi?". Tu es de l'Hydre parce que comme nous tous, tu as commencer par un bêlement de bétail, puis ton Verbe s'est affirmé, tu as pris de l'importance, de l'indépendance. Enfin tu as vu comme tout ce ci est vain, si tu n'as pas d'autres défis à relever que ceux bien méduiocres qu'on te propose. Tu es de l'Hydre parceque tu es ton propre Défi.

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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Jeu 18 Nov - 6:20

le cadre: une invitation à un anoblissement breton. L'impétrante est une amie, mais la suzeraine une ennemie. Mmmh voyons voir... pince fesse et Ratatas sont au programme, je sais faire.

Attila Caligula a écrit:
La missive l'avait trouvé en plein déménagement, du Mans le Leu pliait bagage pour prendre l'air angevin et voir si les poulardes y étaient plus grasses.
En gros la Medicis commençait son ascension et voulait réunir quelques figures connues. Qu' à cela ne tienne, un dernier coup d'oeil a ses seins pigeonnants prêts à s'évader de leur coquet petit nid quand elle se baisserait pour saluer sa ou son suzerain, voilà qui valait bien la course de quelques dizaines de lieues a bride abattue sur une Noupi pétaradante comme une fanfare militaire.


- BOURGOGNE ! Range la masse, on va dans le monde. Ou plutôt emballe la, il me faut un présent pour la petite.
- C'est qu'elle est cognée mon vicomte.
- Demerde toi, enlève les touffes de cheveux alençonnais. Astique.
- Je parle de bosse... vous y êtes allé de bon coeur sur le Cdent...
- Bah elle finira dans une salle d'arme, t'inquiète pas pour une cabosse.


Premiere déconvenue, Blain, fief de la Banquise du même nom. Le Leu et son homme d'arme ralentissent et regardent furtivement autour d'eux lorsqu'ils pénètrent sur des terres hostiles.
Enfin, peut être grâce à une arbalète balancée de droite à gauche vers les fourrés, le duo arrive sur place et se fait annoncer... entendez par là qu'un laquais entre en trombe se coller à l'oreille de sa Maîtresse tout en se frottant le cul meurtri d'une botte impatiente à voir son commandement obéi.
- Le vicomte de St Pardoux..
- EST LA! Pour complaire à ma bonne amie aux charmes méditerranéens, dont le parfum rappelle le pin parasol et l'étreinte l'embrasement des aubes toscanes.


madeline, le 12/11/2010 à 21:34 a écrit:
Ah ce qu'on est bien à Blain ! Un véritable havre de paix où l'amitié a élu domicile. D'humeur joyeuse, Madeline virevolte d'un invité à l'autre. Elle aperçoit le canard à l'entrée et lui fait un signe amical de la main pour l'inviter à se joindre aux autres.
Augustine n'est pas en reste. Intendante de choc, elle est sur tous les fronts et n'en oublie pas pour autant de prendre soin de sa protégée.
D'ailleurs, la voilà qui vient lui tapoter sur l'épaule...


- Ah Dam par Christos... je le dégage celui-là ?
- Augustine, comment tu parles ? Dégager quelqu'un ? Tu n'y penses pas ! Dégager qui d'abord ?
- C'te suppôt du Sans Nom qui vient d'arriver !

Madeline tourne la tête délicatement et son regard bleu azur se noircit immédiatement.
Cela faisait un bout de temps que les épaules de Madeline ne s'étaient pas exprimées. En sommeil ou épuisées peut-être, Madelinou et Madelinette étaient restées bouches cousues.
Oui, cela faisait un sacré moment qu'elles ne s'étaient pas manifestées... Et comme toute chose endormie, le réveil est parfois un peu... brutal...


- Regarde moi cet enfant de catin qui débarque ! Retrousse tes manches ma grande et va faire connaître à ses gonades la douceur de ta poigne !
- Ne l'écoute pas Madeline. Tu es une fervente aristotélicienne et tu dois respecter ton prochain. Tu ne l'aimes pas, cela est vrai. Il ne t'aime pas, cela est vrai. Mais sois intelligente et accepte sa présence avec madgnificence.
- N'oublie pas que cette raclure t'a insultée toi et ton esturgeon ! Va chercher ta plus belle lame et embroche-le !
- L'amitié aristotélicienne doit être le maître mot, ta ligne de conduite, ton crédo...
- On achève bien les chevaux, va le crever !
- Pace e bene Madeline.
- Sus aux cons !

Tourmentée par ses épaules, la Madgnifique se dirige vers l'invité surprise d'Alessia, sûre d'elle.
- Le vicomte de St Pardoux..
- EST LA! Pour complaire à ma bonne amie aux charmes méditerranéens, dont le parfum rappelle le pin parasol et l'étreinte l'embrasement des aubes toscanes.

Calmement, elle reprend son garde :
- Yan, combien de fois dois-je te reprendre ? La conjugaison est une chose à ne jamais prendre à la légère mon petit. Ecoute bien et retiens : Le vicomte de St Pardoux ETAIT LA ! Tu vois, c'est tout de suite mieux... Et maintenant, raccompagnez le vicomte hors de mes terres à la vitesse grand V.

Est-il nécessaire de préciser que ses hommes exécutèrent l'ordre à la seconde ? Non, cela n'est pas nécessaire, c'est une évidence : avec la fonte des glaces, y'a plus de place sur la banquise... même pour un pingouin.


Attila Caligula, le 12/11/2010 à 21:55 a écrit:
Quelques molosses s'ébranlent dans le fond de la salle avant que le vicomte n'en atteigne le centre. Pas né de la dernière pluie, le Leu sent que l'heure n'est pas aux négociations de paix, aussi déballe-t-il avec empressement son cadeau, fort opportun reconnaissons le.
- Bourgogne, écarte toi, que j'étrenne....

A peine a-t-il le temps d'apercevoir l'impétrante qui jette quelques regards ici et là que les bassets hounds aux armes de Blain l'encadrent, Sans mot dire.
- Alessia ma tendre... écarte toi lourdaud, je vais malgré ta mine chafouine et ton front bas livrer mon présent à la noble jeune héroïne de la soirée. Alessia, puisse cette masse appuyer comme il se doit tes arguments déjà fort percutants. on s'en sert...

... AINSI!

fait le vicomte en imprimant un large moulinet à son bras tenant les 15 livres de bon acier verdunois. La course elliptique brille à son zénith, accrochant joliment la lueur des innombrables chandelles, avant de redescendre en prenant de la vitesse et traverser proprement l'espace -ténu- situé exactement entre les oreilles du chien de garde le plus proche, évidant du même mouvement le dit espace de toute matière qui s'y trouvait, fort heureusement peu utile.

- Oups!

Lâchant le manche de l'arme qui dégringole à mesure que le cadavre réalise son nouvel état de morbidité, le Vicomte se recule pendant que les jumeaux du "porteur du présent d'Alessia" réalise que quelque chose est arrivé a leur effectif.

- Prenez en bien soin ma douce, vous aurez constaté qu'elle est en parfait etat de marche.
Marquise, on n'est jamais si bien qu'entre soi. Quitte a porter les stigmates de la consanguinité. Vous savez, vos petits bras et votre grosse tête... Adieu donc..

Bourgogne fermant la marche, le Vicomte sort tandis que le mur de gros bras se referme sur lui.
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Lun 29 Nov - 13:16

Vassilissa convalescente a Alençon, Attila décide de la rejoindre apres avoir ravitaillé les restes de l'armée HydrOuest réfugiée plus loin.
Sur le chemin, une rencontre fortuite (mais hautement prévisible, avouons le) laisse attila sur le carreau, pour 45 bonnes journées à Argentan.



Livre de recette, comment réssuciter un Vicomte trépassé

Vassilissa a écrit:
Ce soir là, la Blonde a quitté les murs rassurants de la ville d’Alençon, pour s’enfoncer dans la forêt magique qui la borde les soirs d’automne. Mille et un bruits sillonnent ses sentiers, tandis que la jeune femme s’enfonce sous la pénombre des arbres centenaires. Le vent dans les feuilles les fait chuchoter, et la petite pluie fine qui tombe sur la mousse fait frissonner le bois et tous ses habitants. Un loup efflanqué traverse l’allée, suivi par un blaireau et par deux sangliers. C’est une drôle de nuit que celle qu’elle a choisie.
La lune soudain éclaire une clairière, grignotée de nuages qui voudraient l’avaler et rendre sa noirceur au soir qui commence. Vass frissonne, angoissée, la main sur son épée qui ne pourra rien faire face à Celui qu’elle veut.

Ils sont là, tous les trois, jouant au cartes assis à même le sol. Le vieux à barbe blanche affiche un air paisible, tandis que son voisin triche à tour de bras. L’Ankhou planque les as dans les manches de sa cape. L’Aveugle ricane sans fin, car il voit au delà des cartes, le monde qui s’écroule dans un chaos sans nom.

La Blonde s’avance sans baisser les yeux, sûre de ce qu’elle est venue chercher. Son épée bat maintenant sur sa hanche, inutile et oubliée. Les Trois la regarde sans la voir, lisant au fond d’elle comme dans un livre ouvert. Elle vient seule et ne se défend pas, comme chaque fois qu’ils la voient. Pourtant, cette fois, ce n’est pas pour elle qu’elle vient.


- Dode ! C’est Toi que je viens voir.

L’Aveugle bondit, vif et fringuant comme un jeune premier, et sa cape claque au vent tandis qu’il se dresse, immense et terrifiant. Ses yeux brillent comme la braise, et sa voix d’outre tombe fait trembler les lapereaux au plus profond des nids. L’herbe crame sous ses pas, crépitants doucement tandis qu’il s’avance à grands pas jusqu’à elle.

- Il était pleutre et faible, Vassilissa. Et tu es pire que lui. Humaine, que viens tu faire ici ? Nous crier ton angoisse, tes peurs de femelle ? Il est mort, il le méritait, va. Il ne croyait plus. Tu sais qu’il faut toujours croire, ou à défaut faire semblant. Le Chaos, Vassilissa. Seul le Chaos, ma Misère, doit occuper vos pensées !
- Je sais tout ça, Dode. Mais Tu l’as fais ainsi. Comme Tu m’as modelée à tes désirs pour que Ta mission soit remplie. Sans cœur et sans état d’âme. Je ne t’ai rien réclamé, Dode, que mon propre trépas. Et je suis toujours là, à servir Tes envies. Alors rends le moi.
- Je ne te dois rien, misérable chose ressentante ! Tu devrais plutôt…
- Dode ! Combien m’as-tu pris, combien ai-je perdu d’amis pour te suivre ? Je te réclame celui-là, parce que c’est Toi qui me l’as donné ! Te rappelles-Tu ? Lorsque Tu m’as tout pris pour ne m’en laisser qu’un…
- Tais-toi, Vassilissa. Tu étais tellement ridiculement perdue…
- Je le serai encore !
- Je n’en doute pas.

Il a un moment de réflexion devant cette réalité qu’elle lui impose, déstabilisé qu’il est par la médiocrité humaine. Que n’a-t-il une hydre véritable pour accomplir Son désir ? Tout serait tellement…

- Il fout le bordel dans mon purgatoire… Trois fois qu'Saint Pierre me rédige un rapport, et ça fait pas six heures...
- Il a croqué mon tibia quand j’y suis allé… Il a fallu me poser une prothèse.
*silence*
- Dody, Tu ne penses pas que ce serait plus raisonnable de leur laisser à eux ?
*silence*
- ... Tristote a souvent tort, mais pour une fois, je me demande si… Il n’est pas à sa place dans un chariot d’ossements. Redonne-leur, s’il te plait.
- Oui, fais comme tu sais faire, vends lui deux trois serments de fidélité, pousse une gueulante, et va-z-y qu’on leur rend !
- Mmmmmh…

Ils ont raison, il le sait. C’est d’ailleurs le problème de tous Ses allumés. Ils n’ont de place que dans une armée de fous siégeant devant un château. Dès qu’on les sort de là, dans n’importe quel tribunal ils zizanisent, que ce soit celui du Très Haut ou des hommes. Le Dodécalogue soupire, tiraillé, partagé. Puis, lentement, comme on voit une île sombrer dans les flots, un sourire hilare gagne son affolant visage. Il ricane, ricane, sans parvenir à s’arrêter.

- Ainsi, tu le veux, Vassilissa ? Tu le veux vraiment, ton petit louveteau ?

Il la regarde avec dans les yeux la méchanceté du monde, et elle comprend que cette fois, ce ne sera pas quelques jours de calvaire, mais plutôt quelques mois. Qu'importe, elle ira jusqu'au bout. Parce que c'est lui.

- Alors va le chercher !!!!

Et la clairière efface dans un joli flouté, tandis que son ricanement plane comme une menace sans fin sur la suite de ses rêves.




--Le_dodecalogue. a écrit:


La main noueuse jaillit et attrapa la blonde tignasse, la clairière cessa de trembloter et s'imposa de nouveau autour de la jeune femme. Et la voix éraillée retentit à son oreille.
- Je n'ai pas fini! Tu dois savoir que vous commencez à me casser les noix à crever tous les quatre matins. Il n y a pas marqué "Miracles à gogo" et les collègues, ces charlatans, même s'ils trouvent encore des naïfs à pigeonner, vont finir par me faire la tronche pour concurrence déloyale.
Les orbites vides firent un rapide tour d'horizon: en effet les autres faisaient méchamment la gueule. Le Dodécalogue haussa les épaules et revint à la petite blonde qui avait déjà eu droit à plusieurs ordonnances, et des sévères.
- Ça fait combien pour toi petite Vassilissa? Trois? Quatre? Je vais penser à vous octroyer un nombre fixe de vies, une fois pour toutes. Comme les chats. VOus ferez peut être plus attention à vos entrailles au lieu de les répandre bêtement dès que vous croisez une ridicule armée en faucheuse.
- C'est pas la faux, c'est leur saloperie de liste. Genre, "on veut pas de vous dans notre monde, crevez!"
protesta la louve blonde en montrant les dents. "Tu me le rends oui ou crotte?"
- Liste, faucheuse, on s'en fout. Les dommages collatéraux, on s'en balance. Non, il a un gage! Il passe son tour! Hop, au frigo le Leu! Ça lui fera les crocs. Regarde moi un peu dans quel état il s'est foutu!

D'un geste nerveux du poignet, le vieux fou qui servait de Maître à l'Hydre fit apparaître une volute de brouillard sur lequel se dessina la dépouille du vicomte, une jeune femme rousse accroupie sur son visage.
- Il en a vu d'autres!" grimaça Vassilissa en jetant une poignée de terre sur l'apparition.
- Ça fait deux fois! Je ne compte pas la toute première quand du haut de ses quinze ans il a voulu voir combien de temps il pouvait jeûner. C'est comme ça que je l'ai "éveillé". Tout en le décourageant de tester combien de temps il pouvait être abstinent. Ou se passer d'aller aux latrines, ou Je ne sais quoi.
- Deux fois seulement? Quel planqué! Hey vicomte!"
lança Vass à l'image faiblissante, "tu peux déjà faire une croix sur ta troisième vie. Quand je suis en pétard, je corrige plus, je disperse!"
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Lun 29 Nov - 13:19

Vassilissa a écrit:
Surréaliste, idéaliste. L'image du Vicomte se dissipe.
La Blonde, maintenant folle de rage, tape du poing dans la fumée épaisse :


- Tu me fais rire, le Dode, avec tes miracles à gogo et tes discours à deux écus ! Tu me fais rire, quand tu comptes les vies que gracieusement tu nous imposes, au milieu des guerres et du grand chaos. Tu penses vraiment que c'est un cadeau, cet espèce de Leu que tu m'as collé dans les pattes, ces fragments de vie que tu m'as rendus et qui ne sont semés que de haine, de prison et d'cadavres ? Mais reprends-les, Dode ! Reprends-les, laisse moi vivre ma mort au paradis d'Tristote ! Laisse moi draguer les saints et rend'jalouses les saintes !

- Hum hum...


Le barbu ne dort pas, loin de là. Et à l'évocation du danger imminent, sa nature patiente se révolte et s'anime.

- Si j'ai un mot à dire sur ce sujet douteux...
- T'as pas grand chose à dire, l'Ancien ! Tous les deux, vous êtes dans le même camp, celui des empêcheurs de tourner bien rond ! Les vers devraient depuis longtemps me manger les orteils, mon crâne d'vrait sonner creux et mes viscères fondre. Or je suis toujours là, à souffrir vos rêves de Noirceur et vos imaginaires de Terreur, pour Votre plus grand plaisir...
- Ne nous mets pas dans le même sac... C'est le plus taré de Nous trois. Je réclame ta mort depuis longtemps déjà. Quand tu as fait le choix de ne plus Me servir...
- De ne plus servir l'Eglise que vous vous êtes choisie ! J'ai toujours cru en Vous !
- Eux ou moi c'est pareil. Tu es allée trop loin.
- On ne parle pas de moi !!! Vic ne vous a rien fait !

La vision d'un Leu courant nu dans les bois, du sang tâchant ses lèvres, apparue dans les airs. Dans les eaux d'une fontaine, son reflet scintillant fait rougir même la lune.


- Il fait moche, dans ma collection de blondinets volants...

La Blonde voudrait hurler tellement c'est ridicule. Son monde sans le Vicomte, c'est une bière sans bulle, une chambre d'auberge à un seul oreiller. Elle n'imagine même pas. Ne veut pas y penser. Alors, elle se redresse, jaugeant de son regard fier le fantôme vaporeux de l'Aveugle :

- Je ferai n'importe quoi pour que Tu me le rendes, Dode. N'importe quoi. Tu n'as qu'à dire.
- Ne fais pas l'idiote, Vassilissa. Il y a des choses qu'on ne peut pas donner, même à un Fou ou un Dieu.
- J'donn'rais tout pour lui !

Flouté sur une gamine blonde courant derrière le plus moche cabot de la terre. Des rires d'enfants résonnent tandis que Vass perd tout. La terre tourne, et les rires se changent en rugissements féroces, tandis que le sol s'ouvre en deux devant ses pieds.

- Heureusement pour toi, son âme est pure et ne m'intéresse pas. Je veux plus. Mon désir est sans fin. Saute, Vassilissa. Si tu veux le sauver, saute.


Alors, sans ajouter un mot, la Blonde s'élance et saute.
Dans le Néant.


Attila_caligula a écrit:


Un petit pas pour la môme, et un pas minuscule pour l'humanité, qui patauge en pleine superstition naïve et vaguement théâtrale su la Lune, qui comme chacun sait, n'est qu'un Gros Gruyère, ou Emmental, enfin un fromage a trou.

- Non mais là n'importe quoi! Et moi je suis quoi? La Fromagère?

Cette voix sifflante et dédaigneuse, c'est celle de Belzébuth, Prince démon de l'avarice, l'un des sept à avoir connement suivi les paroles flatteuses et les promesses faciles du Sans Nom. Quand on est con, ça se paye. Il est damné pour l'Eternité à voler les âmes errantes de la Lune, sous la forme d'une araignée énorme et couverte d'or. Il suce la sang, dérobe, affame et rabaisse les malheureux, ensevelis dans la m.erde jusqu'au cou. Le Prince Démon voit Vassilissa alunir gracieusement en soulevant un maigre nuage de poussières et se rue sur elle.
- Qu'est ce que tu viens faire là toi? On t'a pas sonnée, pas encore. Et c'est une propriété privée ici. On n'est pas un terrain communal. T'as de quoi payer?
D'un bond la gigantesque araignée est sur Vass, palpant de ses pattes dorées la mise de la jeune femme, scrutant ses effets de milliers de petits yeux en diamant.
- Bas les pattes Belzéb', je ne suis pas à toi!
- Pas encore. Mais tu m'intéresse, tu commence à avoir joli pécule.
- Tu parles! Mon pécule est comme mon pucelage! Je les ai confié à de beaux parleurs. A ce propos. Je suis là pour l'un d'eux, celui du pécule, pas du pucelage. Il est dans le coin?
- Mmmh à combien estimes tu cette information? Si tu t'attends à avoir des cadeaux ici, t'es mal tombée.
- j'ai rien ici, juste ma peau et...
- Je n'aime que l'or, tu verras pour ta vertu avec Asmodée"
dit le Prince Démon en rigolant.
Vass regarde le Prince de l'Avarice avec défi, sort sa dague et l'agite sous le nez de Belzébuth.

- De jolis fils d'or, fins et lumineux comme des rayons de soleil, ça te dirait?
- Donne! Je l'exige"
dit le Prince avec une once de folie dans ses yeux étincelants. A croire que le Soleil et sa lumière dorée ont sur le Prince un effet bien plus douloureux que sur les autres créatures infernales.
D'un geste sec, Vass coupe une de ses mèches blondes et la tend au Prince Araignée.

- Je veux tout! siffle le Démon.


Plus tard c'est une Vass furieuse et chauve comme un oeuf qui arpente les plaines désolées de la Lune.
Quand le crâne de Vass fut devenu aussi lisse qu'une tonsure de moine la jeune femme avait lancé un "alors?" plein d'espoir.
Le Prince Démon avait platement répondu "J'ai dit tout" en faisant claquer une paire de ciseaux vers les braies de Vass.
Qui s'executa de bien mauvaise grâce, en promettant de faire payer l'addition au Leu quand elle remettrait la patte dessus.



- Tout ça pour ça! grogne la jeune femme en donnant un coup de pied sur un crâne de damné.
- Aïe! pas une raison pour vous venger sur moi! J'en bave déjà bien assez!
- La ferme toi. Mon vicomte est même pas là, je me suis faite tondre par Belzéb' pour m'entendre dire qu'il était trop dépensier pour l'intéresser. Où est ce qu'il crêche le Léviatruc?
- Oooh le Prince de la Colère. M'est avis que vous allez vous entendre.



Merci aux auteurs de Rome, pour une fois que ça sert à quelqu'un d'autre qu'un curé...
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Lun 29 Nov - 13:21

Vassilissa a écrit:
Le silence était écrasant. De temps en temps, une pierre roulait sous son pied, et son cri résonnait contre les collines mornes affleurant l’horizon. Cela faisait des heures qu’elle avait quitté Belzébuth et son or, et l’effervescence qui régnait à l’entrée de la Lune s’était peu à peu calmée, laissant la place à un désert sans nom.

- Ma petite Vass, je crois qu’on s’est trompées. Le terrible Léviatruc peut pas trouver la paix dans un recoin pareil, ou alors j’me fais nonne !

Sa phrase à peine achevée, la bure la grattait. Elle jura.

- Mais quoi ! On peut rien dire, c’est ça ? Le moindre petit mot peut être pris de travers ?

Un long éclat de rire fut seul à lui répondre, et quelques gravillons dévalèrent la pente, entrainés par un sac qui roula à ses pieds.Elle sauta en arrière, jetant aux alentours quelques regards inquiets qui ne trouvèrent personne, avant de se pencher vers l’étrange cadeau. Du sang coulait sur le chemin. Elle shoota alors dans l’agaçant présage… Elle approchait.
Encore quelques pas, et elle les aperçut derrière la colline. Ils étaient cent, ils étaient mille, ils étaient l’armée de Léviathan. Leurs yeux brûlaient dans les brumes malsaines, rougeoyants et pleins de colère. Ils étaient les pécheurs, et Vass en les voyant repensa Confession.
Elle s’avança pourtant, car il le fallait bien. Lui seul pouvait l’aider, sur cette Lune où le verbe aider était aberration.



- QUI OSE ME DERANGER ?


La Blonde cette fois-ci ne pu que sursauter, quand une ombre gigantesque tomba dessus ses mains et sur le monde entier. Elle fit volte face pour affronter le monstre, et un froid indicible s’insinua dans son âme. Il était grand, immense, et ses narines crachaient de courtes flammes. Ses yeux étaient la haine, et ses poings la colère. Ses cornes faisaient de lui un Taureau de cauchemars. Son corps était bardé d’une armure de plaques, et il brandissait une arme singulière. Vass le détailla des sabots jusqu’au casque, avant de désigner vaguement son entrejambe :


- Le reste fait peur aussi ?

Il grogna de fureur et rugit de nouveau.

- SI JE TE MONTRAIS, TU EN CREVERAIS, MISERABLE MORTELLE ! QUE VIENS-TU FAIRE ICI ?
- Je viens chercher l’Vicomte. Mon ami. L’as-tu vu ?
- COMMENT PAYES-TU ?
- J’n’ai plus rien, que veux-tu ?
- TA PLUS BELLE COLERE !
- Elle est ma vie, tu ne peux pas...
- BIEN SÛR QUE SI. DONNE LA MOI !

Elle grimaça de douleur quand son épée chauffée à blanc vint arracher de son cœur son plus beau souvenir. Quelques mois passés auprès de l’homme qu’elle avait aimé plus que tout, et qui s’étaient finis dans la colère froide, quand il était parti pour ne pas l’aimer trop. Elle revit sa plume tremblant sur le velin quand elle lui écrivait pour tenter de comprendre, elle le revit plus tard, au bras d’une autre blonde qui portait son enfant. Sa plus belle raison de se mettre en colère. Des années de chagrin et d’amertume, passées à se dire qu’il aurait mieux valu le haïr. Tout cela disparut dans un grésillement sec, et il ne resta rien qu’un cœur morne et transi dans la campagne gelée. Elle leva les yeux vers le démon terrible :

- Alors ? Et mon vicomte ?
- JE N’AVAIS RIEN A LUI APPRENDRE QU’IL NE SACHE DEJA. JE NE L’AI DONC PAS VU. VA VOIR UN PEU PLUS LOIN, CHEZ LUCIFER, PEUT-ÊTRE.

Il tourna les talons, suivi par son armée de fantômes trépassés. Et la Blonde resta là, perdue parmi les ombres, les larmes coulant sans fin sur son visage tendre. Son sourire n’était plus, et pourtant coûte que coûte il fallait continuer. Elle hésitait déjà, et maugréa tout bas :

- Quelle forme vas-tu prendre, Lucifer ? Dans quelle sombre histoire vais-je encore me trainer ?

La vraie question bien sûr elle ne la posa pas. Qu’allait-elle donc perdre, la prochaine fois ? Son cœur douloureux cognait dans sa poitrine, quand elle reprit la route menant au Prince de l’Acédie.


Attila_caligula a écrit:


La jeune femme finit par buter sur les berges d'un fleuve aux eaux noirs et fumantes. Le Léthé des anciens trouvait ici un cours immuable et paresseux. Y tremper ne serait ce qu'un orteil serait se condamner à se perdre pour l'Etrnité, oublier sa vie, son nom jusqu'à oublier son essence. Ce que font les morts en gagnant l'Enfer en somme. Vassilissa n'étant ni prête ni en galante compagnie qui eut pu l'inciter à un bain récréatif, elle entreprit de remonter le lit du fleuve pour trouver un gué à pied sec.
Après une longue marche dans les vapeurs entêtantes montant des eaux troubles, elle arriva à une petite colline aride ou une silhouette était accroupie. Un vieillard pleurait des larmes froides et vaporeuses qui dévalaient ensuite les flancs de la colline pour ruisseler en ce méphitique et néfaste fleuve.
Lucifer, Prince de l'Acédie trônait en Enfer.

- Lucifer, Prince des Enfers, m'accorderas tu audience?
Vass n'en était plus à un Prince Démon près. Ils n'étaient pas si terribles quand on avait le Dode quelquepart avec soi. Leur gros bluff se dégonflait comme par magie. Après tout ils n'étaient pas autre chose: les descendants d'innombrables générations de mages, shamans, sorciers et grands charlatans des ages sauvages où l'homme cueillait et chassait nu comme un ver.
Le vieillard releva un visage inondé de larmes noires et fixa Vassilissa d'un regard froid d'homme mort.

- Qui que tu sois, renonce à tout espoir en entrant ici. Tu es sur mes terres et l'espoir et la prière en sont bannis.
- Je cherche mon vicomte. Parait qu'il traine chez toi. Rapport à sa spiritualité faiblarde et son petit travers tres materialiste. Tu vois de qui je veux parler?

Les yeux morts du vieux Lucifer s'allumèrent d'un bref reflet de ce qui fut autrefois le feu du Porteur de Lumière.
- Ah lui! Lui qui loin de se lamenter de n'avoir point cru s'entête dans sa folie et continue de glapir que tout ce ci n'est que foutaises et poudre aux yeux!
- Ouiiii! C'est exactement le bonhomme. Limite têtu. Pas près d'admettre qu'il a tort. D'ailleurs je suis pas convaincue qu'il soit dans l'erreur...
- Aaah maudite engeance Dodécalée! Quittez mon royaume avant que d'autres vous entendent et ne vous suivent. non mais je vous jure, où allons nous si même en Enfer vous recrutez maintenant!
- Viiiiicomte! Atti!

De derrière la colline une voix a nulle autre pareille monta, rauque et grave dans son rugissement de joie.
- Vass? Ma Nitouche, tu m'as retrouvé!
La silhouette dégingandée du vicomte apparut bientôt et prit la jeune femme dans ses bras en battant de la queue.
- Toujours heureux de me revoir à ce que je vois.
- Toujours. Ce vieux bouc refuse d'admettre qu'il n'existe pas. Sinon tu penses bien que je ne serai pas resté si longtemps.
- Non mais voilà! Vous l'entendez? Un fou! C'est un fou! Débarrassez moi le plancher!
- Oui, on rentre Vic. T'as failli me manquer.

Le leu prend le visage de Vassilissa entre ses pattes et la regarde de ses yeux d'un jaune plus doux que cruel.
- Toi, ta réalité est mon ancre, sans toi.. à quoi bon. Mais tu es là, réelle, plus même que Dode. Alors viens, je m'amuse trop et nous allons visiter un vieil ami de ta connaissance.
- Vraiment? Mon ptit curé a finalement échoué ici?
- Non, je parle d'Azazel.
- Pfff oui je le connais lui.


Les deux âmes soeurs contournèrent la colline pour passer le fleuve de larmes luciferiennes et poursuivre leur chemin. Devisant nonchalamment dans cette plaine balayée par le vent du mépris divin, ils n'avaient d'autres préoccupation que de faire bonne route, ensemble.
Tandis que le Vieux Lucifer reprenait ses lamentations geignardes sur un ton nouveau:

- Me revoici seul, qui me distraira de sa folie douce? Qui fera entendre ses moqueries à la face du Tout Puissant pour ma plus grande joie... passagère.

- Et pourquoi devons nous aller le voir l'Azazel? T'sais bien qu'il me fiche des frissons et que je suis faible comme une libellule face à ses charmes.
- Je serai là, et pour une fois qu'on est ici, autant tout voir non ?
- Ouais mais lui, j'esperais bien ne pas le voir... tu parles! le seul péché mignon... la Gourmandise.
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Jeu 9 Déc - 8:33

Vassilissa a écrit:
Sa main avait trouvé la sienne quand le paysage se mit à changer. Tout autour d'eux, le ciel s'assombrissait, comme pour enfanter le plus grand orage que la Lune ait jamais connu. Mais les nuages qui noircissaient de minute en minute n'avaient rien à voir avec une quelconque pluie régénératrice. L'électricité qui s'en échappait crépitait sèchement, illuminant le sol de lueurs irréelles. Et soudain, dans un craquements sinistres, les premières gouttes d'acides commencèrent à tomber, faisant hurler de peine les quelques âmes errant dans cette partie du monde.

Alors, la Blonde, pour éviter la brûlure infernale, chercha le bras du Leu de sa menotte tendre. Baissant les yeux vers elle, sans prononcer un mot, il les drapa tous deux de son manteau de noble. Et ils continuèrent un moment d’avancer, drapés dans cette unique couverture, n’osant pas dire tout haut ce qu’ils pensaient tout bas. Que ça sentait pas bon, qu’ça se finirait mal… Et que tout ça pour lui…
Elle lui jetait quelques regards en coin. Il avait maigri, son poil était terne et sa babine un brun plus pendante… Pourtant il n’avait pas changé. Il la rattrappait d’une main et de justesse quand elle trébuchait, mais ne s’arrêtait pas même si elle le priait :


- J’ai un caillou dans ma chausse !
- J’ai soif !
- Ça me gratte dans mes braies…

Il n’avait même pas daigné hausser un seul sourcil, preuve qu’il ne se souciait que du but à atteindre. Mais que pouvait-il attendre de ce fameux Azazel vers lequel ils couraient ?

La pluie avait cessé, ne laissant derrière elle que des âmes esseulées et gémissantes, et qui erraient sans but sur la même route qu’eux. Enfin, ils arrivèrent près d’un abîme, étrange anfractuosité d’où montait une triste complainte. Et rongée par l’angoisse de la curiosité, Vass se pencha vers elle.

Le spectacle vu d’en haut était assez frayant, et elle retint son souffle. De toutes parts des spectres arrivaient, tendant des mains avides et dénuées de chair. Les fontaines coulaient d’un infâme breuvage, un peu trop rouge ma foy pour être du bon vin. Et tandis qu’ils buvaient en riant aux étoiles, ils devenaient plus maigres, plus cassants et plus noirs. Certains même se battaient pour atteindre les sources.
Et au centre du trou se trouvait Azazel, vaste boule de matière dont on ne voyait rien mais qui rayonnait loin de malfaisance rentrée. La blonde recula quand il leva les yeux qu’il avait rouges et sombres, cherchant qui, dans le lot, assouvirait sa faim.


- Vic, je voudrais qu’on parte.

Il ne répondit pas tout de suite, et elle se retourna, inquiète. Les yeux hagards et fous, la gueule tout entrouverte et la langue pendante, le Vicomte d’Ysengrin semblait gelé sur place. Elle grogna :


- C’est bien le moment de jouer à un deux trois soleil, tiens… C’est bon, je t’ai vuuuuu…

Mais comme elle disait ça, elle aperçut aussi ce qui le faisait maintenant baver, tout fauve qu’il était. A quelques pas de lui, tournant sur une broche longue comme deux épées, un énorme cochon cuisait et rissolait. Un peu plus loin, c’était un bœuf qui offrait son derrière à la léchouille des flammes. La route était semée de viande et cochonailles, traçant ligne directe vers le monstre et sa gueule. Vass réalisé aussitôt le danger, et hurla comme une femme :


- Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiic, nooooooooooooooooooon !

Il avançait déjà, mû par l’alléchant piège, et quand elle se pendit à son bras, affolée, il l’envoya d’un coup voler plusieurs mètres. Elle jura :

- Bordel, Attila d’Ysengrin ! J’vous somme de reculer !

Il avançait toujours, sans entendre ses cris. Alors elle bondit et se campa devant lui, arrachant sa chemise en désespoir de cause, dévoilant le plus beau décolleté qui soit et gueulant de plus belle, comme pour sauver sa peau :

- Viiiiiiiiiiiiiiiiic, regarde moi ! Viiiiiiiiiiiiic, ne va pas par là ! Regarde, c’est moi, ton fruit défendu ! Viiiiiiiiiiiiiiiic !

Désespérée, presqu’hystérique, la blonde était campée au milieu de la route, l’un de ses seins pointus sortant de sous sa chemise. L’œil lubrique du Vicomte s’arrêta droit dessus, éclairant son museau d’une grimace d’envie.

- Ma Minouche…

Mais c’était au tour de Vass de lutter contre la folie. Ses yeux partaient ailleurs, voyant au bord du chemin ce qui n’y était pas et n’y serait jamais.

- Oh, une toute petite carotte… Oh, Vic, un petit pois !!! Laisse-moi y aller !

Mais il n’en allait plus ainsi dans l’esprit du vicomte, émoustillé tantôt par miche croustillante. Et d’une main vigoureuse, il souleva la donzelle, la calant sous son bras comme paquet de feuilles mortes.

- Grmbl… J’t’en coll’rais, des p’tits pois… Allez, viens, on s’en va ! De toute façon il me déçoit, l’Azazel… Trop de sensationnel mais pas assez d’éclat.

Elle cognait de ses poings, mais il ne lâcha pas.

Attila_caligula a écrit:
Tandis qu'il porte une Minouche toutes griffes dehors sur l'épaule, le Leu vagabonde dans sa tête. L'Enfer lunaire, il le sait bien, n'est qu'une illusion, une chimère dans laquelle on peut voyager, même si bien peu s'y risquent, à part quelques visionnaires trop rares de l'Eglise ou quelques fols en mal d'aventures comme lui. Mais sa destination finale, c'était le grand Oblivion, le trou noir dont on ne ressort pas. Celui qui avale tout sans faire de remous et dont les implacables ondes lissent et effacent toute trace dans les royaumes.
Et qui est venue le chercher, le tirer par les poils des oreilles, lui hurler aux esgourdes que le temps n'est pas encore venu?
La jeune panthère blonde qui crache et siffle sur son épaule. Vassilissa à l'âme et au tétin généreux.
Il affermit sa prise sur une fesse musclée et sent une onde de chaleur remonter le long de ses nerfs.
Ils entrent sur le territoire d'Asmodée, Prince Démon de la Luxure.
Les mains de sa captive qui lui lacéraient le cuir pétrissent maintenant ses muscles, ses doigts se perdant entre ses poils avec sensualité.
Il y a quelques instants, elle lui offrait ses seins en pâture pour détourner le vicomte d'un appétit qui n'aurait fait qu'enfler avec son ventre. Peut être qu'elle lui offrirait...
Il y avait autre chose qui commençait à enfler.
Et douloureusement.
Le Leu repose la jeune femme qui le regarde, le feu aux joues, des étoiles dans les yeux. Ils se font face, s'approchent avec la lenteur de deux feuilles flottant sur l'eau calme. Leur front se touchent, ils sont nez à truffe. Menottes dans Paluches, souffle contre souffle.

- Ici on ressent le désir le plus charnel, l'excitation la plus profonde, le trouble le plus intense, l'émoi des sens jusqu'à la douleur" dit une voix gutturale aux chaudes résonances.
- Et jamais on ne l'assouvit. C'est le Prix. C'est mon Plaisir.
Asmodée est là, gigantesque, aux formes sinueuses, aux muscles luisants, aux courbes obscènes. Ses attributs masculins sont héroïques, monstrueux, effrayants, et tendus d'un vigueur surnaturelle, d'un désir tellement flagrant qu'il provoque l'épouvante. Sa langue pointue, démesurée, court sur des lèvres humides et molles jusqu'à lisser ses sourcils obliques.
- La petite catin me plaît bien, mais toi mon loup, tu vas le sentir passer" poursuit Asmodée en gloussant d'un halètement bestial. "je vais t'embrocher comme pourceau sur le gril et tu couineras comme tel."
Le Leu ne fait pas le malin, la perspective est épouvantable. L'engin démoniaque défiant toute loi des proportions.
Pourtant, la vision Infernale d'une broche obscène lui déclenche un rictus railleur

- Dis moi Asmodée, connais tu celle du hamster et du Chatterton? Il faut absolument que je te la narres et que tu l'expérimentes, avec le Dragonet Castelcerf...
- Ah lui! je l'attends avec impatience. Jamais vecteur de vérole n'a si complètement rempli son office. et depuis fort longtemps. Je t'écoute..." dit le Prince Démon en se penchant jusqu'au Leu. Ce dernier s'empresse de lui murmurer à l'oreille l'usage qu'il faut faire du Chatterton quand on a de gros appétits et de petits débouchés. Asmodée glousse, lâche un pet roucoulant, se gratte la raie et finit par s'esclaffer.
- Je vais m'en procurer de ce pas, ne bougez pas vous deux..." dit le colosse érotomane en s'éloignant.

- Nous v'la seuls Vic"
dit la jeune femme en se lovant contre le Leu
- Oui ma Minouche, même s'il vaut mieux ne pas s'attarder ici.
- Ouais, de toute façon, ici on n'assouvit pas, d'après ce qu'il a dit.
- On n'a jamais assouvi sur le monde terrestre non plus, tu sais?
- Parce que t'es une nouille.
- Al dente!
- Des promesses!
- Tirons nous d'ici.
- Porte moi comme tout à l'heure"
dit elle avec un sourire enjôleur.
L'Ysengrin s'execute et affermit sa prise sur le fondement de la brigande qui sourit.

- Carotte, asperge, cornichons, les légumes y a que ça de vrai. Pas vrai mon Vic?
- Gigot, poitrine fumée, jarret, joues et cuissots, moi je suis très chair fraîche!
-- M'a donné faim le Grand Coquin.


Leu et Minouche s'éloignent dans la désolation lunaire, se demandant probablement comment rentrer dans leurs pénates.
Dode y pourvoira?
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Mar 25 Jan - 5:46

Heures et pensées de Chinon. Specialement pour les orfèvres du genre, Lab, Nénu, Mahaud, quelques autres:

Attila_caligula a écrit:
Le Leu pense très fort

- Gnnnnnnnnnnnni

Puis arrache quelques feuilles de papier d'un couteux grimoire.

Apres s'etre rhabillé, ceinture bien resserrée, il sort en sifflotant.
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Jeu 10 Fév - 14:40

variations sur un même thème... Heures et pensées de Gueret

Attila_caligula a écrit:
A l'heure où tous les chats sont gris, l'heure mélancolique, l'heure romanesque, l'heure des rendez vous amoureux et clandestins, l'heure du premier baiser, du premier émoi, l'heure à laquelle on meurt sans bruit, l'heure qui étreint le coeur d'un spasme glacé, l'heure du hurlement des chiens, l'heure qui bascule, l'heure des fumées de cheminées qui s"élèvent paresseusement, l'heure qui sent le bois brulé, l'heure de rentrer du labeur, rentrer les bêtes, rentrer les foins, entre chiens et loups donc, le vicomte de St Pardoux va couler son bronze.
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Jeu 17 Mar - 14:37

Résumé:
Elu vice comte du limousin, je me fais haïr a tour de bras. Apres avoir nettoyé le conseil de ses gêneurs (trois démissions, je pète la forme), ma fiancée en subit les conséquences, prise à partie, attaquée, conspuée, on croit m'atteindre par son biais supposé plus fragile.
Comme on se trompe!
Alda la Promise plonge dans les eaux de la VIenne pour fuir la mechanceté des démissionnaires et...

Attila_caligula a écrit:
- Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrfffflllllllll!

Ce doux bruit de charge de cavalerie lourde sur un sol humide, ce paisible tremblement de terre qui fait fuir les animaux nocturnes à plus d'une lieue de son origine, ce soupir divin qui dévale les flancs du Mt Olympe sans foudroyer, c'est le sommeil Ysengrin.
Lourd, profond, il est comme tout ce que fait le vicomte: sans retenue aucune. Sans complexe. Légèement chiant pour son entourage, disons le.
Le Lit d'Excideuil est vaste. Mieux, il en est le seul occupant, et pourtant sa jambe dépasse d'un coté, tandis que son bras git à moitié dehors, de l'autre. Bien loin des berges de la VIenne où des brunes, des blondinettes et d'autres encore, se baladent nuitamment, probablement troublés par une conscience agitée. Conscience dont certains soupçonnent le vicomte d'être totalement dépourvu.
A le voir, on pourrait même croire qu'il n y a pas plus d'âme en lui que dans la bûche dont il mime l'activité motrice.
Et puis un œil jaune s'ouvre, une langue rouge sang passe sur des babines noires comme la nuit, un éclat ivoirin brille fugacement. L'œil balaye rapidement la chambre de la Châtelaine, vif et mauvais. Arégonde n'est pas encore rentrée. Elle n'avait pas voulu rentrer immédiatement, pretextant avoir besoin de la quiétude d'une promenade nocturne. L'Ysengrin n'avait pas insisté et était parti chez sa Promise dans l'attente de son retour. Chacun en Limousin savait le lien qui les unissait et quiconque oserait porter tort à sa chère cousine encourrait les foudres du futur marié.
L'oeil brillant se referme, la poitrine reprend un rythme lent, et

- Rrrrrrrrrrrrffffffffffllllllllll...
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MessageSujet: Re: Ysengrineries diverses   Jeu 24 Mar - 15:40

Des bruits divers des Papistes contre les hérétiques.
Tout commence par l annonce de Namaycush qui a l'air d'être a court de viande fraiche:

Citation :

A Sa Majesté Béatrice de Castelmaure-Frayner
A Ses Grands officiers
A Ses Feudataires
A Sa Noblesse
A son Peuple.



De moi, Namaycush Salmo Salar, Légitime vassal du Cardinal Cyril Kad d’Azayes, Imperator de la Sérénissime Cardinalice Ingeburge, Vicomte de l’Aubusson, Baron du Dorat, Seigneur de l’Agonac comme de Ste Anne, Commandant de l’armée « Memento domine famulorum », ci-devant Glaive de l’Eglise et Fléau du Lion de Judas.



En croisade pour Rome en la désormais très aristotélicienne Genève, il importe qu’il soit su de tous, que les hérétiques subissent revers sur revers, malgré les mensonges colportés par certains d’entre eux.

Manipulation et désinformation est leur façon de procéder, trahison et subversion leur mode de vie, profit de la crédulité des moins favorisés leur survie.

En fait, les chatons de Judas miaulent beaucoup, se terrent énormément et se replient facilement à l’abri de leur mère Helvétie.



Ce jour, à l’heure où soldats de tous horizons écrivent l’Histoire, portant au plus haut les couleurs et l’honneur de la Grande France, alliée et protectrice indéfectible de sa sœur l’Eglise de Rome, marchant comme un seul homme vers le plus grand choc frontal de tous les temps entre le Bien et le Mal, dans mon devoir et droit de recrutement, conféré par le Cardinal-Connétable Mrgroar en personne et suite à son courrier officiel,

J’exhorte Sa Majesté la Reine à nous fournir en renfort une lance par Ordre royal ;

J’exhorte les Régnants croyants à nous fournir une lance par province ;

J’exhorte tout homme ou femme d’honneur à nous rejoindre au plus tôt.



Pour la Foi, Pour la Féodalité !



Ainsi rédigé en Cambrousse helvète, le XXIIIème de mars 1459.

Carmin

Kartouche en fit sa version

Kartouche a écrit:
Une déclaration qu'on lui a transmis ce jour. Il paraît que son auteur aimerait bien la voir affichée un peu partout. Mais bon, l'original n'était pas assez amusant. Du coup, le facétieux Kartouche avait passé l'après-midi à recopier le papelard transmis par un gentil béarnais, ligne pour ligne, presque lettre pour lettre, délié pour délié, hormis quelques mots qui lui semblaient nécessiter un petit glissement de sens. Quelques termes sont plus gras, comme s'il avait retrempé la plume juste avant de les tracer.

Il affiche le produit de son labeur ce soir-là, en sortant du castel. La nuit tombée, sur le chef une capuche rabattue.

Citation :
A Sa Majesté Béatrice de Castelmaure-Frayner
A Ses Grands officiers
A Ses Feudataires
A Sa Noblesse
A son Peuple.



De moi, Namaycush Salmo Salar, Légitime vassal du Cardinal Cyril Kad d’Azayes, Imperator de la Sérénissime Cardinalice Ingeburge, Vicomte de l’Aubusson, Baron du Dorat, Seigneur de l’Agonac comme de Ste Anne, Commandant de l’armée « Memento domine famulorum », ci-devant Mièvre de l’Eglise et Drôle du Lion de Juda.



En balade pour Rome en la toujours très aristotélicienne Genève, il importe qu’il soit su de tous, que les helvètes subissent sous nos assauts victoire sur victoire, malgré les informations erronées colportés par certains prélats.

Manipulation et désinformation est leur façon de procéder, trahison et subversion leur mode de vie, profit de la crédulité des moins favorisés leur survie. Et ils l'ont bien compris, les bougres.

En plus, les chiens de Clodeweck aboient beaucoup, se terrent énormément et se replient facilement à l’abri de cette Genève que nous ne tiendrons pas.



Ce jour, à l’heure où soldats de tous horizons écrivent l’Histoire, associant à la crédulité les couleurs et l’honneur de la Grande France, alliée et protectrice indéfectible de sa sœur l’Eglise de Rome, marchant comme un seul homme vers le plus grand choc frontal de tous les temps entre les naïfs et les sages, dans mon devoir et droit de recrutement, conféré par Coco Mrgroar en personne et suite à son courrier officiel,

J’exhorte Sa Majesté la Reine à nous envoyer un ou deux sacs de terre ;

J’exhorte les Régnants croyants à nous fournir des peaux, ça caille ;

J’exhorte tout homme ou femme d’honneur à prier pour nous, parce qu'il paraît qu'on est mal barré.



Pour la Foi, Pour la Féodalité !



Ainsi rédigé en Cambrousse helvète, le XXIIIème de mars 1459.

Carmin

Et moi la mienne parceque faut pas perdre une occasion de tataner a terre


Attila_caligula a écrit:
Il n y a pas 36 occasions de rigoler ici bas.
En Limousin encore moins qu'ailleurs.
N'étant pas Leu à se laisser aller à la morosité ambiante, son rire retentit à la lecture du billet dont seul l'Helvète d'importation pouvait en être l'auteur.
En gloussant comme un benêt ayant aperçu le curé se faire faire une gâterie par sa bonniche derrière l'église, il repart chez lui où la plume le gratte furieusement. Avec une minutie de cancre, il trace les lettres qui lui ont demandé tant d'effort à maîtriser.
Puis revient en catimini apposer sa propre affichette.


Citation :

Peuple Limougaud
Ayant lu et entendu l'appel de Namaycush Salmo Salar, sensibles à sa probable déroute, ne pouvant souffrir de le voir rentrer en terre Papiste la queue entre les jambes, nous considérant nous mêmes sinon sages, du moins naïves,
Nous,
Antonia,
Ariadne,
Seleina,
annonçons partir sur l'heure pour la plus grande gloire de nos mémoires au devant des hordes hérétiques et barbares assoiffées de meurtres d'enfançons et de violences à honnêtes femmes -du moins nous l'espérons-. Femmes de plumes, nous entendons êtres les poules faisanes du Limousin Marche, au sacrifice loué et chanté dans les estaminets les soirs de beuveries. Car nous sommes trop faibles pour porter l'épée, même un blason nous est trop lourd et certaine le laisse tomber tant ces machins sont lourds. Nous irons nues, parées de notre seule vertu, c'est dire si nous aurons froid. Pensez à nous Limousins, car nous faisons cela pour vous. Même si vous n'avez rien demandé.

Tremblez Helvètes car nous savons brasser l'air et venons, telles le Grand Méchant Loup, souffler sur vos huttes de paille pour les faire s'envoler. Et si c'est de la brique, nous serons décidément des naïves.
Antonia
Ariadne
Seleina

Pleurant de rire, le vicomte fiche ses petits clous dans le parchemin. C'était méchant mais il n'était pas connu pour sa gentillesse, c'était gamin mais il avait la fougue juvénile, ce n'était pas du Kipling, non. Juste de lui. Et il y avait nombre de vérités qui supportent mieux la mascarade que la nudité.
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