L'Hydre


 
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 Invasion de la Halle de Gien - RP incendie du dispensaire

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Mahaud

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MessageSujet: Invasion de la Halle de Gien - RP incendie du dispensaire   Jeu 9 Sep - 18:33




06 SEPTEMBRE


Mahaud a écrit:
Dans l'ombre de la nuit épaisse, Mahaud s'approcha à pas feutrés d'une des ailes les mieux dissimulées dispensaire et se posta à une fenêtre. Elle entendit des conversations à l'intérieur, de gens qui se plaignaient de blessures, de brûlures ... Elle sourit. Ses lèvres se retroussèrent sur ses incisives comme des babines sur des crocs d'animal. Elle pensa : Ce ne sont pas les brûlures qui manqueront ...
Elle s'accroupit, sortit délicatement de sa besace trois flacons fermés à l' émeri, qu'elle avait transportés bien à la verticale et dont les goulots étaient soigneusement entourés de chiffons noués serré. Son maître d'armes Hasdrupal lui avait enseigné, entre autres arts du combat, quelques techniques d'artificier. Elle se souvint de ses premiers essais dans la lice paternelle où elle avait cramé ses braies et l'un de ses sourcils. Aujourd'hui, elle était plus adroite. Sa main ne faillirait ni ne tremblerait.
Elle plongea les trois mèches d'étoupe déroulées dans l'épais liquide noirâtre et nauséabond, battit la pierre à briquet et lança le premier projectile par la fenêtre entre-ouverte.
En quelques vives enjambées elle gagna l'autre fenêtre. Battit le briquet. Enflamma la mèche. Lança le flacon incendiaire.
Elle se faufila enfin jusqu'à la porte d'entrée et le même scénario se répéta. A l'intérieur on entendit des hurlements. Une fumée âcre s'éleva au-dessus des flammes rouges et dansantes comme des langues de feu. Elle lança de toutes ses forces une broche. Signature reconnaissable entre toutes.




Certains en réchapperaient peut-être. Peut-être pas.
Elle s'en souciait comme d'une guigne.
Elle fit demi-tour et se fondit dans l'obscurité.



Hecat a écrit:
Hécat écoutait Garrus qui lui montrait son torse quand une fumée envahit tout à coup la pièce leur brulant les narines, le feu commençant à se propager. Hécat tira Garrus, s'éloignant du feu et se mit à hurler essayant de faire sortir les patients par la porte arrière afin qu'ils soient à l 'abri dans la cour et aller chercher de quoi éteindre le feu qui se propage dans l'entrée. Une fois tout le monde sorti, elle se précipita dans la rue ameutant les voisins pour qu'ils lui viennent en aide.


Pegasine a écrit:
Des cris réveillèrent la jeune comtoise.
Avant même qu'elle n'ouvre les yeux une odeur âcre lui emplissait les narines et la moindre respiration lui brûlait les poumons.
Elle commença à tousser et tenta de s'asseoir avant de retomber dans le lit dans un cri.

Son corps lui ordonnait d'expulser son enfant et la douleur la pliait en deux, mais si elle restait sur ce lit jamais elle ne vivrait assez longtemps pour mettre au monde l'enfant. Que celui-ci soit en vit où non était à l'heure actuelle secondaire.

Arrachant une des manche de sa robe, elle s'en fit un fouloir pour tenter de protéger ses voies respiratoire de la fumée. Une fois protégée, elle glissa sur le sol et observa par où sortir. Ne connaissant pas l'endroit elle n'avait aucune idée de la configuration du dispensaire. Sa seule chance était de se fier aux voix qu'elle entendait.

Serrant les dents sous la douleur de son ventre et de ses récentes blessures elle avança vers les voix, se coupant sur du verre au passage. Elle ne su combien de temps elle mit pour atteindre l'extérieur mais quand enfin elle sortit elle était à bout de force, la robe déchirée et un bras qui commençait à se couvrir de grosse cloques sur toute sa surface externe, souvenir de la rencontre avec un meuble en feu lui tombant dessus.

Pegasine tenta de se redresser mais ses dernières forces l'abandonnèrent et elle s'écroula à quelques pas du bâtiment en feu. Elle ne pu que murmurer une dernière fois
" mon bébé" avant de tomber de nouveau dans l'inconscience.


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Mahaud

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MessageSujet: Re: Invasion de la Halle de Gien - RP incendie du dispensaire   Jeu 9 Sep - 18:39




07 SEPTEMBRE


Xalta a écrit:
Des chaines se mettaient en place pour éteindre le feu quand des cris se firent entendre, d'autres feux avaient pris, elle courut jusque là..le dispensaire était en feu..il y a avait des personnes dedans, elle courut jusque dans l'église pour aller sonner le tocsin pour réveiller tout Gien, déjà des villageois sortaient et entreprenaient d'éteindre le feu, elle les reconnaissait bien là toujours prompts à réagir. Elle partit en courant à l'église, c'est de tous les giennois qu'ils allaient avoir besoin, elle savait que les portes étaient toujours ouvertes pour que les plus démunis puissent y trouver refuge dans la maison du Très-Haut.

Elle vit Hecat et les patients sortir un a un, une jeune femme tomba au sol mais déjà des femmes allaient à sa rencontre et la prenaient en charge en l'emmenant dans une maison assez éloignée des flammes. une chaine se mettait en place. rassurée elle fonce vers l'église.




Ladymarianna a écrit:
Elle avait du mal à dormir, elle faisait les cent pas dans sa chambre. Elle regardait Sebbe dormir comme un bébé. Le chanceux se disait-elle, il n'avait pas de longue nuit d'insomnie comme elle.

Lady tassa le rideau et regarda par la fenêtre. Ce qu'elle vit la fit crier d'effroi.

SEBBBBB Gien est en feu


Elle courru pied nu aider à la chaine humaine à apporter l'eau.


Hecat a écrit:
Hécat avait sortit tous les seaux qu'elle avait en réserve à l'herboristerie, les gens vivants aux alentours tirés de leur sommeil par les cris, s'étaient précipité pour former une chaine et commencer à éteindre le feu à l'aide du puits qui se trouvait dans la cour. Hécat fit le tour des patients et paniqua quand elle s'aperçu qu'elle n'avait pas vu la jeune maman. Elle chercha un petit instant et vit des voisines la transporter dans une maison plus loin. Elle fit entrer les autres patients dans l'herbo, prit sa trousse et se précipita dehors. Elle vit Lady arrivée en courant, pieds nus en chemise de nuit venir se joindre à la chaine. Elle s'approcha d'elle et lui confia avant de se rendre au chevet de sa patiente :

Lady je te laisse diriger l'extinction du feu, je dois aller voir une patiente qui est en état critique.


Les cloches de l'église retentirent, les Giennois ainsi prévenu, feraient ce qu'il faut pour éteindre l'incendie. Du moins elle l'espérait.
Elle couru ensuite aussi vite que possible et entra dans la maison ou avait été transporté Pegazine et vint à son chevet. La jeune femme était inconsciente, son pouls battait faiblement et la médicastre n'arrivait à peine à entendre celui de son enfant tellement celui-ci battait faiblement. Elle savait qu'il ne passerait certainement pas la nuit ou cela tiendrait du miracle. Elle examina la jeune femme, son bras était marqué de cloques dues à une brulure. Elle sortit un petit pot contenant un onguent d'aloe vera dans sa trousses en appliqua une couche sur toute la blessure et lui banda ensuite. Puis elle prit ensuite une compresse et de l'huile de cannelle pour nettoyer toutes les coupures qui arboraient son corps. Elle s'en voulait terriblement, elle pensait que quelqu'un l'aurait aider à sortir. En tout cas les coupables paieraient pour ce qu'ils venaient de faire. Une fois les soins terminés, elle resta à ses côtés, attendant qu'elle se réveille, écoutant régulièrement si elle percevait toujours un pouls.


Molly_folie a écrit:
Molly arriva comme une flèche, couchée sur l'encolure de sauvage, le faisant allonger le pas pour aller plus vite.

Ce fut bien pire qu'elle ne le pensait... La toiture voisine prenait feu là aussi, a ce rythme, la ville allait finir en poussière, ou plutôt en cendre.
Soudain elle eut une pensée pour sa mère en voyant le signe distinctif de l'hydre, molly naïvement pensa que ce ne pouvait être elle, surement les quatre ou cinq autre, mais sa mère avait pendant un temps considérer cette ville comme sienne, alors elle ne ferrait pas ça... Et puis en ce faisant, elle mettait Edem, Liam et elle-même en danger, non, elle ne pouvait avoir changer a ce point !

Molly se jeta a bas, et courut vers le puits non loin. Elle se mit dans la chaine et porta les seaux d'eau jusqu'à ne plus sentir ses bras, jusqu'à ne plus réfléchir... La fumée l'empêcher de respirer, mais c'était vainement que tout cela ce passait, le feu gagnait toujours plus de terrain...

Elle vit alors que le feu gagnait non plus une maison voisine de chaque coté, mais deux, enfin trois, les feux partant de la mairie, du poste de police, du dispensaire, puis de l'église, le tout porté par l'air, partout des foyers naissaient.

Molly lâcha son seau, réalisant soudain que Edem était seul a la taverne avec son père qui devait encore dormir comme un juste !
Elle les planta, et sauta a nouveau sur Sauvage, qui sans attendre fila comme le vent vers la taverne en priant Aristote pour la première fois sincèrement ...


Pegasine a écrit:
Pegasine reprit doucement conscience. Elle pensait avoir fait un cauchemar mais les douleurs de son corps et la quinte de toux qui la prit lui apprirent que malheureusement non.

Sa gorge la brûlait, ses poumons lui semblait en feu et elle avait à peine la force de soulever les paupières ou de bouger un doigt pourtant elle voulait savoir où elle se trouvait. Rassemblant le peu de force qu'elle avait, elle bougea son bras valide pour le poser sur son ventre. Instinctivement elle savait que son bébé n'était pas encore mort et voulait mettre ses dernières forces pour le sauver, elle ne pouvait pas imaginer Aristote assez cruel pour lui prendre de nouveau un de ses enfants.

7 mois, le bébé avait peu de chance de vivre en naissant maintenant, elle le savait, mais elle voulait espérer, et puis cet enfant était un Sparte et les Sparte étaient des battants se dit-elle pour ne pas tomber dans le désespoir. Et depuis son attaque le bébé semblait s'accrocher fermement à la vie, cela devait être un signe quand même.

Tentant de bouger son second bras, elle ne pu retenir un gémissement de douleur, la peau de celui-ci la tirait terriblement et elle se souvint du meuble en feu lui tombant dessus. Sa manche avait prit feu et elle avait du batailler pour arriver à l'arracher à la jeter plus loin, mais ses chairs avaient été touchées.

Une petite grimace vint naitre sur ses lèvres à la pensée de sa famille apprenant la nouvelle. Déjà son parrain avait été remonté en apprenant son attaque, elle n'osait imaginer sa réaction en apprenant la mise à feu volontaire d'un dispensaire. Peut-être d'autres bâtiments avaient-ils été mis à feu aussi...

Pegasine finit par entendre un peu de bruit autour d'elle, se concentrant un peu elle cru entendre quelqu'un bouger sur une chaise pas loin d'elle.
Avalant un peu de salive elle tenta de parler mais aucun son ne voulut sortir. elle finit par sortir un son entre le croassement et le murmure où l'on pouvait distinguer un mot :


- Où ?


Hecat a écrit:
Hécat était assise la depuis un petit moment déjà, veillant sur la jeune femme. Elle regardait par la fenêtre quand elle entendit un son. Elle se tourna et vint au chevet de la jeune femme.

Vous êtes dans la maison d'une villageoise qui vit près du dispensaire. Vous avez perdu connaissance pendant l'incendie et nous vous avons amener ici.
J'ai soigné vos blessures externes, vous vous remettrez. Mais pour ça il va vous falloir beaucoup de repos.
Je vais vous préparer une tisane pour calmer votre toux. Vos poumons ont du avaler beaucoup de fumée.


Hécat se leva, prit une tasse fit couler de l'eau de la bouilloire dedans, puis y déposa un mélange de thym et de sauge séchés. Elle laissa infuser quelques minutes, retira les feuilles et revint vers sa patiente. Elle s'assied à son chevet, lui relevant la tête pour la faire boire. Elle posa ensuite la tasse et se penchant l'oreille coller à son ventre pour sentir le pouls de l'enfant. Le petit malgré tout s'accrochait, son pouls était faible mais toujours présent.


[quote="Pegasine"]Pegasine écouta la réponse de la médicastre.
Du repos... Elle n'avait qu'une envie à l'heure actuelle : quitter Giens, ce village qui ne lui apportait que de bien mauvaises choses depuis son arrivée dans les environs.
Elle soupira en songeant qu'elle avait bien fait de demander à Philomène de continuer le chemin avec les enfants afin de trouver au plus vite une demeure correcte pour la petite famille.

La comtoise revint au présent en sentant qu'on l'aidait à se redresser. Un liquide chaud coula dans sa gorge et lui fit le plus grand bien.
Elle sentit ensuite la médicastre poser l'oreille pour écouter son enfant. Alors qu'elle allait lui demander comment le bébé allait elle fut prise d'une forte douleur et crispa ses doigts à l'endroit où quelques secondes plus tôt la médicastre se trouvait. Un halètement lui échappa et elle serra les dents le temps que la douleur passe.
Reprenant sa respiration, qu'elle n'avait pas remarqué avoir retenue, elle tourna son regard vers la médicastre.



Liloute a écrit:
Une cellule sans confort dans le cloître de l’abbaye de la capitale, la journée rythmée par les prières et les travaux au jardin, Liloute se reposait tranquillement, se laissant guider par les nonnes, sans vraiment réfléchir… Puis au petit matin ce mardi, elle les remercia et sortit du couvent…

Un léger vent parcourait la campagne Orléanaise, le ciel était bleu et sans nuage… Insouciante, elle déambulait sur le chemin du retour, ayant hâte de revoir Gien, de retrouver sa maison, de voir si son K était rentré… Elle baissa la tête et sans même s’en rendre compte, elle soupira… Pourquoi lui avait elle dis oui? Un refus aurait-il changé quelque chose? Avait-il cédé? Elle était tiraillée entre l’envie de savoir et celui d’ignorer cette passade, après tout, elle avait fait preuve de faiblesse elle aussi il y a peu de temps… La seule chose dont elle était sûr et certaine, c’est que lui, il avait couru après cette autre….

Plus elle s’approchait de Gien, plus le ciel s’assombrissait… Et cette odeur… Une odeur étouffante, une odeur de bois brûlé, une odeur de fumée bizarre… Elle allongea le pas, commençant de s’inquiéter sérieusement…

En passant les remparts, on aurait dit qu’il faisait nuit sur la ville tant la fumée était dense, l’air était devenu irrespirable, et tout ce bruit… Le tocsin de l’église, les cris de Xalta prévenant la populace, ceux des villageois affolés, le crépitement des charpentes léchées par les flammes… Liloute masqua son visage avec son châle et s’avança dans Gien… De l’avenue du 15 Mars 1454 elle avait une vision globale de la catastrophe et se stoppa net incapable de réagir, comme sous le choc… Elle n’en revenait pas et dut pâlir face à cette vision d‘horreur… La mairie, l’église, le poste de police, le dispensaire et la salle des fêtes flambaient littéralement…


Kanaille… Mes bestioles…. Ma maison!

En une fraction de seconde, elle se précipita rue des Lumières… Apparemment, le brasier avant de commencer de s’étendre aux maisons, s’était déclaré de part et d’autre de sa rue…

Une fois plus ou moins rassurée, elle se hâta vers les nombreuses chaînes humaines qui s’étaient formées entre la petite fontaine au centre de la place et les différentes institutions… Le brasier du poste avait l’air de s’être un peu calmé, l’église en pierre ne risquait pas grand-chose…
La mairie? Le dispensaire? La salle des fêtes?

Jugeant qu’il y avait assez de monde devant la mairie, elle se plaça au milieux de la chaîne pour tenter de sauver le dispensaire… Elle passait et repassait inlassablement les seaux d’eau, espérant que cela suffise à neutraliser l’incendie…

Il y a quelqu’un à l’intérieur? Dites? Où sont les malades? Ils ont tous pu être évacués?


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Mahaud

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MessageSujet: Re: Invasion de la Halle de Gien - RP incendie du dispensaire   Jeu 9 Sep - 18:42




08 SEPTEMBRE



Mahaud a écrit:
Les mèches du feu, crépitantes, échevelées montaient dans des tourbillons mouvants d'escarbilles. Les flammes, comme animées d'une vie propre, mauvaises, pernicieuses, semblaient vouloir défier le ciel. Elle s'engouffraient sous les toitures qui s'effondraient, dardaient leurs langues fourchues et rouges au travers des fenêtres qu'elles pulvérisaient.
Mahaud avait toujours été fascinée par le feu. Purificateur. Tellement beau. Tellement lumineux. Destructeur. Son regard ne parvenait pas à se détacher de la ville incendiée dont le rougeoiement donnait à ses prunelles fixes une lueur effrayante.
Elle s'était accroupie sur un promontoire dans le petit bois qui jouxtait la rue Mane. De là, elle observait l'affolement des villageois qui jaillissaient en hurlant de leurs chaumières en flammes. Certains, transformés en torches humaines, se roulaient sur le sol dans l'espoir d'étouffer le feu qui rongeait leurs vêtements. D'autres agonisaient, suffoquaient, se tenaient la gorge à pleines mains, leur bouche horriblement distendue, happant l'air comme des carpes hors de l'eau. Une femme, dont la chevelure flambait, se précipita, son enfant dans les bras, dans un abreuvoir. La ville grouillait de misérables insectes affolés.

Mahaud regardait, jouant négligemment de la main gauche avec son coutelas. Elle se repaissait de ce chaos. Elle pensait.
Les villageois s'étaient rapidement rendus à la fontaine qui était devenue du coup inaccessible aux Cavaliers. Certes ils étaient désorganisés, peu nombreux, d'autant que les départs de feu étaient assez éloignés les uns des autres obligeant les secours à s'éparpiller mais Mahaud ne voyait pas comment ses compagnons et elle-même parviendraient à ... noircir encore plus le tableau. S'ils avaient tenu la fontaine, l'avaient rendue inutilisable par exemple, les choses auraient été plus simples.

Mahaud réfléchissait et la lame de son coutelas lardait la terre de petites plaies sombres.
Une voix soudain murmura à son oreille. Ou alors résonna dans sa tête. Mahaud ne savait jamais très bien identifier ce phénomène et avait de toutes façons renoncer à se l'expliquer. La voix familière du Dodécalogue, douce, lénifiante, où perçait une certaine satisfaction. La main de Mahaud se figea sur le coutelas.


- Tu as fait ce qu'il fallait, Ô mon Bélier.

- Oui, Dode.

- Tu le referas encore. Encore. Et encore.

- Oui Dode mais ne puis-je espérer quelques maigres répits ?

- Penses-tu que je connaisse moi-même quelque répit ?


Silence. Mahaud baissa la tête.

- Ce que tu me demandes est parfois ... si lourd ... si difficile.

- Douterais-tu, Petit Bélier ?


Mahaud redressa brutalement la tête, si brutalement qu'une douleur sourde brûla sa nuque.

- NON ! Bien sûr que non ! Jamais je ne douterai !

- Bien ...


Elle sentit la pointe d'une canne lui tapoter l'épaule. Bon sang ! Comment faisait-il ça ! Mahaud ne s'y était toujours pas accoutumée ... Passe encore qu'il envahisse sa tête et qu'elle l'entende alors qu'il était à des centaines de lieues d'elle, mais qu'il la touche !! Laisser ses Cavaliers en paix, il ne savait pas.

- Tu te demandes comment creuser davantage le Malheur, n'est-ce pas ?

Parler comme tout le monde, il ne savait pas non plus.

- Oui, Dode !

- Il arrive. Il t'aidera.

- Qui donc, Dode ?

- Hornbach le Noir.



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Mahaud

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MessageSujet: Re: Invasion de la Halle de Gien - RP incendie du dispensaire   Jeu 9 Sep - 18:44





09 SEPTEMBRE



Hecat a écrit:
Hécat sortait de l'herboristerie et rejoignit la maison voisine pour voir comment se portait la jeune femme. Elle pénétra dans la chambre, elle était profondément endormit. Elle la laissa se reposer retournant aider à finir d'éteindre l'incendie du dispensaire.
Le jour se levait, les villageois exténués étaient finalement venu à bout des flammes. La bâtisse bien que noire de suie tenais encore parfaitement debout, seul le mobilier avait été totalement détruit.
Hécat était épuisée, c'était la deuxième fois qu'on s'en prenait à son dispensaire. Il fallait vraiment être complétement fou pour s'en prendre à des gens innocents. Elle se sentait impuissante. A quoi bon diriger la ville, si elle ne pouvait pas faire justice. Elle alla remercier chaleureusement tous les villageois qui étaient venu sauvé le dispensaire. Elle intercepta un jeune garçon et l'envoya à la Chaumière prévenir Astrella de préparer de quoi boire et manger. Après cette nuit mouvementé, il fallait que tout le monde reprenne des forces.
Elle se plaça de façon à être entendu de tous.


Mes amis, je vous remercie du fond du coeur, d'être venu sauver le dispensaire des flammes. Je vous convie à la Chaumière ou des boissons chaudes et de quoi manger vous y attendent afin que vous repreniez des forces.

Elle regardait les gens se rendre à la galeterie. Une fois seule, elle s'effondra en larmes. Elle ne comprenait pas comment on pouvait s'amuser au dépend de la vie des autres. Une pensé la rassura quand même. Ses enfants étaient en sécurité au manoir loin de la folie qui avait envahit la ville. Elle resta la un long moment avant de rejoindre les autres et apporter de quoi se sustenter à ses patients se trouvant à l'herboristerie.



Mahaud a écrit:
Toujours postée sur son observatoire dans le bois au bout de la rue Mane, Mahaud vit une femme, une noble, arriver soudain, serrer des mains et entendit des bribes de ses propos portés par le vent qui soufflait dans sa direction. Pas tous hélas puisque la distance l'empêchait de bien entendre distinctement. La femme semblait féliciter les villageois d'avoir sauvé la bâtisse noire de suie mais qui tenait encore parfaitement debout, seul le mobilier avait été totalement détruit. Elle semblait persuadée que l'incendie avait été parfaitement maîtrisé.

Mahaud fronça les sourcils. La vache ! Ces gens étaient assurément de grands magiciens ! Comment sinon expliquer que quatre départs de feu ( et pas des feux de broussailles, n'est-ce pas ? Non, nous parlons ici de feux mis à des bâtiments où nous trouvons un mélange très médiéval, c'est à dire pas très équilibré, de chaux, de pierres pour les fondations et les murs, de bois, de chaume - magnifique combustible ! -) à des endroits éloignés les uns des autres de la ville, aient été aussi rapidement maîtrisés avec à tout péter : une dizaine de seaux, une demi-douzaine de villageois courant dans tous les sens, parfois les mêmes à trois endroits différents, et une seule fontaine ?

Quand on connaît un peu la réalité des incendies, la rapidité avec laquelle ils se propagent, l'intensité exponentielle qui les caractérise, hé bien on ne croit pas une seule seconde à la maîtrise miraculeuse en temps record du feu !

Mais la noble, en plus d'être totalement ignare en matière d'incendie était aussi sûrement aveugle de surcroît ... Car elle ne parlait que de destruction du mobilier oubliant ( oubli à mettre probablement sur le compte d'une nuit agitée, d'une mémoire surmenée, des ravages mentaux dus à l'angoisse ... ) le toit entièrement défoncé et brûlé, les huisseries réduites en cendres, les planchers dévastés, les cloisons rongées par le feu. En somme, il ne restait debout qu'une structure de pierres, avec quelques murs porteurs.

Mahaud à distance salua d'un signe de la main, comme on ferait une révérence, la remarquable performance de la noble !


" Voilà comment l'ignorance et la médiocrité tuent dans l'oeuf le grand Art et ... l'Imagination ! " murmura-t-elle.

- N'est-ce pas ? renchérit le Dode dans le lobe gauche du cerveau de Mahaud.

- Oh non ... Pas lui ! marmonna-t-elle entre ses dents.

Une pluie de petits coups secs de canne vint s'abattre sur ses épaules. Mahaud qui en avait vu d'autres ne broncha pas et attendit, en rentrant la tête dans le cou sous le bouclier ridicule de ses deux mains, que la colère du Dode s'apaise. C'était un vieil homme d'une grande sagesse, d'une grande patience mais aussi d'une grande, très grande susceptibilité ...
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